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Le 27 septembre 2007

L'échec de la contraception

« La contraception mise en échec au Québec. Pourquoi? » L'Actualité médicale de septembre consacre tout un dossier sur le sujet.  
 
On y apprend notamment que 30 000 femmes se sont fait avorter l'an dernier, et que la moitié des 82 000 grossesses menées à terme n'était pas planifiée. De telles statistiques sont étonnantes dans une société où les moyens de contraception semblent à prime abord accessibles et variés.  
 
Des médecins tentent d'expliquer ce phénomène dans le dossier de L'Actualité médicale. On avance notamment que bien des femmes boudent la pilule contraceptive, parce qu'elles croient qu'elle donne le cancer ou parce qu'elles craignent les effets secondaires. La difficulté d'accès à la contraception est aussi un problème majeur, dit-on dans l'article. 
 
Pourquoi tant d'avortements, malgré l'accès aux méthodes contraceptives? 
 
Les invitées de Pierre Maisonneuve  : la Dre Edith Guilbert, médecin-conseil, développement et des individus et des communautés, à l'Institut national de santé publique du Québec, la Dre Francine Léger, médecin de famille et chargée de l'enseignement clinique au Département de médecine familiale de l'Université de Montréal, et Candie Carrier, sexologue et membre du conseil d'administration de Grossesse-Secours.



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Bonjour.! 
 
30,000 avortement en 2006. 
 
La dénatalité versus le renouvellement de la population tout semble incompréhensible. 
 
Comment ne pas s'interroger sur cette hétacombe.C'est comme si on minimisait 
l'impact de cette pratique en regard de la société de demain. 
 
Et j'ajouterais..alors pourquoi se plaindre que l'immigration soit la solution.???
Suzie Lévesque
Château.Richer (Québec)


« Fais preuve de gentillesse envers ceux que tu rencontres, leur combat est peut-être plus dur que le tiens.» ( Platon) 
 
Évitons de juger les femmes qui ont décidé d'avoir recours à l'avortement. Nous ne connaissons pas leur combat. Mais nous pouvons remarquer des faits observés dans notre société. Il y a eu une forte et rapide émancipation particulièrement des femmes depuis environs une cinquantaine d'années. Les mères de celles qui ont recours aujourd'hui à l'avortement, ou leurs grands-mères, ont subit le joug de la société et des curés. Combien de grossesses non désirées ont-elles vécues ? Vivons-nous aujouird'hui un retour du balancier ? De plus, la quasi absence d'enseignement moral dans les classes dans les dernières décinies, a peut-être privé de nombreux jeunes adultes d'une réflexion sur la valeur de la vie et de la responsabilité humaine. Voilà peut-être des pistes à explorer, tout comme les facteurs économiques, pour mieux comprendre le phénomène du nombre très élevé d'avortement au Québec.
André Labelle
Laval


Les vieilles barbes mariés en communauté de bien depuis quarante ans, ne représentent plus la norme. Ceux-là ont épousé le sexe cpmplémentaire avec l'intention de fonder une famille et d'avoir des enfants.  
Les nouveaux couples ne se marient guère. Ils gardent souvent une autonomie financière.  
L'enfant, comme le mariage est inscrit dans nos lois. Il représente un engagement plus complet ne permettant plus un retour à la sacro-sainte liberté.
Georges LeSueur
St-Ambroise de Chicoutimi


Cher monsieur Maisonneuve, 
 
Cette affaire du nombre exceptionnel des avortements (de ceux qui sont connus) au Québec, est un des phénomènes les plus significatifs de notre dérive culturelle et morale. Selon moi, elle trouve sa principale racine dans les faiblesses dramatiques de notre système d'éducation parentale et public. Ceux et celles qui, devant la Commission Bouchard Taylor, mettent en évidence la peur de de notre déclin et qui manifestent ainsi leur insécurité face à la présence des autres cultures manifestent plus ou moins consciemment le même sentiment d'impuissance. Cette réalité est à mettre au compte du bilan historique à faire d'un révolution qui n'a pas été que tranquille. Il faudra bien du courage pour réaliser ce travail. Bonne émission.
Claude Poulin
Sillery


Lier le taux d'avortement à l'échec de la contraception c'est occulter tous ces avortements qui ont lieu à la suite du dépistage d'une anomalie comme la trisomie 21.  
Questionner uniquement les décisions et actions des femmes c'est oublier, encore une fois, que les hommes participent aussi à la conception. Combien d'avortements ont lieu sous les pressions d'un homme qui ne se sent pas prêt à prendre ses responsabilités? 
Et si la banalisation de l'avortement contribuait à l'augmentation des avortements?
Isabelle Martin
Montréal


De mon point de vue, c'est un génocide comme celui du Rwanda, mais avant la naissance. Les causes sont toujours les mêmes, la misère. Ici, c'est plutôt le manque de temps et d'argent dû à la précarité des emplois qui est en cause plutôt qu'une guerre civile, mais les résultats au point de vue démographique se ressemblent. On ne peut pas avoir à la fois le beurre et l'argent du beurre, malheureusement.
Jean-Victor Côté
Saint-Bruno-de-Montarville


Je fais partie du 25 % de la population qui n'a pas de médecin de famille. Dans quelque temps, j'aurai 25 ans et je n'aurrai plus accès au service jeunesse des CLSC, qui me permet de rencontrer un médecin et de me faire prescrire la pilule contraceptive. Ainsi, je devrai attendre au moins un an avant de rencontrer un médecin! L'accès aux méthodes contraceptives hormonales est tout sauf facile.
Mélanie Villeneuve
Saint-hyacinthe


Bonjour, 
 
J'ai manqué le début du débat, donc il se peut que mes commentaires aient déjà été adressés... 
 
Au sujet de la pillule contraceptive  : Dans la grande majorité des cas, celle-ci n'est pas couverte par l'assurance de la RAMQ. Cela est carrément déplorable, surtout qu'elle peut coûter chère (près de 30$ par mois), particulièrement pour les jeunes filles avec peu de moyens. Il est ridicule que le gouvernement ne paient pas pour cela... 
 
Aussi, pourquoi ne pas offrir des condoms gratuitement à la pharmacie? Ça insiterait peut-être certains jeunes à s'en procurer. 
 
Merci de prendre le temps de lire ces quelques lignes.
Geneviève Brault
Montréal


je suis d'accord avec votre auditeur m. simard. c'est vrai que nous oublions la nature de l'être humain. 
l'être humain est biologiquement programmé pour se reproduire. heureusement, la contraception nous permet d'avoir un certain contrôle sur la chose, à condition de l'utiliser bien sûr correctement! mais on doit avec la maturité de reconnaître qu'une grossesse est une chose possible lorsqu'on a une vie sexuelle active. dans ce cas, on ne devrait pas s'en étonner, mais plutôt savoir accepter un dérangement dans nos vies planifiées au quart de tour. un enfant, c'est toujours une bonne nouvelle, même lorsqu'il n'est pas planifié. c'est la vie qui se manifeste, ne la fuyons pas.
Émilie Leblanc
Val-d'Or


Quelques informations supplémentaires  : 
En Russie  : le taux d'avortement est passé de 100/1000 femmes en 1988 à 40/1000 grâce à l'introduction des moyens modernes de contraception. Avant 1988, les femmes avaient souvent plus de 10 avortements à vie. 
En Belgique et aux Pays-Bas  : le taux d'avortement est très faible, en bas de 10/1000. Ceci est très lié à l'accessibilité de la contraception et à l'éducation à la sexualité dès la première année du primaire dans ces pays.  
Contraception hormonale et cancer du sein  : quelques études ont rapporté une association (études souvent très contestables sur le plan scientifique). La Collaborative Study regroupant toutes les études disponibles ne montre pas de lien.
Édith Guilbert
Québec


C'est dommage mais le débat n'est pas au niveau de la contraception mais bien au niveau de l'éducation sur ce qu'est être une être humain avec la RESPONSABILITÉ des relations sexuelles. Nous devons changer ce débat pour en faire un débat de responsabilité non pas de contraception mais bien sur la responsabilité et les conséquences d,avoir des relations sexuelles. Nous cherchons à trouver des façons sécuritaires d'avoir des relations sexuelles mais ne prennont pas de temps pour éduquer les jeunes et moins jeunes sur ce que représente avoir des relations sexuelles et les possibilités que cela engendre. 
 
30 000 avortements! C'est d'une tristesse incroyable.
Mathieu Landry
St-Hilaire


La contraception peut aussi échouer. Je suis tombée enceinte 3 fois avec la pillule car je ne pu plus l'avaler ni la retrouver sous le lit ou elle avait roulée. Je me concoctai une pillule "du lentdemain" en multipliant la dose mais après avoir recourru quelques fois à ce moyen, de peur des effets sur ma santé, j,abadonnai. Le 2e avortement, je le fis sous la menace que mon mari m'abandonne alors que j'étais seule en pays étranger. Nous eumes 3 enfants et en sommes très heureux. Pourtant a chaque grossesse, ma femme-médecin m'aurait permis de régler la chose avec un avortement si facilement Mais jamais elle ne m'a offert d'aide. Et encore aujourd'hui, chaque fois que j'ai des relations et que je suis persuadée d'être hors période de fertilité, je me trompe tout à fait... quant un enfant veut arriver...Aidez les femmes qui veulent des enfants, Le Québec ne sera plus en voie de disparition. Notre société peut-elle accomoder les parents qui veulent des enfants???
Anne Bédard
Québec


 


Pourquoi tant d'avortements, malgré l'accès aux méthodes contraceptives?
 
[Écoutez l'extrait>>>]
 


 
Consensus canadien sur la contraception
Société des obstétriciens et gynécologues du Canada - 2004 (document PDF en trois parties)

 
La pilule ou la victoire des femmes
Dossier des Archives de Radio-Canada



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