
Le maître des rivières
Simon Fraser est né en 1776 dans une famille de Highlanders écossais à la frontière des États de New York et du Vermont. Au moment de la Révolution américaine, son père, un militaire, s’engage dans la défense des intérêts des loyalistes. La guerre terminée, il est emprisonné et meurt peu de temps après. Isabel, la mère de Simon, émigre au Canada où son fils William et son beau-frère John sont établis, respectivement à Montréal et à Coteau-du-Lac.
Un jeune homme au 18e siècle
En 1790, Simon est envoyé à Montréal où il fait de courtes études. À 16 ans, il commence à travailler pour la Compagnie du Nord-Ouest au sein de laquelle il retrouve deux frères de sa mère et des parents de la famille Fraser.
Au-delà des Rocheuses
De 1805 à 1808, Simon Fraser explore avec ses hommes les territoires, les fleuves et les rivières, de la rivière de la Paix jusqu’à Vancouver. Aventures périlleuses, rencontres avec les tribus autochtones, établissements de forts, revers de toutes sortes: c’est une vie difficile pour Simon Fraser en ces terres qu’il nomme New-Caledonia (centre de la Colombie-Britannique), en souvenir des descriptions que sa mère lui faisait des Highlands en Écosse.
Dans les eaux turbulentes du fleuve
En 1808, avec ses lieutenants John Stuart et Jules-Maurice Quesnel, 19 hommes et deux guides autochtones, il s’embarque pour la descente de ce fleuve que l’on nomme aujourd’hui Fraser. Même s’il n’atteint pas le Pacifique, l’île de Vancouver étant une barrière, cette période de sa vie demeure la plus spectaculaire et la plus mémorable.
Un exploit non reconnu
Il poursuit le commerce des fourrures, notamment dans la région d’Athabasca, et fonde une famille. En 1818, il prend sa retraite et s'installe à Saint Andrews West, où il cultive la terre et exploite des moulins. Il est blessé gravement durant sa participation à la Rébellion de 1837. Il doit se contenter d’une maigre pension du gouvernement et finit ses jours en 1862.
Invités en deuxième heure: Yseult Friolet, ex-directrice générale de la Fédération des francophones de Colombie-Britannique, et Cole Harris, professeur de géographie à l’Université de Colombie-Britannique
