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Le 26 avril 2007

L'Expo 67, il y a 40 ans

Le pavillon de l'URSS à Expo 67
Il y a 40 ans, nous étions à la veille de l'ouverture officielle de l'Exposition universelle de Montréal. Le 28 avril 1967, les premiers visiteurs foulaient le sol d'Expo 67.  
 
Ce fut le début d'une grande fête, d'avril à octobre. Une période euphorique, où Montréal s'est ouverte au monde entier, en accueillant plus de 50 millions de visiteurs. Une découverte réciproque des Québécois et des étrangers. Une réussite grandiose, avec 60 pays participants. 
 
En arrière-plan de cette grande fête, le débat politique Québec-Canada, poussé à l'avant-scène par l'historique cri du général de Gaulle : « Vive le Québec libre! » 
 
Les plus vieux d'entre nous ont visité l'Expo 67. Aux plus jeunes, on a raconté cet événement qui a marqué la mémoire collective. 
 
Quels souvenirs gardez-vous de l'Expo 67 ou, pour les plus jeunes, comment vous l'a-t-on raconté? 
 
Pierre Maisonneuve s'entretient avec Yves Jasmin, directeur des relations publiques, de l'information et de la publicité pour Expo 67 et auteur du livre La petite histoire d'Expo 67, publié chez Québec Amérique, avec Monique Simard, hôtesse au pavillon de la jeunesse à Expo 67 et productrice aux Productions Virage, et avec Pierre de Bellefeuille, directeur des exposants d'Expo 67 et ancien ministre péquiste des Affaires culturelles.



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En 1967 j'étais très jeune et j'ai visité l'Expo pendant quatre jours avec mes parents et deux de mes soeurs. J'ai en gardé de très excellents souvenirs. J'ai vu le Shah d'Iran à 3m de moi et j'ai été fort impressionné. Expo 67 c'était presque surhumain, en qualité et quantité. La grandeur était technique mais aussi politique -- pouvez vous imaginer Harper/Charest/Tremblay concevoir un tel projet ? Immédiatement après Expo 67, Montréal se voyait octroyer -- pas une coïncidence -- les Jeux olympiques et la franchise de baseball des Expos. 
 
Nous sommes à la fin des années 60, Montréal est la métropole du Canada et est à son apogée. Les anglophones britanniques de Montréal forment l'élite, une élite de 1ère classe, pas toujours « fair » envers les Canadiens français mais tout de même de bons cousins. Hélas! avec les événements d'octobre 70 la roue tourne. Les anglophones de Montréal amorcent leur migration vers Toronto et emportent avec eux les grands sièges sociaux. 
 
Montréal décline.
Serge Savard
Montréal


J'avais quatre ans à l'époque et malgré mon jeune âge, l'Expo 67 m'a marqué. 
 
C'était la première fois où mes parents nous ont abandonné, moi et ma soeur, en quittant l'Abitibi pour plusieurs jours avec les trois plus vieux de la famille. Qu'ils acceptent de nous laisser chez une tante peu connue pour s'adonner à ce voyage culturel (ce n'était pas leur genre) il aura fallu que ce soit pour un événement grandiose, sans pareil. 
 
Moi je les ai attendu sur le bord du chemin une semaine durant.
Richard Grenier
Montréal


Pour une mélomane comme moi, le Festival mondial d'Expo 67 laisse le souvenir d'une manifestation grandiose dont la répétition me semble bloquée pour jamais. L'époque marquait le dernier droit d'une période d'expansion économique d'après guerre, qu'un économiste français a qualifiée de Trente Glorieuses, et c'est ce cadre qui a grandement facilité cette grand-messe réussie à plusieurs points de vue. 
 
Importer cinq troupes d'opéra européennes majeures, des compagnies de ballet prestigieuses, les grands chefs d'orchestre de la période; voir des productions de metteurs en scène significatifs comme Franco Zeffirelli, Ingmar Bergman, Luchino Visconti, Giorgio Strehler, Wieland Wagner et j'en passe, tout cela est à oublier. Malheureusement.
Mireille Barrière
Montréal


1967. L'expo, la dette annoncée, le bouillonnement de l'idée indépendantiste, notre jeunesse en pleine effervescence, mes trois jeunes enfants, mes difficultés comme émigrant français, celles de l'adaptation en milieu de travail, en une phrase c'est tout ça l'expo 67.  
Mais c'était quand même le bon temps!
Georges LeSueur
St-Ambroise.


Bonjour, 
 
Nous avions 20 ans, ma compagne et moi arrivions par le métro. C'était notre première visite. Avec notre passe-port en main, nous franchimes les portes du métro et presque sans transition nous voilà au centre d'une architecture éblouissante, stupéfiante. Je n'ai jamais oublié cette extraordinaire et formidable impression de grandeur et de fierté. D'ailleurs je n'ai jamais, depuis cet instant, rien ressenti de tel. Ce fut une expérience et une époque formidable.
André Labelle
Laval


J'avais 11 ans. Ce fut à l'époque l'un des plus beau moment de ma courte vie. Il y avait tellement d'espoir dans l'air. Javais l'impression d'embrasser le monde entier. Je croyais que tout était possible. J'en garde un souvenir impérissable.
Denis Legault
Athelstaan


L'expo des souvenirs qui me serrent le coeur. C'était beau. Les longues files d'attente du pavillon Bell. L'écran circulaire, j'avais parlé à un autre visiteur avec un vidéophone. La télé couleur du pavillon de la France, et les files d'attente, les longues files d'attente. 
 
Toutes ces couleurs, toutes ces saveurs, toutes cette exotisme! Le Mexique, la Roumanie, l'URSS, les pavillons thématique... L'expo! Ah!
Serge Charbonneau
Québec


Bonjour M. Maisonneuve, 
 
Une montréalaise de 15 ans avec un passeport saisonnier et un père policier qui travaillaient sur le site de l'Expo... quoi de mieux. 
 
Ce fut une expérience fantastique. C'était un peu, même en mieux, le Disney de Montréal. L'atmosphère de Montréal était surnaturelle tout était à la fête. Les gens avaient le sourire aux lèvres et étaient beaucoup plus aimables.  
 
Cet événement a laissé beaucoup plus de beaux souvenirs que les Jeux Olympiques en 76. Avec une durée de 6 mois et des pavillons payés par les pays participants nous n'avons pas eu la même dette que pour les jeux. 
 
Un autre événement de ce genre sera toujours le bienvenu pour moi.
Suzanne Sirois
Gatineau


J'avais 20 ans, les cheveux ultra courts platine et portait la micro-jupe sans pudeur. J'ai visité tous les pavillons; j'ai encore mon passeport. Un jour, la reine Élisabeth est arrivée au bord du Royal Britannia. Son équipage n'était pas piqué des vers! L' uniforme était 5 étoiles. Ces hommes étaient parmi les plus séduisants que j'ai rencontrés sur le site. L'un d'eux m'a "crousée"... Il portait le turban sikh. C'était il y a 40 ans.
Lauzier Marie
Montréal


Je n'avais que 5 ans et je demeurais à Contrecoeur et pour nous, Montréal était aussi loin que l'Europe maintenant alors aller à l'Expo était inimaginable...!!!  
 
Mais lorsque j'ai étudié l'exposition universelle de Chicago de 1893, j'ai réalisé à quel point j'étais passée à côté de quelque chose d'extraordinaire, qui avait déplacé le Québec au coeur de la planète... Avoir su ce que j'ai appris alors, j'aurais passé l'été sur le site certain!
Kim Cornelissen
Saint-Marc-sur-Richelieu


J' étais étudiant à l'École des Beaux-Arts de Montréal. Vers la fin d'avril , début msi On nous demande d'aller peindre la rue Calixa-Lavallée,lieu de départ d'une parade pour souligner l'ouverture du Pavillon de la jeunesse. J'ai passé plus de 40 jours à l'EXPO 67 Quelle atmosphère à Montréal Harmonie des peuples portrait de notre originalité dans tous les domaines de la vie. Ce fut pour moi équivalent à plusieurs moments d'Université en histoire de l'art et des êtres humains. Année de soleil, de joie de vivre, de connaaissance, belle soirée de douceurs, d'amour.
Jean-Eudes Fallu
Montréal


Bonjour 
 
Je n'ai aucun souvenir de l'Expo 67, mais ma mère me raconte toujours la même anedocte. Elle a 23 ans et elle est en visite sur le site. Elle traîne sa bédaine de presque 9 mois et elle s'évanouie de chaleur... Je n'ai aucun souvenir parce que je vais avoir 40 ans en juin.
Dominic Brule
Montréal


C'est peut-être de cette époque que date mon horreur des files d'attentes. À 11 ans on n'est pas très patient; une de mes visites ayant été dans le cadre d'une excursion de l'école (Sherbrooke), l'impatience était alors multipliée par au moins 30! 
 
Mais l'attente était parfois récompensée au-dela de toute attente, par exemple le superbe spectacle multiédia-avant-la-lettre Laterna Magica ou le très beau et élégant pavillon de l'Iran. 
 
Sans compter les expériences gustatives pour qui avait le sens de l'aventure, même à 11 ans.  
 
Et Terre des Hommes a un peu prolongé l'expérience jusqu'en 1981.
Luc Pomerleau
Gatineau


Bonjour, 
 
J'avais 4 ans. J'ai encore mon passeport ! 
Mon plus beau souvenir  : l'émerveillement de mes parents. Sentir que des adultes sont capables de sentir et de communiquer le merveilleux, le grandiose et le monde - comme des enfants - restera pour moi un des plus beaux cadeaux de la vie.
S Lortie
montréal


Bonjour, 
 
J'avais 12 ans en 67, mes deux cousins et moi allions à l'expo toute les semaines (seul), le sentiment de sécurité régnait. 
 
C'est aussi là que j'ai commencé à photographier. 
 
Un des plus beaux pavillons était celui du Québec, mais le sentiment de découverte sur le monde a été très formateur dans mon ouverture au monde. 
 
Cordialement 
 
PS j'ai encore mon passeport
robert Hébert
Mont-Saint-Hilaire


Bonjour, 
 
J'avais 9 ans l'été de 1967 et ce sont mes plus beaux souvenirs de mon enfance. Nous y étions presque tous les jours et ma piqûre des voyages est certainement née cet été là. Pour une enfant de 9 ans de voir les dorures des pavillons de la Thaïlande et de la Birmanie dont je ne connaissais pas l'existence, me promettant d'y aller un jour. Et j'y suis allée, 10 ans plus tard. 
 
Que de beaux souvenirs. 
 
J'ai en ma possession tous les passeports de ma famille, que je garde précieusement.
patricia Masbourian
montreal


L'Expo 67 a été une grande opération de relations publiques en faveur de ceux que nous qualifions à l'époque d'étrangers. De xénophobes, nous sommes passés à une vision en rose de l'étranger qui se laissait apprivoiser par une mise en scène de sa vie de tous les jours. On ne nous a présenté que leurs qualités, bien que l'on devinait parfois, par l'austérité d'un pavillon, celle du régime à la tête du pays. Certains pavillons m'avaient donné une bien mauvaise impression sur le pays qu'ils représentaient. Les pavillons de pays riches comme les États Unis, le Japon, l'Allemagne, la Suisse et la France nous en mettaient plein la vue avec leurs prouesses technologiques. Ces pavillons étaient des vitrines pour les produits des industries nationales. La Chine et la Russie proposaient leur idéal révolutionnaire respectif. alors que les autres pays communistes faisaient étalage de leurs réalisations techniques. Les pays africains avaient les pavillons les plus dépouillés, où l'artisanat était en vedette.
Jean-Victor Côté
Saint-Bruno-de-Montarville


J'entendais les commentaires des uns et des autres en ondes! Que de souvenirs! Les miens  : "ouverture sur le monde", nous étions des collégiennes très sages élevées chez les soeurs, et cette année-là c'était à qui sortirait avec le "plus exotique"!!! Ça faisait changement des gars du collège voisin!!!
Mimi Boucher
Québec


L'inimaginable, l'innénarable expérience de mettre le pied sur cette nouvelle terre qu'a été l'Expo 67. C'était accéder au futur  : une explosion de styles architecturaux ultra-modernes mélangés à autant de couleurs culturelles de partout sur la planète ; des réberbères, des bancs, des passages, des tables de casse-croûte, des décorations de foutes les fantaisies ; des odeurs chargées de parfums et de saveurs d'Orient, d'Afrique, d'îles encore méconnues et de tous les bouts de notre très palpitant monde ; et de ci de là des dames en sari, des hommes à la peau noire, de la Chine, des Indes, de l'Europe et de plus loin des touristes, des touristes, des touristes chez nous, à Montréal, en français ! L'inimitable, l'inreproduisible regard sur la révélation des jours meilleurs, parfaits à venir. La certitude d'avoir levé le voile sur les années 2000 qui allaient incontestablement, dans la modernité, la facilité et la paix universelle, être enfin la Terre des hommes. La certitude... J'ai fait un rêve.
marie massé
sherbrooke


Je ne sais pas si cela est déjà fait;Il doit bien y avoir des enfants nés de certains échanges à la suite d'Expo 67. Pas imposible que des visiteurs soient tomber sous le charme de québecoises et de québecois .Les enfants d'Expo 67...que sont-ils devenus? 
 
 

Jérôme Bellavance
rimouski


 


L'Expo 67, il y a 40 ans
 
[Écoutez l'extrait>>>]
 


 
Expo 67 : l'anniversaire d'un anniversaire
Article de Radio-Canada.ca (Montréal) - 26 avril 2007

 
Expo 67 : Montréal, capitale du monde
Dossier des Archives de Radio-Canada

 
Les 40 ans de l'Expo 67
Site de la Ville de Montréal

 
Expo 67, une expérience virtuelle
Site de Bibliothèque et Archives Canada, en collaboration avec la Section des archives de la Ville de Montréal



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