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Le 8 septembre 2004

Pogos et pizzas-pochettes au menu

Depuis cet été, les petits malades de l'Hôpital de Montréal pour enfants sont nourris de pogos, pizzas-pochettes, pâtes et croustilles et... de déjeuners «réchauffés». Question de couper les coûts, dénonce le syndicat. Jusqu'où peut-on faire des économies dans les hôpitaux?
 
Cette situation ne devrait pas durer bien longtemps, affirme le syndicat, qui a remis mercredi, en guise de symbole, 72 bols de soupe au sous-traitant privé, Sodexho Marriott, une société française qui gère la cuisine de l'hôpital depuis maintenant 10 ans. 
 
Le syndicat, affilié à la CSN, dénonce l'attitude du sous-traitant, dont les choix et surtout les coupes ont des effets directs sur la qualité des services offerts aux enfants malades. Depuis un an, la situation a d'ailleurs fait l'objet de plaintes de nombreux parents.  
 
Aux yeux du syndicat, c'est toute la formule du partenariat public-privé (PPP) dans les hôpitaux qui est à revoir. Le président du Conseil central du Montréal métropolitain de la CSN, Arthur Sandborn, invite la ministre responsable de la réingénierie, Monique Jérôme-Forget, à venir sur le terrain pour constater les effets pervers d'un tel système sur l'alimentation des enfants.  
 
La direction de l'hôpital, qui a pris acte des revendications des employés, doit donner une conférence de presse cet après-midi. Une rencontre est d'ailleurs prévue entre les deux parties le 14 septembre prochain. 
 
Les invités de Pierre Maisonneuve : Catherine Ditillo, déléguée syndicale et employée des cuisines de l'Hôpital pour enfants de Montréal; Daniel Adam, vice-président exécutif à l'Association des hôpitaux du Québec et Léo-Paul Lauzon, professeur en sciences comptables à l'UQAM.



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Cher M. Maisonneuve,  
 
C'est certain que donner des pizzas-pochettes aux malades n'a pas de sens. C'est évident. Mais, ceci étant dit, au lieu de dénoncer et chiâler, que les syndicats cherchent et nous proposent donc des méthodes pro-actives et efficaces pour en obtenir, de l'argent (svp ne proposez pas d'augmenter les impôts). 
 
C'est une vérité que l'on oublie rapidement : ça prend de l'argent pour faire rouler la machine!! On a besoin d'un "Reality-Check" ici. 
 
J'suis fatigué d'entendre ces dénonciations à la noix. Si on n'en a pas les moyens, et bien que les malades mangent des pizzas-pochettes, c'est encore mieux que rien. 
 
W
George Bouche
Mtl


Je ne suis pas une spécialiste de l’alimentation. Je vous écris en temps que citoyenne concernée par ce sujet. 
 
Il ne faut pas dénigrer ce que les diététistes font dans les hôpitaux pour les malades, mais leurs moyens sont limités, très limités et pour preuve :  
 
J’ai une mère atteinte d’une maladie respiratoire très grave qui a passé, seulement cette année 2 mois à l’hôpital au CHUM, pavillon Notre-Dame.  
 
Je suis persuadée que si aujourd’hui son état n’est pas bon, la qualité de la nourriture est pour quelque chose. Régulièrement, on lui présentait des plats non appétissants et en conséquence, de fortes nausées lui venaient subitement. Il va sans dire qu’elle a perdu du poids, mais surtout de la masse musculaire qui aurait due être nourrie de manière respectable. Parfois, je n’aurais même pas donné certains de ses repas à un chien. 
 
Anouk Dansereau 
Montréal 
 
 
 

Anouk Dansereau
Montréal


Voilà que les syndicats s'intéresse à la santé des patients !  
 
Est ce que le syndicat serait aussi rapide pour dénoncer cette situation si le travail aurait été fait par des syndiqués ?  
 
Peut etre que le fait que les repas sont faits par un sous traitant aide à critiquer la qualité des repas. Il y a quelques chose que ne marche pas ici. Les syndicats sont fort pour protéger à tout prix leur employés, mais ont-ils vraiment à coeur la santé des malades ?  
 
Ca sent l'opportuniste...
Sylvain Doré
Montréal


Dommage que les hôpitaux du Québec ne soient aussi bien nantis que celui des Shriner's car à cet endroit, la nourriture est excellente...digne d'un très bon restaurant. 
 
 
Pour la "bouffe" d'hôpital, il me semble que c'est assez facile de cuisiner des plats succulents pour "pas cher". 
 
 

Frédéric Géroli
Saint_Constant


Bonjour 
C’est déplorable qu’une compagnie fasse du profit sur le dos de nos enfants de la sorte. Car c’est ce qui semble se produire à l’hôpital avec leur décision de couper la soupe et de servir des croustilles et pogos (par chers).  
J’ai eu l’occasion de goûter la nourriture servie par Sodexho dans différents endroits au Québec. Laissez moi vous dire ceci : je travaille au complexe de la cité du commerce électronique (CCE), à Montréal. Sodexho y servait la nourriture jusqu’à récemment. Ici comme aux autres endroits où ils servent des repas, c’était souvent de très piètre qualité : salades défraîchies, sandwich sec, plats préparés trop en avance, etc.  
Si Sodexho ne sert plus les gens au CCE j’imagine que l’hôpital pour enfants pourrait faire la même chose que le CCE et changer pour un autre fournisseur. Je plains les pauvres petits malades de manger des cochonneries (chips, pogos, etc.) et du réchauffé. 
 
Isabelle, Montréal
Isabelle Anne
Montreal


Est-ce que la malbouffe commence maintenant par les hôpitaux ? Il me semble que certains types de nourriture ne devraient pas être distribués dans les organismes publics ou parapublics. Et ce, par principe de promotion de la santé. (Je pense aux hôpitaux, mais aussi aux écoles, aux cégeps, aux universités, voire dans les cafétériats des bureaux du gouvernement.)
Xavier Daboval
Québec


Qui fait des économies???? 
Combien a-t'on-économisé avec cette privatisation ? 
Personne ne peut répondre à cette question? 
Il y a seulement quelqu'un qui s'en met plein les poches au détriment dela qualité. 
merci 

Christian Picard
Pabos


Bonjour, 
 
Je fais régulièrement des voyages par avion. Et je vous assure dire qu'il y a moyen de très bien manger du "réchauffé", même en classe économie. J'ai évidemment constaté des différences importantes au niveau de la qualité, les compagnies étatusuniennes vous servent des trucs innommables et immangeables, j'ai été agréablement surpris par la qualité sur Jestgo, et, évidemment, Air France les surclasse tous. Quand manger est un plaisir national, on retrouve cette passion même dans les avions à 35 000 pieds d'altitude. Alors, pourquoi pas dans les hôpitaux sur le plancher des vaches? Ce n'est pas seulement une question de coût (Air France n'est pas plus cher que d'autres compagnies sur les vols transatlantiques), mais une question de volonté.
Vincent Monet
Greenfield Park


Monsieur Maisonneuve, 
Je suis un payeur de taxes, mais j'aimerais de temps en temps entendre quelqu'un dire la vérité ou du moins dire ce qu'il pense sur un sujet quelconque. Je vous écoute le plus souvent possible, mais je ne vous comprends pas et je vous donne un coup de chapeau, car, vous avez une patience incroyable, pour entendre les menteries que les supposés experts vous répètent, de jour en jour. 

Louis-Paul Collette
Montréal


Bonjour, 
Je m'appelle Benoit , je suis a Manchester, GB et vous ecoute sur internet. 
J'ai travaillé pendant 5 ans dans un grand établissement scolaire en France accueillant jusqu'a 3 000 élèves. 
Depuis 4 ans, les repas ont été confiés à la société SODEXHO par soucis d'économie. 
J'ai vu la qualité se dégrader de façon impressionnante. 
Tout le personnel, les parents et les élèves se plaignent a chaque rentree scolaire en vain. 
Sodexho fait preuve de bonne volonté en ajoutant un "petit quelque chose" mais en général rien ne change. 
Pour faire plaisir aux élèves, on va offrir du ketchup plutot que d'essayer d'ameliorer le plat principal (des pates de mauvaise qualité sans aucune saveur par exemple). 
Resultat, les élèves recouvrent leur assiete de sauce et ne savent plus apprecier de simples saveurs. 
J'aimerai beaucoup pouvoir intervenir a l'antenne et reagir sur ce sujet. Je suis vraiment désapointé de voir que Sodexho sévit également au Québec. 
 
Benoit 
00 44 161 232 12 62
Benoit Pennecot
Manchester, UK


Je suis d,accord pour dire que ça sent l'opportunisme à plein nez.  
 
Si les gens du syndicat se sentainet vraqiment concernés, il ne demanderainet pas d,augementation de 8% eux dont le salaire de base, sans expérience, est de près de 14$ de l'heure.  
 
Votre salaire, mesieurs dames, qui n,est pas raisonnable, dans bien des cas, entraine ces effets pervers que vous dénoncez. Cessez de faire les vierges offensées et contribuez en étant raisonnables, dans vos revendications syndicales.
jean-réal coderre
drummondville


Je n'ai rien contre le réchaud. Moi-même, je cuisine pour plusieurs jours pour sauver du temps. Par contre, j'ai jamais eu l'idée de griller mes tranches des pains pour les remettre dans le micro-onde quelques jours plus tard. 
 
Je porte beaucoup d'importance à la qualité de ce qu'on mange, surtout quand la santé est ébranlée. 

Dany Leblanc
Saint-Jude


C'est pas compliqué à comprendre. Notre médecine est currative. Pas étonnant que les hôpitaux veuillent se garantir des clients à perpète ! Blague à part... 
 
Un jour, j'ai lu que la médecine traditionnelle chinoise, il y a peut-être longtemps déjà, était toute autre. Les gens consultaient le médecin régulièrement et lorsqu'ils tombaient malades, ce dernier devait les soigner gratuitement, parce qu'il n'avait pas su les maintenir en santé... On est loin de cette philosophie. 
 
Mais cette situation nous montre bien de quoi le privé est capable pour "satisfaire" ses clients. Alors ? Toujours favorables à la privatisation de notre système de santé ?
Éric Desrochers
Montréal


Je suis diabétique de type 2.Lors d'une intervention chirurgicale d'urgence - corono- plastie -- je n'ai pas mangé beaucoup lors de ce séjour car tous les menus de cette unité de cardiologie étaient en contradiction avec les principes d'alimentation d' un diabétique et même d'un malade cardiaque : pain blanc enrichi, sucre dans les repas et les desserts, beurre, viandes grasses, etc. Comment se fait-il qu'un hopital ne soit pas à la fine pointe de la prévention et l'éducation dans l'alimentation saine et cohérente avec les prescription médicale qui nous sont faites par le personnel médical.
André Morin
Longueuil


à toutes les jours de notre vie, on doit penser à s'alimenter, a manger pour survivre. Le matin on se prend un déjeuner avant d'aller travailler, la veille on pense a préparer des lunchs pour nos enfants quand ils vont à l'école, idem pour les fin de semaine lorsqu'ils ont des activités, tellement que c'est rendus un réflexe naturel que de pensé à s'alimenté. 
Alors dites moi, pourquoi quand on rentre dans un hopital pour se faire soigné, on perd cette faculté........pourquoi le reste de la société devrait vous nourrir, l'hopital est là pour donner des soins, par pour alimenté la population. On devrait faire payé les "clients" des hopitaux un montant qui representerais l'équivalent du coûts de trois bon repas par jours, même encore là on pourrait rester un peu à gauche et offrir la gratuité au plus démunis, mais pas les gens qui on un travail et qui se nourrissent sans problème à chaque jours. 
 

Pierre Dauphinais
St-Urbain de Charlevoix


 


Pogos et pizzas-pochettes au menu
 
[Écoutez l'extrait>>>]
 




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