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Entourés de trois solistes exceptionnels, l'Orchestre symphonique de Montréal et son premier chef invité Jacques Lacombe nous proposent la création d'une œuvre du compositeur québécois de premier plan, Denys Bouliane. Également au programme : une œuvre du répertoire russe, cher à l'OSM, la populaire suite de L'Oiseau de feu de Stravinski.
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Denys Bouliane,
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Orchestre symphonique de Montréal
Fondé en 1934, l'Orchestre symphonique de Montréal est l'un des organismes musicaux les plus importants au Canada.
 
De la salle Wilfrid-Pelletier, partie du complexe culturel de la Place des Arts situé au cœur même de la ville, l'OSM résonne en quelque sorte partout au pays. Par ses tournées internationales et ses enregistrements, l'orchestre montréalais est aussi devenu un ambassadeur jouant pleinement son rôle pour favoriser le rayonnement culturel et les échanges artistiques.
 
Au cours de sa longue histoire, l'Orchestre symphonique de Montréal a croisé les destinées de grands musiciens et d'illustres pionniers de la vie musicale québécoise. De Wilfrid Pelletier à Kent Nagano - le prochain directeur musical de l'orchestre, à compter de 2006 - de prestigieux chefs se sont succédé à la barre de l'OSM et ont marqué son évolution : Les Désiré Defauw, Igor Markevitch, Zubin Mehta, Franz-Paul Decker, Rafael Frühbeck de Burgos et, bien sûr, Charles Dutoit qui a brillamment dirigé cet orchestre de 1977 à 2002 - la plus longue collaboration de l'histoire de l'OSM - et l'a hissé au sommet de la reconnaissance internationale grâce à de nombreux enregistrements remarquables et à des tournées à l'étranger.
 
L'Orchestre symphonique de Montréal a réalisé 88 enregistrements sous étiquettes Decca, EMI, Philips et CBC Records qui ont remporté 46 prix nationaux et internationaux. En décembre 1984, l'OSM devient le premier ensemble classique canadien à se voir décerner un Disque de platine pour des ventes au Canada de plus de 100 000 copies du Boléro de Ravel. En février 1996, l'OSM et Charles Dutoit reçoivent leur premier Grammy pour Les Troyens de Berlioz. De même, en février 2000, ils remportaient de nouveau ce prix prestigieux, soit le Grammy «de la meilleure interprétation instrumentale - soliste avec orchestre» pour le disque paru en 1999 sous étiquette EMI comprenant les Concertos 1 et 3 de Prokofiev et le Concerto no 3 de Bartók avec comme soliste la pianiste Martha Argerich.
 
Enfin, en novembre 2001, l'OSM recevait le prix du «meilleur concert de l'année» lors du Gala des Prix Opus du Conseil québécois de la musique pour Elektra de Richard Strauss, opéra présenté en version de concert, et obtenait le même prix (catégorie musiques classique, romantique et moderne) pour Wozzeck d'Alban Berg en 2002.
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Louis Lortie
Louis Lortie figure certainement parmi les pianistes québécois les plus connus au Canada et à l'étranger.
 
Né à montréal en 1959, Louis Lortie fait ses débuts à 13 ans avec l'Orchestre symphonique de Montréal. Trois ans plus tard, il est engagé par l'Orchestre symphonique de Toronto pour une tournée historique de la République populaire de Chine et du Japon. En 1984, il remporte le premier prix au Concours international Busoni et le quatrième prix au Concours international de Leeds. Les années qui suivent le voient effectuer de nombreuses tournées en Europe et jouer sur les scènes les plus prestigieuses.
 
Magnifique interprète de Ravel, Chopin et Beethoven, Louis Lortie s'est beaucoup fait connaître par le disque, notamment en signant plus de 30 enregistrements pour la maison anglaise Chandos. Son disque consacré aux Variations Eroica de Beethoven obtenait, en 1991, le prestigieux prix hollandais Edison. De même, son enregistrement des Études complètes de Chopin, datant de 1986, compte parmi les interprétations les plus respectées par les critiques musicaux et figure d'ailleurs dans un numéro spécial du BBC Music Magazine intitulé «50 Recordings by Superlative Pianists». Signalons aussi, parmi ses plus belles réussites, son intégrale des œuvres pour piano de Maurice Ravel et le cycle complet des 32 sonates de Beethoven. Ces dernières années, Louis Lortie complétait une série de trois enregistrements consacrés à l'intégrale de l'œuvre pour piano et orchestre de Franz Liszt, avec l'Orchestre de la Résidence de la Haye, projet discographique qui a été acclamé par de nombreux critiques.
 
L'un des événements musicaux montréalais les plus marquants des dernières années fut, sans contredit, le Festival Beethoven Plus, véritable marathon Beethoven pendant lequel Louis Lortie interpréta, en quelques jours, l'ensemble des concertos pour piano avec l'OSM, les 32 sonates pour piano ainsi que l'intégrale des sonates et trios pour violon, violoncelle et piano, aux côtés du violoniste James Ehnes et du violoncelliste Jan Vogler.
 
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Chantal Juillet
Reconnue comme l'une des plus brillantes musiciennes au Canada, Chantal Juillet a été invitée, plus d'une fois, à jouer avec des orchestres tels que le Concertgebouw d'Amsterdam, l'Orchestre philharmonique de New York, les Orchestres de Boston, de Philadelphie et de Pittsburgh. Elle a effectué des tournées en Europe, en Amérique du Nord et du Sud avec l'Orchestre symphonique de Montréal, en Espagne avec le Philharmonia de Londres et au Japon avec l'Orchestre symphonique de la NHK.
 
Chantal Juillet a donné la première audition publique du Concerto pour violon de Berthold Goldschmidt au Festival de Radio France et de Montpellier avec l'Orchestre national de France et Charles Dutoit. Elle a également collaboré étroitement avec Krzysztof Penderecki et a créé en Amérique du Nord son deuxième Concerto pour violon, Métamorphoses. En 1997, elle crée, avec l'Orchestre symphonique de Montréal, le Concerto pour violon du regretté compositeur canadien André Prévost, spécialement écrit pour elle. En août 2000, afin de marquer ses 10 ans à la tête du Festival international de musique de chambre de Saratoga (New York), elle joue en première audition le Concerto pour violon de Richard Danielpour, composé pour elle et le Philadelphia Orchestra.
 
Parmi sa discographie, on peut citer son enregistrement des Concertos pour violon de Stravinski et de Szymanowski avec l'OSM; son disque consacré à l'œuvre de Ravel qui remportait le Gramophone Award du meilleur enregistrement de musique de chambre en 1997; le Rondeau et le Concerto pour violon de Goldschmidt, sous la direction du compositeur; les concertos de Korngold, Krenek et Weill avec l'Orchestre symphonique de la Radio de Berlin, et tout récemment un enregistrement de musique de chambre avec Martha Argerich.
 
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Antonio Lysy
«Violoncelliste absolument complet, Antonio Lysy fait sans cesse admirer une intonation irréprochable, une sonorité aristocratique, une musicalité et une concentration qui retiennent constamment l'attention.» -La Presse
 
Violoncelliste de réputation internationale, Antonio Lysy a été lauréat du Concours international Oblach en Italie et s'est produit sur les scènes les plus prestigieuses du monde telles que Wigmore Hall (Londres), le Concertgebouw d'Amsterdam, la salle Pleyel à Paris, la Sala Verdi de Milan, le Teatro Colón à Buenos Aires. À titre de soliste, il a joué avec des orchestres comme le Royal Philharmonic de Londres, la Camerata Academica de Salzbourg, le Tonhalle de Zurich et les plus importantes formations du Canada, travaillant auprès de chefs aussi réputés que Yuri Temirkanov, Charles Dutoit, Yehudi Menuhin et Sandor Vegh.
 
Chambriste accompli, il s'est produit aux côtés de quelques-uns des interprètes les plus remarquables de notre époque dont les pianistes Stephen Hough, Louis Lortie et Pascal Rogé, le violoniste Gidon Kremer et le violoncelliste Steven Isserlis ainsi que les membres du Quatuor Emerson. Sa passion pour la musique de chambre l'a d'ailleurs amené à fonder le Festival annuel Incontri in Terra di Siena, en Toscane, qu'il dirige depuis bientôt 15 ans.
 
Régulièrement entendu sur les ondes de la radio au Canada et à l'étranger, M. Lysy a signé des enregistrements sous les étiquettes Claves, Fonè, Pelléas et CBC. Son dernier disque solo, de Bach à Berio, enregistré sur le vif en 1999 pour la maison Pelléas, lui a valu les plus vifs éloges de la critique.
 
Antonio Lysy a été, durant plusieurs années, professeur associé à l'Université McGill de Montréal. À l'été 2003, il acceptait le poste de professeur de violoncelle à la prestigieuse Université de Californie à Los Angeles (UCLA) où il réside maintenant avec sa famille. Son tout dernier récital à Montréal, en octobre 2003, fut mémorable : il soulignait les 300 ans de son fameux violoncelle Carlo Tononi dont il est l'heureux propriétaire depuis 1983.
 
Source : http://antoniolysy.com
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Jacques Lacombe
Salué dès le début de sa carrière comme l'un des jeunes chefs d'orchestre les plus prometteurs de sa génération, Jacques Lacombe a conquis la scène internationale grâce à son intégrité artistique et à sa collaboration naturelle avec les orchestres.
 
Chef assistant de Charles Dutoit à l'Orchestre symphonique de Montréal de 1994 à 1998, il fut également chef assistant et chef de chœur à l'Opéra de Montréal. Il est actuellement directeur musical et chef attitré des Grands Ballets canadiens de Montréal et sera premier chef invité de l'OSM pour une troisième saison consécutive en 2004-2005.
 
Jacques Lacombe a été directeur musical et chef permanent de la Philharmonie de Lorraine à Metz, en France, de 1998 à 2001. Pendant cette période, il a dirigé l'Opéra de Metz dans des productions telles que Lulu de Berg, Carmen de Bizet, Werther de Massenet, Aida de Verdi et Anna Bolena de Donizetti, toutes acclamées par la critique. En plus de ses succès à Metz, il s'est produit comme chef invité pour de nombreux orchestres en Europe et en Amérique du Nord, dirigeant notamment Faust de Gounod au Badische Staatsoper de Karlsruhe, en Allemagne et Coppelia de Delibes au Covent Garden de Londres. Il a été réinvité à l'Opéra de Philadelphie pour Werther de Massenet, à la suite du succès obtenu en 1998 avec La Fille du régiment de Donizetti.
 
Notons enfin que la saison 2003-2004 aura été fertile en émotions pour Jacques Lacombe puisqu'en janvier dernier, il faisait ses débuts au Metropolitan Opera de New York où il dirigeait six représentations de l'opéra Werther de Massenet, avec Vesselina Kasarova dans le rôle de Charlotte et le ténor vedette Roberto Alagna dans le rôle-titre.
 
Source : http://osm.ca
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Denys Bouliane
Denys Bouliane est l'un des compositeurs canadiens les plus en vue internationalement. Ses œuvres ont été largement diffusées en Amérique et en Europe, interprétées et commandées par des ensembles et des orchestres réputés. Il est présentement compositeur en résidence à l'Orchestre du Centre national des Arts à Ottawa, poste qu'il avait également occupé auparavant à l'Orchestre symphonique de Québec et à l'Orchestre philharmonique de Heidelberg. Partageant son temps entre Montréal et Cologne où il s'est établi dans les années 80, Denys Bouliane est également coordonnateur artistique du festival Musimars ainsi que codirecteur artistique, avec Walter Boudreau, de Montréal/Nouvelles Musiques.
 
Ses oeuvres ont obtenu plusieurs prix au Canada et à l'étranger (Grand Prix de la Société Radio-Canada en 1982 et prix de la Fondation Gaudeamus en Hollande pour Jeux de Socété, prix de la Société de droits d'exécution du Canada pour Douze tiroirs de demi-vérités pour alléger votre descente, entre autres). Le Conseil canadien de la musique nommait Denys Bouliane compositeur de l'année en 1983 et lui attribuait le Prix du Gouverneur général (prix Jules-Léger pour la nouvelle musique de chambre) en 1987 pour son oeuvre À propos... et le Baron perché? En 1985, la ville de Cologne lui remettait son «Forderpreis» pour la musique et, en 1989, son oeuvre Le Cactus rieur et la demoiselle qui souffrait d'une soif insatiable remportait le prix pour la catégorie orchestre au concours international «Forum junger Komponisten» de la Radio ouest-allemande (WDR). En novembre 1991 il était le premier lauréat du prix Serge-Garant de la Fondation Émile-Nelligan à Montréal pour l'ensemble de son oeuvre. Enfin, en décembre 1999, le Conseil québécois de la musique lui accordait le prix Opus «Personnalité de l'année».
 
La démarche stylistique de Denys Bouliane a été qualifiée par le musicologue allemand Peter Niklas Wilson de musique du réalisme magique, jeu critique virtuose frisant la mystification stylistique, dans la foulée des Jorge-Luis Borges, Italo Calvino et Boris Vian. Controversée dans les milieux dits «d'avant-garde», sa musique semble se situer au carrefour de l'Amérique et de l'Europe et à l'angle des discussions sur la modernité et la postmodernité.
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