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Agriculture : changer ou périr |
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Le rapport Pronovost sur l'avenir de l'agriculture est généralement bien accueilli. La commission propose une série de mesures audacieuses pour assurer la survie du monde agricole. Parmi la cinquantaine de recommandations pour une profonde transformation de l'agriculture québécoise : mettre fin au monopole syndical de l'Union des producteurs agricoles, obliger les agriculteurs à respecter les normes environnementales, sous peine de perdre l'aide financière du gouvernement, faire la promotion des produits québécois et hausser les exigences de formation des agriculteurs. Que réclamez-vous de l'agriculture québécoise, à la lumière du rapport Pronovost? Les invités de Pierre Maisonneuve : Lionel Levac, journaliste à l'émission La semaine verte, Jean Pronovost, président de la Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois, Christian Lacasse, président de l'Union des producteurs agricoles, et Guy Debailleul, agroéconomiste à la Faculté des sciences de l'agriculture de l'Université Laval. |
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Nous voulons de la viande et des fruits et légumes BIO LOCAUX, accessibles FACILEMENT dans les supermarchés, le plus longtemps possible au cours de l'année. Les prix importent peu quand on accède à de la qualité. Et nous pouvons nous adapter aux marchandises offertes en fonction du climat. Josée Boily
Montréal
Si on veut véritablement une agriculture plus près de nous et davantage respecteuse, il faut équilibrer l'économie d'exportation et l'économie locale. Or, même dans la stratégie de développement durable du Québec, on met dans la section "prospérité économique" que l'exportation et l'économie locale comme une "lutte à la pauvreté..." En considérant uniquement l'exportation comme facteur de prospérité économique, on empêche le développement de l'agriculture bio et de niche. Kim Cornelissen
Saint-Marc-sur-Richelieu
Je suis d'accord avec le fait de briser le monopole de l'UPA et de laisser le libre choix aux producteurs de choisir leur syndicat. Aussi, je suis très heureux des conclusions en général du rapport Pronovost. Par contre, il ne faut pas oublier un point essentiel : l'écoconditionnalité doit venir des deux côtés, des producteurs et des consommateurs. Que le coût environnemental soit inclus dans le droit de produire des productuers est en soit une bonne chose. Il ne faut pas oublier cependant que les consommateurs devront faire leur part et accepter de payer plus cher pour leurs produits, ce qui n'est pas gagné d'avançe. Mathieu Roy, technicien agricole
Montréal
Une chose m'intrigue... Si l'UPA affirme que 94% des agriculteurs adèrent volontairement à leur syndicat, alors pourquoi l'UPA ne serait pas d'accord avec la levée de son monopole.. Je crois que dans le modèle actuel, où nos agriculteurs sont en compétition avec la planète, une concurence dans les syndicats agricoles permettrait d'apporter de l'innovation dans notre façon de faire. J'espère que ce rapport offrira un nouveau souffle pour que ce domaine, si important, puisse devenir une de nos fièretées. Merci Guillaume Corriveau
Montréal
Le rapport Pronovost semble aller dans le bon sens. Ce qu'il ne dit pas : L'agriculture et la production industrielle de viandes n'ont plus aucune comparaison avec l'élevage et le jardinage d'autrefois. Concurrence et mondialisation obligent. Ministère et UPA édictent règles et barêmes. Les syndicats transigent. Agriculteurs et producteurs informatisent. Nous mangeons nos aliments chimiquement "boostés" et génétiquement modifiés, des volailles et animaux dénaturés et confinés dans leurs cages jusqu'à l'abattage. Cela nous donne mauvaise conscience. Rester en santé devient un jeu d'échec face aux dangers cachés des trans et autres pièges de la transformation industrielle. Je ne suis qu'un simple consommateur qui exagère volontairement. Mais tout compte fait, pas tant que cela! Georges LeSueur
St-Ambroise
Je suis enthousiaste et très heureuse du rapport de la CAAAQ. C'est une percée pour un changement dans nos modes d'agriculture et notre rapport à la terre, qui sont présentement destructeurs (on le voit dans le cas des lacs contaminés par les algues bleues, un phénomène hautement relié au lisier de porc). Ce qu'on appelle "un retour dans le passé", pour moi, c'est simplement une agriculture viable à long terme, du côté social, environnemental et sanitaire. J'ai confiance que nos élus vont prendre acte de ce rapport et quitter le statut quo! Maude Pichereau
Montréal
les mots nous disent beaucoup sur les philosophie qui sont derriere il y a agriculture et industrie agricole, il y a agriculteur et producteur agricole et l'UPA est du cote des producteurs. Il ne faut pas croire non plus que tout est parfait dans le bio non plus il y a des producteurs la aussi. moi j'ai une tres petite ferme avec des mouton et des oies et le depart ce fait par etape pour ne pas avoir de dette et pour avoir toute l'autonomie et je resterai petit pour ne pas a avoir a repondre a personne d'autre qu'a mes clients. pas d'UPA pas de stabilisation je prend le risque! desole pour mon francais Ann Poirier
Arundel
Bonjour, Mis à part les enthousiastes de la prétendue dictature du prolétariat de sinistre mémoire, il est effectivement très souhaitable et salutaire de faire en sorte d'abolir le syndicalisme unique, en particulier en agriculture. En fait, l'État devrait rendre obligatoire le fait que le syndicat ne soit concerné que par le bien-être de ses membres ( salaires, retraites, avantages sociaux etc), et surtout pas par les mises en marché. en effet les reportages de la SRC concernant les acériculteurs sont particulièrement éloquents à cet égard. J'aurais aussi aimé que les spécialistes, réels ou supposés, entendus en entrevue aujourd'hui puissent nous dire si les nombreux, trop nombreux suicides dans le monde agricole auraient pu être évités avec l'application des recommandations de la commission Pronovost. Jean G. Lengellé
Embrun, Ontario
Enfin! Un rapport qui parle franc. Alors que nous devrions tous «modérer nos transports», n'est-il pas insensé de faire voyager des tomates et autres fruits sur des distances moyennes de 2,500 kilomètres et ce, en plein mois d'août. Trouvez-vous ça correct que l'an dernier, alors que les fraises du Québec arrivaient sur le marché, on trouvait d'immenses étalages de fraises importées au supermarché! En plus, on en a tous assez de bouffer du poison. Odette Morin
Prévost
Bonjour, Dans votre émission de ce midi, il a été bien sûr souvent question de l'UPA et de son pouvoir. Ce pouvoir a certainement aidé bien des agriculteurs, mais comme dans dans bien des cas il conduit à des abus, à protéger ceux qui ont acquis des privilèges parfois considérables. Nous allons maintenant voir la grosse machine de l'UPA exercer son pouvoir politique et faire en sorte que le gouvernement ne touche pas aux droits acquis. Heureusement qu'il y a de grands professionnels de l'information comme vous et votre équipe pour permettre aux gens ordinaires de s'exprimer et nous faire voir l'autre côté du portrait. Je profite de l'occasion pour vous dire à quel point j'apprécie votre professionnalisme et votre très grand respect des gens avec qui vous êtes en interaction. On le sentait très bien hier dans votre communication avec les jeunes que vous aviez à l'émission. Bravo et grand merci! Cordiales salutations. Richard Boily
Rimouski
De tous les rapports dont on a entendu parler depuis longtemps, c'est un des premiers qui en vaut le coût. La "gestion de l'offre" l'appanage de l'UPA n'est qu'une pratique "mafieuse" pour contrôler les coûts et assurer l'immobilisme de ses membres en ce qui concerne l'innovation des produits et leur mise en marché. Savez-vous que les Européens craquent pour le syrop d'érable et ses dérivés mais ils ne savent pas trop comment et quand les utiliser. En plus de produire un si magnifique produit, il faudrait le vendre et non se contenter de contrôler artificiellement le prix et laisser pourrir les stocks dans des entrepôts. D'où vient le prix de la livre de beurre à 5$, sortez de cette production si vous n'êtes pas capable de produire à des prix plus raisonnables. Et le prix éhonté des fromages...J'enrage quand je songe aux merveilleux fromages qu'on déguste lorsqu'on va en France et de voir comment on se fait voler par nos fabricants et artisans d'ici... Roger Bellemare
St-Augustin
Tout à fait en accord avec M. Pronovost. Savez-vous que les producteurs artisans de fromage au lait cru ne peuvent utiiser leur propre lait. Ils doivent le vendre à la mafia(la coop) et le racheter pour produire leur fromage fin...On se croirait dans un pays du tiers monde où tout le monde prend sa "cote" et c'est le con d'acheteur qui paye de 55$ à 72$ le kilo pour un fromage soit de 50 à 75% plus cher qu'un fromage de qualité semblable ou meilleure en France... Il est grand temps qu'on leur donne un bon coup de pied au c. et ce n'est pas les seuls qui en mériteraient un... Robert Desplaines
Montréal
Bonjour, fille d'agriculteurs, j'entends depuis longtemps le questionnement sur le modèle actuel de l'agriculture. Lorsque monsieur Lacasse nous dit que l'UPA a donné son accord à la tenue de la commission Pronovost, à condition qu'elle ne remette pas en doute la pertinence de l'UPA, je n'en crois pas mes oreilles. Quelle organisation peut se croire aussi intouchable? Au nom de quoi? Quand je vois mon frère qui peut difficilement reprendre la ferme alors qu'il le souhaiterait. Quand je vois des quotas en acériculture, alors que le sirop d'érable est unique au monde.... Quand je vois qu'on nivelle par le bas et qu'on efface les terroirs. (Allez en France et dites aux viticulteurs que dorénavant il y aura qu'un seul entrepôt et que les vins seront classés par couleur.....) Quand je vois l'envers de la médaille, je me demande comment l'UPA peut clamer qu'elle a la vérité absolue. Martine Bergeron
Ulverton, Qc
Le rapport Pronovost a entièrement raison en recommandant de miser sur la recherche et l'innovation. On peut facilement comprendre qu'il fasse un temps de cochon pour l'industrie porcine quand il coûte moins cher de faire venir la viande d'Amérique du Sud que de la produire ici. Si nous désirons récupérer notre marché, nous devons innover et nous séparer des vieilles techniques polluantes qui règnent en agriculture. Il est inacceptable que, à notre époque, notre production provoque encore une contamination des sols et des rivières par le phosphore et l'ammoniaque quand il existe des solutions biotechnologiques plus rentables et respectueuses de l'environnement. David Rousseau
St-Jean-sur-Richelieu
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