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Cachez cette chair que je ne saurais voir |
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Les clichés sexuels sont de plus en plus présents dans notre société, même chez les enfants. Les vêtements à la mode sont toujours plus osés : décolletés plongeants, nombrils à l’air, jupes ultracourtes. Le hip-hop, mouvement culturel à la mode, contribue à ce phénomène. On note aussi une démocratisation de la pornographie, grâce à Internet. Paradoxalement, on assiste à une régression de la sexualité et de ce qui l’accompagne : l’érotisme, la sensualité, le baiser. Et la perte de sens de la sexualité a des répercussions sur l’individu, comme une atteinte à l’estime de soi et une certaine désillusion face à l’amour. Comment réagir à l’hypersexualisation de notre société, des jeunes en particulier? Est-ce si grave? Qu'en pensez-vous? Michel Pepin analyse ce phénomène avec Francine Duquette, professeure au Département de sexologie de l’UQAM et spécialiste de l’éducation à la sexualité des jeunes, avec Mariette Julien, professeure à l’École supérieure de mode de Montréal (UQAM) et spécialiste en communication, et avec Richard Poulin, professeur de sociologie à l’Université d’Ottawa. |
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Les jeunes ne sont pas plus sexualisés que les générations précédentes. Mais ils se laissent aller à des libertés que leurs parents et la société consentent. Nuance ! Les tenues vestimentaires aguichantes pour des filles de douze ans, les coucheries et pratiques sexuelles dégradantes dénoncées entre écoliers ne sont que l'image d'une époque qui confond laxisme et liberté. Hier, on subissait une religion hypocrite qui cachait ses vices sous des allures vertueuses. Aujourd'hui on affiche une ouverture qui sonne faux et dissimule la peur d'aborder de franches discussions. Georges LeSueur
St-Ambroise
La décence des ados ne dépend-t-elle pas des valeur qu’on leur transmet et de l’exemple que donnent les adultes ? Pourquoi alors imposer aux jeunes des standards que l’on n’impose même pas aux adultes ? Autre paradoxe : Pourquoi on fait la guerre aux talibans si en même temps on érige leurs valeurs en système. La position des jeunes libéraux est démagogique. Les parents sont inquiets mais ils ont eux aussi inquiété leurs parents à l'époque. Jonathan Gagné
Montréal
Bonjour. Entre le string et la burqua, j'imagine, qu'il existe un juste milieu. Cependant, je suis attristé par le sommeil des groupes de femmes. Nathaniel Thorne
Montréal
Je côtoie tous les jours des jeunes femmes aux décolletés vertigineux, aux jeans taille ultra-basse. Et je me demande comment on a fait pour en venir là. Pourquoi tant de jeunes femmes s'habillent-elles ainsi? Et pourquoi ce phénomène est-il accepté par les parents ?Par la société? Elles sont une réclame publicitaire de leur corps. Elles l'offrent à tous les regards.Certes, elles ont la beauté et l'impudeur outrancière de la jeunesse. Elles sont belles, certes, mais auront-elles à payer le prix de leur hypersexualisation ? Je crois que oui. Elles s'offent, on les prend et on les jette parfois très rapidement. L'estime de soi en prend un coup. Le sexe, c'est vendeur, mais ce sont les hommes qui achètent la plupart du temps. La publicité n'a pas évolué depuis vingt ans. Le Casino de Montréal utilise des poupounes pour mousser ses produits, les Alouettes de Montréal vendent un calendrier de leurs Cheerleaders, etc. et ça marche. À force de dire : Y'a rien là! pour tout, on est arrivé là où il n'y a plus rien. Michèle Bourgon
Gatineau
OUI c'est GRAVE ! Cette hypersexualisation est devenue la suite normale d'une période vécue sous le JOUG PERVERS de l'ALCOOL, du SEXE des DANSEUSES TOPLE$$ et de la prolifération des trafics de DROGUES (cocaïne en priorité) qui ensuivît la légalisation des bars de tople$$ et la prolongation des heures d'ouverture de ceux-ci jusqu'à trois heures et même plus le matin. En fait, ces jeunes sont encore plus sensibles à cette hypersexualisation car, elles / ils n'ont pas acquise la MATURITÉ nécessaire pour ne pas tomber dans l'inactivité que provoque invariablement cet intérêt INSIDIEUX du SEXE. Les ÉTUDES et tout autre activité FORMATRICE perdent leur attrait et les jeunes ne suivent pas leur PÉRIODE FORMATRICE de MATURATION. Donc, c'est un DANGER pour la SURVIE de la SOCIÉTÉ HUMAINE SAINE. Maurice Monette
Grande Rivière
L'amour humain, et une de ses expressions la sexualité ou mieux la génitalité, est relié au désir de s'approcher de l'autre. De partager un pan de sa vie ou toute sa vie, si l'autre devient un lien exclusif. De nos jours, la séduction constante, le dévoilement partiel ou quasi total du corps, multiplient les facettes de l'approche de l'autre, et en vient à éteindre le désir. Le danger qui guette la jeunesse actuelle est de se trouver, d'ici peu de temps, devant un désabusement complet de l'acte sexuel. Tout désir, s'il est facilement assouvi, devient aisément source d'écoeurement. On sent cela présentement dans la population. A force de banaliser la plus haute communication entre les êtres, celui de l'acte d'aimer et de se donner, on en vient à ne plus croire que le don total soit possible. L'amour est une conquête, à la fois de soi-même et de l'autre. Si l'autre vient trop facilement à soi et moi facilement à l'autre, le désir meurt et ce qui le soutenait, s'envole. Nestor TURCOTTE
MATANE
Bonjour, Malheureusement l'hypersexualisation commence dès la pré-maternelle et grâce à qui? Grâce aux mythomanes de l'UQAM et de leur département de "sexologie" qui permet à des "jeunes" après un bacc plus ou moins sérieux de devenir des experts et de répandre la "bonne nouvelle". C'est d'autant plus ridicule que ces personnes ont promu la sexualisation jusques et y compris dans les brochures du MEQ. Ce sont en grande partie des pompiers incendiaires qui ont pris plaisir à initier des bambins de 3 ans à la sexualité et qui les ont ainsi privés de façon garantie par le gouvernement d'une enfance éloignée de l'innocence qui ne devrait se perdre qu'à l'adolescence. jean lengellé
Embrun Ontario
Ces modes? Elles viennent de ce qu'on laisse montrer dans les vidéo-clips à la télé... Des filles qui chantent et qui dansent en remuant le corps comme si elles étaient en train de copuler... C'est ça qu'on montre!!! Les jeunes s'identifient à ce qu'ils voient...et les faiseurs de mode exploitent ce comportement. Les filles veulent être sexy? Dessinons des vêtements, des tenues sexy... Quant aux fellations qui augmentent...les cunnilingus augmentent-ils autant? anne-marie desrochers
montreal
Il faut être vigilants devant le phénomène de l'hyper sexualisation qui n'est pas que vestimentaire. L'âge auquel beaucoup de jeunes surtout dans les grands centres ont des relations sexuelles est de plus en plus bas. Un des résultats de cela est notamment la réaparition de MTS disparues depuis longtemps comme la syphilis. On constate aussi une recrudescence de cas de clamydia, qui ont pour effet d’affaiblir le système imunitaire et l'apparition du VIH-Sida. Il faut que la société réfléchisse, avoir des modèles forts pour les enfants et une conivence avec tout les gens qui gravitent autour des enfants afin de créer un réseau d'intervention. etc. Où sont passés nos enfants ? Où sont passés leurs parents ? Il n' y a plus de FPS dans les écoles publiques et les enseignants ne sont pas outillés pour faire face seuls à cette vague.Il devrait y avoir un comité extraordinaire de tous les paliers de gouvernements pour réfléchir et proposer des solutions à cet important problème social. Marc Morin
Lévis
Bonjour, Je pense que si on a seulement en tête le cas des adolescents presqu'adultes (16, 17 ans), on réduit à tort le problème. J'ai trois enfants, dont deux filles de 10 et 7 ans. Je les vois réagir aux publicités où l'on voit des corps (surtout de femmes) dénudés. Elles expriment leur raz le bol face au bombardement dont elles se sentent victimes. Comme parent, il n'est pas facile de les mettre à l'abris. Les canaux spécialisés destinés aux jeunes (Télétoon par exemple) débordent de contenu faisant référence directemetn ou indirectement au sexe. J'ai tendance à aborder la vie avec optimisme et je ne suis pas pressé de parler du bon vieux temps. N'empêche que je pense que mes enfants préfèreraient pouvoir vivre leur innoncence d'enfants, sans être toujours agressés par des messages à caractère sexuel. Serge Girard
Dorval
Je suis la mère d'une fille de 14 ans et bien sûr, je dois faire face à tous ces vêtements à la mode et à tout ce qui vient avec. Je mise principalement sur les discussions avec ma fille sur le sujet de l'hypersexualisation et c'est étonnant de constater que lorsque l'on prend le temps d'échanger et d'écouter, on en arrive à faire comprendre et à inculquer des valeurs qui font que l'estime de soi, la perception du jeune par rapport à lui-même et l'acceptation par la "gang" ne se feront plus sur la base de la tenue vestimentaire. D'amorcer une réflexion sur le sujet a fait en sorte que ma fille est outillée à son tour pour faire face à la musique...C'est d'abord chez nous que ça commence, avant qu'elle franchisse la porte pour se rendre à l'école. Louise Thibault
L'Ancienne-Lorette
Les seuils de la sexualité, particulièrement à l'égard des jeunes, ont constamment posé problème à celles et ceux qui ont voulu soit les préserver soit les modifier. Prenons un exemple documenté : le psychanalyste Wilhelm Reich fut vivement encouragé à mener ses expériences ailleurs qu'à Berlin circa 1936, alors qu'il préconisait une approche de préparation "active" des adolescents à leur apprentissage sexuel. Il avait fondé une clinique où ceux et celles-ci étaient encouragés à "faire la chose" dans un environnement permissif. Il tenta de reprendre l'expérience à Stockholm avec un succès mitigé. Notre société québécoise a perdu ses référents moraux, trop souvent fondés sur des relents de catholicisme. Nous ne savons plus comment traiter de la "chose en regard des jeunes. Qu'on leur laisse le plus de choix possibles. Ils et elles trouveront bien. La question même a des relents de moralisme sans morale. Michel Samson
St-Émile de Suffolk, Qc.
Le sexe n'a de sens que dans l'ÉCHANGE de plaisir. Échange. Comme le disait très justement M. Poulin, la porno et la pub ne sont dirigées que vers le PLAISIR masculin. Donc, il n'y a pas d'échange, c'est à sens unique. Il faut qu'une femme soit très forte pour exiger le partage, l'échange, parce que les modèles, malgré la prétendue ouverture, ne sont que pour assouvir le mâle. Mario Laprise enseignant au primaire pendant 32 ans Mario Laprise
Québec
Je ne crois pas que le phénomène de la pornographie s'exerce systématiquement au détriment des femmes. Celles-ci sont consentantes et payées pour les services qu'elles offrent à une clientèle masculine qui, de par sa nature, n'est jamais rassasiée pour bien longtemps. Cessons de faire les hypocrites. C'est l'abondance de l'offre qui explique la demande, tout autant que l'inverse. Passé un certain âge, il est d'ailleurs de plus en plus difficile pour un homme de se faire valoir auprès de la gent féminine s'il n'a pas atteint une certaine aisance financière. Ce phénomène s'inscrit dans le capitalisme sauvage qui nous affecte tous globalement. Clément Fontaine
Montréal
Je crois que ceux qui trouvent que le portrait de la situation est exagérée ne sont pas suffisament au courant de ce qui se passe réellement. La situation est dramatique. Ceux qui trouvent qu'il n'y a pas de problème en ce moment sont dans leur bulle imaginaire, sont des gauchistes imperturpables incapables de faire des compromis quand les personnes un peu plus conservatrices ont raison. Gabriel Latraverse
Montréal
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