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La «Paix des braves» ébranlée |
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Dans une entrevue exclusive accordée à Radio-Canada, le nouveau chef des Cris du Québec, Matthew Mukash, a remis en question la construction d'un mégabarrage sur la rivière Rupert, prévue dans la « Paix des braves » signée avec Québec en 2002. L'aménagement du nouveau complexe hydroélectrique implique le détournement de la rivière Rupert vers le nord. Matthew Mukash, qui s'était à l'époque vigoureusement opposé à la signature de l'entente, déplore le fait que le courant de la Rupert soit réduit de 90 %. Le chef des Cris se dit déterminé à sauver la rivière d'ici la fin de son mandat, en 2009. Matthew Mukash, qui a été élu la semaine dernière, désire éviter la confrontation avec les autorités québécoises et le recours aux tribunaux. Il entend plutôt convaincre le gouvernement et Hydro-Québec de se tourner vers l'énergie éolienne. Une entente historique La « Paix des braves » a été signée en 2001 par le premier ministre de l'époque, Bernard Landry, et l'ex-grand chef des Cris, Ted Moses. L'entente porte sur le développement des ressources du Nord québécois. Elle prévoit que les communautés cries soient associées à l'aménagement du complexe Eastmain-Rupert, mais porte aussi sur une variété d'aspects du développement du Nord, comme l'établissement d'un régime forestier adapté et la gestion de la faune locale. En vertu de cette entente, Québec doit verser aux Cris 4,5 milliards de dollars au cours des 50 prochaines années. En retour, les Cris se sont engagés à abandonner toute poursuite contre le gouvernement du Québec. Pierre Maisonneuve fait le point avec John-Paul Murdock, secrétaire général du grand conseil des Cris. |
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Rappelons que le "grand chef" Matthew Mukash a été élu avec 3236 voix. C'est moins qu'un conseiller municipal à Sherbrooke! Rappelons aussi que lors du référendum tenu en 1995, référendum qui a donné 90% en faveur du Canada, seuls les Cris avaient le droit de vote! Les milliers Blancs qui vivent dans la région et qui l'ont développé économiquement n'avaient pas le droit de vote. C'est-tu ça un droit de vote ethnique???
Jacques Noel
québec
Le chef Matthew Mukash n’a pas renié en bloc le pacte de la paix des braves. Mais en refusant que la Rupert soit détournée, il se range du coté des écologistes et repousse aux calendes grecques la construction du barrage anticipé. Cela risque de remettre en question les autres points discutés et signés, spécialement sur la forêt. Cependant, gageons que l’alléchante carotte de 4,5 milliards de dollars intégrée à l’entente, le forcera à adoucir sa position.
Georges LeSueur
St-Ambroise
Pourquoi le PQ s'est-il tant "péter les bretelles" suite à la signature de "La Paix des braves" (Ce nom me fait rire). On sait très bien que lorsqu'un nouveau chef amérindien est élu, il peut remetre en question les ententes signées par ses prédécesseurs.
Michel Alain
Lac-Beauport
La paix des braves. Beaucoup de tapage pour rien,quand va venir le temps de prendre les grandes décisions, les vraies, c est a New York qu elles vont se prendre,comme tout le reste. Le premier ministre , le grand chef ou le traité , ca n a aucune importance. Bonne journée jacques langlois
Laval
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