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classique
Pouvez-vous raconter un souvenir que vous associez à un air de musique classique?
je me souviens comme la devise de Yvan l'Intrépide. Vite maman allume le radio nous allons le manquer, je met mes devoirs presques terminés de coté et j'approche la chaise en tube chromé plus près.... Et suivent les mélodies qui me hantes encore, tant de fois entendues, que j'adore...

Marcoux Gérard
St Hubert
24 juin 2006
Je n’entendais que la fougue de Beethoven, et l'étrangeté riche et inquiétante de Liszt. J'étais, contre mon gré, une romantique finie (il n’y a pas si longtemps de cela, et je le suis encore). Quand, à 20 ans à peine, je me résignai et j'écoutai vraiment, pour la première fois, La flûte enchantée. Mes mains trempaient dans l'eau de vaisselle. L'opéra me frappa de plein fouet, comme un amour inépuisable du mystère, une poésie tragique et grandiose. Mozart… projetée du haut d'une falaise, courant face à la mer blanche de lumière, sulfureuse. La mousse sur mes mains. L’amplitude aérienne, vibrante et découpée comme de la fine dentelle. Noir et rouge sur du blanc dans du vert. Un poids s’enleva de mes épaules, la nature qui s’éveille, un élan doucereux, à danser seule dans la cuisine, dessinant avec mes pieds sur le sol de petits et de grands mouvements. Ce soir là, délicate et caverneuse, Mozart m’a permis de tanguer un peu. Et j’ai retrouvé le plaisir de jouer.

Rivest-Beauséjour Sylvianne
Montréal
14 juin 2006
Bonjour J'ai découvert la musique classique à travers un film La valse de l'ombre (1940)avec le lac des cygnes de Tchaikovski Aujourd'hui j'écoute radio classique toujours à la recherche d'une oeuvre me plaisant et je cours l'acheter/ Dernier chef-d'oeuvre découvert Les moments musicaux de Schubert (mon compositeur favori)

Pierre RAOUX
Villeurbanne 69100 France
22 mai 2006
Durant une improvisation théâtrale ayant pour thème le photographe, j'ai entamé un air de l'opéra Carmen de Bizet devant mon partenaire de jeu, le tout avec gestuel. Notre équipe a mérité le point. Je salue en passant mes camarades de classe de l'époque du C.E.G.E.P. de Limoilou.

Sylvain Claude
Québec
18 mai 2006
Ma mère a toujours fait du chant choral,elle a même chanté avec Jacques Labrecque dans les années 40. À la maison, mon père écoutait du... country et imposait son goût donc il n'y avait pas trop de belle musique dans mon environnement immédiat. À l'adolescence, j'ai commencé à suivre ma mère à la chorale pour la messe de Noël et je fût conquise. En même temps, c'était le lien secret qui nous unissait ma mère et moi! Elle connaissait des airs d'opéra et beaucoup d'extraits de pièces classique,ainsi, elle m'initia à ce plaisir qui peut être solitaire ou en bonne compagnie. Tout cela m'a amené à orienter ma vie vers les arts et la musique qui apportent tant de joie de vivre et de sérénité.

Judith Gagné
St-Georges
13 janvier 2006
La pièce musicale qui a ouvert mon âme à la musique classique est sans contredit "l'Ouverture de Guillaume Tell de Tchaïkovsky. Nous avions 10, 11, 12 ans... Nous étions avec mes frères et quelques amis, étendus sur les coussins de notre vieux divan, les yeux fermés, toute oreilles ouvertes, et on s'imaginait chevauchant une fougeux destrier traversant des paysages fantasmagoriques aller au combat, dont nous sortions évidemment vainqueurs, Nous émergions de cette rêverie transformés,

Danielle Ledoux
Ste-Catherine-de-Hatley
11 janvier 2006
C'est de ma mêre que j'ai appris à aimer le classique. Elle était très bonne pianiste et quand j'étais tout petit (dans les années 30) je l'écoutais jouer à tous les après-midi et je pleurais quand c'était triste. Un autre bon souvenir est de mon frère qui était avec le régiement Maisonneuve en Hollande durant la 2ième guerre mondiale et qui était lui aussi pianiste et le soir du 24 décembre 1942, il avait interprété la Toccate & Fugue de J.S. Bach sur l'harmonium d'une église pour les soldats caanadiens qui y assistaient.

Marcel St-Cyr
Trois-Rivières, Qc.
23 décembre 2005
La Moldau, de Smetana, symphonie descriptive s'il en est. Première oeuvre musicale partagée avec une âme soeur, à 15 ans. Louise en avait 13. C'était l'époque où Radio-Canada, par sa programmation qui visait le respect et l'intelligence de ses auditeurs, savait se différencier et faire découvrir et apprécier la musique classique à des jeunes même issus de milieux défavorisés comme les nôtres.

Jean-Pierre Harel
Sain
3 septembre 2005
Je suis un féru de musique classique depuis mon tout jeune âge. Ma mère était pianiste et elle m'a enseigné la musique durant mon enfance, que j'ai vécue à Maria en Gaspésie. Un ami de la famille, monsieur Gérard Dugas, revenant de Paris où il avait fait des études musicales, nous aviat rendu visite et avait interprété la Romance du concerto en ré mineur K 466 de Mozart. C'était dans les années cinquante et je n'ai jamais oublié ce moment qui a marqué ma vie musicale. Gérard Dugas, décédé l'an passé, fut au cours de ces années le mentor d'un groupe de jeunes de Maria avec lesquels il forma une chorale qui eut son heure de gloire dans toute la Gaspésie. Quand j'écoute aujourd'hui ce concerto en ré mineur de Mozart, et surtout sa magnifique Romance, ce sont ces souvenirs qui s'éveillent en moi.

Jean-Marc Bernard
Ste-Foy (Québec)
1 septembre 2005
En lisant L'Apprenti, de Pierre Magnan, auteur provençal, --p260-- mon attention fut attirée par une remarque très amusante concernant la cantate 140 de Bach, que j'aimerais bien entendre à votre émission. Je raconte : Giono dit à l'auteur : " La cantate 140 de Bach fait toujours cet effet quand on l'entend pour la première fois, après on s'habitue" Magnan de répondre : "Moi je ne m'habituerai jamais" Giono de répliquer : "Écoute la suite et continue à ne pas d'habituer "

Thèrése Désy
Québec
30 août 2005
Le premier disque que mes parents m'ont offert à Noel: le premier concerto pour piano de Tchaikowsky, interprété par Van Cliburn, le premier non-russe à gagner le concours d'interprétation de Tchaikowsky à Moscou (Il est texan). Le vinyle n'est plus, mais son interprétation est gravée dans ma mémoire. J'aimerais bien qu'Espace Musique le fasse tourner, si toutefois, les archives ont gardé la mémoire de ce pianiste merveilleux.

Robert Lebrun
Québec (arr. Charlesbourg)
24 août 2005
Le premier disque que mes parents m'ont offert à Noel: le premier concerto pour piano de Tchaikowsky, interprété par Van Cliburn, le premier non-russe à gagner le concours d'interprétation de Tchaikowsky à Moscou (Il est texan). Le vinyle n'est plus, mais son interprétation est gravée dans ma mémoire. J'aimerais bien qu'Espace Musique le fasse tourner, si toutefois, les archives ont gardé la mémoire de ce pianiste merveilleux.

Robert Lebrun
Québec (arr. Charlesbourg)
24 août 2005
Mozart

francois demers francois demers
Charny
28 juillet 2005
L'opéra Carmen de Bizet, assise sur les genoux de mon père, j'avais 7 ou 8 ans, je crois que c'était à l'aréna Maurice Richard. Il faisait chaud et j'avais été transportée par l'air de Michaela lorsqu'elle chantait : "Je dis que rien en m'épouvante..." Cet air m'est resté dans la tête très longtemps et m'a porté à travers la perte de mon père deux ans plus tard. Je suis demeurée, pour toujours, une inconditionnelle de l'opéra.

Lucie Girard
Montréal
15 juillet 2005
En gravissant une colline à pied, j'étais en train d'écouter le Concerto no. 2 pour piano de Rachmaninoff. En arrivant au sommet de la colline, la suave et majestueuse salve des cordes et les élans slaves du piano sous les doigts d'Ashkenazy de la fin du deuxième mouvement se sont offerts à moi en meme temps que j'arrivais en haut de la colline et qu'un paysage à couper le souffle s'offrait à moi. Quelle émotion intense!

Emmanuel Bernier
Fermont
29 juin 2005
LE CONCERTO POUR TROMPETTE DE jSEPH HAYDN J'ÉTAIS ALORS AU SÉMINAIRE DE GASPÉ. MON PROFESSEUR ÉTAIT L'ABBÉADRIEN DIONNE UN MORDU DE LA MUSIQUE CLASSIQUE.

HERMANN PELLETIER
TROIS-RIVIÈRES
17 juin 2005
le bolero de Ravel est associé au film ELLE avec Bo Derek et Dudley Moore.

ANDRE BERGERON
ST-JEROME
16 juin 2005
J'ai pris conscience du passage de l'enfance à l'adolescence quand j'ai pu acheter des disques avec mon argent de poche. C'est un peu fou, mais cela représentait à mes yeux un geste tangible d'autonomie et d'affirmation de ses préférences personnelles. Or, je me souviens parfaitement du premier long jeu dont j'ai fait l'achat. Il s'agissait du Concerto pour piano no 1 de Tchaikovski interprété par Philippe Entremont. Si mes goûts musicaux ont beaucoup évolué depuis, et si j'ai connu par la suite de nombreux coups de coeur pour d'autres pièces, j'ai conservé un profond attachement à ce concerto. Il a d'ailleurs toujours le même effet tonique sur moi. Lorsque je me sens quelque peu déprimé, il me suffit de l'écouter pour me sentir instantanément "ré-énergisé" et prêt à affronter le monde entier.

Yves Marcoux
Ottawa
10 juin 2005
Chaque moment de dépossession, d’humiliation, de servitude, de mépris comme ceux où la joie se tiraille entre les cellules grises, sont des instants marquants de ma vie, tramés par la mélancolie des pianos empourprés, épicés par des tangos funestes, peu importe d’où elle vient, cette musique grave, ravine et accompagne la moindre vague d’émotivité. Quand cette rudesse à fleur de peau de Chopin émerge, ce n’est pas juste le souvenir d’avoir aimé qui dévaste, mais aussi celui d’avoir perdu, le regard clos et les mains dans les poches. Chacune des notes se fracassent ainsi face à l’implacable destin, telles des rochers brisés après l’éboulement… La musique est non seulement un témoin capital de l’expressivité humaine, mais c’est avant tout l’oxygène d’instants portés à bout de souffle par nos âmes…

Patrick Léveillé (écrivain)
Trois-Rivières
9 juin 2005
j'étais jeune asthmatique passant des journées au lit. Mais pas seul: beethoven, wagner, me faisaient voyager. Ce n'est pas une histoire triste : j'aurais pu passer à côté de cette grâce, de ce monde sans mot ou tout peut se dire;

yves guet
35 520 MELESSE FRANCE
6 juin 2005
Mon premier amour - et il dure toujours - a été le concerto Empereur no 5 de Beethoven. J'avais alors 4 ans, et j'allais en cachette mettre le 33 tours - tout à fait interdit aux enfants - sur l'immense stréréo en bois de teck. Je me cachais alors entre ce meuble et le mur, et l'oreille collée au bois, je découvrais la puissance de la musique de Beethoven, encore et toujours pour moi le plus grand des grands. Je crois que j'en connais toutes et chacune des notes, variations, des silences. Mon aventure beethovenienne s'est poursuivie depuis, et elle continue de s'agrandir. À côté de cette découverte, et par le même procédé, je découvrais la puissance des mots de Jaques Brel, où les mots faisaient pour la première fois image dans ma tête : je découvrais alors la magie des mots. Si je suis aujourd'hui linguiste, je le dois à Brel. Et à mon obstination à défier la loi parentale... Je ne cesse de m'en féliciter. J'ai eu le bonheur de transmettre cette joie profonde à mes enfants. Merci la vie.

Marie Bernier
sudbury On
28 mai 2005
C'était il y a vingt ans. Lisant la lettre d'une femme aimée, en arrière-plan sonore c'était l'Adagio initial du Quatuor op. 131 en ut dièze mineur de Beethoven, mon compositeur préféré. Depuis ce jour, quelque chose a changé en moi et je reviens périodiquement à la série des derniers Quatuors, comme c'est le cas présentement. Ce sont des versions pour orchestre de chambre qui retiennent mon attention. Et je revis quelque chose de ce moment béni de 1985, où la musique s'est "infiltrée" dans la fissure d'une vie jusque-là trop blindée contre l'imprévu bienveillant d'un univers qui aime et dont la musique constitue le médium par excellence... en tout cas pour moi!

René Verrette
Trois-Rivières
27 mai 2005
J'en ai plusieurs mais je raconterai le souvenir le plus drôle. Alors que nous nous fréquentions, avant notre mariage, ma future épouse et moi avons fait une sortie à deux couples, nos amis occupant le siège avant de la grosse bagnole de mon meilleur copain. Ma future épouse se sentit soudain toute romantique et se blottit contre moi en me disant à l'oreille, mais assez fort pour que nos amis entendent, cependant: "Chantes-moi le premier concerto de Tchaikovsky!" C'est alors que mon copain, qui conduisait la voiture, se méfiant sans doute de la qualité de ma voix, à ouvert la radio qui jouait à tue-tête, "Oh baby baby it's a wild world !"

G. B.
Montréal
26 mai 2005
Au début des années 50, j'ai eu le plaisir de recevoir AndréMathieu à CKVL. Jamais je n'oublierai l'émotion que me procura son interprétation du Concerto de Québec. J'éprouve encore les mêmes sensations en l'écoutant joué par Alain Lefebvre. Merci pour les belles heures passées à Espace Musique.

Guy Bélanger
5180 Dauville, Pierrefonds H9K 1E9
22 mai 2005
Bonjour Avoir pu ecouter le triple concerto de Beethoven a 2000m d'altitude en gardant les brebis.

Jean- Louis Bourgeois
France ( P.A.C.A )
15 mai 2005
Sonate à la lune de Beethoven Quand j'étais étudiante, lors d'un spectacle, j'avais joué cette pièce (toutes lumières éteintes)pendant qu'une autre étudiante, dans une faible lueur, lisait un poème approprié. Ce fut un grand moment pour tout le monde ! Encore aujourd'hui, j'aime jouer cette sonate dans le noir et je me remémore ce bon moment.

Madeleine Côté
Ste-Thérèse
14 mai 2005
Le très beau film Nocturne Indien (1989) au cours duquel un passage s'appuie sur la musique du quintette en do majeur D 956 de Schubert. On y ressent alors une écrasante fatalité comme seul Schubert peut l'exprimer en musique.

Serge Loiselle
Planète terre
10 mai 2005
J'avais 12 ans et dans une classe,un professeur nous a fait écouter une musique et nous a demandé de dessiner ce qu'elle nous inspirait...Je me souviens avoir dessiné une femme qui dansait dans la forêt...A la fin de l'exercice,il nous a montré la pochette de l'album:c'était le Boléro de Ravel...Plus tard dans l'année,il nous a fait refaire l'exercice et cette fois c'était la Moldau de Smetana...A chaque fois que je réentends ces pièces,je me revois dans cette classe et je pense à ce profes- seur dont je ne me rappelle pas le nom ..Ça fait 40 ans main- tenant....

Sylvie Bourgon
Montréal,Québec
5 mai 2005
L'Adagio d'Albinoni jouait à la radio et je revenais d'une dure et éprouvante journée de travail.Je l'ai écouté jusqu'à la fin même rendu chez moi.Mon état intérieur s'est transformé après cette écoute.Depuis ce temps,elle fait partie de "mes musiques guerisseuses"

DIANE GILBERT
shawinigan_sud
2 mai 2005
moi m relation avec la musique classique se fut durant une longue amitié dont j'ai decouvert Mozart j'aime beaucoup ces morceaux musique, j'aime bien Clederman (Français) pour violon et piano. mais aussi j'écoute aussi beaucoup du Mendelssohn. Je suis un fidel et continuer votre beau travail et vous faites toujours de bons choix . très cordialement

Sid-ali ZMERLI
ALGER
16 avril 2005
Une entrée dans une voiture sous une pluie torrentielle avant un long voyage. J'ai alors entendu pour la première fois l'Adagio d'Albinonni. A toutes les fois que j'entends cet air, je repense a ce moment.

michele tremblay
Montreal
15 avril 2005
Une très belle soirée d'été dans le cadre du Festival Lanaudière accompagnée de ma mère. C'était l'Orchestre métropolitain de Montréal avec le chef Yannick Nézet-Séguin. Ils avaient interprété la Symphonie de Dante du compositeur Liszt, mon préféfé. Que demander de plus !

Geneviève Lesage
Montréal
14 avril 2005
Une très belle soirée d'été dans le cadre du Festival Lanaudière accompagnée de ma mère. C'était l'Orchestre métropolitain de Montréal avec le chef Yannick Nézet-Séguin. Ils avaient interprété la Symphonie de Dante du compositeur Liszt, mon préféfé. Que demander de plus !

Geneviève Lesage
Montréal
14 avril 2005
La direction de mon école secondaire de Montréal avait décidé de nous faire écouter le canon de Pachelbel à tous les matins par intercom, à la même heure, pour plusieurs minutes, question de nous donner une pause dans l'avant-midi. Nous devions relaxer, nous coucher la tête sur nos bureaux pendant l'écoute. Cette écoute forcée du même extrait de la même pièce dans une piètre qualité m'a malheureusement rendu son écoute presque impossible depuis!

Anne-Hélène Brunet
Laval
13 avril 2005
En 2002, à Dakar, j'ai vu, à travers la vitre de mon véhicule 4 X 4, dans une boutique de meubles, un piano, un vrai piano, et comme ça ne court pas les rues dans le quartier, j'ai stoppé, juste pour essayer quelques notes. Pour le plaisir, pour l'émotion, et surtout, mon enfance toute entière. Ce fut une valse, de Chopin, qui sortie spontanément de mes doigts. Le piano belge avait comme inscription "Paris Fucké, 1885" - sans farce... Le son était franchement pourri, le piano avait grandement besoin d'être accordé, quoique ça n'aurait peut-être pas donné grand chose. J'ai craqué et ai sorti mes 600 000 FCFA, soit plus de 1000 dollars canadiens. Mon premier piano est toujours chez moi, à Dakar, le son est toujours plus que médiocre, malgré l'accordement, mais je m'en fout, personne n'écoute de toute façon et en plus, je m'y amuse comme une petite folle chaque soir!

Caroline Olivier
Dakar, Sénégal
12 avril 2005
j'étais une toute petite fille, 5 ans à peine. Un midi ensoleillé, je m'étais enroulée dans les rideaux du salon et j'ai entendu la radio qui jouait une valse de Strauss. Ça m'a rendue toute heureuse, j'étais éblouie mais je ne l'ai dit à personne car c'était mon secret. Maintenant, quand j'entends une valse de Strauss, je retrouve le même bonheur intime.

anne-marie bilodeau
montréal
11 avril 2005
Dans le cadre des Orchestrades Universelles de Brive-la-Gaillarde de 2000, notre orchestre (Symphonique des Jeunes de la Montérégie) faisait un récital en plein air dans la ville de Terrasson, dans le Périgord. Nous jouions entre autres Mars, tirée des planètes de Gustav Holst. Alors que nous entamions la fin du mouvement avec les accords fortissississimo, le tonnerre s'est mis de la partie et nous a accompagné, très bien d'ailleurs, jusque dans l'église où nous avons terminé le concert, alors que la pluie battait dehors dans ce village médiéval. À tout jamais je me rappellerai de cet appel de la foudre que nous avons fait malgré nous.

Bastien Delage
Boucherville
8 avril 2005
C'était un 20 août. Mon amoureux et moi vivions une extraordinaire histoire d’amour: lui français, moi québécoise, avions été séparés durant quatre ans malgré le coup de foudre qui nous avait foudroyés lors de notre rencontre. Nous nous étions retrouvés 2 semaines plus tôt et nous avions pris la route quelques jours plus tôt en direction de l'Italie, où nous comptions nous rendre chez des amis. Nous étions en «camping car». La veille, le 19 août, nous avions roulé en France après la tombée de la nuit et nous nous étions arrêté au hasard, sous la pluie, en bordure d’un petit chemin de campagne pour y passer la nuit. Le lendemain, en me réveillant j'ai ouvert le rideau et j'ai été saisie par le paysage grandiose: tout en bas, se dressait l'Abbaye de l'Épau qui se lovait sous une couronne de nuages. Le paysage avait un aspect irréel. Puis, en même temps, la musique de Vivaldi - «Les Quatre Saisons» a résonné. C'était la musique que Hervé avait choisie pour le réveil le jour de mon anniversaire. Le bonheur à l’état pur: l’amour, le paysage paradisiaque et Vivaldi, qui à l’époque était mon compositeur préféré. Depuis, à chacun de mes anniversaires, j’écoute les Quatre saisons de Vivaldi à mon réveil et je me souviens…

Francine Mainville
Saint-Lambert
8 avril 2005
Pour moi c'est le "Boléro de Ravel" que j'associe aux heures où, adolescente, j'étais de corvée de nettoyage du sous-sol chez mes parents! Je mettais le disque sur la table tournante et je commençais à frotter, épouseter et à ranger. À la fin du morceau, je devais absolument avoir terminé de passer l'aspirateur!!! Ça y allait! c'était comme l'apothéose! tout était propre! :) Il y a de ça... bof près de 30 ans maintenant. C'était bien avant l'avènement du film "10" avec Bo Derek et tout le tralala commercial qui a suivi. Et chaque fois que j'entends le Boléro, je m'en souviens! C'est fou hein?

Linda Leclerc
Gatineau
8 avril 2005
Un champs de blé dans le générique d'un film de Verner Herzog...la musique ," l'adagio de Samuel Barber". Un pur délice, encore aujourd'hui pour mon coeur, et mes oreilles! Voilà!

Francine Michel
Trois-Rivières
6 avril 2005
Dans mon aolescence, mon père écoutait le magnificat et les cantates de Bach en cuisinant.

Sylvain Picard
Montréal
4 avril 2005
J'ai commencé à écouter de la musique classique lorsque j'ai débuté mes cours à l'université. C'était la musique idéale lorsque je dactylographiais mes travaux universitaires. Que de nuit blanche passé en compagnie de la radio de Radio-Canada.

Robert Savoie
Fredricton, NB
4 avril 2005
Dans les années 54-55 j'avais quatorze ans, mon amoureux du temps m'a fait connaître Maria Callas dans CARMEN, VERDI, BRAHMS etc....Merci!... j'ai passé de merveilluex moments à écouter de la musique classique, chez moi, dans ma voiture, j'ai assisté à de formidables concerts, à de merveilleux opéras....Que serait ma vie sans la musique?...

Denyse Allard Proulx
Verdun Montréal
4 avril 2005
Quand notre premier fils est ne nous lui faisions ecouter le quintet de Schuman et a notre grande surprise il adorais le premier mouvement mais quand arrivais le second mouvement (lent) il se mettais a pleurer, Il n'a jamais voulu entendre ce mouvement, les autres, pas de probleme! Il avait 3 mois et encore aujourd'hui ( 7 ans ) c'est la meme chose meme si il etudit le piano!!!

Denis Dion
Singapour
2 avril 2005
Mon premier souvenir de musique classique remonte à mes années d'école où notre prof. de musique nous a fait découvrir:La Petite Musique de nuit de Mozart.Quel enchantement! Pour mon anniversaire,je me suis fait acheter le disque et je l'écoutais ,ravie.Un autre beau souvenir de musique classique remonte à mes années d'étude à l'École Normale où nous avions le plaisir de cotoyer des religieuses qui s'y connaissaient en musique classique.Je me rappelle entre autres de Soeur Plamondon qui nous interprétait La Truite de Schubert. À chaque fois que j'entends cettte oeuvre de ce grand compositeur,je ne peux m'empêcher de penser à cette religieuse et une belle émotion m'envahit!

Lise Jacques-Cartier
Thetford Mines
19 mars 2005
C'était vers la fin des années quarante; j'étais pensionnaire en rhéto et je devais présenter en audition musicale La Symphonie Inachevée de Schubert. Ce premier contact avec la musique classique m'ouvrit pour longtemps au romantisme, celui de Beethov, en particulier... Un auditeur de 75 ans

Pierre Guay
Montréal
18 mars 2005
C'était vers la fin des années quarante, J'étais pensionnaire, en rhéto. Un dimanche soir, on me demande de présenter la Symphonie Inachevée de Schubert. Plus de 55 ans après, je reste profondément ému par cette oeuvre qui n'achève jamais de m'inviter au romantisme musical, celui de Beethov en particulier, avec ses derniers quatuors à cordes. J'ai plus de 76 ans et j'écoute aussi le musique sur CBF, via Internet, tout en vous écrivant... Pierre Guay

Pierre Guay
Montréal
17 mars 2005
J'ÉTAIS EN VISITE CHEZ UN AMI QUI HABITAIT TURIN EN ITALIE, CET AMI TRAVAILLAIT DANS UN GRAND CABARET À TURIN, UN APRÈS-MIDI , ME FAISANT VISITER CE CABARET, IL Y AVAIT SUR LA SCÈNE, DES DANSEURS QUI RÉPÉTAIENT UN NUMÉRO, SUR LES AIRS DU BOLÉRO DE RAVEL, C'EST UN SOUVENIR MÉMORABLE, QUE J'AURAI DANS LA MÉMOIRE LONGTEMPS.

VIOLAINE VERMETTE
STE-URSULE
16 mars 2005
Dans une des pièces qui a joué à 7.56 heure précisement. J`ai oublié le nom mais la musique était interprétée sur un piano Stainway si je l`ai bien écrit. C`était le piano de ma mére musicienne. Parfois, nous chantions en choeur les chansons trouvées dan l`album de la bonne chanson. Que de beaux souvenirs évoqués? Merci et aussi pour la pièce d`orgue qui vient de se terminer. Monique Gaudreault Bonjour à CaroleTrahan et aux recherchistes

Monique Gaudreault
Limmoilou
5 mars 2005
La Walkurentrit de Richard Wagner dans le film Apocalypse Now. Quelle folie! Ça vous rentrait littéralement dans votre siège au cinéma.

Daniel Barrière
Montréal
4 mars 2005
Que c'est jolie ce que tu interpretes la Laszlo, qui a ecrit ca? :" le dieu des compositeurs me repond Laszlo" Je ferme les yeux pour lui repondre... :"Bach" Moi qui pratique depuis toujours la danse traditionelle Africaine.....Laszlo en a eu les larmes aux yeux. C'est ainsi que mon amour a pris naissance pour "les variation de Goldberg" jouer par Glenn Gould. La folie m'a eu et depuis, je m'amuse a acheter toutes les versions qui me tombent sous les yeux,mains,oreilles. J'ai meme trouver la une version jazz de Jacques Rousier ou Lousier???? Quelle fraicheur.....merci a l'equipe de Radio Canada pour nourrir ma passion.

Jenhane Berthaud
Haiti
4 mars 2005
J'étais très jeune qund j'ai appris le piano,connue Chopin, Beethoven etc. Mais L'ave Maria de shubert m'a toujours émue, j'ai l'impression être dans un autre monde.

jacqueline marier
La Malbaie Vharlevoix Que.
2 mars 2005
Quand j’ai appris que mère était décédée, j’écoutait le deuxième mouvement du concerto pour piano de Ravel. C’est la musique que j’ai commandé quand j’ai prononcé l’homélie à ses funérailles. Cette pièce est restée gravée dans ma mémoire pour toujours.

Louis Boutet
Ottawa
26 février 2005
L'Armée Rouge à Montréal au Centre Vincent-D'Indy

eveline eveline sallin
boucherville (QC) Canada
25 février 2005
Quand j'étais petite, mes parents ont acheté une westfalia et toute la famille est partie à la découverte du monde. Disons que nous étions quatre enfants plutôt trubulents et qu'il était facile pour nous de partir la "rumba" dans la westafalia après de longues heures de route! Mes parents, après de nombreux essais afin de nous calmer, ont découvert que lorsqu'ils mettaient de la musique classique, nous nous calmions et chacun se mettaient à jouer d'un instrument (imaginaire bien sûr)! L'orchestre était démarré!! Peu importe si l'enfant se fouillait dans le nez en même temps qu'il jouait un solo de violon, tant que le plaisir durait, la route paraissait moins longue! C'est à ça que la musique classique me fait penser. Lorsque j'entends un morceau qui me rappelle ma jeunesse, je ressors mon violon imaginaire et je pars sur les routes du monde de ma jeunesse:)

Ariane Provost
Matane
24 février 2005
moi m relation avec la musique classique se fut durant une longue maladie dont j'ai decouvert Franz Shubert et ila ecrit tellement de beaux morceaux et de la musique dechambres j'aime bien fantasie pour violon et piano D934 Ave maria et les trois version s de la truite . mais aussi j'écoute aussi beaucoup du Mendelssohn. J esuis une fidèle auditrice et continuer votre beau travail et vous faites toujours de bons choix .je suit des cours en musique classique a l'université de ma ville

marie-claire chartrand
Sherbrooke
23 février 2005
Nous avons à Bruxelles des rencontre musicales organisées pour les enfants.: « La musique à la portée des enfants ». « Pierre et le loup », « Conte de ma mère l'oye » de Maurice Ravel. Des oeuvres symphoniques sont interprétées par un grand orchestre philharmonique, l'Orchestre Philharmonique de Liège, et racontées par un narrateur. Ces rencontres se déroulent au Palais des Beaux-Arts. Nous y allons souvent avec nos enfants qui adorent ça. Mon souvenir à moi, c’est de voir ma fille de huit ans s’assoupir (pas s’endormir) sur des airs envoûtants et d'entendre tous ces enfant s'enthousiasmer. J'écoute votre radio durant mes heures de travail avec un décalage de 6 heures. J'aime entendre la nuit chez vous et votre petit matin à l'heure à laquelle je termine ma journée.

Jorge Rozada
Bruxelles
22 février 2005
C'est lors de mon premier vol Montréal-Paris en 1968 que j'ai découvert le fameux canon de Pachelbel. Depuis ce temps, j'associe cet air magnifique avec la magie de l'espace et le dépaysement enivrant.

Marie-Andrée Leclerc
Mont-Saint-Hilaire
21 février 2005
J'avais 14ans, j'étais au cours de musique, cours obligatoire d'une heure/sem. pour les petites couventines que nous étions. Ce cours était "plate" et sans intérêt pour moi car je faisais de la musique depuis déjà 8ans, ailleurs qu'au collège, et c'était donc du déjà vu pour moi toute cette théorie. Un jour, le prof. nous fait entendre une pièce qui m'emporte littéralement ailleurs, La Moldeau, de Smetana. Je suis tombée en amour avec cette pièce ...et curieusement, j'ai découvert ce jour-là la beauté de la musique classique. Pourtant, j'avais grandi avec elle.... sans toutefois jamais l'intérioriser et la sentir. Depuis, à chaque fois que j'entends La Moldeau, je monte le volume, bien souvent des larmes me montent aux yeux et je me sens privilégiée de faire partie des amoureux de la musique classique.

Elizabeth turgeon
Québec
20 février 2005
oui c'est en cour de visite au (KZ) de Raversbrück le kz des femmes et des enfants que j'ai ressentis la profondeur de la douleur exprime par Gioacchini Rossini dans le "STABAT MATER"depuis a chaque fois que je desire d'ecouter cette oeuvre je n'y parvient pas tant la douleur est forte dans ma poitrine.et tant les larmes innondent mon visage.Ouic'est parfois cela la musique elle fait pleurer d'emotion,de joie mais aussi et surtout de douleur.

pietro negri
berlin
19 février 2005
Lorsque mon premier enfant est né, en plein été québécois, et lors que nous sommes rentrés à la maison avec lui, on a écouté le concerto pour deux et trois pianos de Mozzart, éternellement associé, donc, à cet événement.

Gilberto Lacerda
Brasilia (Brésil)
19 février 2005
Après avoir été fasciné par le visage de Chopin dans un ouvrage biographique, je m'étais rendu au Eaton centre-ville pour acheter, en compagnie de mon père, un disque vinyl des oeuvres du génie polonais. J'avais sept ans, mes doigts parcouraient toute la section consacrée au compositeur, jusqu'à ce que je m'arrête sur LE disque (The World of Chopin de la maison London) que mon père m'acheta. La première audition fut pénible, je trouvais ça trop triste. Incapable de pleurer, mes larmes vivaient de l'intérieur, en un flux nerveux digne d'un poitrinaire. J'avais la certitude de parler à Chopin durant mon audition musicale. "Tu as dû terriblement souffrir" lui disais-je en silence. Malgré la mélancolie aigüe, j'étais incapable de cesser d'écouter cette musique, ne sachant même pas si j'aimais ou non, mais persuadé que je communiquais avec l'au-delà. La pièce était le Prélude de la goutte d'eau. La musique de Chopin décida de ma vocation.

Claudio Pinto
Montréal
16 février 2005
Oui! Tous les dimanches matins de mon enfance, ma grand-mère écoutait Radio-Canada et on y diffusait de la musique classique. Depuis ce temps, pour moi, la musique classique a ce goût, cette odeur des dimanches avant la grand-messe où nous étions "obligés" d'écouter cette musique qui aujourd'hui fait mon bonheur. De plus, très souvent j'ai cette impression de déjà entendu, ça doit venir des dimanches matins de mon enfance.

Lise Boulianne
Sacré-Coeur (Qu)
15 février 2005
Les steppes de l'Asie ?centrale, de Borodine. C'était une classe de musique, j'entends le prof nous décrire l'approche de la caravane. Et on la voyait!

Francine Thibault
St Roch des Aulnaies
14 février 2005
Plusieurs pièces classiques me prennent aux trippes, mais j'ai une relation particulière avec 2 d'entre elles: la valse empereur de J. Strauss et la symphonie pastorale (#6) de Beethoven. En 2 circonstances, je suis tombé malade, alité. Une fois, lorsqu'adolescent, avec une pneumonie, je suis tombé par hasard sur un disque des valses de Strauss. L'Empereur m'a insuflé une joie de vivre et une gaïté sans bornes. Plus tard, adulte, aux prises avec des problèmes de stress immenses, j'ai redécouvers que l'écoute active de la symphonie Pastorale (du premier mouvement au dernier) me faisait passé par des états d'âmes sublimes. Ceci avait le don de me remettre l'esprit à sa place, de m'amener à dormir paisiblement après les dernières notes de cette symphonie. Ce que Beethoven a donc dû aimer le monde pour nous léguer une oeuvre de cette stature ! Ce que Strauss avait donc une joie de vivre pour nous léguer une oeuvre vivante !

Gérard Boudreault
Mascouche
10 février 2005
Je suis une auditrice assidue et j`apprécie vos choix de musique et vos recherches Merci et si vous permettez, je tiens à vous faire parvenir ce texte de Jacques Salomé qui a ressurgit dans mes souvenirs: Déclaration des droits de l`homme et de la femme à l`amour... T`aimer sans t`envahir Te multiplier sans te perdre Te dire sans me trahir Te garder sans te posséder Et être ainsi moi-même au plus secret de toi.

Monique gaudreault
Limoilou
9 février 2005
Fur Elyse Une personne qui le jouait sur le piano accrochait sur une des notes et pestait de la chose. Plus tard j'ai su le nom de cette pièce Plus tard j'ai acheté le CD Maintenant je connais fur elyse. Bye !

Savard Daniel
Canada, Québec, La Macaza.
6 février 2005
oui. C'était un jour triste, il pleuvait (souvent à Paris), le ciel était triste, gris et bas. J'écoutais la Symphonie Fantastique de Berlioz et tout- à coup un rayon de soleil illumine la pièce. tout devient si différent si lumineux. Quel doux moment comme si le soleil et la musique s'étaient réunis. Instant magique que je voulais saisir à deux mains mais comme un oiseau effarouché, il s'est envolé. Le ciel est redevenu triste et gris, mais ce moment magique s'est installé au fond de mon coeur depuis

Arlette TERRACHER
Seine et Marne FRANCE
6 février 2005
"erbarme dich, mein Gott", tiré de la passion selon St Matthieu de Bach et interprété par Daniel Taylor. Cette musique céleste, qui porte à la méditation, a accompagné les derniers moments de mon père et me remplit de grâce, de paix et de douceur nostalgique chaque fois que je l'entends.

Christiane Ryan
Gatineau
1 février 2005
Ce n'est pas un air classique, mais quand même. J'ai 4 petits-enfants âgés de 5-6-7-8- ans. Quand je leur chante "J'ai 4 amours: Maxime,Emilie, Félix et Tristant ils cessent immédiatement de jouer et me regardent avec des yeux pleins d'Amour attendant que je mentionne leur prénom. Et chaque fois, mon coeur fait des bons...(C'est une vieille chanson: qui se chante comme suit: "J'ai 2 amours mon pays et Paris ...."La surprise est que je chante du classique et ils sont toujours très surpris de m'entendre chanter autre chose.

Huguette Latulippe
Gatineau (secteur Hull)
1 février 2005
Durant mon cours de guitare à l'école secondaire, mon professeur me propose une partition. Je commence à déchiffrer et à jouer maladroitement (ce sera toujours maladroitement!). Au fil des notes qui courent, me prennent aux tripes les mêmes sentiments que lors des dimanche après-midi de ma toute petite enfance. Je ne me suis jamais rappelé exactement quand ni comment j’ai écouté cet air mais ça sonnait dimanche après-midi d’hiver. J’ai pu, donc, apprendre que c’était un menuet du petit livre de Magdalena Bach que j’ai jouer à satiété, tout en cherchant, en vain, où, quand et comment j’avais déjà écouté ça.

Pierre Villeneuve
Québec
30 janvier 2005
C'était le 30 septembre 1973. Au "Grand Concert" du dimanche soir à la télévision de Radio-Canada, il y avait Rostropovitch et en rappel il a interprété "Rêverie" des Scènes d'enfants de Schumann. Mon père et ma mère étaient venus prendre le repas avec moi et ma famille. Étant retournés à leur domicile avant le concert, après que Rostropovitch eut joué cet air si émouvant, mon père m'a téléphoné et a simplement dit: "que c'était beau !"; c'est la dernière fois que nous nous sommes parlé, le lendemain, dans l'après-midi, il est décédé subitement. Je joue au piano cette Rêverie, quelquefois, chaque fois que je l'entends, je revois et j'entends mon père comme si c'était hier.

Lise Laprise
Trois-Rivières, Québec
30 janvier 2005
Lorsque mes enfants étaient petits, la famille passait plusieurs semaines l'été dans notre cabane nichée au fond d'une petite vallée dans les Cantons de l'Est. Chaque soir après l'histoire, c'étaient les Norcturnes de Chopin qui se mêlaient à la douceur de l'air du soir et aux bruits de l'été.

Odette Hélie
Saint-Hyacinthe
26 janvier 2005
Une belle soirée d'été lors d'un concert en plein air auquel la lune était invitée et complice pour un Carmina Burana dont je n'oublierai ni l'air , ni la suite...

Jocelyne Laliberté
Québec
26 janvier 2005
MOI JE PEUX DIRE SANS AUCUN DOUTE QUE C'EST EN REGARDANT LE FILM AMADEUS QUE JE FUT CONQUIT PAR LA MUSIQUE CLASSIQUE ET CELLE BIEN SUR DE MOZART DEPUIS CE TEMPS JE NE ME LASSE PAS D'ECOUTER LE LACRYMOSA ET AUSSI DE DECOUVRIR AU FUR ET A MESURE TOUTES LES MUSIQUES QU'IL A COMPOSE

Boisvert Alain
Anjou
24 janvier 2005
Pour ma part, les plus grandes émotions procurées par la musique classique sont reliées à la voix humaine. Je me souviens surtout de ma gorge nouée et des larmes qui roulaient sur mes joues pendant la mort de Mimi, de la Bohème, la 1re fois que j'ai assisté à cet opéra. Et aussi de tous les moments d'exultation parfaitement harmonisée entre physique et psychique quand j'ai eu le plaisir de chanter en choeur des grands requiems, surtout celui de John Rutter, celui de Fauré et celui de Duruflé. Étant alto, j'avais le bonheur de me retrouver au «coeur» des harmonies vocales et j'en ressentais profondément toutes les vibrations sonores. Autre plaisir profond : Cecilia Bartoli chantant Amaryllis, l'un des Arie antiche de ses premeirs disques.

Mireille Pilotto
Trois-Rivières
24 janvier 2005
Une ballade sous une pluie torentielle, un (censuré) en même temps, mon imperméable me préserve de la pluie. Mon lecteur portatif joue en ce moment la première pièce se trouvant sur le CD concerto en Fa mineur de Tchaïckovski. Les éclairs fusent de partout en même temps que les notes montent et descendent dans mes oreilles... inoubliables. Je pense que ça se classe dans la même branche que un morceau des 4 saisons de Vivaldi en pleine tempête de neige alors que, me promenant à pied, les autos dérapaient autour de moi!

Jean-François Langlois
Sherbrooke
22 janvier 2005
Mon oeuvre fétiche, c'est quand même le concerto pour violon de Sibelius. A chaque que je l'entends, j'ai des frissons, le deuxième mouvement me donne envie de pleurer, je suis en extase véritable. Je ne peux pas m'en passer, je dois l'écouter tous les deux mois pour assouvir mon désir de l'entendre. Mais, en fait c'est Sibelius que j'aime le plus et chacune de ses oeuvres me fait quelque chose et me procure un grand plaisir.

Lomic Lamouroux
Nîmes
20 janvier 2005
Une nuit, j'écoutais avec mes écouteurs André Laplante alors qu'il participait au concours Tschaikowsky (il me semble que c'était un concerto de Rachmaninoff qui était le choix obligé) je me suis retrouvée assise dans mon lit à applaudir avec vigueur et contentement . Quel bonheur que cetteexpérience! Aussi, alors que j'assistais à la projection du film "Carnagie Hall", je m'étais mise à applaudir. Il me semblait que j'étais là dans cette belle salle.

Suzanne B. Généreux
La Pocatière. QC
13 janvier 2005
La première fois que j'ai participé au Festival des Harmonies du Québec, nous devions jouer trois pièces. Nous avons joué un Choral de JS Bach, Thus to you faire my Jesus, la finale de la 5me symphonie de Shostakovitch ainsi que El Camino Real, d'Alfred Reed (quoique plus contemporain). Depuis, je suis un adorateur des Chorals de Bach qui nous emportent très loin dans notre intérieur... Cela nous fait vivre et nous fait paaser par tout une gamme d'émotions. En passant par la mélancolie allant vers la nostalgie.

Maxime Salois
Sorel-Tracy
8 janvier 2005
J'ai découvert le 4e concerto pour piano et orchestre de Beethoven au début des années '60, un beau soir d'été, à Montréal, au Dominion Square (juste à côté de la cathédrale Marie- Reine- du-Monde). On pouvait alors y admirer une exposition de peintures en plein air. Un vent chaud soufflait dans les arbres... Ce fut pour moi un instant de grande beauté: cette musique avec ces toiles et la nature... Une parfaite harmonie. À ce moment, j'ai souhaité que tout s'arrête... et que ça ne finisse jamais. P.S.: à madame Danielle Boulard, le canon de Pachelbel a été composé par Pachelbel, non par Vivaldi.

Lorraine Boisvert
Sainte-Adèle
22 décembre 2004
voilà, c'était il ya deux ans. Je suis rentrée dans un magasin de piano, j'ai joué "un sospiro" de franz liszt pour essayer un piano. J'ai pleuré, et là je me suis dit "c'est le piano qu'il me faut." Donc, j'ai fait mon chèque (après avoir économisé pendant des années car je voulais telle marque et pas une autre) et je suis repartie chez moi, si j'avais pu, j'aurai pris le piano sous le bras de suite. A ce jour, c'est toujours le grand Amour, et le morceau me donne toujours des frrissons.

perrine martin
lyon
12 décembre 2004
À 72 ans, je me souviens encore d'être allée au cinéma à l'âge de 13 ans, avec la permission de ma mère, entendre un film dont je ne me souviens même plus du titre mais où on jouait le deuxième concerto de Rachmaninov. Je ressents encore les mêmes émotions.

Pierrette Marcoux
St-Léonard-de-Portneuf
7 décembre 2004
Souvenir pas si lointain !Le 11 Septembre2001 j'écoutais l'opéra La clémence de Tito de Mozart avec mon casque d'écoute, et juste au moment où la Capitol brule et que Sesto chante " Deh conservate, O Dei à Roma il suo splendor, je tourne les yeux vers l'écran de télé et je vois s'écroulé l'une des tours ! et j'avais l'imression d'entendre : O Dio conservate à New York la sua splendor, Je n'arrivais pas à chasser ça de ma tête ! Je ne peux plus étouter cet opéra sans revoir cette scène ou le contraire, si je revois un reportage et tombert les tours, dans ma tête, je ne peux m'empêhcer de ré-entendre cet air de Sesto par Cecilia Bartoli !

Claire Lavallée
Victoriaville
28 novembre 2004
J'ai emmené mon adolescente à un concert dédié à Anton Dvorjak (bien récent pour être classé dans les classiques, me dira-t-on). En écoutant la pièce maîtresse, nulle autre que la Symphonie du Nouveau Monde datant seulement de 1893, elle a été surprise d'être familière avec de nombreux airs. Elle a réalisé le pillage fait ou l'hommage rendu. Depuis, elle est beaucoup plus ouverte à la musique classique.

Tisserant Brigitte
Baie James
20 novembre 2004
Le deuxième concerto pour piano en fa mineur, op. 21 de Chopin, une révélation. C'était donc ça la musique classique ! J'avais mis un disque de mon père et fatigué d'une fin de journée collante d'été, j'ai écouté cette musique. Surprise au bout du dernier sillon, il n'y avait eu qu'une « toune » habitué que j'étais aux bons vieux Beatles et leurs pièces de 3 minutes. Qualifié de mineur, je m'en fous, ce Concerto m'a décrotté les oreilles et me permet d'apprécier aujourd'hui les plus oeuvres du monde de Frescobaldi à Prokofiev en passant par les plus grands bien sûr et vive la musique ! Un amateur de rock'n roll

Claude Désy
St-Antoine-de-Tilly
19 novembre 2004
Lorsque j'entends le concerto pour piano en fa de Bach, je repense a ce magnifique coucher de soleil sur le fleuve lorsque j'habitais Riviere-du-Loup. Je ne peux entendre ce concerto sans en pensée, retour ner pres du fleuve et de sa magnifique beaute au coucher de soleil.

Lucie Quirion
Brossard
14 novembre 2004
Le concerto pour violon de Brahms. Souvenir d'un concert et d'un moment de communion avec une fiancée comme on les aime: douceur tendresse, fougue amoureuse de la jeunesse. Je ne peux pas entendre cette musique sans un grand frisson d'émotion et de douce nostalgie.

Lucien Jeséphine
Bordeaux
3 novembre 2004
Lorsque j'écoute les célèbres canons de Pachelbel de Vivaldi, il me revient à l'esprit la fougue, l'entrain et l'enthousiasme que j'avais à me lever à 7 heures le matin, pour lever les mousses qui étaient au camp de jeunes. Il y a environ 35 ans de cela, j'étais monitrice de camp et je revis ces moments comme c'était hier. Que la musique peut nous rappeler des bons et beaux souvenirs...

Danièle Boulard
St-Bruno de Montarville
21 octobre 2004
Avant l'époque du Hi-Fi, il y avait les tourne-disques portables et je me souviens du premier disque classique que mon père avait acheté en même temps: L'appasionata de Bethowen et aussi les "Petits Riens" de Mozart, musique de Ballet.... comme nous n'étions pas riches, vous pouvez imaginer combien de fois nous avons entendu ces musiques.... Chose curieuse, ce fut sur le choix des autres disques achetés à la même occasion que je me suis toujours interrogé : un disque de Bing Crosby et un autre de Paty Page..... Je m'en souviens comme si c'était hier et voilà de cela 50 ans bien sonnés.

Louis Gerardin
Shawinigan Sud
14 octobre 2004