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Qui doit payer les traitements contre l'infertilité? |
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À Québec, les deux partis d'oppositions réclament la gratuité des traitements contre l'infertilité. Si le gouvernement Charest refuse d'assumer ces coûts, les deux partis voteront contre le projet de loi 23. Ce projet de loi, présenté par le gouvernement, veut encadrer les activités des cliniques privées de procréation assistée. Il vise aussi à imposer des obligations éthiques aux médecins. Un traitement contre l'infertilité coûte 10 000 $, et le taux de réussite est d'environ 20 %. Si l'État assumait ces coûts, la facture monterait à 30 millions de dollars par année, selon le Parti québécois. L'État doit-il payer ou non pour les traitements de procréation assistée? Les invités de Pierre Maisonneuve : Éric Caire, porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé et affaires sociales, Bernard Drainville, porte-parole péquiste en matière de santé, et Bartha Maria Knoppers, professeure au Centre de recherche en droit public de l'Université de Montréal. |
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Je trouve cela raisonnable que la Régie paie les traitements d'infertilité. La personne n'est pas responsable de cet état. Je trouve que c'est raisonnable de vouloir des enfants. Après tout, l'avortement n'est-il pas payé par la SAAQ? Luc Desjardins
Montréal
La procréation assistée est une approche clinique. Vouloir la multiplier et la subventionner par souci démocratique ne m'apparaît pas souhaitable. Nos réactions sont influencées par notre âge et notre milieu. C'est pourquoi je reste ouvert aux opinions contraires. Mais quand un parti vote en bloc pour ou contre une proposition j'y vois là un manque de liberté pour le député. Georges LeSueur
St-Ambroise
Ce que les couples infertiles revendiquent, ce n'est pas le droit d'élever des enfants, facilement accessible par l'adoption, mais bien le privilège de se reproduire, un désir purement biologique. Avoir des enfants du sang de son sang ne devrait pas être confondu avec le fait d'avoir des enfants. Bertrand Morin
Ottawa
Si le projet de loi inclut aussi des obligations éthiques pour les médecins, on ne devrait pas voter contre ce projet de loi à cause d'une histoire de coûts remboursés ou non. Chaque fois que l'État rembourse des médicaments ou des traitements, on retrouve des excès du côté médical. Je crois que rembourser les traitements d'infertilité risque d'empêcher la recherche pour trouver les causes de l'infertilité. Gisèle Portelance
Laval
Soyons logiques! Si mes impôts vont servir à certains couples à obtenir de l'aide du Québec pour faire des bébés, alors j'aurais le droit de m'attendre aussi à ce que la RAMQ couvre le coût du Viagra, Cialis et autres "traitements" de nature mi-jouissive et mi-procréatives! Phil Thouin
Notre-Dame-du-Portage
Je n'endosse pas l'idée de faire financer par l'état des interventions de procréation assistée pour les couples infertiles. Avoir des enfants est un choix personnel et je ne vois pas pourquoi les impôts et les taxes de tous les contribuables serviraient à aider des gens à financer de tels choix. De nombreuses personnes choisissent de ne pas avoir d'enfants pour des raisons diverses. Pourquoi payeraient-elles pour permettre à d'autres d'avoir des enfants? De nombreuses personnes aptes à procréer s'abstiennent de le faire parce qu'elles estiment qu'elles n'ont pas les moyens d'avoir des enfants. Les interventions de procréation assistée sont coûteuses. Si on doit aider les personnes infertiles, je ne vois pas pourquoi on n'accorderait pas des sommes équivalentes aux coûts de ces interventions à des couples ou à des femmes seules qui désirent avoir des enfants mais qui n'en "fabriquent" pas par "infertilité" financière. Et que faire avec ceux qui sont pauvres et infertiles? Payer en double? Paolo Mitriou
Lac-Mégantic
Je crois que poour ce qui est de la difficulté à concevoir, la frontière n'est pas aussi claire qu'on le dit entre le traitement d'une maladie et une chirurgie élective. La discussion sur le nombre d'embryons è imnplanter le démontre bien. On a la responsabilité d'examiner certaines raisons *sociales* qui amènent les couples aux "cliniques de fertilité" : volonté d'avoir un garçon, de stabiliser une nouvelle union, de contourner l'adoption, d'éviter de chercher un autre géniteur, etc., et de décider librement de qui doit payer pour une démarche qui semble parfois jusqu'au-boutiste. Martin Dufresne
St-Hippolyte
Ayant subit des traitements de l'infertilité depuis 5 ans, toujours résultant en un échec, les coûts astronomiques des traitements nous mène à étier les périodes de temps entre chaque intervention. Cette façon de faire ne nous rajeunit pas : les risque associés à la grossesse augments et les chances de réussite diminuent. Ayant eu recours à l'assurance-maladie nous aurait probablement aidé à écourter les périodes d'attente entre les traitements. Pourquoi les avortements sont couverts alors que la procréation assistée ne le soit pas? Steve Lachance
Saint-Eustache
malgré ma profonde sympathie pour ceux qui ont des problèmes de procréation, je pense que la vraie question d'équité n'est pas entre ceux qui ont les moyens et ceux qui n'ont pas les moyens de se payer la fertilisation assistée. La vraie question d'équité ici concerne les enfants qui sont déjà nés et qui auraient besoin de meilleurs services, voire de parents. Les fonds publics devraient servir d'abord ceux-là. Louise Inkel
Montréal
Bonjour. Si on veut inscrire à l'assurance-maladie les traitements pour la procréation assistée, il serait discrimnatoire par la suite de refuser de financer les coûts des parents qui décident d'utiliser d'autres moyens, entre autres par l'adoption internationale. À moins que l'on ne considère que ces enfants n'ont pas la même valeur? Line Beauchesne
Gatineau (secteur Aylmer)
Ne croyez-vous pas que de connaître les coûts de ces interventions n'aiderait pas une réflexion éclairée ? Sont-ils significatifs ? Hermance Caron
La Tuque
Bonjour, une seule question : pourquoi la collectivité devrait payer pour une minorité qui ne peut, hélas, se reproduire? Est-ce la faute de la collectivité? Est-ce la responsabilité de la colectivité? Qu'a la collectivité à faire dans la vie d'un couple infertile? Ils ne peuvent avoir d'enfants? C'est triste, mais c'est la vie. D'autres en auront en masse... parfois trop ! Quant «à leur désir d'avoir des enfants»... c'est une affaire personnelle. C'est comme tous les désirs : ils faut faire avec ceux qu'on peut réaliser et les autres... La collectivité ne se préoccupe guère de mes désirs! Se reproduire n'est pas un droit, un luxe, un priviligège... c'est une fonction de la vie. Une fonction complexe qui, hélas, ne fonctionne pas toujours comme on le souhaite. Au revoir, Sylvain Marois
Québec
Aider aux couples d'avoir des enfants est profitable pour toute la société, surtout quand le taux natalité n'est pas assez élevé. C'est un investissement à long terme qui sera profitable, puisque ces enfants feront des payeurs de taxe. Dany Leblanc
Saint-Jude
L'État ne paie pas! Il dépense les sommes «saisies» dans les poches de ses citoyens. La gratuité n'existe donc pas! Les montants nécessaires à ce projet seront dépensées au détriment de quel programme ou service? À moins qu'on «innove à la québécoise» en créant une nouvelle taxe ou en haussant à nouveau les impôts? Je ne suis pas contre l'idée. Qui peut être contre la vertue? Toutefois, combien coûterait une telle mesure à la collectivité? Ces sommes seraient-elles collectivement plus profitables si elles étaient investies autrement? À combien se chiffrerait cette mesure? À quand un débat sur ce que la collectivité a les moyens de se permettre? Sylvain Lamontagne
Candiac
non on est deja trop sur la planette donc arreter de faire des enfants subventionner et adopter un orphelin qui creve de faim dans le monde. Marc Tremblay
Montréal
Bonjour Je préfère payer pour un couple qui désire un enfant, que de payé pour un fumeur inconditionnel ou un alcoolique qui a un cancer du paumon ou un problème de foie. Bonne journée Guillaume St-Sauveur
Ingleside
On devrait peut etre arrêter de soigner les les vieux en fase terminale et metre l'argent sur les enfant a venir!!!!!!! Stephan McKenzie
Montreal
Bonjour la belle équipe, Il manque peut-être un élément : Combien coûte l'opération? André Chouinard
St-Augustin
C'est pas les citoyens qui en demandent au gouvernement, c'est les politiciens qui proposent des patentes qu'on ne peux se payer. Le systeme de santé est incapable de fournir les services pour lesquels je paye déja. C,est un projet qu'on ne peux se payer et ça va etre encore une patente qui ne marchera qu' à peu près Jean Francoeur
Lachenaie
Nous avons beaucoup parlé d'avortement dernièrement. Et nous parlons maintenant d'infertilité. N'y aurait-il pas un beau mariage à faire entre les deux ? Des enfants non désirés ne pouvant naître, et des parents infertiles ne pouvant avoir d'enfants. Des programmes d'aide pour aider, librement, des jeunes femmes à porter à terme leur grossesse non désirée, et des programmes de jumelage pour conduire les couples infertiles adopter ces enfants. Probablement que je rêve, mais des idées folles naissent parfois de cette façon ! Annie Gauthier
Otterburn Park
Mon opinion est que d'investir dans les familles qui ont déjà des enfants qui désirent rester plus à la maison avec eux est plus important. Faciliter l'adoption, ici au Québec, afin d'investir dans notre société, auprès des enfants qui font déjà partie de notre monde, est plus important aussi. Le point n'est de dire qu'il ne fauit pas investir dans les générations futures! au contraire! Il faut justement se concentrer sur les familles et les enfants qui sont négligés avant de penser à ceux qui ne sont pas de notre monde. Tout comme le disait le monsieur d'un certain âge, il ne s'agit pas d'un droit absolu d'avoir des enfants, mais d'un privilège donné par la nature et par la vie aux individus... Il est certes triste que les gens bien nantis peuvent se payer ce privilège, mais ce n'est pas la première fois, ni la dernière, que l'économie favorise une minorité dans notre société. Marie-Eve Verret
Sutton
Nous devons être réalistes et non seulement émotifs : Les sommes qui seraient mises à la disposition des futurs parents ne seraient pas mises ailleurs. Je ne crois pas que la fertilité soit un droit, le désir d'avoir un enfant est-il plus grand que le désir de guérir d'un cancer ou simplement le désir d'être traité rapidement craignant que les cellules cancéreueses se multiplient de manière irréversible à cause des listes d'attente? Au Québec nous sommes traités de dynosaures dés que nous ne suivons pas le courant ou que nous réfléchissons d'avatange en allant plus loin que les états émotifs. Les abris fiscaux abusifs accordés aux grandes compagnies devraient être abolis . Marcel Cossette
trois Rivières
J'ai été frappé par les opinions « contre » exprimée par les auditeurs : « je ne veux pas payer pour le bébé du voisin ». Vous avez avec justesse fait remarquer à une auditrice qu'on paie pourtant collectivement les soins d'un fumeur impénitent. Certains maux engendrés par des comportements à risque (tabac, drogues, sexualité non-protégée, ivresse au volant) sont soignés aux frais de l'état. Nous payons, par contribution égalitaire, des soins dont nous n'avons pas l'égale probabilité de profiter. Et nous ne voudrions pas payer des soins d'infertilité à laquelle nous sommes à peu près tous également exposés ? L'argument des auditeurs « contres » était économique... L'enfant à naître paiera, sa vie durant, un impôt à la société; il remboursera sa « dette ». Le conducteur ivre qui s'est condamné à la survie artificielle ne paiera jamais les frais qu'il encourt. Monsieur / Madame qui ne voulez pas payer la naissance du bébé du voisin, pensez que c'est le bébé du voisin qui paiera vos soins palliatifs ! David Fortin
Montréal
Tout d'abord, depuis quand doit-on décider de quelque chose qu'on ne paie pas? Je suis d'accord pour règlementer la procréation assistée, pour éviter certains problèmes de santé pour les mères et les enfants reliées à ces gestes médicaux. Par contre, quand on veut décider, on doit aussi payer. Pourquoi est-ce que l'État paie pour l'avortement, parfois même utilisé à mauvais escient comme moyen de contraception (eh oui!), pour les vasectomies, les vasovasectomies, la ligature et la «déligature» des trompes, tous des services certes utiles pour une partie de la population, mais allant tout de même contre la nouvelle vision d'augmenter la natalité. Je n'ai absolument rien contre cette gratuité des services, sauf quand il y a abut. Ce sont des choix de société. Ce sont ces nouveaux enfants qui paieront pour une population qui vieillira à son tour. Investir dans la natalité profitera à toute la population à long terme. Patricia Lamarre
La Sarre
Bonjour, Je ne suis pas d'accord à ce que les traitements pour l'infertilité soient payés par le gouvernement parce que je considère que cela ne répond pas à un besoin essentiel des individus. Si on paye pour ces traitements, il faudrait aussi payer pour les couples qui décident d'adopter des enfants, ce qui est aussi extrêmement couteux parfois. De plus, plusieurs traitements essentiels ne sont pas couverts par l'assurance maladie du Québec. Par exemple, je suis atteinte d'une très grande myopie et je dois payer moi-même mes lunettes, même si je ne peux pas fonctionner sans elles. C'est la même chose pour les soins dentaires essentiels. Si on va dans le sens de la gratuité en santé, il faudrait commencer par couvrir ces services qui sont, selon moi, vraiment essentiels à la vie d'un individu. Catherine Allen
Montréal
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