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Courrier :
LA TRIBUNE DU QUÉBEC
Société Radio-Canada
1400 René-Lévesque Est
Bureau A67-7
Montréal (Québec)
H2L 2M2

Le 12 août 2003

Hausse du taux de naissances

Pour la première fois en dix ans, le nombre de naissances a augmenté au Canada. Un peu plus de 333 744 bébés sont nés en 2001, une hausse de 1,8% par rapport à l'année précédente, lorsqu'on avait enregistré un creux record.
 
Le taux de fécondité s'établissait à 1,51 enfants par femme en 2001, soit une légère augmentation par rapport à 2000.  
 
Pour assurer le renouvellement de la population, il devrait toutefois s'établir au moins à 2,1.  
 
Au Québec, le nombre de naissances était en augmentation de 2,3%. Près de 73 700 enfants y sont nés en 2001. Le taux de fécondité des Québécoises était néanmoins, à 1,45 enfants par femme en 2002, inférieur à la moyenne nationale. 
 
Pour la première fois en une décennie, le taux de fécondité des femmes âgées de 25 à 29 ans a augmenté, atteignant 97,9 naissances pour 1 000 femmes. 
 
Tendance ou hasard? 
 
Statistique Canada remarque que l'augmentation du nombre de naissances coïncide avec l'élargissement des prestations parentales de dix à 35 semaines. 
 
Selon les analystes, ce n'est toutefois pas la seule raison qui explique cette légère hausse. Ils soulignent par ailleurs que la décroissance de la population se poursuit et que des mesures efficaces doivent être prises pour faire face au vieillissement de la population. 
 
Qu'est-ce qui explique l'augmentation du nombre des naissances? Et que doit-on faire pour que la tendance se maintienne ? 
 
Les invités de Frédéric Nicoloff  : Claude Graziadei, directeur adjoint à la direction des statistiques de la santé à Statistique Canada, Nicole Boily, présidente du Conseil de la famille et de l'enfance du Québec, Jacques Henripin, démographe et professeur émérite de l'Université de Montréal, et Pierre Lefebvre, professeur au département de sciences économiques à l'Université du Québec à Montréal.



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Deux facteurs : 
 
1- Est-ce possible que le grand nombre d'immigrants établis au Pays c'est dernières années commencent à se reproduirent? Et n’ont-ils pas plus d'enfants que les Canadiens de souches? 
 
2- La cohorte la plus nombreuse du baby boom est née en 1960. N'était-ce donc pas le "last call" pour beaucoup de femmes de 40 ans pour tomber enceinte en l'an 2000? Pour finalement accouché en… 2001? 

Yves Marineau
Montréal


Hier on nous apprenait que, selon Statistique Canada, le nombre de naissances avait augmenté en 2001 au Canada. Tout les médias ont répété la même nouvelle! 
 
Y'a pas un foutu de journaliste qui s'est demandé comment ça se faisait que Stat Can, qui nous coûte je ne sais combien de centaines de millions par année, sortait des données de 2001 alors qu'on est rendu en aout 2003! Un simple coup de fil au MSSS du Québec et vous aurez non seulement le nombre de naissances en 2002, mais vous allez avoir une partie de 2003. Mais les pique-assiettes sont tellement paresseux.. 

jacques noel
québec


Ceci est une bonne nouvelle. La cause de cette hausse n'est sûrement pas étrangère à la politique familiale du gourvernement du PQ des dernières années qui a permis à plusieurs gens d'avoir des enfants en plus de leur permettre de joindre les deux bouts. 
 
Si l'on veut que celà continu, il va falloir donner une place plus grande aux jeunes familles dans notre société de plus en plus orientée vers les gens sans enfants en particulier les babyboomers. Car sans les générations futures, il n'y aura plus personne pour payer les frais médicaux de tous ces retraités. 

A Bouchard
Longueuil


Si le Québec enregistre une belle augmentation du taux des naissances, rien n'est acquis. 
 
Si le gouvernement du Québec décide d'augmenter le prix des services pour abaisser les impôts, ce qui favorisent davantage les couches les plus riches, nous risquons de retomber à un niveau plus bas des naissances. 
 
Si je recommençais ma vie, je n'agirais pas autrement, que de la manière dont réagissent les jeunes. Ce sont leurs enfants qui vont s'occuper des gens qui veullent des baisses immédiates d'impôts... 

André Mainguy
Longueuil


Bonjour M. Nicoloff 
 
Je suis le parent d,un jeune de 10 ans et de 2 filles de 8 et six ans.  
 
Les mesures fiscales sont minimes, et ont peu d,effets selon moi, pisque la main droite reprend ce que la main gauche donne. Je trouve bien dommages d'hypotéquer notre future en disant que les enfants sont une richesse.. 
 
quand j,étais jeune, mes parents me le répétait sans cesse. Lles enfants sont la richesse d'une nation. Le gouvernement manque de vision à long terme et gouverne à la pièce.  
 
Je considère la hausse comme faible et peu significative et certainement pas liée à une politique gouvernementale.  
 
Je crois que cette hausse vient surtout des familles immigrantes. 

J. R. Coderre
Drummondville


Mon mari et moi avons eu notre premier enfant à 23 ans, alors que nous étions - et nous le sommes encore - tous deux étudiants. Nous avons l'intention d'avoir 4 enfants, non seulement pour notre bonheur personnel, mais également afin de faire notre devoir pour notre nation, le Québec.  
 
Notre petite fille aura bientôt 1 an. Votre invité - Jacques Henri Pin - disait que le coût moyen d'un enfant par année est de 9000$. Quant à nous, en bientôt 1 an, nous n'avons pas encore dépensé 1000$ pour notre fille. C'est que nous croyons que son bonheur ne sera pas proportionnel à l'argent que nous investissons pour elle. Nous utilisons de manière responsable le peu d'argent que nos revenus d'étudiants nous procurent : nous l'habillons uniquement avec des vêtements usagés, nous utilisons des couches lavables, et évidemment, je l'allaite. C'est là des sources incroyables d'économie, sources que l'opinion publique n'encourage pas suffisamment selon nous.  

Julie Nadeau
Québec


Bonjour, 
 
Je crois que la problématique du taux de naissance réside dans le fait que la société nord-américaine new favorise nullement un accroissement du taux de fécondité car la procréation est considérée comme un handicap social et une entrave à l'avancement social. 
 
Je pense qu'il faudrait adpter des politiques semblables à celles de la Scandinavie.  
 
Nous considérons en Amérique du Nord que le fait de procréer est un choix individuel mais n'est-ce pas aussi une responsabilitéqui incombe à l'ensemble de la société? L'avenir des enfants ne répresente-t-il pas le futur de toute société? 

Patrice Perreault
Granby


J'ai 31 ans et 3 enfants (5 ans, 2 ans et 8 mois). Je travaille comme pigiste tout en faisant un doctorat (mon conjoint aussi est aux études) et je dirais que ce n'est pas, dans mon cas, la stabilité ou les avantages de l'employeur qui ont motivé la décision d'avoir des enfants.  
 
Je crois que si la volonté est là, la logistique (garderie, support moral, etc.) suivra et on finit toujours par s'organiser. 

Chantal Déry
Laval


Deux mesures pour assurer une hausse du taux de natalité : 
 
imposition d'une surtaxe sur les individus de plus de 30 ans qui n'ont pas d'enfant; 
 
quand aux familes, leur accorder des réductions fiscales comparables, mutatis mutandis, à ce qui est accordé aux entreprises oeuvrant dans un secteur dont l'État veut assurer la devévelopement. 
BC 

bruno corriveau
maria


Bonjour, 
 
Les politiques gouvernementales concernant la famille sont particulièrement mésadaptées aux nouvelles conditions de vie et de travail des jeunes femmes et des jeunes couples. Par exemple, il y a de plus en plus de travailleuses et de travailleurs autonomes et de contractuelles/contractuels. Or, les congés de maternité et de paternité basent leur prestations sur les heures travaillés dans le mois précédent l'accouchement. J'ai une amie qui a donné naissance à un enfant dernièrement et, étant contractuelle, elle a moins travaillé dans le dernier mois de sa grossesse, une vingtaine d'heure au lieu de quarante par semaine. L'estimation de son salaire est donc basé sur une semaine de travail de 20 heures, semaine écourtée en raison même de sa grossesse, ce qui vous vous en doutez, réduit de beaucoup ses prestations, et la met dans une situation économique très très difficile. Inutile de dire que le calcul des prestations devraient s'échelonner sur 52 semaines et non sur les quatre précédent l'accouchement, car dans la situation actuelle, les jeunes femmes de mon entourage qui ont vu cette situation ne sont pas encouragé à faire des enfants ... 

Étienne Côté
Montréal


Décidément, je ne suis pas tellement d’accord M. Henripin. 
 
Probablement une bonne nouvelle si encore une fois on regarde avec une lorgnette d’économiste. 
Je préfère la regarder globalement. Je ne crois pas que l’augmentation du nombre de « travailleur » me permettra de prendre une retraite dorée. Même si c’était le cas, je ne préconiserais pas cette approche parce qu’on resterait dans le même cercle vicieux qui fait tourner le roue économique de plus en plus vite au détriment du bien être commun et de la santé de la planète.  
 
Faisons des enfants, aimons-les et léguons leurs une planète un peu plus en santé que ce que nos parents nous laisserons.  
Surtout ne faisons pas d'enfants parce que c’est payant et que ça stimule l’économie…régionale. 

Jacques Pilon
Québec


Bonjour, 
 
Pourquoi natalité faible??? 
 
Les entreprises n'aident pas assez car avant les job était quasiment à vie, maintenant elles sont précaires, alors est-ce intéressent d'avoir des enfants dans ces conditions, surtout quand elles ne donnent pas des conger qui ont du bon sens??? 
 
On devrait aider les gens qui veulent garder leur enfants à domicile, un salaire minimum garanti à ceux qui s'occupe des enfants chez eux car pour l'enfant ça serait meilleur!!! 
 
 
À propos d'éducation des femmes.... on devrait p-e parler de brainwashig ou lieu d'éducation??? 
 
Vous trouvez ça normal vous que des femmes trouvent que c'est un sacrifice un enfant??? 
 
Un sacrifice de quoi??? D'être l'esclave d'un employeur au lieu de s'occuper d'enfant ou de la famille??? 
 
On voit bien ou est la priorité... faire plus d 'argent pour acheter plus de cochonerie(2 eme char,un chalet...), le me,myself and I!!! C'est ça l'éducation que beaucoup d'hommes et de femmes ont eu!!!! 
 
De plus croyez-vous que c'est intéressant pour des hommes d'avoir des enfants avec leus femmes quand ils savent que si leurs couple marchent pas la femme aura la guarde dans 80% des cas??? 
 
La question que l'on devrait se poser, n'est-ce pas veut-on que l'humanité ait un futur??? Voulons nous que notre cout de vente augmente de plus en plus sans qu'on ait plus de gens pour les payer??? 
 
C'est drôle avant on entendait des femmes que c'était ce qu'il y avait de plus plaisant pour une femme que d'être mère... Maintenant c'est mieux pour elle d'être l'esclave d'un employeur et du système il semble!!!! 
 
Beau progrès... Nos femmes, brainwasher ou éduquer??? 

Frédéric Pageau
lévis


Je désire compléter l'information faite en onde ce midi. 
 
Je ne sous estime pas le climat de stabilité attribuable à la coexistence de la famille et du travail, c'est déterminant : stabilité des emplois et conditions favorables pour les deux parents. 
 
Je crois que nous négligeons l'impact à long terme sur plusieurs générations de Québécois de la précarité induite par les conflits de garde d,enfants permis par le Droit de la famille. 
 
D'un point de vue de succession des cohortes de jeunes mères, il est normal que les mères actuelles de la génération X aussi appelée celle de la disette des naissances (après celle du Baby Boom), fait que nous sommes en déficit de naissance depuis plusieurs années. 
 
La bonne nouvelle c'est que la génération Y (les enfants du Baby Boom, écho) particulièrement les 12 à 23 ans environ sont la cohorte la plus nombreuse de jeunes mères qui se dessinent à l'horizon. Lorsqu'ils atteindrons l'âge des 25-35 ans environ, dans 10 ans, nous pourrions avoir une revanche des berceaux. Pour cela il faudra leur offrir des emplois stables, bien rémunérés, assortis de bonnes conditions pour les parents au travail, et d'autre part il faudrait soustraire le climat de précarité légal (exercice du Droit de la famille) qui pèse sur les parents qui veulent voir leurs enfants grandir à leur côté malgré les divorces éventuels (plus de 50%!). 
 
Ce que nous traversons est partagé par les pays comme la Russie, l'Italie, la France, l'Allemagne, la Suède, etc, mais pas les pays en développement (familles nombreuses) qui ressemblent au Québec d'entre les deux guerres. 
 
Philippe Roy 
conseiller en marcheting, Marché Cible inc. 

Philippe Roy
St-Jean-île-d'Orléans


Enfin le taux de fécondité a tendance à hausser au Québec et, ailleurs, au Canada. Il y a lieu de s'en réjouir, car il n'y a rien de plus suicidaire pour une nation que l'effondrement du taux de natalité. Depuis les années du Baby Boom et de la révolution de la dénatalité, le Québec a perdu près de 50 000 bébés par année. La venue d'immigrants ne pourra jamais palier cette lacune dans notre démographie. Les gouvernements tergiversent pour établir une VRAIE politique familiale pour hausser la natalité; bientôt, le déclin de la population active, celle qui nourrit la population, s'amorcera avec les conséquences funestes que l'on peut facilement imaginer. Un peuple qui se complait dans la facilité et qui n'a plus la vigueur de se reproduire n'a guère d'avenir. Évidemment, la plupart s'en fichent.... 

Maurice Saint-Yves
Québec


 


Hausse du taux de naissances
 
[Écoutez l'extrait>>>]
 


 
Naissances
Statistique Canada

 
Démographie et famille
Conseil de la famille et de l'enfance

 
Avoir des enfants : un choix à soutenir
Avis public du Conseil de la famille et de l'enfance (en format PDF)

 
Naissances et décès
Institut de la statistique du Québec



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