Le maire Tremblay satisfait

Des autobus de la STM

La grève à la Société des transport de Montréal (STM) est terminée. Une entente pour la reprise du travail a été conclue avec le syndicat des employés d'entretien, au moment où l'ultimatum fixé par le ministre du Travail, David Whissel, venait d'expirer.

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, se félicite de l'entente de retour au travail survenue entre la Société des transports de Montréal et le syndicat de ses 2200 employés d'entretien. Le litige demeure toutefois entier.

L'entente qui permet le rétablissement du service de transport en commun, interrompu depuis mardi, a été acceptée à la quasi-unanimité par l'assemblée générale des syndiqués. Mais les négociations sur le fond de ce conflit doivent reprendre presque à zéro, indique le président du conseil d'administration de la STM, Claude Trudel. Ce dernier a soutenu que l'intervention du ministre Whissel avait fait avancer les choses.

Le service d'autobus et du métro était déjà revenu à la normale vendredi soir, avec quelques ralentissements cependant.

La STM a par ailleurs précisé qu'elle allait dédommager les usagers en septembre en leurs offrant une réduction de 3 $ sur la CAM et de 1,75 $ sur la CAM à tarif réduit.

La grogne est cependant toujours palpable chez les syndiqués, qui ont accepté l'entente à contrecoeur. Le président du syndicat, Pierre St-Georges, a imagé la situation du syndicat en la comparant à celle d'une caissière d'une banque à qui l'on demande de remettre le contenu de sa caisse avec un fusil sur la tête.

Le maire satisfait

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, s'est félicité de l'entente. C'est une bonne nouvelle pour les usagers du transport en commun, a-t-il dit, surtout que dimanche a lieu la Journée des musées. Lors de cet événement, un service de navettes est fourni par la STM.

« Le droit des employés de s'exprimer, c'est important. Ça ne veut pas dire que nous, en tant qu'employeur, on doit toujours céder. On voit ce que ça a donné depuis des décennies, les administrations précédentes ont toujours cédé. » — Gérald Tremblay, maire de Montréal

Cela dit, M. Tremblay sait que tout n'est pas réglé. « Il faut absolument que tous nos employés réalisent que la situation financière de Montréal est fragile. C'est dans cette optique que nous avons fait une offre qu'on considère raisonnable. Partant de là, il faut dorénavant considérer la capacité de payer des usagers et des contribuables », a-t-il dit.

Un ultimatum décisif

David Whissell Le ministre du Travail, David Whissell (archives)

Le conflit entre la STM et le syndicat de ses 2200 employés d'entretien en était vendredi à sa quatrième journée. Les négociations, qui se sont poursuivies tout au long de la nuit de jeudi à vendredi, avaient repris à 8 h ce matin en présence d'un conciliateur.

Devant l'impasse des négociations et la pression de l'Action démocratique du Québec (ADQ), le ministre Whissell avait sommé, mercredi, les deux parties de faire progresser les négociations suffisamment pour permettre aux employés de réintégrer le travail.

Le ministre menaçait d'intervenir si la grève perdurait au-delà de vendredi après-midi, laissant planer, sans la nommer, la possibilité d'une loi d'exception.

Sans contrat de travail depuis janvier dernier, les employés d'entretien de la Société de transport de Montréal (STM) ont déclenché la grève mardi, à 0 h 01. Les négociations achoppent toujours sur les questions salariales et sur l'harmonisation du régime de retraite.