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 22 octobre 2006
Jacques Parizeau
Selon Lucien Bouchard, le Québec n'avait pas de dettes en 1960. Aujourd'hui, la génération des baby-boomers laissera à ses héritiers une dette considérable. Qu'est-ce qui s'est réellement passé en 40 ans? L'économiste Jacques Parizeau remet les pendules à l'heure. 
 
« Je pense au contraire que les baby-boomers ont été remarquablement responsables », soutient Jacques Parizeau. L'ex-premier ministre en a assez des remarques culpabilisant les Québécois et les baby-boomers. 
 
Lorsque la Révolution tranquille commence, les dettes du Québec sont inexistantes. En 1962, le gouvernement doit rattraper son retard, notamment en éducation où il investit massivement. « Nous avions, comme société, pris un retard considérable qu'on rattrapait », rappelle Jacques Parizeau. 
 
Mais en 1997, la dette du Québec s'élevait à 100 milliards de dollars. Jacques Parizeau s'inquiète de l'utilisation que fait le gouvernement avec cette dette. Les personnes proches du pouvoir doivent tenir un discours un peu plus optimiste sur les conséquences de cette dette.


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