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L’inquiétant phénomène des gangs de rue |
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Les gangs de rue ne sont plus un phénomène isolé. On en compte une vingtaine à Montréal, regroupant entre 350 et 500 membres, selon les autorités policières. On trouve aussi ces organisations à Québec, à Drummondville et à Sherbrooke. Si, autrefois, on les considérait comme de simples bandes de délinquants, les gangs de rue s’adonnent maintenant au crime organisé. Ils se consacrent au trafic de stupéfiants et à la prostitution, occupant le terrain laissé vacant par les bandes de motards criminels, à la suite de l'opération Printemps 2001. Selon la police montréalaise, on compte, cette année dans la métropole, 8 meurtres et 58 tentatives de meurtre liés aux gangs de rue. Dernièrement, Québec a débloqué un peu plus de 7 millions de dollars pour lutter contre les gangs de rue. Comment cet argent sera-t-il dépensé? Quelles sont les stratégies efficaces pour lutter contre les gangs de rue? En fait-on assez? Comment peut-on combattre les gangs de rue? Michel Pepin analyse le phénomène avec Maria Mourani, députée du Bloc québécois, criminologue et auteure du livre La face cachée des gangs de rue, publié aux Éditions de l’Homme, avec Yves Francoeur, vice-président à la recherche et aux communications à la Fraternité des policiers et policières de Montréal, et avec Harry Delva, coordonnateur des projets jeunesse à la Maison d’Haïti. |
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Bonjour, L'ampleur actuelle du phénomène des gangs de rue est en grande partie causée par l'aveuglement volontaire des autorités. Tout d'abord, l'aveuglement volontaire des parents, celle des autorités scolaires et enfin, celle de la police et de l'État.
Nathaniel Thorne
Montréal
Désolé, mais contrairement à ce que dit votre intervenant, à Québec, le Wolfpack ce sont exclusivement des Noirs! Pas un seul Blanc là-dedans. Et le gros des jeunes filles qui devaient se prostituer le faisaient auprès d'une clientèle majoritairement libanaise (à cause de la guerre radiophonique on en a peu parlé tout le focus ayant été mis sur Robert Gillet) D'autre part, j'ai écouté le reportage de Zone libre. On dit qu'ils ont mis un an à le faire. Eh ben ils ont oublé de mentionner que les gangs de rue contrôlaient les bagages à Dorval ce qui leur permet de faire entrer la coke sans problème. jacques noel
Québec
Le phénomène des gangs de rue n'est peut-être pas relié à l'origine ethnique, mais ce qui est certain, elle est relié au sexe, par contre. Ce sont encore une fois les hommes qui exploite les femmes par la prostitution. Et les têtes dirigeante ne sont pas des femmes, mais bien des hommes... C'est donc un problèeme qui afflige les hommes, jeunes ou moins jeunes. Et ceux-ci entraînent avec eux les filles, probablement souvent contre leur gré.
François Tessier
Montréal
Depuis une semaine, on entends parler des gangs de rue à longueur de journée dans les médias québécois. Toujours du même angle. Alarmiste et un brun hypocrite. À écouter certains propos, on se croirait aux USA après le 11 sept. Pas beaucoup de place pour un point de vue plus nuancé. Le rapport privilégié que j'entretiens depuis 17 ans avec les membres de gangs de rue, dans le cadre de mon travail, me permet de jeter un autre regard. Avoir une autre opinion. Mais apparemment, ce n'est pas le temps de révéler d'autres faces cachées des gangs de rue. Celles qui envisagent des pistes de solutions. Celles qui rappellent aussi la responsabilité de tous. En passant, qui achètent leurs drogues ? Qui fait appel à leurs services ? L'offre ne répond t-elle pas à une demande ? Pourquoi personne ne parle sérieusement de cet aspect de la face cachée ? Les gangs, toutes sortes de gangs sont aussi le fruit d'un certain vide. Le nôtre. La nature ne supporte pas le vide.
Mohamed Lotfi
Montréal
On dirait vraiment que notre société n'est prête à aider que ceux qui la dérangent. Cela expliquerait pourquoi des revendications s'expriment de façon aussi violente. Et si presque toute la cocaïne qui transite par Montréal provient d'Haïti, je ne vois pas pourquoi on ne devrait pas se méfier des groupes d'Haïtiens qui traînent au milieu de la journée. En passant, on ne parle pas souvent des criminels en veston et cravate que l'on croise parfois. Tant que les apparences sont sauves, on ne fait rien? En fait, je crois que ce qui ne nous affecte pas directement ne nous touche pas. C'est pour cela que les communautés, ethniques ou autres, dans lesquelles on retrouve de la criminalité devraient être mises à contribution pour éradiquer ce fléau. En étant à l'écoute des nôtres, on évite aux autres d'avoir à être aux aguets.
Jean-Victor Côté
Saint-Bruno-de-Montarville
Des millions bin voyons donc! Ca ne règlera rien à la misère auquel les parents de ces jeunes sont confrontés chaque jour! Que le gouvernément prenne de véritables mesures favorables aux familles qu'il augmente le salaire minimum à un niveau réaliste et décent. Y'en a des moyens mais y'a pas de bonne volonté alors on donne des $$$ ça parait bien politicaillement parlant!
Carole Duval
Mont St Hilaire
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