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L'avenir des journaux imprimés |
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Le quotidien montréalais La Presse supprime l'édition du dimanche et demande des concessions à ses employés. L'entreprise doit réduire ses coûts de 26 millions de dollars annuellement. Elle est touchée par la crise financière et les contributions aux caisses de retraite. Ce journal n'est pas le seul à avoir des difficultés ces derniers temps. Partout dans le monde, les journaux vivent une crise structurelle surtout en raison d'un concurrent impitoyable : Internet. Les gens délaissent de plus en plus leur quotidien pour le web. Il faut ajouter à cela la crise économique actuelle et une baisse importante des revenus publicitaires. Fermeture cette année du Halifax Daily News. Menace de fermeture des Boston Globe et San Francisco Chronicle, si les employés n'acceptent pas d'importantes concessions. Le Christian Science Monitor est devenu un journal en ligne seulement. Le National Post abandonne l'édition du lundi. Et ce ne sont que des exemples parmi tant d'autres. De quoi sera fait le journal de demain? Les invités de Jacques Beauchamp : Normand Turgeon, professeur de gestion stratégique à HEC Montréal, Hélène De Guise, présidente du Syndicat des travailleurs de l'information à La Presse, Éric Le Ray, chercheur associé au Département de communication sociale et publique de l'UQAM, codirecteur de La bataille de l'imprimerie à l'ère du papier électronique et auteur de Marioni, fondateur de la presse moderne, 1824-1904, et Philippe Le Roux, président de VDL2. |
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Je crois que de plus en plus les conglomérats multinationaux qui ont pris l'habitude de rentabiliser leurs publications de propagande devront dorénavant en assumer les coûts. Pour moi, les grands journaux comme La Presse de Montréal sont des outils de propagande de l'idéologie de l'économisme. Des entreprises comme "Power corporation company" sont propriétaire de journaux à grand tirage pour s'assurer de bien faire valoir le point de vue, très intéressé pour eux de l'analyse par l'économie. Ceci au prix d'un déboisement des pays où le bois est le moins cher... Renaud Blais
Québec
Les médias du futur devront tourner autour du WEB et les journaux imprimés ne devraient devenir qu'un reflet de ce qui fait de meilleur sur le Web. Je rêve le jour où nous pourrions démocratiser les médias. Je ne veux plus que les nouvelles soient choisies par des grandes corporations mais plutôt par des gens à qui j'ai confiance. En payant mon abonnement, je choisirais la personne qui me sélectionnerait les meilleurs articles. Peu importe qu'on soit souverainiste, autonomiste, fédéraliste, athée, papiste, trotskiste etc., chaque lecteur recevrait les textes qui répondent à ses idées. Dany Leblanc
Saint-Jude
D'accord avec monsieur Blais. Les journalistes qui transmettent jour après jour la ligne éditoriale de leurs patrons devront se recycler ou disparaître. Le journal, tel qu'on le concevait jusqu'à maintenant, sous format papier, disparaîtra d'ici 5 ans mais pas les journalistes. Cessez d'avoir peur de perdre vos jobs, faites du vrai journalisme et nous serons encore nombreux à vous lire, même autrement... Christiane Gervais
Montréal/Ahuntsic
J'aime bien la manière du quotidien montréalais Le Devoir d'offrir sur La Toile le contenu entier aux abonnés du journal papier et des frais aux visiteurs pour certains des textes, par l'entremise de cadenas. Le quotidien La Presse aurait avantage à agir ainsi plutôt que le Cyberpresse gratuit pour tous, ce qui permettrait peut-être de sauver des emplois... En ce qui concerne la gratuité de l'information sur Internet, il ne faut pas oublier que nous défrayons des montants mensuels pour l'abonnement à Videotron, Sympatico et autres serveurs. Donc ce n'est pas gratuit. Louise Charbonneau
Montréal
On croirait réentendre le débat sur le disque vinyle vs CD puis CD vs Mp3, ... Maintenant, on peut regretter les disques vinyle, mais tout le monde est passé au CD, sinon au Mp3. Ça sera la même chose pour les journaux. On pouvais prétexter, au sujet des médiums physiques musicaux que l'on pouvait les réutiliser à sa guise. Un journal, on le jette après usage, ce qui est très dispendieux, néfaste et contre-productif.
Louis Valiquette
Montréal
Je regrette que les journaux écrits disparaissent, c'est tellement plaisant, le matin, en prenant un café de lire les nouvelles dans le monde. Je peux m'abonner sur l'internet, mais ça n'aura jamais la qualité de détente du journal écrit. Sur l'internet, les nouvelles sont tellement commentées que nous finissons pas ne plus savoir qui a écrit les premières lignes. En plus les nombreuses fautes, d'impression ou de non-savoir.......... J'espère que l'écrit va demeurer, pas seulement pour le grande littérature du livre mais pour les quotidiens. Félicitations pour votre programme. Ida G. Lebel
Shawinigan
Selon moi, c'est une question d'habitude familiale. Nous sommes abonnés à un journal quotidien depuis toujours et mes 2 ados, si le journal n'est pas sur la table le matin, se demandent ce qu'il se passe...Ils se sont habitués à le lire et débute leur journée avec les grands titres. Ma fille l'apportait même à l'école avec elle quelquefois. Mon fils lit les sports .... etc, bref, tous, nous avons une raison pour le consulter. Aussi, ceci ne remplace pas la lecture des magazines (qui eux coûtent trop chers à mon avis) ou d'un bon livre (emprunté ou acheté). Merci et longue vie à l'aspect concret de la lecture qui passe par le papier. Bonne journée, Lucie Lucie Morin
Ottawa
j'ai 47 ans et suis un véritable boulimique de l,information ,dans la section marque page de mon ordinateur il y a au moins 250 sites d'information de toutes les tendances et mis a part le devoir et certains magasines en marge il n'y figure aucun journaux canadien particulièrement pas la presse que je qualifierai plus d'instrument de propagande que de journal d'information.comme ceux qui les ont longtemps fait vivre (les cie d'automobile américaine)les journaux a propriétaire unique sont comme des dinosaures en voie d'extinction et je suis tout sauf convaincu que l,on y perde quoi que ce soit.désolé mon ti-paul et tout tes béni-oui-oui. Benoit Chevarie
Saint-Marc sur Richelieu
Demain le journal sera fait de plusieurs petits articles insignifiants et superficiels. Les articles de fonds n'intéresseront plus personne. Tout devra aller vite, être succint, avec quelques vidéos pour agrémenter le tout. Gino Marra
Mtl
Le journalisme citoyen, c'est bien beau, mais un simple citoyen qui émet son opinion peut se faire écrabouiller bien plus facilement qu'un journaliste qui travaille pour un grand quotidien et qui, lui, est protégé de plusieurs façons. Ainsi, si le journaliste professionnel ne peut plus exercer son métier librement, c'est la liberté de parole qui sera brimée et la démocratie qui sera menacée. Elles le sont déjà un peu à cause de la nécessité pour les médias d'obtenir des revenus publicitaires. Jean-Victor Côté
Saint-Bruno-de-Montarville
Tout le monde ne peut pas s' improviser journaliste, mais n' importe qui peut donner son opinion sur n' importe quel évènement. Le web est ainsi une opportunité de multiplier l' information et de l' enrichir de la participation extraordinaire du grand public. Il y a une expression créole qui dit, pour traduire une telle extension de l' information :'' lespwi nan tout tèt" Je vous laisse deviner ce que çà veut dire exactement.La sonorité des mots est la clé qui vous donnerapeut-etre le secret de l' expression. Ceci étant reconnu, peut-on dire qu' on n' a plus besoin des journalistes et des supports traditionnels de l'informations ? J' ose dire non, non et non. Car qui couvrira alors la plupart des évènements qui arrivent un peu partout dans le monde ? On ne peut pas s' en passer... Kalalou Gombo
Ottawa
Bienvenue au 21e sicècle. Les journaux sont : Ridiculement chers Ridiculement anti-environnement Ridiculement sensationnalistes (ce matin au menu : paranoia, angoisse, peur inutile) Sur le web, je compare, jauge, me fait ma propre idée et lis les nouvelles internationales dans leur pays d'origine si j'en ai envie, je ne suis jamais fidèle et je lis qui je veux, quand je veux. L'ordinateur est notre ami. Yannick Duguay
Montréal
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