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Le 9 juin 2009

Communautés culturelles et médias

Le Conseil des relations interculturelles a publié un avis sur la diversité culturelle dans les médias et la publicité au Québec. Le Conseil réclame une plus grande représentation et représentativité des communautés culturelles dans les médias. Il recommande notamment de favoriser l'embauche d'un personnel diversifié et de revoir le traitement de l'information en tenant compte des réalités des communautés ethnoculturelles. 
 
En parallèle, un sondage Léger Marketing indique que plus du tiers des Québécois issus des communautés culturelles estiment qu'ils sont sous-représentés à la télévision. Cette enquête a été faite pour le Conseil des relations interculturelles.  
 
Le sondage a été réalisé auprès de 2030 personnes du 13 au 25 février. Les marges d'erreur se situent entre 2,18 et 3,09 %. La moitié des répondants sont des Québécois de souche, et l'autre moitié, des immigrants de 1re, 2e et 3e génération. 
 
Les communautés culturelles ont-elles sous-représentées dans les médias et la publicité? 
 
Les invités de Jacques Beauchamp : Patricia Rimok, présidente du Conseil des relations interculturelles, Nadia Rousseau, 1re conseillère stratégique à la diversité à Radio-Canada, et Jean-Jacques Stréliski, vice-président planification stratégique et création chez Publicis.



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Dans la publicité, les communautés culturelles sont largement sur-représentées au contraire. En particulier les communautés de race noire.< 
 
Avez-vous remarqué que l'on voit toujours les couples formés d'un homme noir et d'une femme blanche et jamais le contraire. Il faut croire que l'homme blanc n'est pas vendeur. 
 
Par contre nous ne voyons jamais d'hommes musulmans ou de femmes voilées dans les publicités.
Luc Desjardins
Montréal


On veut tellement bien faire qu'on se met parfois le doigt dans l'oeil ! 
Les membres des communautés culturelles de deuxième génération et plus ne sont-ils pas des Québécois à part entière ? 
Comment effacer le racisme et la xénophobie si ceux-là veulent garder des communautés culturelles distinctes ad vitam aeternam ? 
Le consensus qui veut qu'une blanche épousant un noir accouche d'un enfant considéré noir, et que cela se répète encore si ce jeune épouse aussi une blanche la génération suivante laisse rêveur.  
Il en est de même pour les Autochtones.  
Qui l'est ? Qui ne l'est pas ?  
Il suffit de regarder les publicités pour voir que toutes les communautés sont représentées.  
Dans les sphères de pouvoir aussi. En cherchant bien.
Georges LeSueur
St-Ambroise


Je suis surpris que les « communautés ethniques » sont très absent des sites de rencontres. 
 
Je crois que plusieurs Néo-Québécois ne se sentent pas encore alaise à se mélanger à nous pour différentes raisons. 
 
Pourtant, certains vedettes Néo-Québécois sont très populaire et je crois que les Québécois de souche sont assez ouvert pour en avoir plus.
Dany Leblanc
Saint-Jude


On me pardonnera je l'espère de ne pas penser en bien pensant, mais je trouve que l'on devrait songer au Québec à arrêter de peser les pattes de maringouin avec une balance électronique... 
 
Gregory charles c'est un québécois. Normand Bratwaite c'est un québécois. Pas vrai?
Gilles Théberge
Notre-Dame-de-Ham


Dans ma naïveté, j'ai toujours cru que l'important était le message et pas le messager.  
 
Quand le but est commercial, si la clientèle visée est surtout membre d'une communauté ethnique, c'est aux commerçants à demander quels genres de messagers ils désirent. Si leur clientèle est générale, les commerçants et l'entreprise publicitaire peuvent discuter du type de messagers désirés. Le Conseil des relations interculturelles peut sensibiliser les intervenants à ce niveau. 
 
Mais quand le but est informationnel, l'important est que cette information soit transmise en toute impartialité. Je ne vois pas pourquoi on commencerait à mettre des quotas à atteindre lors des auditions. C'est le talent du messager qui compte, peu importe ses origines. Il faut cependant tenir compte des régions dans lesquelles les émissions sont transmises et faire en sorte que l'accent du messager ne « déchire » pas l'oreille de la majorité qui est susceptible d'avoir besoin de ces informations.
Gisèle Portelance
Laval


Tout à fait! Les communautés culturelles sont complètement sous-représentées et encore plus les autochtones des premières nations. 
 
Cette réalité nourrit le racisme et l'intolérance très présents en région ,car ces populations sont peu exposées au multi-culturalisme de Montréal. 
 
Il y a des terrains plus propices à l'insertion des immigrants. Par exemple il est plus fréquent de voir dans un reportage scientifique un asiatique à lunette qu'une femme!  
 
Les mass-médias c'est aussi du show-business et du vedettariat ,et dans ce domaine c'est la loi de la jungle ,tout le monde veut sa place au soleil. 
Une fois obtenue, les protagonistes nous confieront qu'ils/elles pratiquent le plus beau métier du monde et ils/elles espèrent que ça durera. Vive le collagène!
Christiane Fleurant
Montréal


Les communautés culturelles sont fort probablement sous-représentées dans les médias et dans la publicité mais je ne vois aucun mal à ça. Ça devient fatigant de toujours chercher une représentativité parfaite dans tout. Ces communautés sont peut-être sous-représentées simplement parce qu'elles ne désirent pas l'être davantage. Certains refusent de s'intégrer à la société québécoise. Alors pourquoi seraient-ils davantage intégrés aux médias et à la publicité? 
 
Est-ce qu'on se préoccupe de savoir si les sexes sont équitablement représentés dans les médias? Se préoccupe- t-on de savoir si les différentes classes sociales, si les gros, les laids, les beaucerons, les vieux, les jeunes, les bébés, les unijambistes, les diabétiques, les analphabètes, les roux, les borgnes, les mécaniciens, les gays, les adventistes, les cyclistes, les marginaux, les pacifistes, les éleveurs de moutons et autres sont adéquatement représentés? 
 
Les communautés culturelles ont l'épiderme un peu trop sensible.
Paolo Mitriou
Lac-Mégantic


Commentaires de Didier Lucien (Le Devoir sept 2008) 
« Le rôle de Bob Dieudonné-Marcelin, en revanche, échappait totalement à la règle générale du stéréotype. «Mais c'est Claude Legault qui m'embauchait, et Claude, c'est un bon chum», explique M. Lucien. On ne pense jamais à moi pour un rôle de médecin ou de camionneur québécois. Les gens parlent beaucoup de discrimination, mais ils ne font rien contre. Tout le monde semble d'accord pour changer, mais rien ne change. »
Guedwig Bernier
Montreal


Ce problème est seulement du côté francophone au Québec et anglophone. 
Il y a un problème de perceptions dans la société d'accueil. 
 
La représentativité des minorités visibles semble bien différente du point de vue de la majorité omniprésente. Le sondage Léger Marketing-Le Devoir sur l'intégration réussie a demandé aux Québécois s'ils croient que «les minorités culturelles du Québec sont représentées de façon adéquate et en nombre suffisant à la télévision». Au total, 62 % des répondants francophones ont dit oui, mais seulement 37 % des Québécois parlant une autre langue.
Guedwig Bernier
Montreal


Les diffuseurs ont aussi leurs responsabilités. 
 
Les minorités visibles occupent seulement 4,4 % des rôles d'experts ou d'invités dans les émissions de nouvelles de langue anglaise et 0,7% dans les nouvelles de langue française. 
 
Et pour terminer, il faut que les auteurs et les producteurs osent et n'aient pas peur car les minorités visibles vont les regarder les émissions et ils ont les moyen financiers d'acheter les produits présenter par les annonceurs.
Guedwig Bernier
Montreal


Il me faut signaler qu'un orateur spécialiste de question Autochtone a précisé lors de sa conférence, que par le mariage toute personne, fût-elle étrangère pouvait être considérée comme Autochtone ou Métis si elle épousait un Québécois reconnu descendant d'une de ces communautés.  
 
Moi qui suis né à Paris à l'ombre de la Basilique du Sacré-Coeur, j'étais éligible ? Hourra ! 
 

Georges LeSueur
St-Ambroise


Je crois que les communautés culturelles d'autres nationalités sont suffisamment représentées dans la publicité et dans les médias. Il ne faudrait pas, quant à moi faire du racisme à l'envers, c'est-à-dire embaucher plus de gens provenant d'autres nationalités pour qu'ils soient plus visibles. Je suis pour l'intégration des immmigrants dans toutes les sphères, tous les types d'emplois et à la télé, s'ils sont aussi compétents que les Québécois ou néo-Québécois. Je trouve qu'on est trop politically correct. Je ne vois pas pourquoi on intégrerait beaucoup plus de gens provenant d'autres communautés dans les médias ou dans la société... Qu'ils fassent leurs preuves et nous les emploierons à mêmes chances que les Québécois pure laine.
Julie Gobeil
Longueuil


 


Les communautés culturelles ont-elles sous-représentées dans les médias et la publicité?
 
[Écoutez l'extrait>>>]
 


 
Conseil des relations interculturelles
 
La commission Bouchard-Taylor
Dossier de Radio-Canada.ca



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