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La position des partis face aux subventions aux entreprises |
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Le Parti libéral du Canada a annoncé une aide de 300 millions de dollars à l'industrie ontarienne de l'automobile, alors que rien n'a été annoncé pour le secteur de l'aéronautique. Les conservateurs prévoient, eux, réduire les subventions aux entreprises. De quelles façons faut-il subventionner les entreprises?
Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, dénonce la position du Parti conservateur dans le dossier de l'aéronautique. S'il est élu, Steven Harper veut mettre fin aux subventions gouvernementales destinées à de grandes entreprises comme Bombardier. Gilles Duceppe l'accuse de vouloir défavoriser le Québec, où l'industrie aéronautique est concentrée, au profit de l'Ontario et de l'ouest du pays. Selon le plan de dépenses des conservateurs publié dans le programme du parti, il y aura des réductions de l'aide aux entreprises de l'ordre 10 milliards de dollars en cinq ans. Pendant la même période, les conservateurs veulent réduire les taxes sur les entreprises pour un montant de 6 milliards de dollars. Un milliard pour l'industrie manufacturière Les libéraux de Paul Martin s'engagent, eux, à investir 1 milliard de dollars sur 5 ans pour la recherche, le développement et l'innovation dans l'industrie manufacturière. La moitié de cette somme sera versée au secteur de l'automobile en Ontario. Ford Canada, qui veut améliorer sa production à Oakville, à l'ouest de Toronto, obtiendrait 100 millions de dollars. General Motors obtiendrait également 100 millions de dollars d'Ottawa si son projet de modernisation de ses activités manufacturières d'Oshawa, à l'est de Toronto, est confirmé. Le NPD vient en aide aux industries Dans son programme électoral, le NPD prévoit mettre en place des mesures fiscales qui encourageront la fabrication au Canada d'automobiles pour freiner les stratégies de l'industrie axées uniquement sur la vente de véhicules. Pierre Maisonneuve reçoit : Lucienne Robillard, candidate libérale dans Westmount—Ville Marie, ministre de l'Industrie et ministre responsable de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec, Pierre Laliberté, candidat du NPD dans Hull-Aylmer, Paul Crête, candidat du Bloc Québécois et député sortant de Rivière-du-Loup—Montmagny, et Jean Fortier, candidat du Parti conservateur dans Ahuntsic. |
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À tous ceux qui se disent enchantés de la baisse drastique des impôts annoncée du parti Conservateur, je vous suggère de regarder les faits. Si les subventions aux entreprises sont coupées, malgré la baisse d'impôt, beaucoup d'entreprises devront fermer leurs portes. Alors si vous perdez votre emploi à cause de mauvaises décisions : vous n'aurez pas droit à la baisse d'impôt du parti puisque vous serez sur le chômage... Si le chômage existe toujours évidemment puisque c'est le fédéral qui gère ça. Comme les conservateures "adorent" le Québec où croyez-vous qu'ils vont couper le plus de subventions ??? Stephanie Mercier
Montréal
Monsieur Maisonneuve, Il n’y a pas de question qui ne soit plus galvaudée que celle des subventions aux entreprises. Il faut le dire, les subventions sont dans certains secteurs ou dans certaines régions une question essentielle au développement. Il faut aussi souligner que nos partenaires financiers eux utilisent la subvention autant qu’il leur en est possible. On a qu’à penser aux européens qui eux subventionnent tellement le secteur agroalimentaire qu’il leur est possible de faire du dumping dans les pays les plus pauvres de la planète. Quand on analyse la question sous un autre angle, les subventions peuvent être un élément essentiel de développement. Quand nous demandons aux gaspésiens de faire du développement endogène, nous oublions qu’ils n’ont souvent, comme moi d’ailleurs, pas une cenne et qu’ils ne peuvent obtenir du financement. Un des indices les plus importants de la capacité à se développer est la valeur foncière d’un milieu. Alors, quand vient le temps d’hypothéquer sa maison pour obtenir du financement afin de lancer une entreprise, je ne pense pas que les citoyens de Murdochville fassent le poids vis-à-vis des citoyens de Westmount. La subvention dans ce cas permet aux gaspésiens de créer des conditions équitables de développement entre les milieux qui ne se ressemblent pas. Le concept de « régions-ressources » et le programme de développement qui l’accompagnait servaient justement ces objectifs. Aux politico-pourfendeurs de subventions, incapable de nuancer ce concept pourtant très simple et d’expliquer la différence fondamentale entre une subvention de 10 000 $-par-emploi-transféré-entre-Desjardins-et-CGI-juste-parce qu’ils-s’installent-dans-la-Cité-du-commerce-électronique et une subvention versée en Gaspésie ou en régions-ressources qui sont un vecteur essentiel de développement endogène et de reprise en main de son économie.
Marc-André Deschênes
Pont-Rouge
Les subventions sont malheureusement un mal necessaire. Il faut par contre mieux les limiter et les encadrer et veiller à ce quelles ménent rééllement à la création nette d'emplois et non pas canibalisent ceux déjà existants.. Les gouvernements au Canada ont été des précurseurs dans le domaine des subventions pour malheureusement amener à coups de centaines de millions de dollars des entreprises étrangères en Ontario et au Québec (Toyota, Honda, Hyundai) non-syndiqués et aux conditions salariales bien inférieures qui ont créé une surcapacité de production et ont forcé des fermetures chez GM et Ford et à la perte de milliers d'emplois syndiqués. Quant au secteur aérospatiale, Ottawa et Québec n'auront d'autre choix que d'aider Bombardier pour le lancement de son avion de transport régional de 100 places que l'avionneur de Montréal ne peut plus se permettre de ne pas lancer au plus tot. Regardez ce que les massives subventions des gouvernemnts francais et allemands à Airbus (plus de 25 milliards de dollars américains en trente ans) ont fait à Boeing et vous pouvez deviner ce qui arrivera à Bombardier face à un Embraer aidé de toutes part par le gouvernement brésilien. Le marché de la construction aéronautique civile n'est plus guidé par le développement de produits performants et efficaces sur une base économique mais comme une lutte économique à coups de subventions importantes.
Philippe CAUCHI
Montréal
Vu la conjoncture actuelle et Sachant qu'un vote pour le Bloc est un vote pour les conservateurs, Sachant que le Québec serait privé d'une députation du Québec importante à Ottawa, Sachant que dans un gouvernement conservateur, le ministre de l'industrie ne serait probablement du Québec, Sachant que c'est le ministre qui signe les chèques, Es-ce qu'on sert les intérêts du Québec en donnant la majorité des voix au Bloc Québécois? Maro Akoury Montréal. maro Akoury
montreal
je trouve sidérant que personne ne remette en question le bien-fondé des subventions aux entreprises à l'échelle où c'est fait actuellement. Ce sont les travailleurs qui paient à gros prix pour garder leur job : on parle souvent de millions de $ par emploi créé. Où est la logique? Quand la multinationale a sucé tout le jus possible, il ferme boutique et va quêter ailleurs. Les travailleurs sont toujours perdants. Il faudrait se souvenir de Hyundai à Bromont. Il ne faudrait soutenir financièrement que les petites entreprises novatrices, les petites exploitations agricoles, etc. Et surtout, attendre un retour sur l'investissement suivant la logique du capitalisme. Les multinationales partent toujours sans payer. louise inkel
Montréal
Les politiques d aides aux entreprises sont devenues un jeu de faveurs et de chantages . Des faveurs de la part du gouvernement pour favoriser les amis du regime et du chantage de la part des industries qui veulent etre favorisees par le regime sous la menace d aller s instaler ailleurs sous le pretexte de la competivite .Toutes ces passes passes sur le dos des contribuables. Donner de l argent sans une participation a l entreprise et preter de l argent sans exiger de garantie sont des maneuvres financieres qui existent seulement quand il est question de fonds publiques .De la magouille . Les accords du libre echange sont le commencement de la servitude et la fin de la souverainete sur notre economie . Bonne journee et bonnes elections. jacques langlois Montreal jacques langlois
Montreal
Si Stephen Harper veut couper les subventions aux entreprises,il devrait annuler les 300 millions à l'industrie auto. Les emplois générés au Québec ont la même valeur que ceux générés en Ontario. C'est surtout une question d'équité. Que fera Harper lors de la prochaine crise de "vache folle " ou de sècheresse dans l'ouest ?Ne fera-t-il pas comme tous les politiciens et trouver un truc pour contourner son programme ? Favoriser ses amis a toujours été à l'agenda des élus, ce sera au tour des Albertains de bénéficier des "commandites "....Cynisme ? Therese fournier
Montreal
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