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Courrier :
MAISONNEUVE EN DIRECT
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bureau A67-7
Montréal (Québec)
H2L 2M2

Courrier électronique :
endirect@radio-canada.ca


Le 16 juin 2006

L'hypothèque de 40 ans à nos portes

Au Québec, il sera bientôt possible d'obtenir un prêt hypothécaire dont le remboursement pourra être réparti sur une période de 40 ans. 
 
Ce produit financier, déjà offert aux États-Unis et en Europe, permettra à des acheteurs moins fortunés d'avoir accès plus rapidement à une propriété.  
 
Cette mesure ne fait toutefois pas l'unanimité. Une hypothèque avec une telle échéance signifie d'énormes paiements d'intérêts. Toutefois, les sociétés qui comptent offrir un tel service ne s'attendent pas nécessairement à ce que les propriétaires conservent ce terme.  
 
Le quotidien La Presse rapporte que la GE Money, filiale de General Electric Company, offrira une telle hypothèque dès l'automne. Selon les chiffres de GE Money, pour une hypothèque de 200 000 $ avec un taux d'intérêt de 6,5 %, les propriétaires devront payer une mensualité de 1159 $ pour un terme de 40 ans, contre 1340 $ pour un amortissement de 25 ans. 
 
Ainsi, pour une échéance de 40 ans avec un taux d'intérêt de 6,5 %, le remboursement total (incluant capital et intérêts) serait de 556 000 $. Pour un terme de 25 ans, il serait de 402 000 $. 
 
La propriété est-elle toujours accessible? Seriez-vous prêt à contracter un prêt hypothécaire amorti sur 40 ans? 
 
En tribune, Pierre Maisonneuve en discute avec Hélène Bégin, économiste au Mouvement Desjardins, et Marie-Hélène Legault, conseillère à l'Association coopérative d'économie familiale (ACEF) de l'Est de Montréal. 



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Montréal, le 16 juin 2006 
 
Bonjour, 
 
Je suis comme le fut mon père : porteur d'eau, scieur de bois, locataire et chômeur dans son propre pays... 

Nathaniel Thorne
Montréal


A toutes les fois qu'on elargit le bassin des gens qui peuvent acceder a la propriété on ne peut que jouer le jeu de la spéculation. Quand ca prenait 20% pour acheter une maison, 10%, 5% et maintenant 0%. Seul les spéculateurs en ont profités. Maintenant avec les hypotheques a 40 ans on tente de soutenir un marche immobillier qui se dirige tranquillement vers un autre temps mort de 5 a 10 ans. Et puis apres des hypotheques de 80 ans. 
 
Cessons ce jeu. Quand tu n'as pas les moyens tu n'as pas les moyens plutot que de faire des accroires. 

Francois Cossette
Montreal


Avec une hypothèque de 40 ans, les grands gagnants seront les institutions financières qui profiteront d'une situation de rêve : Percevoir des intérêts sans que le montant du prêt ne baisse de façon significative. 
 
Dans une telle situation, nous serons appauvris et à la merci des prêteurs. 

Stéphane Bourque
Gracefield


Bonjour M. Maisonneuve. 
 
Je n'ai aucun problème avec le fait d'offrir cette possibilité au consommateur. 
 
Capitaliser sur une propriété sera toujours plus avantageux à long terme que payer un loyer. 
 
Pourquoi ne pas imposer alors une taxe sur les profits astronomiques des banques et appliquer cela directement sur la dette nationale où créer des programmes d'accès à la propriété? 

Gontran Drouin
Beauport


Si le fait d'avoir accès à un prêt hypothécaire, amorti sur 40 ans, rend possible l'acquisition d'une propriété par certaines personnes qui autrement n'auraient jamais accès à une telle propriété, je considère que c'est une bonne nouvelle. Je comprend bien cependant que les moins fortunés paieront en bout de ligne leur maison beaucoup plus cher que ceux qui peuvent s'offrir une hypothèque sur 25 ans mais, entre cette nouvelle possibilité et payer encore plus cher un loyer qui ne nous appartiendra jamais, c'est quand même un pas en avant. Un loyer peut facilement coûter 250,000$ en 40 ans. 
 
Il y a 60 ans on pouvait acheter une petite maison et la payer comptant sans trop de difficulté. Les maisons de cette époque n'avaient cependant pas grand chose à voir avec les résidences actuelles qui n'exigent pas des travaux de finition constants et des agrandissements réguliers pour s'adapter à une famille accueillant un nouveau membre à tous les deux ans. 

Paolo Mitriou
Lac-Mégantic


Je suis insulté d'entendre votre invité, M. Van Ruiz, parler des "gens un peu moins stables" pour parler des risques de l'escalade actuelle. 
 
Ce qui est "un peu moins stable", c'est le *marché de l'emploi*. Qui aujourd'hui peut miser sur un emploi qu'il ou elle pourra conserver sans faire - ou subir - de pause pendant 40 ans, faute de quoi - faillite! 
 
Surveillez bien les taux d'intérêt monter... Tous ces gentils vendeurs de crédit vont bientôt être aussi des vendeurs de maisons reprises de finance. 

Martin Dufresne (locataire heureux)
St-Hippolyte


Dans les années 50 et 60, une famille de plusieurs enfants et dont seul le père travaillait pouvait s'acheter une maison et une automobile. Le pouvoir d’achat des ouvriers a commencé à diminuer dans le milieu des années 70. Si les gens ont plus de difficultés à se permettre une maison, c’est qu’ils se sont appauvris avec les années. Il faut penser en chiffres relatifs et non en chiffres absolus.  
 
Les propos de la dame de Desjardins, qui ne mettait l’accent que sur les taux hypothécaires, sont risibles. Il ne faut pas écouter ces gens-là. Je serais curieux de connaître les profits que peuvent faire les promoteurs immobiliers lorsqu’ils vendent des terrains en parcelles. Que l'on limite leurs profits! Les plus cupides iront s'installer à Vancouver. 

Serge Caron
Québec


Nous avons 26 ans et nous avons préféré acheter une maison moins dispendieuse l'année passée et nous déménagerons surement d'ici 5-10 ans dans plus grand en fonction du budget si la maison actuelle ne nous convient plus... 

Maxime Audet
Quebec


Bonjour! 
 
J'ai un fils de 26 ans à qui la banque a consenti un prêt hypothécaire alors qu'il venait juste de finir sa scolarité et qu'il n'avait même pas commencé son nouvel emploi... je le trouvais bien jeune et bien peu fortuné pour s'embarquer... je comptais bien que la banque lui ferais entendre raison... ( le parents ont souvent torts dans ces situations ).  
 
Semble-t-il que c'était moi la naive! Moi qui croyais que la banque ne lui prêterais jamais, quelle surprise! Et quelle colère aussi vis-à-vis les banques qui prêtent et qui mettent ainsi les jeunes familles dans des situations absolument intenables! Char neuf, maison, meubles et tout le tralala... Pour les banques, ya vraiment que LEUR intérêt qui compte! 

Anne-Marie Miller
Laval, Québec


Bonjour M.Maisonneuve! J'ai 33 ans et je suis propriétaire. N'eut-été de notre famille nous n'aurions pu nous payer une maison. Etre locataire c'est être exploité, c'est payer un autre qui s'enrichit. 
 
Sur la question des 40 ans d'hypothèque : C'est tout à fait déplorable. Déjà que passer 25 ans à payer une maison c'est beaucoup , imaginez 40 ans!!! Combien de fois en plus on va la payer : 2-3 fois sa valeur.  
 
On ne nous enseigne plus l'épargne, ni la gestion budgétaire, on veut toujours nous endetter plus. Chaque semaine je reçois des offres de crédit. Les banques sont toujours prêtes à prêter coûte que coûte. Peut importe si on se retrouve sans le sou, malade ou sans revenus acculés par une tonne de paiement et à 2 semaines de faire faillitte. 
 
En attendant la chute des taux d'intérêt, le problème fondamental de l'économie c'est que ça coûte trop cher vivre pour ce que l'on gagne. À moins que nous soyons trop gourmand... 
 
Merci pour votre émission. 

Sébastien Boismenu
Eastman


Bonjour M. Maisonneuve ! 
 
Je suis locataire et travailleur a salaire moyen, je songeais a devenir proprietaire. Les taux d'interets tres bas (qui vont probablement monter) et le prix des maisons tres eleve me tracassait...  
 
Maintenant mon probleme est resolu, M. Vincent Lacroix s'en est achete une tres belle avec mes economies!! 
 
Vive la location!! 
 
P.S. Faut prendre ca en riant, car on s'en sortiera pas!! 

Dominique Tremblay
Sorel-Tracy


En ce qui concerne le paiement aux semaines ou aux deux semaines, on oublie souvent de mentionner que le «miracle» vient du fait que l'on paie pour un 13e mois puisqu'il y a 52 semaines dans l'année et non 48. Le paiement est plus rapide parce que l'on va payer plus. Si on paie le même montant par année, le fait de payer au jour, à la semaine, aux deux semaines ou aux mois ne change pas grand chose. 
 
En ce qui concerne le risque pour les prêteurs, quel est-il s'ils peuvent revendre la maison et se payer en premier? Il y a bien peu de chances que la maison est une valeur inférieure aux paiements qu'il reste à faire. Idéalement, les prêteurs doivent prêter le maximum possible et le plus longtemps possible pour faire le plus de profits et s'ils dépassent la limite, il y a bien peu de risques... 
 
Mais, en bout de ligne, c'est à l'acheteur de se responsabiliser. 

Daniel Beaulieu
Rimouski


Est-ce que le problème relève de quelqu'un qui est partant pour nous financer l'achat d'une maison sur 40 ans? 
 
Je pense plutôt que le choix de la maison, pensons à notre petit couple de finissants universitaire dans un quartier chic de Montréal, doit être fait en fonction de nos propre capacités de payer, et non de la capacité de prêter des banques!!! 

Stéphane Hudon
Montréal


Voici un tableau comparatif entre 25 ans et 40 ans. 
40 ans c'est de la folie. On paie presque le double d'intérêts. 
 
 
7.00 % Capitalisé semestriellement  
100000 $  
300 paiements  
Capital total 100000.00 $ 
Intérêts tot. 110124.73 $ 
Paiement tot. 210124.73 $ 
 
 
Taux officiel 7.00 % Capitalisé semestriellement  
Montant emprunté 100000 $  
Nombre de paiements 480  
Capital total 100000.00 $ 
Intérêts tot. 194808.58 $ 
Paiement tot. 294808.58 $ 

Louis Bergeron
Granby


Bonjour, 
 
Si on achète une maison qui augmente de valeur dans les 40 prochaines années, il faut se méfier de l'apparence de profit et se rappeler que si on vend une maison, c'est souvent pour en acheter une autre qui a aussi augmenté de prix. Encore une fois, ce ne sera pas l'acheteur qui aura fait le profit. 

Martin Hébert
Laval


Bonjour, 
 
Savez-vous qu'en payant le montant d'hypothèque 2 fois par mois, donc à tous les 15 jours (26 paiements par année) l'échéance qui était de 25 ans tombe à 17 ans et demi. C'est ce que je fais en ce moment. 
 
Une fidèle de votre émission et de la radio de Radio-Canada. 

Christiane Fabre
Boucherville


Je suis divorcée depuis 6 ans. J''avais une modeste maison en région mais, elle était à moi. Le travail m'a amené à Gatineau où je suis maintenant locataire depuis presqu'un an.  
 
J'ai un bon salaire (64 000$ par an) mais avec des enfants, sans conjoint, il est impossible que je puisse supporter une hypothèque. De plus, j'ai 46 ans. Même à 25 ans, ça m'amène à 71 ans! Imaginez 40 ans!  
 
À moins de gagner à la loterie, je me résigne à demeurer locataire. 

Carole Guérette
Gatineau, Qc


Il est évident que les limites de crédit qu'offrent les institutions prêteuses sont beaucoup trop élevées. 
 
Lorsque j'ai acheté ma maison en 1990, on m'affirmait que je pouvais aller jusqu'à 33% de mon revenu brut. J'ai plutôt fixé la limite à 25% de mon revenu net!!! 
 
Je me demande comment j'aurais pu faire si j'avais écouté les banques, nous n'avons jamais manqué de rien mais certaines fins de mois ont été serrées. Il ne faut pas oublier qu'une propriété est un incitatif à dépenser plus, il y a aussi les taxes, et puis nous ne cessons pas de désirer le reste : Autos, voyages, vacances, restos etc... 
 
Nous avons payé en 11 ans et, nous pouvons maintenant nous payer le reste! 
 
Nouveaux acheteurs, prudence! 

Bertrand Courtois
Beloeil


Je suis un québécois vivant en France. L'année dernière j'ai réalisé un rêve en achetant une ancienne fermette en Bourgogne. Tout comme l'auditeur qui vit au États-Unis, j'ai pu profiter d'un taux d'intérêt fixe pour 25 ans (3,25%!). De plus, comme aux États-Unis, je profite d'une réduction d'impôt sur les intérêts. J'ai également une maison à Montréal et je ne comprend pas pourquoi il n'est pas possible de trouver un taux fixe sur toute la durée de l'hypothèque. Je crois qu'il faut commencer à demander des taux fixes de plus longue durée lorsque vient le temps de renouveler nos hypothèques. Par la force des choses, un jour, une première banque proposera cette offre et les autres suivront.  
 
En ayant un taux fixe sur toute la durée de son hypothèque on a l'assurance que son niveau d'endettement diminue avec les année et il devient sensé pour un consommateur d'envisager des hypothèques de plus de 25 ans. Ce ne serait plus seulement les banques qui y trouveraient leur compte.  

Eric Gravel
Sognes, France


Ma règle : Éviter les dettes à long terme. Payer comptant le plus possible. 
Et dans le choix d'une maison, il faut savoir d'abord si on aime le bricolage... 
Une maison ancienne peut être un bon placement et une source inépuisable de petits travaux qui exercent l'habileté et l'esprit de création. Faut aimer cela !  
Je rénove et embellit ma maison depuis plus de quarante ans. Et je n'ai pas fini! 

Georges LeSueur
St-Ambroise


Lorsque les parents sont pris dans l'engrenage de l'hypothèque, ils ne peuvent pas manquer une journée de travail. Un tout-petit malade, le stress est décuplé... On oublie de tenir compte de ces aléas de la santé lorsqu'on s'achète une maison. C'est un coût social... 

Suzanne Goudreault
Montréal


Nous sommes une jeune famille qui s'agrandira très bientot. Si la période d'amortissement de 40 ans peut nous permettre de respirer un peu pendant la fondation de notre famille, je crois que nous y repenserons. 
 
Nous aimons mieux être plus longtemps avec nos enfant en bas âge plutot que de retourner au travail lorsque le bébé aura 6 mois. 
 
Comme mentionné dans l'article, nous ne pensons pas conserver cette période d'amortissement , seulement s'en servir pour fonder notre famille. 

Karine Brousseau
Joliette


il est vrai que payer un loyer à vie sans rien mettre de côté,ne change pas grand chose à s'endetter pour 40 ans. 
Le prix des loyers est de plus en plus exorbitant. Voir exagéré. 
Il faut quand même y penser 2 fois. 

Mr.Denis Beaudry
Montréal ,Cartier Rosemont


 


L'hypothèque de 40 ans à nos portes
 
[Écoutez l'extrait>>>]
 


 
Le boom immobilier tire à sa fin
Un dossier de Radio-Canada.ca

 
L'endettement des Canadiens
Un dossier de Radio-Canada.ca



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