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Station Berri-UQAM
Battue devant des agents impuissants
Mise à jour le mercredi 20 juin 2007, 9 h 37 .


Métro Berri-UQAM
La journée même de l'entrée en fonction de la police de Montréal dans le métro, un incident assez particulier s'est produit à la station Berri-UQAM, lundi.

En effet, une femme a été battue par son conjoint devant plusieurs témoins et des agents de surveillance du métro, qui ne sont pas intervenus.

Pourquoi les agents de surveillance ne sont-ils pas intervenus? La direction de la STM et le syndicat qui représente les agents de surveillance du métro soutiennent que cela fait partie de la nouvelle procédure en place. Depuis que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a une escouade qui circule dans le métro, c'est aux policiers qu'il revient de constater les actes criminels dans le métro et d'arrêter les responsables. Ce n'est donc plus la responsabilité des agents de surveillance.

Un témoin de l'événement dit avoir interpellé les agents de surveillance du métro à plusieurs reprises pour qu'ils interviennent. Ceux-ci lui auraient dit que ce genre de situation n'était plus de leur ressort, et qu'ils n'interviendraient donc pas.

Il aurait ensuite demandé à une responsable à la billetterie d'appeler la police, mais celle-ci lui aurait dit que tout ce qu'elle pouvait faire c'était d'avertir son superviseur.

Les policiers sont arrivés sur les lieux 17 minutes plus tard. L'agresseur et la victime avaient déjà quitté l'endroit.

Le syndicat des agents de surveillance du métro cautionne le geste de ceux-ci. Selon la présidente du syndicat, Josée Massicotte, cela prouve que ce sont les agents de surveillance du métro qui sont les mieux placés pour faire ce travail. « Cela démontre à quel point la situation est absurde, parce qu'en temps normal ils auraient agi, et là, on nous demande de ne pas le faire » ajoute Mme Massicotte.

La STM a décliné toute demande d'entrevue à la télévision.
Extrait vidéoFemme battue dans le métro: Marie-Maude Denis revient sur l'affaire.