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Le français comme langue parlée au travail |
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Selon des données recueillies dans le dernier recensement fédéral, 67 % des Anglo-Québécois utilisent principalement l'anglais au travail. Le français comme langue au travail : y a-t-il progrès ou recul?
Lors du dernier recensement fédéral de 2001, certaines questions portaient sur la langue parlée au travail. Dans une étude du politologue Pierre Serré, réalisée à partir des statistiques du recensement, le chercheur note que 67 % des Anglo-Québécois utilisent principalement l'anglais au travail. À Montréal, 70 % des anglophones et 37 % des allophones utilisent principalement l'anglais au travail. En Outaouais, 80 % des anglophones et 51 % des allophones utilisent l'anglais au travail. Chez les francophones, la proportion de ceux qui utilisent principalement l'anglais au travail atteint 24 %. Le chercheur précise, que malgré la progression de la langue française au travail depuis 25 ans, la langue anglaise «demeure toujours prédominante». Pierre Serré note que, depuis 20 ans, la place détenue par le français dans les milieux de travail chez les allophones s'est détériorée. Le nombre d'immigrants travaillant en anglais a grimpé de 6 %, tandis que la proportion d'allophones travaillant en français a diminué de 5 % depuis 20 ans. En 1977, le gouvernement de René Lévesque adoptait la Charte de la langue française, qui visait, entre autres, à imposer la langue française comme langue d'usage au travail. Dans son rapport, M. Serré relève que l'utilisation de la langue anglaise est prépondérante dans plusieurs secteurs industriels, que le traité de libre-échange avec les États-Unis augmente les relations commerciales avec ce pays et, en conséquence, les pressions en faveur de la langue anglaise, et que la baisse démographique du Québec accentuera au cours des prochaines années les pressions pour un relèvement des quotas d'immigration. Pierre Maisonneuve reçoit : Charles Castonguay, professeur au Département de mathématiques et statistique de l'Université d'Ottawa, Nicole René, présidente de l'Office québécois de la langue française, et Luc Thériault, député de Masson et porte-parole de l'opposition officielle à Québec dans le dossier de la Charte de la langue française. |
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Langue de travail. Je travaille pour un employeur dont le siège social est à Toronto. Les opérations des succursales au Québec sont en partie administrées par un bureau à Montréal. Je sais que la langue de travail est l'anglais, même si la majorité des personnes qui y travaillent sont francophones; quelques-uns sont allophones. Un inspecteur est passé l'an passé pour vérifier la langue de travail et d'affichage. Les responsables de ces inspections avait envoyé préavis de 3 semaines à l'avance. Antoine Tremblay
Chicoutimi
Et ce phénomène ne fera qu'empirer... Charest n'a-t-il pas annoncé l'enseignement de l'anglais dès le primaire? Jeanne M. Rodrigue
Rimouski
La langue de travail est un pan important de notre culture québécoise. Nous constatons que de plus en plus de québécois sont envoûtés par la langue majoritaire du continent non pas par identification à cette culture dominante, mais par opportunisme, être partie prenante de la richesse proclamée par nos voisins. Sommes-nous entrain de nous vendre pour un plat de lentilles? Notre culture est notre fierté car il permet au Canada de se distinguer des USA entre autre. Le français oui dans les arts mais surtout au travail. Les patrons sont-ils Anglo-Québécois, allophones,américains, francophones??? Sommes-nous maîtres chez nous ou sommes-nous prêts à nous vendre à n'importe quel prix!!! Notre fierté de parler le français nous anime-t-elle dans notre travail au point de nous faire respecter dans notre identité propre!! Colette Richard colette richard
montréal
Monsieur Maisonneuve, Les Allophones dont je fais partie parle l'anglais au travail tout simplement parce que ce sont les entreprises anglophones qui nous recrutent. tout le reste des explications savantes n'est que spéculations. Henri Wosomarka
Montréal
Il me semble manifeste que le bilinguisme français-anglais est une exigence incontournable pour un professionnel. Professionel immigré au Québec sous le régime de la loi 101, je n'ai pu apprendre que de façon très approximative l'anglais, ce qui m'a coûté au minimum cinq emplois, et plusieurs années de chômage. D'autres immigrés, davantage réalistes, se sont intégrés à la communauté anglophone. Leurs chances d'obtenir un emploi sont définitivement meilleures. Aujourd'hui, je m'efforce pour que mes enfants apprennent l'anglais, chose pas facile dans un système scolaire qui déploie un gigantesque arsenal pour les condamner à l'unilinguisme et, en définitive, à l'exclusion. Jorge Fontecilla
Québec
La loi 101 doit être renforcée jusqu'à ce qu'elle atteigne son objectif de base, qui est d'empêcher le recul du français au Québec. Il faudrait donc que 83% des québécois travaillent en français, au minimum. Vingt-cinq ans après l'entrée en vigueur de la charte de la langue française, on est loin du compte... Christian Bernier
Montréal
Ce qui ressort de l'étude de M. Serré, c'est qu'il faut continuer les efforts entrepris il y a plusieurs décennies par l'Office de la langue française afin que la Charte de la langue française soit respectée afin qu'une majorité de francophones puissent travailler en français. Je ne suis pas surprise des résultats quant à certains secteurs industriels, notamment ceux de la haute technologie. Je suis par ailleurs déçue de constater les allophones n'utilisent pas plus le français au travail, surtout ceux de la deuxième génération qui ont reçu leur éducation en français. Il ne faudrait pas que dans 20 ans, en raison de l'augmentation de l'immigration, nous soyions revenus à la situation qui prévalait en 1960 où l'utilisation de l'anglais était prédominant partout. Que disent MM. Charest et Dion à ce sujet?
Gaëtane Lamy
Ste-Thérèse
Surpris! En décembre 2002 j'envoyais mon CV au CLSC des Faubourgs (affilié à l'université de Montréal) et sous un Gouvernement péquiste, avec la question suivante dans ma lettre : Pourquoi « bonne connaissance de la langue anglaise » et non pas du français? Car dans leur annonce on demandait une bonne connaissance de l'anglais... et aucun mot sur le français! Je n'ai reçu aucune réponse, ni aucun accusé de réception pour ma demande d'emploi! Surpris! Pas moi, car on "vente" le français, mais tout nos premiers ministres, même péquiste, vendent notre bilinguisme lorsqu'ils vont aux USA! Michel Handfield Michel Handfield
Montréal
On ne peut s'attendre qu'à recolter ce que l'on sème. La particularité d'un peuple colonisé c'est de se faire trahir par ses élites. Chaque fois que nous avons eu des gouvernants rampants, peureux, ou 'open-for-business', le françai subit un recul. Il n'y a pas que nos gouvernants qui sont responsables, nos élites économiques et culturelles que nous avons supporté financièrement et moralement, que nous avons fait instruire à nos frais, nous montent des spectacles formattés pour Las-Vegas en 'frenglishpagnol', ou ils nous disent 'Think big', comme Bombardier. "Si c'est ça le Québec moderne, moi je met mon drapeau en berne...... " Marc-André Morin
Prévost
Tant que le Québec ne sera pas indépendant, tant que le Québec sera bilingue parce qu'appartenant au Canada, il n'enverra pas de message clair aux anglophones et allophones d'ici. Ce serait en français que ça se passerait, pour reprendre autrement un slogan passé, si nous étions une nation souveraine. Gérald Séguin Gérald Séguin
Montréal
Bonjour, je suis francophone et travaille dans un domaine technique. Malheureusement je suis plus confortable en anglais quand je travail. Pourquoi? Les manuels de references techniques disponibles sont en anglais, mon language technique est donc l'anglais. Meme au cegep, plusieurs de nos manuels etait en anglais...desavantageant les moins bilingues. Murielle Gouriou
Gatineau
Soyons sérieux....Money talk.....english. Have a good day
serge lemire
sherbrooke
m. thériault du PQ me fait mourrir de rire! il fait comme si le pq n'avait pas été au pouvoir pendant 8 ans, comme si le problème apparaissait tout à coup! si la situation s'est déterriorée c'est probablement que le pq dans son désir de ne pas faire de vagues, de se maintenir au pouvoir a préféré fermé collectivement les yeux sur le problème. malheureusement, le plq avec son "penchant positif" pour la communauté anglaise, n'améliorera pas la situation. petite remarque pour madame René qui parle bien mais sans jamais rien dire : demander aux représentants des entreprises de juger de l'utilisation du français comme langue de travail, cela ne fait pas très sérieux : peut-on croire qu'ils vont annoncer fièrement l'anglicisation de leur milieu de travail? il serait plus valable de vérifier auprès des travailleurs eux-mêmes mais comme cela demande plus d'efforts, et d'argent... on peu denis bergeron
sherbrooke
L'internet ne serait-elle pas la cause de la baisse du Français? Site anglophones!
Jean Montreuil
Montréal
Mais que de délire !!! Il vas faloir que les quebecois réalises que nous sommes 7 millions de francais sur un continent peuple de 300 millions d'anglais... c'est sur que l'anglais vas etre présent dans nos vie. L'anglais est la langue internationalle d'une comunauté globale qui inclu le Québec... Il nous faut une langue de communication internationalle et ce n'est pas le francais... revenez-en ! Le francais ne vas pas disparaitre demain matin... vous devriez sortir de montreal un peu : il y a un québec hors de l'île! Marlo Lemieux
Montréal
Une compagnie multinationale Pharma dont le siège social est en Europe, mais qui releve d'un siège social de district Nord-Amérique aux USA. Toute communication à l'échelle mondiale et aux échelons supérieurs se fait en anglais. Dans notre quotidien, malgré une forte proportion de québécois francophones, s'il y a un seul anglophone (et malgré le fait qu'il parle français) nous avons le réflexe de communiquer automatiquement en anglais. L'usage du français s'entend entre collègues francophones et surtout du personnel de niveaux subalternes. Il en demeure toujours cette mentalité de colonisé d'une part, et les besoins réels d'une globalisation grandissante. Le Français est en perte de vitesse et ce de façon vertigineuse, sans compter la piètre qualité qui nous est et a été enseigné... que dire de notre non-connaissance culturelle, particulièrement littéraire. Qui peut souligner les grands maîtres à penser, et de ce fait pouvoir analyser, comprendre, relativer ce qui se passe dans le monde.... Nous vivons sur les traces des incultes vivant en vase clos, à l'image de nos "compatriotes" américains.... Désolant portrait
J D. Viau
Laval
Hier soir, j'écoutais une émission du Festival Juste pour rire animée par François Morency. Pour être drôle, faut-il massacrer sa langue et sacrer? On ne devrait pas subventionner l'humour qui projète une langue aussi dégradante. La télévision nous offre des modèles de parler français d'une tristesse. On n'arrive jamais à devenir un peuple indépendant avec des béquilles.
Anne-Marie Courville
St-Jean-sur-Richelieu
Je travaille dans la même usine depuis 33 ans qui est dans un milieu 99% francophone. En conséquence, j'ai pu voir évoluer trois périodes très distinctes, une première période, exclusivement unilingue anglaise, une 2e, après la prise du pouvoir par le PQ en 1976, bilingue tout dépendant de la hiérarchie administrative mais définitivement avec une prédominance du français (*), et la 3e période, i.e. la présente, où il n'y a aucun doute que l'anglais reprend possession du territoire linguistique. Le pire dans tout cela, c'est que les petits cadres francophones de 2e niveau recommencent à parler en anglais entre eux. On revient à la case départ. D'ailleurs, le souci de bien parler français à la SRC diminue ce qui n'est pas étranger à la tendance... (*) pour se conformer à la charte de la langue française.
Roger Audet
Sorel-Tracy
Je trouve regrettable d'en être encore là : nous devrions tout simplement être bilingue au Québec et celà dès le plus jeune âge. La langue de la majorité des citoyens canadiens est l'anglais et nous avons de la chance qu'au Canada, le français est toujours été protègé ainsi, c'est un privilège... C'est aussi la langue des affaires, de la science etc...dans le monde entier. Nous devons nous y adapter. Mon parcours professionnel aurait été beaucoup plus rapide si j'avais été bilingue à la fin de l'université. Dans mon domaine, l'anglais est indispensable, mon ascension aurait été beaucoup plus facile si seulement j'avais été bilingue. Aujourd'hui, je maîtrise l'anglais correctement et mon environnement est anglophone et j'en suis ravie. Française d'origine, j'aurais souhaité que mes parents ai eu la possibilité de me scolariser dans un établissement anglophone. Si j'ai un enfant, dès son plus jeune âge, il apprendra les deux langues.. Et pour ceux qui persistent à exiger un Québec francophone : je leur dis ceci : vous défendez une langue que vous ne savez ni parler ni écrire. Au lieu d'accuser l'anglais d'envahir le pays : améliorez donc la qualité du français au Québec. Chrystelle Arhant
Montréal
S'il vous plait, ne me parlez plus de recul linguistique. La seule et uniquer façon de protéger notre langue était de faire du Québec un pays où il aurait été clair que pour y vivre, on doit parler le français. Nous avions une chance en or de réaliser cela le 14 avril dernier et nous l'avons bousillée. So now, speak white and don't bader me!
Daniel Lévesque
Beauport
J'ai observé que le français langue de travail est appelé à disparaître . C'est peut-être drastique comme conclusion mais c'est le fruit d'observations de deux années passées à l'ouest de la rue St-Laurent. Quand vous êtres dans le métro et vous décendez dans une tour à bureau, vous être au Canada anglais : presque tout le travail se fait en anglais. D'ici peu se sera tout le travail. Donc ceux qui pensent que le français est en santé, ils n'ont qu'a aller dans cette partie de la ville. Réginald Desrosiers
Boucherville
Langue de travail Bonjour, Ma petite expérience comme coordonateur des stages en informatique pour un Collège à Montréal m'a démontré qu'il existe deux types d'entreprises à ce niveau. Celles qui demandaient des stagiaires francophones et celles qui s'affichaient comme n'ayant aucune préférence. Malheureusement, la langue anglaise dominait dans les entreprises qui s'affichaient comme n'ayant aucune préférence. Ironique? Malheureusement aussi, beaucoup de candidats qui n'étaient qu'un peu mal à l'aise en français n'appliquait même pas aux entreprises francophones. Il y aurait du travail à faire pour convaincre certains entrepreneurs Montréalais francophone à être un peu plus aggressif dans l'embauche de candidats qui ne possède peut-être pas complêtement la langue française mais qui pourrait s'intégrer très bien en entreprise. De plus les francophones en entreprise où l'anglais domine ont tout à gagner à s'imposer dans leur millieu de travail. Notons finalement que les arguments voulant que l'anglais soit plus facile à utiliser dans des domaînes technologique est surfait et ne correspond pas du tout à la réalité du terrain Jean-François Joubert
Québec
La triste réalité est que ici au Québec nous sommes entouré d'anglophone qui se suffisent à eu même, sans avoir besoin de l'apport des francos . Nous les francophones avons souvent besoins de l'apport des anglos à moins d'être prêt à faire certains sacrifices. La langue francaise a gagner d'influence edpuis les années 60, grâces à des lois, des subventions, des programmes de promotions mais à travers cet écran de fumé il est facile de voir que l'anglais ouvres des portes et que hord Québec, personnes ne vous critiquera pour être unilingue anglais. Personnellement, au travail, j'utilise l'anglais partout ou je peux, question de "garder en forme" mon anglais. Jacques Moreau
St-Bruno
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