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Une réforme de la réforme? |
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La semaine prochaine, les étudiants retournent à l'école, et avec eux, les enseignants. Mais dans quel état d'esprit cette rentrée va-t-elle se faire, compte tenu des critiques dirigées vers la réforme scolaire qui arrive maintenant au secondaire? À quelques jours de la rentrée, le ministre de l'Éducation Jean-Marc Fournier réclame un grand virage. Il estime qu'une révision de certains aspects de la réforme est nécessaire afin de la sauver. Histoire aussi de calmer les parents et les enseignants déçus des résultats des étudiants. Le rapport préliminaire est accablant : les résultats des élèves de sixième année en français ont passé du 5e au 14e rang entre 2000 et 2005. Aux examens internationaux de mathématiques et de sciences, les résultats ont chuté du 9e au 19e rang de 1995 à 2003. De l'autre côté, selon un sondage réalisé auprès de 2000 enseignants du primaire, pas moins de 68 % d'entre eux jugent que les élèves en difficulté ne sont pas mieux « préparés à répondre aux exigences de la vie d'aujourd'hui ». Le ministre ne remet toutefois par en question la réforme et ne compte pas la suspendre, comme le réclament certains enseignants. Mais dans les faits, peut-on réformer la réforme? |
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La réforme était ridicule. On doit valoriser l'excellence et non la médiocrité. Richard Beaulieu
Montréal
Les directions des écoles publiques n'ont à peu près pas la possibilité de choisir le personnel enseignant de leurs écoles. Les enseignants choisissent leurs propres affectations en fonction de critères qui leur sont tout à fait personnels et les directions d'écoles n'ont rien à y dire. La compétence de l'enseignant, la compatibilité de son profil avec celui de la clientèle d'une école donnée et celui de l'équipe enseignante déjà en place, ne sont pas tenues en compte au moment de son affectation. Dans les procédures officielles de dotation, d'affectation des enseignants aux postes disponibles dans les écoles publiques québécoises, aucune entrevue de sélection n'est prévue, aucun comité de sélection décisionnel ne peut être mis en place par les directions d'écoles. Il y a peut-être des raisons intrinsèques à la réforme elle-même pour expliquer la situation. Je suis persuadé que des raisons structurelles expliquent aussi et amplifient la résistance au changement dans le monde scolaire québéco André Labelle
Laval
Méchante bande de pelleteux de nuage. La réforme qui s'impose consiste à diminué au moins de moitié la grosseur des classes. Et d'autre part, il y a des parents qui ne font pas leur part; Pas plus tard que hier soir vers 21h00, il y avait quatre adolescentes de 15 ans (environ) qui buvait de la bière dans le métro bus de québec. C'était beau de les entendre sacrer... Francis Therrien
Quebec
Nous aurons beau faire toutes les réformes que nous voulons, la situation va continuer à s'aggraver. Être intelligent et cultivé ne sont plus des qualités recherchées par les jeunes car ce ne sont plus des valeurs véhiculés par les médias qui les rejoint. Être beau physiquement, être cool, avoir de l'argent en faisant le moins d'efforts possible... n'est-ce pas là le rêve du type télé-réalité? De plus, plusieurs jeunes savent qu'on a pas besoin d'avoir de très bon résultats et d'être cultivé pour avoir un emploi convenable. Les techniques au cégep sont là pour ça (et tant mieux dans un sens)! Certes, la réforme est un échec. Mais la culture de la médiocrité par la superficialité est probablement la cause principale de la contre-performance de nos jeunes à l'école. Gabriel Latraverse
Montreal
Je voudrais en rire mais je ne peux pas. Les élèves du Québec régressent en mathématique, en français et en sciences tant au niveau des examens provinciaux qu’internationaux et le ministre Fournier a le culot de qualifier ce fait comme un accident de parcours… Le ministre ferait bien mieux de prendre cet état de fait au sérieux, car s’il ne permet pas aux enseignants d’enseigner avec rigueur plutôt que d’être de gentils organisateurs, les résultats seront pires dans 5 ans. Quant aux 32% des enseignants qui se disent mal à l’aise ou très mal à l’aise avec « l’échelle des niveaux de compétence » pour évaluer un élève; j’invite un journaliste à essayer, ne serait-ce qu’en français écrit, à comprendre cette échelle; le ministre s’apercevra que 32%, c’est excellent compte tenu du langage flou et ridicule de cette échelle. Monsieur le ministre, donnez les examens en équipe de quatre, les élèves réussiront peut-être, car seuls, ils n’y sont plus habitués.
Jean-François Pignon
Montréal
Les changements d'aujourd'hui, ceux d'hier, de demain... Plus on brasse la soupe et plus elle est indigeste. À l'heure où l'on confond éducation et instruction, ne soyons pas surpris que les anciens avec leur cours classique écrivent sans fautes et s'expriment plus facilement que les jeunes générations, universitaires inclus.
Georges LeSueur
St-Ambroise
comment peut-on parler des résultats de la réforme alors que celle-ci fut très peu appliquée dans les écoles. Les enseignants du primaire ont été pris en otage par leur syndicat formé en majorité d'enseignants du secondaire qui eux ont peur du changement. Tant que les syndicats n'accepteront pas de travailler en collaboration avec le ministère aucune réforme ne passera. En fait, la principale réforme en éducation serait une réforme de mentalité : mettre l'intérêt du jeune au coeur des débats et cesser les guerres de pouvoir. directrice à la retraite et conseillère pédagogique chargée de formation pour la réforme dans sa com.scol diane germain
cap-santé
WoW! La réforme n'a pas tous les torts.. Avez-vous essayer de faire l'examen de fin d'année de juin dernier en 6e ? Nous étions décourager avant de donner l'examen pour eux. On leur en demande beaucoup (large évantail du programme et des objectifs). Pour ceux qui ont des difficultés, l'examen était beaucoup trop compliqué. J'aimerais que l'on passe un examen d'avant réforme à nos étudiants pour vraiment comparer.
Clément Drolet
ST-Nicolas
Je suis très satisfait que le Ministre ait décidé de poursuivre la Réforme, avec des ajustements qui s'imposent, ce que peu de personnes contestent. Cependant deux problèmes vont subsister : 1- le manque de formation des enseignants sur l'application intelligente de la Réforme. Il faut investir et certaines Commissions scolaires l'ont bien compris. 2- le bloquage systématique syndical, au plan collectif mais aussi individuel. Si l'application est sabotée à la base, les résultats ne suivent pas et il est facile de prétendre ensuite que ça ne fonctionne pas. Comme conjoint d'une enseignante au primaire et donc en contact avec d'autres enseignants, c'est un constat malheureux de mauvaise foi de la part de certaines instances et personnes. Il est toujours difficile de changer les vieilles habitudes et cette résistance (parents, syndicats, enseignants...) n'a rien de vraiment surprenant. Dommage
Jean Desbiens
Québec
Bonjour, Ce qui est navrant dans tout cette histiure c'est l'aveuglement envers les aberrations des songe-creux du MEQ qui imposent tout ce qui est à la mode sans tenir compte des opinions émises régulièremenr sur l'inanité de cette prétendue réforme. Que ce soit depuis la formule toute faite "L'apprentissage est un changement de comportement" jusqu'à la directive du MEQ des années 80 pour les Sciences; "Il faut et il suffit que l'élève le dise DANS SES MOTS" pour obtenir la note de "A", en passant par la prétendue "pédagogie du succès", il est incontestable que nous avons été nombreux dans les universités à protester contre les démarches dictatoriales des apprentis sorciers du MEQ. Et malheureusement sans effet, politique oblige puisque ce n'est que maintenant qu l'on constate enfin cet invraisemblable gaspillage de temps de talent et d'argent, qui était non seulement prévisible, mais prévu depuis la tenue des États généraux et les discours de ses chantres! jean lengellé
Embrun Ontario
Bonjour, J'ai trois enfants de 22, 20 et 17 ans et lorsqu'on essaie de discuter de grammaire nous ne nous comprenons pas, c'est comme une tour de babel car nous avons 4 termes pour la même chose. Les enfants qui ont de la difficulté ne peuvent pas vraiment suivre. Il semble y avoir eu plusieurs petites réformes. Je pense qu'il faudrait trouver une façon d'enseigner sans toujours niveler par le bas et ne pas changer les méthode d'enseignement à tous les deux ou trois ans. Ce sont les enfants en bout de ligne qui écopent et qui ne savent rien. On en fait des consommateurs et non des citoyens. Maude Gagnon
Gatineau
Monsieur Maisonneuve, Demandons aux autorités concernées de penser par avoir des écoles avant de commencer à les réformer. C'est nettement absurde ce qui se passe dans la société québécoise. On se regarde le nombril et on se dit à tue tête que tout va bien, comme pour se convaincre. L'école est le reflet de la société actuelle : sans rigueur, sans discipline, sans respect, sans valeur... Léonie Saint-Louis
Montréal
la réforme est bien en soi; la réforme , c'est une façon d'enseigner que de nombreux profs utilisent en tout ou en partie depuis longtemps. Ce qu'il manque et ce que le gouvernement se refuse à ajouter , ce sont les ressouces HUMAINES nécessaires au suivi des élèves en difficultés d'apprentissage. Ma conjointe est dans l'enseignement depuis 25 ans et elle sait de quoi elle parle. Il ne faut pas oublier que l'école ne doit pas «bourrer» le crane de nos enfants mais leur apprendre le fran¸ais , les mathématique et autres matières ainsi qu'à vivre en société, de là les compétences transversales. L'enfant doit être comparé à lui -même; la réforme doit être poursuivie et les ressorces doivent être rajoutées afin d'aider les plus faibles. Jean Marceau Saguenay
Jean Marceau
Saguenay
Je suis d'accord avec la majorité des commentaires écrits dans cette page. La médiocrité et le laxisme sont considérés comme "cool" et encouragés par une certaine catégorie de jeunes, rebelles et indisciplinés. Pourtant, les professeurs qui ont enseigné à ma fille de 13 ans entre la première année et le secondaire avaient, pour la plupart, toute la compétence nécessaire pour faire du bon travail. L'attitude arrogante et irrespectueuse des enfants-rois de la classe grugeait à la longue la bonne volonté de ces enseignants dévoués et plusieurs ont baissé les bras dans ce climat de conflit perpétuel. Le problème des parents surchargés de travail qui abandonnent leurs enfants avec une clé dans le cou est à l'origine de tout ce délabrement et toutes les réformes n'y changeront rien. La cellule familiale a été abandonnée au profit de la performance et de la surconsommation, ce n'est plus "cool" d'avoir des enfants et de fonder une famille.
Gontran Drouin
Beauport
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