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Le 17 mars 2008

La francisation des immigrants

(archives)
La ministre québécoise de l'Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James, a expliqué lundi les nouvelles mesures envisagées par le gouvernement Charest pour renforcer la francisation et l'intégration des immigrants. Les réinvestissements vont totaliser près de 23 millions de dollars sur trois ans. 
 
Parmi ces mesures : les entreprises seront encouragées à enseigner le français en milieu de travail grâce à un crédit d'impôt remboursable à 30 %, davantage de candidats à l'immigration pourront commencer leur apprentissage du français avant même leur arrivée au Québec et un plus grand nombre de personnes auront accès aux cours de français.  
 
Faut-il faire plus pour assurer la francisation des immigrants? 
 
Les invités de Frédéric Nicoloff : Yolande James, ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles du Québec, Luc Perron, président et porte-parole du Syndicat des professeurs de l'État du Québec, et Michel Paillé, démographe, chercheur associé à la chaire Hector-Fabre de l'UQAM et ancien agent de recherche au Conseil de la langue française et à l'OQLF.



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Oui il faut faire plus dans la mesure ou on peut encore à Montréal se lever le matin et se coucher le soir sans avoir à dire un seul mot de français de la journée. L'employabilité immédiate des immigrants conjuguée avec l'usage de la langue française au travail sont deux éléments de base essentiels qui garantiront l'intégration des immigrants à la majorité. 
Il faut éliminer toute possibilité de ghettos des immigrants à Montréal afin de résister adéquatement à la facilité d'anglicisation nord-américaine.
James A. Wilkins
Lac Brome


Il faut instruire les candidats que le français est LA langue officielle du Québec avant qu'ils ne quittent leur pays d'origine. 
Les COFI doivent retrouver leur vitalité.  
La francisation des immigrants ne prend tout son sens qu'avec l'obtention d'un emploi convenablement rémunéré. C'est là que la langue devient le principal facteur d'intégration.  
C'est donc sur l'intégration au travail  
que l'effort du gouvernement doit porter pour que le Québec devienne vraîment gagnant.
Georges LeSueur
St-Ambroise


La ministre Yolande James serait-elle tombée sur la tête? Elle veut se fier aux entreprises pour franciser les immigrants. La seule chose que les entreprises ont fait dans les derniers 30 ans, c'est d'angliciser les employés. La commande est plutôt venu du gouvernement qui a dit  : il n'y a pas d'argent pour la francisation des immigrants.
Jean-Louis Poirier
Ste-Adèle


Bonjour, 
 
Il est difficile sinon impossible de convaincre un immigrant de parler le français alors que les Québécois refusent de bien la parler par crainte de quolibets et d'humiliations de toutes sortes. De plus, de nombreux néo-québécois parlent un français de beaucoup supérieur au nôtre. 
 
De nombreux élèves, les pure laine, abaissent volontairement leur note, l'ajustent à la moyenne du groupe pour acheter la paix. 
 
Avant de retirer la paille de l'oeil de l'immigrant, retirons la poutrelle qui est dans le nôtre. 
 
Notre conduite langagière est loin d'être exemplaire.
Nathaniel Thorne
Montréal


Bonjour, 
Si la Ministre est sérieuse dans ses efforts de francisation, il serait souhaitable qu'elle en démontre elle-même assez de maîtrise pour ne pas dire "je privilège" au lieu de "je privilégie". 
Si la Ministre est sérieuse avec ses projets de formation "en ligne", peut-être faudrait-il qu'elle soit consciente qu'en Afrique ou au Bangladesh la haute vitesse ou même les modems, ou en réalité les ordinateurs sont une vue de l'esprit. 
Si la Ministre est sérieuse, elle devrait s'inspirer des firmes de publicité et montrer à tous et toutes que l'acquisition du français est un plus et non une punition. Je lui suggère de consulter l'agence qui fait la publicité de Wal Mart dont Radio Canada nous inonde pour savoir que Wal Mart est une entreprise Québécoise, qui achète au Québec et qui ne profite qu'aux Québécois
Jean G. Lengellé
Embrun,Ontario


C'est une bonne idée de faire contribuer les entreprises car de plus en plus elles possèdent la richesse et ne partagent pas. 
 
Elles exigent de plus en plus des diplomés instruits et formés, mais ne paient pas un sou. C'est encore l'État ou l'étudiant qui paie. 
 
Un crédit d'impôt les incitera à coopérer davantage, et d'adapter le contenu du cours aux besoins spécifiques .
Luc Desjardins
Montréal


C'est une bien bonne idee de vouloir franciser les immigrant, mais est ce que c'est la le vrai obstacle, actuelement, 'a leur integration, notamment economique. On est un pays occidental qui detient le triste record de plus de 27% d'une partie de sa population  : les immigrants maghrebins, pourtant tres tres francises, et tres diplomes.
Rabia Chaouchi
Montréal


Dans notre société où l'on se côtoie sans se rencontrer, il faut faire partie d'un groupe pour se faire reconnaître. Et encore, comme membre du groupe et non comme individu. Dans ces conditions, les diplômes ont une certaine importance, dans la mesure où les institutions qui décernent les diplômes se portent garantes de la qualité et de la pertinence de la formation qu'elles dispensent. Mais des employeurs qui se portent garants de leurs anciens employés, cela aide encore plus, notamment parce que les employeurs font partie du groupe des employeurs. Les professeurs, même s'ils emploient à l'occasion des assistants de recherche et des auxiliaires d'enseignement, ne font pas vraiment partie du groupe des employeurs que l'on peut croiser dans les cocktails des chambres de commerce et autres associations. Les immigrants récents, quant à eux, ne connaissent personne dans ces réseaux complémentaires et sont donc désavantagés par rapport à ceux dont ces gens importants se rappellent pour en dire du bien.
Jean-Victor Côté
Saint-Bruno-de-Montarville


Sublime hypocrisie des politiques  : mais oui bien sur c'est le français des immigrants qui pose problème et pas du tout la reconnaissance des compétences ! 
Je suis française (on peut donc m'accorder une connaissance suffisante de ma langue maternelle ?), j'ai un doctorat et je ne peux pratiquer dans mon champ d'exercice....Un peu de sérieux !
Caroline Paris
Montréal


Premièrement, C'est Monsieur André Boisclair qui a aboli les C.O.F.I. donc, le Parti Québécois. 
Deuxièmement, le français en milieu de travail ça ne marche pas bien du tout. Pourquoi ? Parce que les étudiants s'inscrivent au cours, mais la moitié ne viennent pas parce qu'ils ne voient pas l'utilité à l'apprendre. Bien souvent, ils font un travail de production et ne l'utilise pas dans leur travail. Ils n'ont pas besoin de parler le français dans leur travail. 
Troisièmement, ils sont absents la moitié du temps parce qu'ils sont en vacances ou ils font du temps supplémentaire.  
Quand ils sont présents, ils sont trop fatigués pour pouvoir être attentif et apprendre quelque chose. 
Ils n'ont que 4 heures par semaine de français et ils sont absents la moitié du temps. Comment peuvent-ils l'apprendre avec si peu d'heures ? Ils restent toujours dans un niveau 1. Ils plafonnent tout simplement. 
Le français en milieu de travail ? Ben voyons donc !
Paméla Boucher
LaSalle


Combien de temps va-t-on endiguer l'anglais au Québec? Et est-ce contre nature de le faire? On investit beaucoup pour garder le français réellement vivant au Québec, est-ce de l'énergie perdue? Avant de vivre à Montréal je n'aurais jamais cru travailler en anglais. Une réalité que seul Montréal vit vraiment seul sur son île! La plupart des gens que j'ai rencontré en région sont incapables d'enligner 2 mots d'anglais. Quand je dis régions j'inclus Québec. Donc l'effort n'est pas soutenu par la province, car il n'y a que Montréal qui vit cette réalité. Essayez de travailler en anglais à Matane, vous allez trouver le temps long.  
Anecdote  : Un jour, alors que je vivais à Québec, un américain me demanda si nous étions payés pour parler français. Je lui est dis que non. Il s'est retrouvé confondu, car il croyait qu'il s'agissait d'une animation touristique le  :Fait Francophone au Québec. Un peu comme ces acadiennes qui portent des capines dans les annonces pour les vacances au Nouveau-Brunswick! 
Bonne journée.
Luc Roberge
Montréal


Il faut exiger qu'un certains pourcentage d'immigrants s'engage pour une période de 5 à 10 ans à leur arrivé au Québec, à habiter dans les régions! Cessons d'être naïf, on ne motivera pas un immigrant qui s'installe dans le "West Island" à utiliser le français dans sa vie de tous les jours! De plus, lorsque certaines régions dont Québec et Chaudières Appalaches manquent de main d'oeuvre, cela ne pourrait qu'être bénéfique!
Michel Vézina
Québec


Bien sûr il faudrait faire plus pour assurer la francisation des immigrants, mais par la suite faudrait pouvoir leur fournir un emploie "rénumérateur" ou l'anglais est absent complètement, comme un prof de français dans une école francophone, par exemple. À partir du moment ou les immigrants francisés "découvrent" qu'ils doivent aussi connaître l'anglais pour avoir un choix de bon emploies; demandez-vous qu'est-ce qu'ils penseront et quel message ils répèteront aux nouveaux arrivants de leurs entourage.
Jacques Moreau
St-Bruno


 


Faut-il faire plus pour assurer la francisation des immigrants?
 
[Écoutez l'extrait>>>]
 


 
Francisation des immigrants - Pour enrichir le Québec : franciser plus et intégrer mieux
Communiqué du ministère québécois de l'Immigration et des Communautés culturelles

 
Francisation des immigrants : Québec passe à l'action
Article de Radio-Canada.ca - 17 mars 2008

 
Budget du Québec 2008-2009
Ministère des Finances



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