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Le 22 novembre 2006

Les prostituées, victimes ou femmes de métier?

En matière de prostitution, deux visions s’affrontent. Pour certains, les prostituées sont d’abord des victimes. Pour d’autres, elles sont des travailleuses du sexe avec des droits. Faut-il éradiquer la prostitution, ou la voir comme un métier tel que les autres, où les conditions de travail sont mauvaises?  
 
Dernièrement, ce débat a resurgi au Québec. Ana Popovic, animatrice communautaire au Centre des femmes de Laval, a remis en question une séance de formation organisée à l'UQAM par un professeur et l'organisme Stella (qui fait la promotion de la prostitution comme travail). Ana Popovic, dans une lettre ouverte publiée sur Internet, a posé la question suivante : l'UQAM est-elle complice de l'industrie du sexe? 
 
Pierre Maisonneuve débat ces questions avec Ana Popovic, animatrice communautaire au Centre des femmes de Laval, et avec Claire Thiboutot, directrice générale de l’organisme Stella.



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Bonjours à tous.  
 
Bravo M.Maisonneuve, vous amenez ce midi un sujet universel où tout le monde s'entend pour dire que c'est un accomodement raisonnable depuis la nuit des temps.
Mario Goyette
Charny. Qc.


Il y a probablement chez les prostituées des victimes et des femmes de métiers. En légalisant, en contrôlant et en encadrant la prostitution, on parviendrait à faire disparaître la très grande majorité des prostituées "victimes". 
 
Le gouvernement québécois devrait être le seul proxénète légal au Québec. Pourquoi pas? En créant la Société des Services Sexuels du Québec (SSSQ) il ajouterait ainsi la prostitution à son offre de produits et de services qui comprend déjà l'alcool et le jeu. Le gouvernement pourrait même offrir des rabais pour l'option "trio".
Paolo Mitriou
Lac-Mégantic


C'est plus facile d'abolir l'esclavage que la prostitution, pourtant les deux se ressemblent.
Jean-Victor Côté
Saint-Bruno-de-Montarville


Les prostituées ne seront jamais considérées comme faisant un "travail" honorable. Mais il faudra bien admettre qu'elles ont un rôle essentiel d'utilité publique. Il faudrait encadrer leur activité pour surveiller la santé publique et éradiquer l'exploitation des femmes par des individus sans scrupules. Beaucoup d'entre elles méritent le respect. Ceux qui les condamnent d'office sont pour moi des étroits d'esprits !
Georges LeSueur
St-Ambroise


Bonjour. 
 
Voici la vraie question  : accepteriez-vous de voir votre fille devenir prostituée?
Nathaniel Thorne
Montréal


La prostitution ne sera jamais un travail comme les autres  : qui osera indiquer dans son C.V. une expérience de 15 ans de travail en prostitution, sauf ceux et celles qui voudront travailler dans l'industrie du sexe, incluant le cinéma porno.  
 
Pour ceux et celles qui voudront s'éloigner de ce secteur d'activité, je crois que ces années d'expérience ne seront jamais considérées dans la recherche de tout autre travail. Ce sera des années perdues pour lesquelles on ne pourra pas afficher une expérience pertinente de travail. -- La prostitution ce n'est donc pas un travail comme les autres. C'est une notion à ne pas banaliser.
Pierre Bellefeuille
Gatineau


La prostitution est une honte pour toute société. Qu'elle soit féminine ou masculine. Il faut accompagner ces victimes et leur aider à s'en sortir. Il ne faut pas criminaliser la prostitution. Il faut cependant éduquer les clients sur le mal qu'ils font à ces victimes. Ce problème date de la nuit des temps. Il n'est pas tolérable ni acceptable pour autant. Il sera toujours là, probablement, d'où l'importance du combat permanent et sans merci. Le métier est vieux mais les adeptes sont nouveaux à chaque génération. Toujours sur la brèche et continuons le combat.
Serge Gingras
Aylmer (Gatineau)


 


Les prostituées, victimes ou femmes de métier?
 
[Écoutez l'extrait>>>]
 


 
L’UQÀM est-elle complice de l’industrie du sexe?
Lettre d'Ana Popovic publiée sur le site Sysiphe le 19 novembre 2006

 
Le site de Stella


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