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 | Viaduc de la Concorde Une tragédie susceptible de se répéter |  |  |  |  | Mise à jour le jeudi 5 juillet 2007, 9 h 56 . |  |

 | Le viaduc de la Concorde s'est effondré le 30 septembre 2006
| La tragédie du viaduc de la Concorde pourrait se répéter, laisse entendre le président de la Commission sur l'effondrement du viaduc de Laval, Pierre Marc Johnson.
Les facteurs de risque à l'origine de l'effondrement, explique-t-il, sont également présents dans d'autres structures du réseau routier québécois.
| « | Ces recherches [de la Commission] ont mis en évidence des facteurs de risque qui sont susceptibles de s'appliquer à d'autres ouvrages et d'autres ponts que celui de la Concorde et de Blois. - Le président de la Commission sur l'effondrement du viaduc de la Concorde de Laval, Pierre Marc Johnson | » |
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M. Johnson a fait cette déclaration lors de la reprise des travaux de la commission, dans le cadre desquels l'ingénieur Jacques Marchand présente un rapport d'expert dont il a supervisé les travaux.
Sans préciser quelles structures seraient les plus susceptibles de s'effondrer, le président de la commission dit avoir demandé au ministère des Transports de modifier son plan d'action d'inspection et d'entretien des ponts routiers en béton.
Plus de 1000 des quelque 4500 viaducs sous la responsabilité du ministère des Transports du Québec pourraient être visés.
| « | Il faut vérifier l'ensemble des plans de chacune de ces structures pour vérifier le positionnement des armatures, à savoir d'abord s'il y en a, [et ensuite vérifier] quel est le positionnement pour rassurer l'ensemble de la population. - Le directeur de la région de Montréal et de l'Ouest du Québec au ministère des Transports du Québec, Jacques Gagnon | » |
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Le ministère des Transports, explique M. Johnson, a accepté les recommandations de la Commission et les a mises en application sur-le-champ. Il a refusé de préciser les changements faits au plan du ministère parce que des experts doivent témoigner à ce sujet au cours des prochaines semaines.
La ronde des experts
Dans un rapport déposé mercredi, lors de la reprise des travaux, un groupe d'expert conclut que les trois premiers facteurs qui expliquent le drame sont attribuables à la construction de l'oeuvre alors que les deux autres sont consécutifs aux travaux d'entretien et à la surveillance de la structure.
Les quatre facteurs :La conception du viaducL'installation de l'armatureLa qualité du bétonUne réparation du viaduc survenue en 1992
Selon ce rapport, la conception même du viaduc a contribué à l'effondrement. Lex experts déplorent notamment que « l'arrangement des aciers [prévu aux plans] crée une surface horizontale qui n'est traversée verticalement par aucune tige ou barre d'acier ».
Le ministère des Transports du Québec avait déjà laissé entendre que le concept initial permettait la propagation de fissures. « Elles pouvaient sortir [les fissures] même si on suivait à la lettre la conception initiale. Et à plus forte raison si l'armature était mal placée, elles avaient une porte grande ouverte », a déclaré le directeur des structures au ministère des Transports du Québec, Guy Richard.
Discutée abondamment au cours des audiences de la Commission, la mauvaise installation de l'armature a également constitué un facteur, selon les experts. Elle « a contribué à agrandir la zone de faiblesse horizontale, et ce, dans une partie critique et fortement sollicitée de l'ouvrage », selon les rapports. Mais, lors de tests effectués par les experts sur des reproductions à l'échelle du viaduc, c'est la version construite conformément aux plans qui a cédé en premier.
La mauvaise qualité du béton - trop poreux - a également contribué au développement de la fissure fatale. « La dégradation graduelle du matériau a [...] directement contribué à la lente propagation de la fissure », concluent les experts.
 | L'effondrement du viaduc de la Concorde (archives)
| Une fois le viaduc livré, d'autres ratés ont mené au tragique événement du 30 septembre 2006.
Une réparation effectuée en 1992 a aussi contribué à l'affaiblissement de la structure. L'ingénieur du ministère des Transports du Québec chargé de réparer les joints de dilatation du viaduc a omis de supporter la structure par le dessous. Cette situation a « contribué à accélérer la propagation de la fissure plus profondément dans la masse du porte-à-faux ».
Les experts ont fait leur entrée à la commission Johnson. Depuis mercredi et pour les prochains jours, ils viendront expliquer que la fissure à l'origine de l'effondrement du viaduc en septembre dernier est née dans le coin sud du viaduc et que cinq facteurs ont favorisé sa lente croissance au fil des ans.
D'autres experts viendront toutefois contredire certains éléments de ces rapports au cours des prochaines semaines. La commission Johnson se transformera ainsi en champ de bataille d'experts.
L'effondrement du viaduc de la Concorde, le 30 septembre 2006, a tué cinq personnes, en plus d'en blesser six.
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