
Nous oublions souvent de vivre le moment présent, trop préoccupés à se projeter dans l'avenir ou à ressasser le passé.
Cette tendance à vouloir retourner en arrière, les industries culturelles l'ont très bien comprise, puisqu'elles offrent des tas d'exemples de mercantilisation de la nostalgie.
Cette semaine, le Colisée Pepsi de Québec annonçait l'ajout du spectacle musical Nostalgie 80 à sa programmation d'avril 2009.
À la télévision, des chaînes spécialisées comme Prise 2 ou Télétoon Rétro ont aussi compris ce principe en repassant des épisodes de Chop Suey, Symphorien ou Tom & Jerry.
Et que dire de toutes ces émissions de radio qui passent des tubes des années 60, 70 et 80 semaine après semaine. Et les auditeurs en redemandent!
Mais aujourd'hui, la définition de la nostalgie n'est pas seulement rattachée à une période antérieure de notre vie; elle est devenue une très vaste affaire socio-culturelle, le mal d'un ailleurs plus que géographique, voire d'une période tout entière comme le Moyen Âge, par exemple.
La sociologue américaine Janelle L. Wilson s'est d'ailleurs intéressée à la nature et à la fonction de la mémoire dans nos sociétés contemporaines dans son livre Nostalgia.
Lucrative l'industrie de la nostalgie?
Le chroniqueur Stéphane Baillargeon s'est plongé corps et âme dans un état de nostalgie pour en discuter avec nous.
(0 commentaire)
