QUÉBEC, CANADA, Éducation
L’enseignement au primaire, une affaire de femmes

On trouve de moins en moins d’hommes dans le personnel enseignant des écoles primaires du Québec. Pourquoi? Est-ce que ce phénomène aura des conséquences sur l’apprentissage des enfants?
 
Jacques Bernier enseigne à la maternelle de l'école Simone-Monet à Montréal. Fait assez rare pour un homme. Caroline Guay, directrice de l'école, trouve important d'avoir quelques représentants du genre masculin dans son école. Elle souhaiterait même en avoir un peu plus. À son avis, les hommes amènent une autre vision des choses. De façon générale, ils sont moins exigeants pour la propreté des copies et la calligraphie, et ils sont plus tolérants. « Bien souvent les enseignants masculins vont avoir tendance à moins dramatiser certaines situations qu'on pourrait associer à de la violence, mais qui ne sont pas toujours violentes », donne-t-elle comme exemple. L'école primaire Simonne-Monet est relativement choyée en terme de représentation masculine, avec 20 % d'hommes. C'est plus que la moyenne québécoise, qui est de 15 % d'hommes au secteur primaire public. Mais c'est moins qu'en Ontario, où les hommes composent 25 % du personnel enseignant dans les écoles primaires.  
 
Pourquoi si peu d'hommes? Plusieurs raisons sont avancées, comme le fait que l'éducation des jeunes enfants soit toujours vue comme une affaire de femmes, la crainte d'accusations à caractère sexuel de même que le statut social négatif du métier d'enseignant au primaire quand il est exercé par un homme. La situation n'est pas nouvelle, mais elle préoccupe.  
 
Le problème de la sous-représentation des hommes dans l'enseignement est complexe. Selon Yves Archambault, anciennement directeur général de la Commission scolaire de Montréal, il faudrait faire la promotion du métier d'enseignant auprès des garçons. Mais pour l'instant, le ministère de l'Éducation n'envisage pas de mesures particulières pour s'attaquer à cette situation.
 
Dernière mise à jour : le 2 septembre 2003


 


Marie-France Bélanger témoigne de cette tendance dans l’enseignement primaire.
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Ministère de l'Éducation du Québec


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