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Neuvième épisode
: Le premier ministre après Meech et pendant Oka
Meech
est mort. Déçu, Robert Bourassa se fait le défenseur
des aspirations de la majorité des Québécois.
« Le Québec est aujourd’hui et pour toujours
une société distincte, libre et capable d’assumer
son destin et son développement », affirme-t-il.
Selon le conseiller Jean-Claude Rivest, cette déclaration
correspondait profondément à son état
d’âme.
Le matin du 11 juillet 1990, la Sûreté du Québec
tente de prendre le contrôle de la pinède à
Oka et un policier est tué. L’intervention ratée
de la Sûreté du Québec donne une tout
autre dimension à ce conflit mineur entre les Mohawks
et la municipalité d’Oka. La tension monte dans
la population mais Robert Bourassa ne veut pas brusquer les
choses. Le 17 août, il demande à l’armée
canadienne de prendre la relève de la Sûreté
du Québec.
Il apprend qu’il est gravement malade, mais il n’en
parle à personne. Robert Bourassa est atteint du cancer,
la crise d’Oka n’est toujours pas résolue
et il doit encore réagir à l’échec
de Meech. Il crée la commission Bélanger-Campeau
sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec.
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Témoignages tirés
du documentaire:
Ronald Poupart, ancien directeur des
Communications. À propos de la création
de la commission Bélanger-Campeau à la suite
de l’échec de l’entente du lac Meech.
« Je suis convaincu, de la façon dont j'ai
travaillé avec lui, ses réactions c'est
toujours un problème de la rue : " comment
(le peuple) va réagir. Donc je me dois d'être
avec (lui). Donc quasi être en avant. Montrer que
c'est encore moi qui est le leader ". Ça a
été mal interprété chez les
indépendantistes. Ils ont pensé que le gars
avait décidé d'être indépendantiste.
Non! Robert Bourassa est resté profondément
fédéraliste. Il est convaincu que c'est
la seule solution.»
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Pierre Bourgault, sur
le discours de Robert Bourassa après l’échec
de l’entente
du lac Meech.
Écoutez
l'extrait [00:01:27]
Consultez le site des Archives
L’accord
du lac Meech enterré »
Jean-Claude Rivest, conseiller. Pendant
la crise d’Oka, Bourassa devient commandant
en chef de l’armée.
Écoutez
l'extrait [00:01:12]
Consultez le site des Archives
L’armée
débarque »
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