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MAISONNEUVE EN DIRECT
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Courrier électronique :
endirect@radio-canada.ca
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Plus de souplesse pour les professionnels immigrants |
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Mercredi, le gouvernement Charest a déposé un projet de loi visant à modifier le Code des professions. Avec ce projet de loi, Québec souhaite donner plus de flexibilité aux immigrants qui veulent exercer leur profession. Pour ce faire, le ministre de la Justice, responsable de l'application des lois professionnelles, Yvon Marcoux, veut donner de nouveaux outils aux ordres professionnels afin qu'ils puissent reconnaître la formation et des diplômes des personnes formées hors Québec. Les ordres professionnels pourraient ainsi délivrer des permis restrictifs temporaires, des permis restrictifs permanents, appelés « permis spéciaux », ainsi que des permis pour membres d'un ordre professionnel à l'extérieur du Québec, connus sous le nom de « permis sur permis ». Pierre Maisonneuve en discute avec Lise Thériault, députée d'Anjou, ministre de l'Immigration et des communautés culturelles, Louise Cantin, secrétaire générale de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, et Paul Bélanger, professeur au Département d'éducation et formation de l'UQAM, spécialiste de la reconnaissance des acquis et de l'éducation des adultes.
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Présentement, les immigrants sont essentiellement sélectionnés selon le critère de réunification des familles, ie selon le potentiel de vote de leurs familles dans les grandes villes (Mtl/Tor/Van) -- ils ne sont pas sélectionnés au mérite personnel. Une fois acceptés, ceux qui, par hasard, ont des qualifications professionnelles les sortent abracadabra! du chapeau et demandent qu'elles soient reconnues. Cela ne marche pas -- la sélection professionnelle doit être faite «a priori», pas «a posteriori», parce que les qualifications pointues sont très difficiles à mettre à jour, surtout d'un pays à l'autre. En clair, il faut pré-sélectionner plutôt que «post-sélectionner» les professionnels immigrants. Les Conservateurs n'ayant aucun député dans les grandes villes - et peu d'espoir d'en obtenir lors de la prochaine élection - je les invite à faire preuve d'un peu de courage politique et à revenir, comme il y a 25 ans, à la sélection au mérite des immigrants.
Serge Savard
Montréal
Il serait très dangereux de donner les équivalences aux diplomés en provenance de pays du Tiers-Monde sous prétexte de pénurie de médecins, d'ingénieurs, infirmières, enseignants et autres. Comment évaluer la qualité des diplomes émis en Algérie, au Cameroun ou en Équateur quand la véracité meme du diplome peut etre vérifiée. Nombre de diplomes bidons circuelent maintenant au Québec. Il aurait été bien plus sage d'aider nos jeunes à étudier au Québec et meme de leur permettre de se spécialiser aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France ou en Allemagne à condition de revenir servir ici.
Charles Boucher
Montréal
Au delà de l'accès c'est une question de temps à laquelle on doit répondre. L'immigrant qui ne parle pas français doit prendre une année pour se "débrouiller" dans la langue d'accueil. En suite les processus de reconnaissance peuvent prendre de deux à quatre ans voir plus... Pour des gens qui quittent des situations difficiles, qui doivent vivre un deuil de leur pays en arrivant, qui doivent s'intégrer et comprendre un nouveau code de comportement, je trouve qu'il est particulièrement ironique de parler de société d'accueil lorsqu'on prend tout ce temps pour les reconnaître pour ce qu'ils sont des citoyens qui viennent avec le souhait d'enrichir la société par leur apport labeur. Quel genre d'accuil est-ce? Un immigrant devrait pouvoir travailler dans son domaine dans un maximum de deux ans... c'est cette donnée qu'on ne retrouve pas dans les mesures de poudre aux yeux du gouvernement.
Francisco Reina
Montréal
Charité bien ordonnée commence à la maison! Nos jeunes ont besoin d'un meilleur encâdrement et faut recycler nos gens. Notre argent semble passer pour promouvoir les autres, tandis que les nôtres souffrent d'un manque d'encâdrement. De plus on semble mettre plus de femmes dans le système et on tasse les hommes. Les femmes travaillent moins d'heures que les hommes en médecine et parfois laissent lorsqu'elles deviennent enceintes. Les bien nantis des autres pays envahissent le CANADA et il devient dangereux de ne pas exercer un contrôle rigoureux. Le Kirpan, le voile, le turban, et tout le reste, semblent maintenant nous dicter notre conduite chez nous. Comme les autochtones, serons-nous tassés à notre tour? Il ne faut pas être trop bonasses!
Yolande Taupier
Magog
Pour répondre aux commentaires de mes prédécesseurs j'aimerais dire premièrement que je suis tout à fait d'accord qu'il ne faut pas donner de reconnaissance si la formation ne correspond pas a nos criteres a nous. Ce serait dangeureux pour la santé et la sécurité de tous nos concityens. Cependant, je trouve l'idée d'assouplir ces mesures tres bonne. Il arrive trop souvent que des immigrants, bien qu'ils aient les capacites, ne peuvent pas travailler pour des raisons tout simplement bureaucratiques. Si l'on veut que le Québec continue d'exister pour nos petits enfants, nous avons besoin de ces immigrants car sans eux, nous ne serons jamais capable de survivre au niveau démographique. Je reviens à Montréal après avoir vécu 10 ans aux Etats-Unis à étudier le réussite scolaire des enfants d'immigrants. Je crois vraiment que de s'ouvrir davantage à la différenceva permettre à notre pays de devenir plus performant, plus tolerant et meilleur pour tout le monde.
Claudia Lahaie
NEw York
A vous qui critiquez les diplomes venus des pays du tiers monde je vous rappelle tous de même que dans les années 50 ce sont des medecins venus d'haiti et de cuba qui ont developpé le système de santé qcois. De plus il me semble qu'il ya bien des canadiens qui vivent a l'année dans ces pays pauvres et sont soignés par ces médecins. Douter de moyens utilisé pour effectuer leur profession est compréhensible car étant pauvre ces pays n'ont pas les moyens de se doter du matériel hi-tech. Cependant je pense qu'une simple formation de remise à niveau pourrait être envisagée et non la demande à l'immigrant de recommencer a zero tout son cursus universitaire. Il en est de même pour les ingénieurs.
Marco Coulomb
Mtl
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