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MAISONNEUVE EN DIRECT
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Le 30 janvier 2004

La fessée demeure légale

Dans un jugement partagé, la Cour suprême a confirmé la constitutionnalité de la loi autorisant les châtiments corporels envers les enfants.
 
Le plus haut tribunal du pays était appelé à se prononcer sur ce sujet par la Canadian foundation for children, youth and the law, qui demandait l'abolition de l'article 43 du Code criminel. 
 
Cet article stipule que «Tout instituteur, père ou mère, ou toute personne qui remplace le père ou la mère, est fondé à employer la force pour corriger un élève ou un enfant, selon le cas, confié à ses soins, pourvu que la force ne dépasse pas la mesure raisonnable dans les circonstances.» 
 
Par six voix contre trois, la cour a statué que l'article 43 ne viole aucun principe de justice fondamentale. 
 
Limites implicites 
 
Par contre, les juges ont établi certaines limites à la correction que peuvent infliger les parents, tuteurs et instituteurs. Ils ont statué qu'il est déraisonnable de punir physiquement les enfants de moins de deux ans ainsi que les adolescents. Il est également préjudiciable de frapper un enfant à la tête ou au visage, ou encore d'utiliser un objet. 
 
La cour estime en outre que, si les enseignants ne doivent pas frapper les enfants, ils peuvent, par contre, utiliser «une force raisonnable» pour retenir ou expulser un élève de leur classe. 
 
Pierre Maisonneuve fait le point avec la journaliste Mireille Massé, la vice-présidente de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, Céline Giroux, la co-directrice du Centre d'excellence canadien pour la protection des enfants, Claire Chamberland, et la présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement, Johanne Fortier.



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Tel que défini par la Cour Suprême, le recours au châtiment corporel n'est pas exagéré et doit demeurer. Il y a danger a trop limiter les droits des parents. On risque de leur signifier que leurs devoirs appartiennent aussi à l'État. Et pour les personnes ou groupes contestataires, proposons-leurs de garder quelques enfants problèmes de nos écoles afin de leur donner une plus juste perspective !
Georges LeSueur
St-Ambroise


JAMAIS, JAMAIS au GRAND JAMAIS j'autoriserai un étranger à corriger physiquement mes enfants! 
Ce droit appartient en exclusivité aux parents! 
On a déjà assez dépossédé les parents de leurs enfants!... 
dépossession qui est à la base de tous les problèmes que vivent parents et enfants...
pierre terrail
sherbrooke


Je crois qu'il s'agit là d'une victoire du bon sens sur le politiquement correct. Je ne connais pas beaucoup de parents ou d'éducateurs qui aiment frapper un enfant. Pour ceux ou celles qui en tirent plaisir, les lois actuelles protègent amplement les enfants mais curieusement ces lois sont difficilement applicables. Une bonne correction est méritée lorsqu'un enfant se plaît à manquer de respect ou se spécialise dans des crises d'hystérie parfaitement orchestrées pour mettre le parent hors de soi. Ce sera constamment une question de jugement et cela fait partie de la responsabilité du parent et de l'éducateur. De là à tenter de faire croire qu'un parent ou un éducateur sont des monstres pour avoir appliqué une fessée à un enfant en de telles circonstances...
Michel Samson
St-Émile de Suffolk


Dans le Petit Robert le châtiment est défini comme une peine sévère infligé à une personne que l'on veut corriger. Voilà une sévère définition. Évidemment la Cour suprême met des bémols. Évidemment tout est question de bon sens et de dosage. Ma propre mère m'a déjà en quelques occasions secoué tendrement. Et je lui en suit reconnaissant. Comme dit le proverbe <qui aime bien châtie bien>.
Gaétan Fontaine
Montréal-la-banquise


L'intégrité d'une personne, intégrité psychologique comme physique, quelque soit son âge est sacrée.  
Si persone n'a le droit de frapper son voisin qui ne pense pas comme lui, sa femme qui agit comme elle le veut, et encore ceux là peuvent-ils se défendre ou poursuivre, au nom de quoi pourrions-nous frapper un enfant ? 
Comment un enfant peut-il saisir le "je t'aime et je te bat" alors que partout on "lutte" contre la violence. Son intégrité n,est-elle pas aussi sacrée que celle des adultes. 
Cet article de loi est aussi ridicule qu'un article qui spécifierait jusqu'à quel point un parent peut abuser sexuellement de son enfant sans être illégal. L'enfant n'est pas traumatisé quand? quand son parent lui fait des attouchements indus aux organes génitaux? quand la petite fille n'est pas "pénétrée"? Quand son père ne se masturbe pas dans sa bouche? 
Allons-donc, que pensent ces juges de l'intégrité des personnes?
Maude Tremblay
Ste-Foy


Bonjour M. Maisonneuve, 
Je pense qu'il convient d'adopter une approche équilibrée car il faut éviter les abus potentiels toujours possibles. Après tout, les enfants sont toujours des personnes vulnérables. 
 
Lorsque des parents utilisent ce type de punitionest-ce bien pour corriger ou cela ne révèle-t-il pas une forme d'exaspération où les parents ont atteints leurs limites? 
 
D'une part, je ne suis pas très à l'aise avec l'idée de fessée car d'une part, elle rèvèle une relation de pouvoir plus ou hiérarchique et patriarcale des parents sur les enfants et d'autre part cela n'envoiet-t-il pas un message ambigu aux enfants : lorsque nous sommes adultes, il est autorisé d'uitiliser la force physique pour contraindre à l'obéissance, justifiant ainsi une forme de violence dans la relations humaines? 
 
Certes la punition est parfois inévitable mais la punition physique est-elle vraimment efficace à long terme? Ce sont quelques questions qui surgissent lorsque j'entends parler de fessée.
Patrice Perreault
Granby


Bonjour Monsieur Maisonneuve, 
Vos invités savent-ils si des études ont été réalisées pour comparer des cultures (pays) qui utilisent des chatiments corporels et celles qui ne les utilisent pas sur l'évolution des enfants? 
Félicitations pour votre tribune!
Edmond Paradis
Saint Sauveur


Franchement, que d'absurdités exprimées par certains intervenants sur les soi-disant traumatismes causés par des châtiments corporels souvent bien mérités. 
 
Cela m'horripile que mes impôts puissent sevir à subventionner ces gens. Laissons leur le champ libre et bientôt l'état surveillera nos chambres à coucher. Si seulement plus de gens avaient lu le roman "1984" de Georges Orwell, peut-être que les bureaucrates cesseraient de régimenter nos vies.
Richard Lavoie
Montréal


Punir une mère pour avoir frappée son fils avec une cuillère de bois est parfois déraisonnable. J'ai 24 ans, a 11 ans j'était plus gros et plus fort que ma mère, et je me souviens que la cuillère de bois était le seul moyen pour elle de me faire comprendre la gravité de mon comportement. Non pas qu'elle m'infligeait des blessures, mais je suis reconnaissant qu'elle su reprendre l'autorité sur un jeune ado qui commençait à jouer au bras. En d'autres termes, je crois que je ne serais pas le même si ma mère n'aurais pas persistée dans sa volonté de m'imposer le droit chemin. Enlever le droit à un parent d'imposer son autorité sur un enfant me semble dangereux. Ceci étant dit, si et seulement si la violence employé n'est pas nuisible à la santé de l'enfant et qu'elle vise une éducation saine je dit oui à la claque et aux cuillères de bois.
Dominique Girouard
Pointe-aux-Trembles


Il me semble que l'on confond deux choses  
différentes : intervenir pour la sécurité de  
l'enfant ou d'autrui et la correction dite  
éducative. Une force raisonnable et en  
proportion à l'événement m'apparaît  
essentielle dans des enjeux de sécurité  
(2 enfants de battent, un enfant menace  
avec une chaise, un enfant pousse son  
frère dans les escaliers).  
Aucune correction physique dite éducative ne 
m'apparît acceptable vu les preuves  
scientifiques de son inefficacité et de son  
potentiel de causer du tort.
Paul Lépine
Québec


Je suis une jeune adulte et étudiante en travail sociale et j'aurais juste une question à ajouter au débat, comment faire comprendre à un enfant de pas fapper quand on le frappe nous même? 
 
J'ai jamais été corigé par la force par mes parents ou profésseurs et je crois pas être un individu problèmatique dans la société. J'ai jamais été un enfant facile et mon frère encore moin, je crois plus la prise de consience des actes et au raisonnement qu'à la force. Le sentiment de culpabilité est bien plus marquant qu'une correction physique qui fait, à mon avis, qu'alliment le sentiment de fustration de l'enfant qui risque donc une récidive.
Julie Bernier
Montréal


Le chatiment corporel est avant tout un moyen pour la personne en autorite de decharger sa colere sur l'enfant. La Cour supreme a manque une bonne occasion d'etre un leader social en la matiere. Peut-etre d'ailleurs n'est-ce pas son role? Le changement des mentalites et des comportements nous revient a nous, les parents, les educateurs, dans nos maisons, dans nos relations quotidiennes avec les enfants.
Claudia Michon
Otterburn Park


Si j'ai bien compris le jugement de la cour suprême sur le châtiment corporel envers les enfants la situation serait la suivante : 
de 0 à 2 ans, on ne frappe pas les enfants, ça sert à rien y comprennent pas! 
de 2 à 10 ans, on peu frapper en espérant que l'enfant comprenne que c'est pour son bien! 
10 à 12 ans, on ne prend pas de chance parce que l'enfant est peut-être un ados mais de toute façon, c'est une zone grise! 
13 ans et plus, pas touche, c'est un ados et le châtiment corporel peut le rendre violent. S'il l'est est-ce qu'on a trop ou pas assez frappé ?  
Autrement dit si l'enfant survit, aux douze premières années de sa vie, n'a développé aucune forme d'agression envers l'école ou ses parents, il devrait tout comprendre simplement par raisonnement. 
Les juges n'ont pas connu des ados difficiles qui auraient besoin de se faire asseoir à l'occasion... 
Il me semble qu'il y a une marge entre la "strap" d'antan et prendre un grand ou même une grande ados par le bras pour le faire asseoir. 
La cour et la société ne table pas beaucoup pour le bon jugement de la majorité des enseignants et des parents.
Françoise LeBel
Montréal


Bonjour M. de Maisonneuve, 
 
Le jugement de la Cour suprême n'est que le reflet de l'état de la situation des parents et éducateurs québécois. 
 
Le vrai débat devrait porter sur la façon de donner les moyens et techniques au parents et éducateurs de faire autrement... et ce n'est pas une loi qui fera cela. Pour ma part, en tant que parent, j'ai eu la chance de recevoir une formation utile pour améliorer mes interventions auprès de mon enfant avec un simple cours de Parents efficaces. Le support individuel pour les enfants ayant de plus grands besoins devrait être également disponible aux parents. Quelque soit le cours ou l'approche, nous devons passer d'une société où le modèle inspirant les parents d'aujourd'hui date de leur enfance... pas étonnant que nous retombions dans les même 'patterns'. 
 
Alors, le vrai débat est sur les moyens à prendre pour effectuer un changement... a-t-on la volonté sociale de changer les choses? À l'ère de la concentration de la richesse? Je n'en suis pas certaine! 

Hélène Lahaie
St-Bruno


Je suis très inquiet par la direction prise par la Cour Suprême. En effet, la correction physique peut avoir un sens large et c'est dans ce sens large que les abus peuvent survenir. 
 
Ainsi, deviendra-t-il acceptable de saisir un enfant par le bras et de le sortir brutalement de sa classe pour lui montrer que lorsqu'on lui demande quelque chose, il doit obéir? Et si l'enfant se cogne sur le cadre de porte lors de cette intervention, qu'il perde conscience ou se blesse sévèrement, on pourra se réclamer du droit à la correction pour excuser un erreur de jugement? 
 
A mon avis, les lois doivent être suffisament précise pour baliser les comportements inacceptable. Or, la Cour Suprême vient ici de refuser de le faire. 
 
D'autre part, la vertue éducative d'une intervention physique est encore à démontrer. Mon expérience me montre plutôt que la violence appèle la violence et que les enfants malmené par les adultes ont hâte de devenir des adultes eux-même pour avoir enfin le droit de malmener quelqu'un : une femme, leur femme, leurs enfants, leurs employés, un passant dans la rue...
Robert Pelletier, psychologue scolaire
Sherbrooke


Je suis contre ce jugement. Je considère qu'il est rétrograde. Il cautionne le fait que l'on peut régler ses différends ou ses conflits par la force physique ou la violence. La fessée peut être un moyen de coercition « rapide et relativement efficace » mais elle impose une autorité basée sur la peur plutôt que sur le respect. D'autres alternatives m'apparaissent préférables, malgré le fait, qu'elles demandent plus d'énergie ou de ressources des parents ou tuteurs.
Yves Bergeron
Montréal


Je suis déçue du jugement de la cour suprême surtout à cause du message qu'il véhicule. Je crois que ce jugement perpétue une notion très paternaliste de l'éducation.  
Toute agression a sa part de violence, et par conséquent, n'a pas sa place dans l'éducation. Frapper un enfant, c'est un abus de pouvoir du fort sur le faible. Ce n'est sûrement pas en frappant un enfant qu'on lui enseigne à résoudre les conflits autrement qu'en frappant. Comment peut-on prétendre pouvoir frapper un enfant entre les âges de 2 et 12 ans alors que c'est à cet âge que s'établit le shéma de comportement. Ne serait-il pas plus opportun que l'on fasse la promotion de moyens d'établir de saines relations humaines? Cela n'est pas du ressort de la cour suprême.
Louise St-Pierre
Verdun


Bonjour monsieur Maisonneuve, 
 
J'aimerais d'abord dire que je suis en faveur du jugement de la Cour Suprême. Non pas que je sois en faveur de la correction, mais pour éviter un certains chaos social. Pour moi le véritable problème est un problème de culture, culture de la punition comme moyen éducatif. La pauvreté des moyens qu'on nous enseigne et qu'on utilise en société laisse souvent peu d'alternatives à un parent ou à un enseignant pour intervenir : il ne connaît que la punition pour gérer une situation où les comportements sont innapropriés. 
 
Le but de toute punition est d'arrêter un comportement, d'inhiber un comportement. Si mon enfant se met un doigt dans le nez, je lui donne une tape pour qu'il ne recommence pas. Si je fais de la vitesse, j'obtiens une contravantion pour que je n'en refasse plus.  
 
De l'autre côté, ce qui nous fait faire un comportement c'est ce qu'on appel un renforcement. C'est-à-dire qu'on renforce les chance que le comportement se répète. Tout ce qui, associé à un comportement, diminue les chance que ce comportement s'inhibe est une punition ; tout ce qui, associé à un comportement, augmente les chances que ce comportement se répète est appelé un renforcement. 
 
Le problème c'est que tant qu'un comportement est renforcé ou à des chances d'être renforcé, le comportement va persister, malgré les punitions (sauf quelques exceptions). Tant que mon enfant sera soulagé en se mettant un doigt dans le nez, il va recommencer - il va simplement tenter d'éviter la punition c'est-à-dire attendre que je ne sois pas là, par exeple. Je vais continuer à faire de la vitesse mais je vais surveiller s'il y a de la police. Tant que j'obtiendrai du plaisir à conduire vite (ou n'importe quelle motivation que peut m'apporter le fait de conduire vite) les punitions n'y feront rien. Les routes du Québec sont là pour le démontrer! 
 
On n'apprend pas par la punition. Ce qui nous fait cesser un comportement c'est qu'il ne soit pas renforcé, récompensé. Introduire les punitions quand un comportement à des chances d'être renforcé nous amène à chercher l'évitement des punitions. Les punitions sont très peu efficaces comme moyen éducatif. Les joueurs compulsif sont un exemple saisissant : l'espoir de gagner quelque chose (renforcement variable) sera plus fort que les punitions que le comportement de jouer apporte (chicane familial, perte de sa maison, etc). 
 
Tant qu'on valorisera la punition comme moyen éducatif, le problème restera entier. Les moyens alternatifs existent et sont connu, mais non valorisés par notre culture.
Patrice Robert
Laval


J'ai trois enfants et je ne préviligie pas le châtiment, mais bien la discussion. Toutefois, j'aimerais bien connaître un seul parent qui n'a jamais eu recours à une petite réprimande qui se voulait saisissante pour ramener l'enfant, en crise, à la réalité. La sphère émotionnelle des enfants n'est pas à maturité à cet âge et évolue dans le temps.  
 
Dans certaines situations, pour la sécurité de l'enfant, le parent réagit rapidement et instinctivement. Peut-on blâmer le parent de ne pas avoir eu le temps d'analyser les possibilités d'interventions ? Et pour certains parents, peut-on leur reprocher de ne pas avoir eu les outils en main, s'ils ne les ont jamais appris ?  
 
En 2004, il est davantage prioritaire d'investir sur des programmes traitant des habilités parentales (acesssibles à tous les parents) plutôt que légitimer et encourager les programmes familiaux actuels (services de garde à 7 dollars). 
 
Deux parents qui travaillent à temps plein, des enfants 40 heures semaine en milieu de garde, une société axée sur la consommation, sont des éléments favorisant, j'en suis certaine, le stress parental et le manque de patience... 
 
Pour ma part, pour avoir expérimenté les deux parents travaillant temps plein, je suis très heureuse d'avoir réagi rapidement en arrêtant de travailler pour éduquer et établir une relation harmonieuse avec mes enfants.  
 
Être parent est une grande responsabilité dans la société, car ce sont les adultes de demain. Je suis continuellement en choc culturel quand je regarde ma propre société qui privilégie l'économie, la consommation et l'invidualisme au détriment de l'équilibre socio-affectif des enfants de notre société.  
 
J'ai 29 ans, il me reste 36 ans pour gagner des sous et m'épanouir professionnellement. Pourquoi courir et priver mes enfants du plus important pour leur développement 0-6 ans : l'amour, la sécurité affective et l'estime de soi ? Il est faut de croire que les enfants 40 heures semaine, en garderie, recoivent adéquatement ces fondations si essentielles pour le développement d'un être humain équilibré.  
 
Alors, avant de légitimer, travavaillons donc à offrir des outils adéquats à tous les parents et faisons des choix intelligents. Responsabilisons-nous!
Nathalie Gobeil
Richmond


Intéressant débat! Je suis mère de deux jeunes enfants moi-même et avoue avoir administré une fessée à l'occasion quand mes enfants se mettaient eux-mêmes en danger (les doigts dans la prise de courant, la fascination pour le fer à repasser allumé ou le four, traverser la rue sans regarder... Mais en dehors de ces siturations dangereuses pour eux-mêmes, je priviliégie le dialogue et la responsabilisation.  
En revanche, j'estime que les éducateurs de jeunes enfants ne devraient EN AUCUN CAS être autorisés à porter la main sur un enfant. J'ai connu des institutrices qui déculottaient des petits de 5 ans devant la classe et faisaient compter les fessées à tout le monde!!! À chaque récidive de l'enfant, un coup de plus que la dernière fois et tout le monde compte en coeur!!! Et d'autres qui mettent des baffes parcequ'un petit refuse de monter dans le bus ou autre fallacieux prétexte à défouler leurs propres frustrations. Si un enfant se montre impoli ou odieux devant un éducateur, applez de l'aide (le directeur, les parent, ou même la police si nécessaire), mais ne mettez pas vos grosses pattes sur des petits qui ne sont pas les vôtres. Et si ce sont les vôtres, uniquement en cas de danger. Pas parce que vous vous êtes levés du pied gauche. 
Si votre enfant de 2 à 12 ans est frondeur ou impossible, demandez-vous donc quelle part de responsabilité vous avez dans son comportement, et montrez un bon exemple. Il/elle le suivra. Établissez des règles claires (pas de snacks sur le canapé, on mange à table. Au lit à telle heure. Les devoirs d'abord, la télé après, etc.). Si vous vous montrez ferme dans vos résolutions et exigences de comportement, vous n'aurez pas besoin de recourir à la fessée pour vous faire respecter.
Laure Lemaine
Québec


hé bien La fessée....les parents bientôt seront trainés en cour par leur enfants s'ils essaient de leur inculqués des valeurs et de la bienscéance...Une fessé sur le derrière ne tue pas, mais remonte le cerveau à sa place initiale. Je ne suis pas pour fesser un enfant sur la tête ou dans le dos...mais une tite fessée sur les foufounes replace l'enfant et le saisis et le porte à réfléchir s'il ne veut rien entendre suite à trois avertissements...ont ne tappe pas pour rien sans les avertir avant..non..mais s'il ne comprend rien suite à trois avertissements, là une tite fessée est ce qui remonte le cerveau à sa place . Son orgueil s'en rescent et suite à sa colère d'enfant il réalise bien vite que le tout était pour son bien et le bien des autres aussi. L'Enfant Roi...et le parent esclave n'ont rien pour faire une société forte et disciplinée, vous savez il est bien plus difficile de dire *NON* que de toujours dire OUI, ont dit non pour le bien de l'enfant pour son éducation, pour ses valeurs, mais dire oui pour tout, c'est se fouttre de ses enfants, moins ils nous dérange mieux c'est...voilà la conduite de plusieurs parents et ça donne des jeunes désabusés et pourris à l'os. Un enfant aimé et *élevé* avec les valeurs d'amour et d'amitié ainsi que d'honnêteté et de droiture fait un adulte responsable et réfléchis qui n'agit pas sur un coup de tête mais qui réalise l'impact de ses gestes et de ses mots. En lui apprenant le respect des autres et des choses, ont fait un jeune qui va devenir lui même parent tout probablement un jour, et lui aussi aimera son enfant suffisamment pour s'en occuper et l'affranchir sur les véritables valeurs de vie et de partage. Laisser un enfant à lui même et tout lui permettre fait une bien drôle de société....je suis moi même mère de trois adultes maintenant et je constate que mes responsabilités allaient plus loin que le boire et le manger et la vestimentation...je suis contente de ce que j'ai accomplis...quelques bonnes petites fessées n'ont pas tué personne au contraire, ils savent où ils vont, ce qu'ils veulent, et ils désirent eux aussi avoir une famille à bâtir..non à bâcler..
louise lavoie
sherbrooke


Bonjour, 
 
avant de savoir comment reprendre un enfant lorsque son comportement ne nous semble pas adéquat, le recours au "châtiment corporel" est le chemin le plus court pour exprimer notre impuissance face à la situation. 
 
Mais il y a l'éducation dont les parents peuvent recourir lorsqu'ils ne savent plus quoi faire pour se faire comprendre de leurs enfants. L'éducation aux parents ça existe et c'est offert gratuitement par des intervenants en C.L.S.C.  
 
Les milieux de garde peuvent le faire également en conditionnant les parents par un dialogue simple et des explications. 
 
La fessée dans mon esprit c'est dépassé et complètement inutile.  
 
De grâce, allez chercher de l'aide, éduquez-vous parents austères. 

Marc Lacombe
Rouyn-Noranda


Que dit-on d'un enfant qui frappe un plus petit, un plus faible que lui? Qu'il ait 5-10-15 ou 17 ans, c'est un geste inacceptable que l'on considère lâche, abusif, violent, etc. et ce, peu importe les circonstances. On lui demande de s'excuser prestement. 
Un être humain adulte et sain d'esprit qui touche à un enfant d'une manière le moindrement violente devrait s'excuser et promettre de ne plus recommencer.  
Cela dit, je crois profondément qu'un enfant a besoin de connaître les limites à ne pas traverser. La fermeté peut s'exprimer sans violence, avec calme et dans la paix. Ça demande un peu plus de temps et d'attention, mais les résultats sont extraordinaires, croyez-moi!!
Julie Bergeron
Toronto


La seule raison pour avoir un article de lois sur le chatiment corporel est de pour pouvoir intervenir en cas d'abus. Pour definir l'abus nous n'avons que le gros bon sens. Bien sur que la fessée devait ne pas être utilisée pour éduquer un enfant. C'est un méthode qui a évolué avec le temps et la culture. C'est bien beau d'éviter la violence physique mais que fait-on de la violence verbale? Elle peut être tout aussi dommageable.
Jacque Moreau
St-Bruno


Dans mon enfance, j'ai bien eu quelques fessées de ma mère. Ces fessées étaient méritées et elles m'ont fait réfléchir. Aujourd'hui, je me souviens peu de ces moments de douleurs mais je n'oublirai jamais toutes les heures de tendresse, de compréhension et d'encouragement de mes parents. Attention, un enfant n'est pas un ange. Il peut-être très intelligent, MANIPULATEUR, menteur, dictateur et même méchant. Il a besoin d'être guidé par ses parents et par toutes personnes en autoritées. Je ne suis pas un spécialiste mais je vous parle de mon vécu d'enfant avec plein d'autres enfants. Aujourd'hui j'ai maintenant trois enfants adultes.Il y a trop de spécialistes partout qui ont tous étudiés dans le même livre et pas de vécus. Mes parents se servaient du gros bon sens, c'est simple mais efficace lorsqu'on aime un enfant. Pour les parents abuseurs ou toutes autres personnes adultes, le code criminel est là pour répondre aux besoins. Merci Messieurs les juges.
Alain Maréchal
Saint-Jean-sur-Richelieu


Bonjour ! 
 
Je suis peut-être en retard pour me prononcer au sujet de la fessée mais bon, ça va me faire du bien d'en parler.  
 
Je trouve innacceptable que la fessée soit permise... Jamais je n'ai levé la main sur un de mes enfants. Je compte bien continuer de cette façon, car j'ai la conviction profonde que mes enfants se dévélopperont mieux si je leur apprend, au quotidien, la valeur de la discussion, du compromis, de l'explication.  
 
Si, à l'inverse, j'utilisais le châtiment corporel pour "inculquer" ou "éduquer" (j'ai de la difficulté à concevoir qu'on puisse se servir de la fessée pour éduquer), le message envoyé à mon enfant est fort simple : Je détiens la vérité en tant que parent, j'ai donc le droit de porter la main sur toi (mais toi, tu ne dois en aucun cas me rendre la pareille !)J'ABUSE de mon autorité en te frappant... C'est scandaleux ! 
 
De plus, je trouve complètement aberrant que l'on établisse des paramètres à la fessée. Oui ! Fessons ! Mais que ce soit de manière raisonnable ! Juste assez fort ! Bravo ! On peut évaluer l'impact physique d'une "taloche", mais son impact psychologique ? Un peu plus difficile à mesurer celui-là. 
 
C'est étrange tout de même. Si, par exemple, mon conjoint use de la force avec moi, je le poursuis, je le quitte, j'appelle la police... Ou encore, si je me querelle avec une voisine et que j'explose en la gifflant, elle peut porter plainte ! Mais nos enfants, ah non ! Ils n'ont pas ces recours... Ils doivent endurer de se faire humilier et rabrouer de manière éhontée.  
 
D'autre part, même si les coups portés par les parents sont donnée avec une force "raisonnable" (j'ai rarement vu une giffle donnée avec douceur ou avec amour), qu'en est-il de la quantité ? Peut-on battre notre enfant une fois par jour ? Deux fois par mois ? Quand peut-on dire que le parent abuse de son autorité ? 
 
Rien ne me fera changer d'avis sur le sujet... On ne m'a peut-être pas assez battue dans ma jeunesse pour me faire comprendre le bien-fondé d'une bonne tape aux fesses ! Je crois m'être épanouie en tant qu'adulte grâce à des parents à l'écoute et respectueux qui, jamais, n'auraient utilisé ce moyen primitif de communication que représente la fessée.  
 

Stéphanie Gagnon
Jonquière


La fessée, 
Je trouve raisonnable le jugement de la Cour Suprême. Ce n’est pas que je crois en l’efficacité de la fessée et que je ne connais pas les dommages qu’elle peut entraîner dans certains cas. Ce que je crois, c’est que notre société canadienne est très diverse dans sa composition. Il y a des gens très sophistiqués et il y a le tiers monde canadien qui est un segment important de la population. Il n’y a qu’une loi pour tous. 
La plupart des gens ont tendance à élever leurs enfants comme ils ont été élevés. Mes parents étaient bien intentionnés et ils ont utilisé la punition corporelle bien au delà de ce qui paraîtrait raisonnable aux gens d’aujourd’hui. C’est probablement vrai de la plupart des gens de mon âge (61) et de la génération qui a suivi. 
Aurions-nous voulu que tous ces gens de bonne foi qui ont utilisé ou utilisent encore la fessée soient faits criminels par une loi ? Tant qu’à y être, on pourrait criminaliser l’ignorance et la maladie mentale et pourquoi pas la pauvreté ? 
Il faut offrir des ressources éducatives pour les jeunes parents et les faire connaître. Il faut parler de cela à l’école secondaire et dans les média. 
Physique ou non, la punition est peu efficace. Qui veut utiliser ce qui ne marche pas ? Seulement ceux qui ne savent pas mieux. Est-ce criminel ou immoral de ne pas savoir ? 
 
Daniel Beaudry  
Moncton 

Daniel Beaudry
Moncton


Si je comprend bien la situation je doit tolérer qu'un enseignant dit Éducateur spécialiser avec les enfants autiste serre le bras de ma fille au point de lui faire des marques. Est-ce l'exemple de violence que nous devons donner à nos enfants si sa marche pas tu serre ou tu frappe ?? Il y as quelque anné c'etait donner lui di Ritalin y bouge trop la c'est si tu m'écoute pas je vais de corriger??? Donc comme j'ai le droit d'enseigner je peut à mon tour corriger l'enseignent qui à fait cela à ma fille car comme le dit la loi de la fesser s'il ne comprend pas tu serre et tu frappe et la loi ne peut rien faire contre moi car en tant qu'enseignante j'ai le droit de le corriger car y'a pas compris (qui fallait pas qui serre les bras de ma fille). Dite moi dans qu'elle monde vivons nous?? Dire non à la violence et faire des campagnes publicitaires à coût de milliard mais dire oui à un prof qui peut faire violence ?? Le salaire qui est versé à un enseignant est-ce pour corriger ou pour enseigner ? Un autre débreillage pour donner une augmentation salariale parce qu’ils ont le droit de corriger!!! Selon moi les enseignants d'autrefois comprenais ce qu'etais un enfant et enseignais parce qu'il aimais cela maintenat ces payant enseigner oublion les valeurs, la patience et surtout ne nous rapellons pas que nous aussi nous avons été jeunes 

Cynthia Gagnon
Montréal


bonjour!jai 13 ans et je fais un debat a lécole sur le sujet de la fessée! (pour ou contre),C'est une question qui reviens beaucoup! Mais je trouve que personne devrais avoir le droit de frapper son enfants! Ce nest pas parce que je n'ais que 13 ans et que je suis en sec.1 que j'en sais pas la desus. je fais un debat et jai chercher pour défendre ma place(contre)je trouve absurde de frapper un enfants car c'est son exemple(ses parents,tuteur,éducatrice...) on parle d'une giffle,fessée tape,mais on sais tous qu"il y aura de l'abue!...
ariane breault
beloeil


La punition par un moyen physique n'est jamais appropriée en aucuns cas et c'est à cause de cette punition barbare que certains jeunes deviennent délinquants ou violents. Moi je dit donc à bat la punition physique surtout que les blessures psycologiques guérissent rarement. 

Marc Sirois
Lévis


 


La fessée toujours légale
 
[Écoutez l'extrait>>>]
 


 
Le jugement de la Cour suprême du Canada
 
Pour ou contre la fessée?
Dossier de l'émission Enjeux

 
Centre d'excellence pour la protection et le bien-être des enfants
 
Protection des droits de la jeunesse
Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse

 
La population enseignante applaudit à la décision de la Cour suprême
Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants



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