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Le lundi 5 novembre 2007 
 


0 h 50 - Cellulaire
Google s'introduit dans le monde du cellulaire
Il faudra surveiller aujourd'hui Google qui devrait annoncer ses couleurs dans le domaine de télécommunication cellulaire. L'été dernier, vous vous souviendrez qu'il y avait eu une fuite au sujet d'un contrat que Google avait donné à un fabricant taiwanais pour fabriquer un téléphone cellulaire fonctionnant sous Linux.

Depuis, Google a déjà dit ne pas vouloir se lancer dans la vente d'appareils, mais plutôt vouloir offrir une alternative aux fabricants d'appareils quant au système d'exploitation et des outils qu'on retrouve dans un cellulaire. C'est ce logiciel, le Google Phone, que le géant devrait présenter aujourd'hui. De quoi faire un nouveau pied de nez à Microsoft et Apple.

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0 h 46 - Mac
Un cheval de Troie pour Mac seulement
Est-ce la rançon de la gloire ? Chose certaine, toute l'attention entourant la popularité grandissante des ordinateurs Apple n'attire pas seulement des clients, mais aussi des pirates informatiques. En fin de semaine, on parlait beaucoup dans les forums en ligne Mac d'un cheval de Troie qui infecte les ordinateurs Mac d'internautes qui consultent certains sites pornographiques.

Le logiciel malicieux s'installe dans un ordinateur Mac lorsqu'un internaute clique sur une photo ou un lien infecté. C'est à ce moment que l'internaute reçoit l'invitation de télécharger une nouvelle version du lecteur multimédia Quicktime. Malheureusement pour ceux qui accepteront, c'est plutôt le cheval de Troie qu'ils téléchargeront.

Une fois infecté, l'ordinateur cherchera à guider l'utilisateur vers de faux sites transactionnels et vers des sites pour générer des impressions de page et de publicité et ainsi augmenter les revenus publicitaires qui vont dans les poches des pirates.

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0 h 44 - Livre
Le Bon Usage a son site
Le Salon du livre de Montréal est à nos portes et pour cause, je commence à recevoir mon lot de communiqués de presse qui annoncent le lancement de site Web en marge de publication de livre. Je n'ai pas l'habitude d'en faire la recension, car je n'y arriverais plus, mais là, je fais exception. Si vous utilisez l'ouvrage de référence Le Bon Usage, vous serez heureux d'apprendre que pour souligner la première édition du millénaire, les éditions deboeck ont innové en réalisant un site qui propose l'intégral de cette 14e édition de la grammaire française. Bref, c'est une édition électronique disponible gratuitement pour les acquéreurs de la version imprimée.
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0 h 40 - Réflexion
Censure et contrôle de l'Internet au Canada (bis)
MISE À JOUR 2.0 - La semaine dernière, je publiais un billet en mentionnant qu'on parlait beaucoup d'Internet depuis quelques jours, notamment au sujet de son contrôle et de sa réglementation au pays. Du lot, je retenais deux propos, d'abord les propos de Solange Drouin, la directrice générale de l'ADISQ. Dans mon premier commentaire, je résumais son propos en écrivant « l'expérience de la censure d'Internet par la Chine devrait nous servir d'exemple pour contrôler notre environnement culturel.»

Mais question de vous faire une meilleure idée de son propos, voici l'intégral du passage, comme elle aurait aimé le voir apparaître la première fois :

« Alors? Si, par exemple, je m'abonne à Bell Sympatico ou à Bell Mobilité, je voudrais qu'on s'assure que les contenus canadiens y soient accessibles en priorité. Si Google est capable de le faire en Chine avec des intentions de censure, nous sommes capables de le faire ici avec des intentions de promotion culturelle. Dans le cas qui nous occupe, il ne s'agit évidemment pas de censure mais de contrôle de notre environnement culturel. Et si les FAI canadiens s'annoncent comme les distributeurs de contenus de demain, qu'ils prennent leurs responsabilités

Et puis mercredi dernier, dans un article d'Alain Brunet, je lisais les propos de Michel Arpin, vice-président, radiodiffusion du CRTC qui affirme que le CRTC pourrait éventuellement réglementer Internet au pays. Voilà l'extrait :

« En décembre 2006, le Conseil a publié un rapport où il estimait qu'il n'y avait pas encore de dommages, mais au cours des trois années suivantes, il ne faudrait cesser d'évaluer le médium, car il serait peut-être alors nécessaire d'intervenir. On s'aligne donc pour intervenir, et ce, avant trois ans.»

Selon Michel Arpin, trois questions doivent être posées. Devrait-on réglementer Internet ? Si oui, comment devrions-nous le faire ? Quels résultats devrait-on anticiper ? J'aimerais vous lire là-dessus.

Depuis, j'ai bien tenté de joindre M.Michel Arpin pour aller plus loin avec lui sur cette intervention que pourrait faire le CRTC avant trois ans. Mais pour le moment, M.Arpin ne donne plus d'entrevue. Son bureau m'a cependant aiguillé vers le texte d'une conférence du président du CRTC, M. Konrad von Finckenstein, à Londres dans le cadre de la 38e conférence annuelle de l'Institut international des communications.

Son discours du 23 octobre aborde notamment les changements engendrés par l'utilisation accrue du réseau Internet au pays. Son allocution a le bénéfice de clarifier ce qui intéresse aujourd'hui le CRTC : le contenu et l'accès. On apprend que le CRTC s'intéresse à la diffusion en mode continu de la télévision commerciale par l'intermédiaire d'Internet et de dispositifs sans fil. Attention, seule la programmation professionnelle intéresse l'organisme de réglementation. Pas le matériel généré par les internautes. Quant à l'accès, le CRTC se concentre sur la hiérarchisation du trafic Internet et la définition du service de télécommunication de base.

Voici un long extrait de l'allocution :

« Nous avons décidé que le moment était venu de mener une étude approfondie sur les nouveaux médias et leurs répercussions sur les objectifs des mandats que nous confère le législateur. À cette fin, nous avons créé au CRTC le secteur Élaboration des politiques et Recherche, qui s'est vu attribuer comme mission prioritaire la mise sur pied et la gestion de l'Initiative sur les nouveaux médias.

Le but de l'Initiative est de créer de solides assises en vue de l'élaboration de politiques au sein de ce nouvel environnement. L'Initiative est pilotée par un comité consultatif qui réunit des représentants de haut rang des organismes gouvernementaux directement interpellés par ces enjeux. Nous concentrons surtout nos efforts sur les questions de réglementation émergentes concernant le contenu et l'accès.

En ce qui concerne le contenu, nous avons décidé de porter principalement notre attention sur la diffusion en mode continu de la télévision commerciale par l'intermédiaire d'Internet et de dispositifs sans fil. Seule la programmation professionnelle nous intéresse, par opposition à tout le matériel généré par les utilisateurs.

Quant aux enjeux relatifs à l'accès, nous nous concentrerons notamment sur :

* la hiérarchisation du trafic Internet, et
* la définition du service de télécommunication de base.

L'étude comporte trois étapes. La première étape, celle de la recherche, est maintenant terminée. Les recherches ont été menées par le personnel du Conseil et par des experts-conseils indépendants, à l'échelle nationale et internationale. Nous avons consulté un grand nombre d'intervenants de l'industrie et de représentants du milieu universitaire.

Parmi les sujets abordés, mentionnons :

* les modèles économiques et d'affaires émergents,
* les changements relatifs aux besoins, aux comportements et aux attentes de l'auditoire, et
* les tendances dans les technologies et les services.

Nous sommes passés maintenant à l'étape de la validation fondée sur la discussion et l'analyse. Elle comprend des ateliers et des réunions d'experts à l'occasion de conférences de l'industrie, des échanges avec différents ministères du gouvernement et une analyse approfondie au sein du Conseil. Nous sommes à évaluer l'incidence des nouveaux médias sur notre régime de réglementation en radiodiffusion et en télécommunications. De plus, nous tentons d'approfondir notre compréhension grâce à tous les points de vue qui nous sont communiqués, y compris par les consommateurs et l'industrie.

La troisième phase comprendra, espérons-le, des audiences publiques.

Cette initiative est le fruit d'un effort collectif. Nous ne cherchons pas à réinventer la roue : nous nous donnons simplement la possibilité d'apprendre des autres.

Nous espérons que ce processus nous permettra d'établir ce qui suit :

* une approche à l'égard des nouveaux médias,
* un plan d'action, et
* une marche à suivre pour apporter les changements nécessaires en matière de réglementation et de législation.

En un mot, nous devons cerner les nouveaux médias, nous devons évaluer leur incidence sur la radiodiffusion, les télécommunications et, plus important à nos yeux, sur le système de réglementation. Les nouveaux médias saperont-ils ce système, le contourneront-ils ou s'en révéleront-ils simplement complémentaires? »

Également à lire sur le même sujet, l'article de Paul Cauchon aujourd'hui dans le Devoir.

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