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Les rites et le sacréPublié le vendredi 5 février 2010

Le deuil


Écoutez l’intégrale du cinquième épisode

« Nous consommons la vie. » Jacques Salomé explique à sa façon le fait qu’il n’y a plus de rituels aujourd’hui. Tout va si vite que nous ne prenons plus le temps de veiller les morts ou de les exposer pendant quelques jours. Pourtant, tous les gestes associés aux funérailles aident à ancrer le deuil.

Une fête ou une commémoration?
Luce des Aulniers, anthropologue, est très critique envers les rites empruntés à d’autres cultures et qui ne veulent rien dire. Elle n’est pas plus tendre envers les « bien cuits », qui ne servent qu’à mettre en valeur l’éloquence des participants. Mais comment trouver une façon de dire adieu au moment où les rites d’une époque ne collent plus à la nôtre? La musique, les minutes de silence, les hommages… Cet épisode offre des pistes de réflexion.

Et les croyances religieuses dans tout ça?
La religion catholique est délaissée dans la société québécoise. Un prêtre décrit comment les représentants de trois générations, le grand-père né avant la guerre, le baby-boomer et l’enfant du baby-boomer, ont trois façons d’approcher la mort.

La réincarnation est une croyance qui gagne du terrain. Elle vient du bouddhisme. Matthieu Ricard explique comment cette forme de spiritualité souligne le passage vers la mort.

Pour André Comte-Sponville, athée, la religion a l’avantage de rassurer, mais « ce n’est pas une raison pour croire en Dieu ». Il ne craint pas la mort, mais souhaite ne pas souffrir. Éric Emmanuel-Schmitt, lui, est croyant, mais il admet qu’il n’a aucune connaissance sur la mort.

Commentaires
9 juillet 2010 - 23:28
Intuitivement, je vous choisis, Vivre jusqu'au bout, surtout après avoir vu le nom de Raymond Gravel, que j'admire.

Dans les années '70, j'étais étudiante au secondaire, à l'école Polyvalente de Bonaventure, en Gaspésie. Dans un "devoir" d'arts plastiques, j'avais à faire le dessin au graphite, d'un portrait.
Le soir, à la maison, j'ai fouillé dans les journaux que notre prof m'a laissés, pour trouver LE MODÈLE. J'ai trouvé la photo d'un joli garçon. J'ai découpé la photo, j'ai pris soin de laisser son nom au bas de sa photo. J'ai lu l'article qui le concernait. Il s'agissait d'un enfant d'une dizaine d'année, décédé sur une chaise de dentiste des suites de l'anesthésie. Un drame effroyable. Pourtant, il a l'air si doux... Le journal qui faisait paraître cet article était le Allo-Police probablement. J'ai été touchée par cette histoire, et le garçon était très beau, inspirant. J'ai travaillé beaucoup por reproduire son portrait. Le résultat est très réussi je pense. J'en étais fière, je l'ai fait encadrer. Environ 35 ans plus tard, après plusieurs déménagements, j'ai toujours conservé ce tableau, ma plus grande réussite en Arts plastiques!!! Depuis quelques mois, je sens que ce portrait ne doit pas rester chez moi, je sens le moment venu de m'en défaire, mais pas de n'importe quelle manière. Je sens très fort, que je dois le remettre à sa famille. Mais qui est-elle? j'aimerais avoir de l'aide pour la retrouver. J'ai encore la photo du journal qui fut mon modèle. et j'ai un tableau à donner, si possible, à la mère. Comment pourrais-je faire circuler sa photo, ici, je ne peux pas joindre de pièce jointe. Le garçon s'appelle BENOÎT BERTRAND. C'est un appel de l'âme. Je crois que Benoît a besoin de retrouver sa famille maintenant. Et je veux lui faciliter la tâche.
Merci beaucoup.
Angèle
Envoyé par Angèle Poirier, L'Île-Perrot
8 février 2010 - 00:17
merci. J'avais besoin qu'on me parle de la mort et du deuil. J'ai perdu plusieurs proches ces derniers temps et vos émissions sur ce sujet m'aident à vivre. S'approcher des autres, même si j'ai peur de souffrir lorsqu'ils vont me rejeter ou qu'ils vont mourir, me semble un peu plus faisable.
Envoyé par norbert tremblay, Rivière-du-Loup
7 février 2010 - 08:39
Cette dernière émission m'a fait prendre conscience de l'importance du cimetière. Avant sa mort, mon beau-père voulait un monument au cimetière pour y déposer les cendres de son épouse et de son fils (mon mari) qui se trouvaient à ce moment-là au colombarium. Et, je me suis toujours dit qu'un jour, j'irai choisir un monument pour accéder à sa dernière volonté. Je demeure à l'extérieur de l'endroit où les cendres de mon mari et celles de mes beaux-parents sont exposées. Lorsque j'y suis en visite, il m'est souvent impossible d'aller me recueillir devant leurs cendres parce que le salon est fermé. Je ne peux donc y aller que lorsqu'il y a une autre famille en deuil, des inconnus qui par curiosité, se rassemblent par petit groupe au colombarium pour regarder les photos sur les urnes. C'est une atmosphère dénuée d'intimité et de respect pour la personne qui aimerait se recueillir et même parler avec les siens. Grâce à cette dernière émission, j'ai compris que le cimetière est de loin l'endroit le plus respectueux pour se recueillir et avoir la sensation d'échanger ou de communiquer avec nos bien-aimés. Je ne peux me laisser aller à parler ou pleurer au colombarium. Cette année, mes bien-aimés auront leur monument au cimetière.
Envoyé par Nicole Lefrançois, Québec
6 février 2010 - 09:01
Excellentes émissions. Je les ai écouté sur le site de Radio-Canada. J'apprécierais pouvoir les réécouter éventuellement. Je pense que ça pourrait être utile éventuellement de pouvoir les référer à des amis ou connaissances. J'en ai parlé autour de moi mais la réaction des gens était plutôt dans le sens de : ''Oups, pas pour moi''J'espère qu'il sera possible d'y accedér ultérieurement. Merci
Envoyé par Lucie Trottier, St-Césaire
6 février 2010 - 07:00
Mon fils de 31 ans m'a fait écouter cette émission radiophonique en me disant qu'il avait trouvé cela très difficile (émouvant) à écouter. Je l'ai écoutée avec beaucoup d'émotion ce matin. J'ai moi-même passé près de la mort (anévrisme au cerveau) et avant l'opération j'ai dit à mes enfants ce que j'aurais voulu que mes parents me disent avant de mourir. Ils sont morts de crise cardiaque et n'ont pas pu parler. Après cela, c'est comme si je pouvais mourir n'importe quand , car j'avais dit à mes enfants comment je les aimais et les appréciais. Je ne crois pas en Dieu, mais je respecte les croyants. Je crois que je n'ai pas peur de la mort parce qu'en toute simplicité je pense avoir aidé des enfants à s'aimer, à découvrir le monde et ses savoirs. Je suis mère et enseignante.
Je me suis reconnue dans plusieurs commentaires. MERCI.
Un merci tout spécial à Eugénie qui réussit à m'émouvoir dans toutes ses émissions.
Monique Germain
Envoyé par Monique Germain, Plessisville
5 février 2010 - 18:52
Superbes et touchants comme reportages.
Quelle pertinence en ces "temps express"!
Envoyé par alain gauthier, québec
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