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Programmation spéciale

Aussi surprenant que cela puisse paraître, en 40 ans de carrière, Luciano Pavarotti n’a jamais su déchiffrer une partition musicale. Ce qui n’aura pas empêché le ténor au célèbre mouchoir blanc de connaître un parcours musical en tous points impressionnant. Pavarotti est sans contredit le plus célèbre chanteur classique du dernier siècle. En raison de ce statut unique, tout ce qui entoure la vie d’«il tenorissimo» semble teinté de superlatif. Aujourd’hui, le ténor commande des cachets faramineux et un traitement digne des superstars du show-business. Pavarotti franchit régulièrement les portes des arénas et des stades pour chanter devant des milliers de spectateurs. Il est sans doute celui qui a su le mieux toucher le grand public. Il a participé à des mégaconcerts offerts en compagnie des célèbres B.B. King, Céline Dion, Sting, Bono, chanteur de U2, et Elton John, pour ne nommer que ceux-là. Il a triomphé au sein des Trois Ténors, avec les chanteurs Placido Domingo et José Carreras. On lui attribue des ventes de plus de 100 millions d’albums. Selon certaines sources, Pavarotti gagnerait jusqu’à 50 millions de dollars par année.

Quelques anecdotes:

Pavarotti a déjà affirmé au magazine Cigar Afficionado que c’est après avoir vu Sophia Loren jouer dans la version cinématographique de Aïda qu’il s’est décidé à entreprendre une carrière à l’opéra.

Selon son agent, Herbert Breslin, Pavarotti aimait se teindre la barbe et les sourcils avec du liège brûlé, technique efficace, mais hautement salissante.

Pavarotti est un amateur de sports équestres, une compétition de haut niveau de saut à cheval, en Italie, porte d’ailleurs son nom.
 

Entrée dans la légende
On pourrait ainsi croire que tout n’a été que musique dans la vie du jeune Luciano, mais il n’en fut pas toujours ainsi. Adolescent, il est destiné à devenir joueur de soccer ou encore boulanger, à l’image de son père Fernando. Celui-ci l’encourage plutôt à joindre la chorale du village. Le jeune homme a la piqûre et persévère.
En 1961, à 25 ans, il monte sur les planches au Théâtre d’Émilie-Romagne, et incarne Rodolfo dans La Bohème, son premier contrat professionnel à titre de ténor. Le même rôle lui permettra de faire retentir son nom partout en Europe un certain soir de 1963. Il y remplace au pied levé le ténor Giuseppe di Stefano. Le public du Covent Garden de Londres est sous le choc. Pavarotti a relevé le défi de main de maître. La Scala de Milan lui ouvre ses portes en 1965. L’effet Pavarotti peut déferler sur le monde.
Luciano Pavarotti est pour plusieurs la personnification ultime du ténor. Son aisance, son charisme, sa personnalité accessible ont contribué à lui réserver une place unique dans le coeur des amateurs.

Sélection discographique proposée par Claude Saucier

Pavarotti: The Last Tenor (DVD)
Luciano Pavarotti, Orchestra del Teatro Comunale di Bologna (dir. Anton Guadagno), The National Philharmonic Orchestra (dir. Giancarlo Chiaramello)
1979
Luciano Pavarotti: The Best Of (2 CD)
Artistes variés
2005
The Three Tenors - The Best of the 3 Tenors (CD)
José Carreras, Plácido Domingo, Luciano Pavarotti, James Levine, Zubin Mehta
2002

The Pavarotti Edition (10 CD)
Coffret de dix disques compacts
2001
Pavarotti & Friends 2
1995
Tous les Pavarotti and Friends sont originaux et méritent une écoute.