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Éducation : le Québec peut-il s'améliorer? |
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L'espérance de scolarisation stagne, le décrochage demeure préoccupant et les garçons réussissent moins bien que les filles, révèlent les indicateurs de l'éducation que publie Québec. Un enfant qui entrait à l'école primaire en 2004-2005 pouvait espérer bénéficier d'une moyenne de 15,6 années de fréquentation scolaire. En 2004-2005, plus d'hommes que de femmes (soit 22 % contre 10 %) laissaient leurs études avant d'avoir reçu quelque diplôme que ce soit. À l'opposé, 36 % des femmes obtenaient au moins un baccalauréat en 2004, contre seulement 22 % des hommes. La proportion des jeunes de 19 ans qui n'ont pas obtenu de diplôme du secondaire et qui ont quitté les études s'établissait à 19,3 % en 2004. En juin 2005, les élèves de 4e et 5e années du secondaire ont obtenu une moyenne de 73,3 % et un taux de réussite de 83,3 % dans les matières pour lesquelles le ministère a administré des épreuves uniques. Le Québec peut-il faire mieux en matière de réussite scolaire et de diplomation? Jacques Beauchamp en discute avec Serge Morin, président-directeur général de la Fédération québécoise des directeurs et directrices d'établissement d'enseignement, ainsi qu'avec Jean Trudel, vice-président du secteur collégial à la Fédération nationale des enseignants et enseignants du Québec.
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C'est d'abord et avant tout un problème de valeurs de vie et de société. Les deux parents travaillent, consommation sans limites oblige. (Le travail de la femme à la maison n'est pas rétribué à sa juste valeur.) Les enfants devant le manque de disponibilité parentale dépendent de plus en plus de l'école pour leur éducation ce qui a pour effet que les enseignants jouent un rôle additionnel et exténuant avec des classes trop nombreuses. Tout ça a pour conséquence un temps d'enseignement journalier trop court, des garderies entre l'école et le retour des parents le soir qui eux aussi exténués ne consacrent pas assez de temps aux devoirs. À un moment donné l'encadrement minimal requis provoque le décrochage. James A. Wilkins
Lac Brome
Un seul choix qui s'offre aux Québécois : exceller ou disparaitre. Nathaniel Thorne
Montréal
Le Québec améliorerait sa scolarisation si les diplômes assuraient un emploi ! Le taux de décrochage des garçons tient peut-être à une plus grande facilité pour eux à trouver une job. Georges LeSueur
St-Ambroise
Moi j'ai 22 ans de scolarité et je suis diplômé en 2005 en ingénierie de la robotique. Pourtant je gagne moins qu'un ouvrier de la construction ou qu'un opérateur de chariot élévatuer syndiqué. En plus, j'ai 20 000$ de dette d'étude. Le pire dans tout ça c'est que j'ai perdu 8 ans de salaire pendant que j'étais à l'école. Alors, arrêtez de nous faire chier en nous disant qu'il faut aller à l'Université avec un grand U. C'est pour ça que les gars de moins de 20 ans n'onbtiennent pas de bacc. Ils se rendent vite comptent qu'il peuvent se trouver un emploi beaucoup mieux rénuméré en faisant un simple DEP de 6 mois. Quand tu sors de l'Université tu brises à ta bulle assez vite et tu rends compte qui faut rembourser la dette et que les jobs tombent pas du ciel. Et je parle pas de ceux qui font un bacc en philo et en socio... Pierre Dauphinais
St-hyacinthe
Assurément que le Québec peut faire mieux ! Le déclin qu'on observent présentement est le triste résultat du désintéressement que la cohorte de parents issue des années 60. Donc, la génération "PEACE & LOVE" n'a pas su transmettre de SAINES VALEURS ÉVOLUTIVES à leurs descendants. L'argent est devenu l'UNIQUE BUT visé par cette tranche de la société humaine et plus vite les jeunes issus de cette génération de parents pouvaient faire de "l'o$elle" plus vite ceux-ci ont voulus quitter l'école. Ce qui entraîna le faible taux de diplômation observé. Mais, pour contrer ce déclin, il faudrait que les parents transmettent l'importance d'avoir une BONNE ÉDUCATION pour assurer un bon avenir à leurs descendants. Mais, cela demande des bases familiales SOLIDES et de nos jours, ces BASES sont généralement reniées... Aussi, diminuer l'attrait de différents "VICES" tels, l'alcool, le sexe , la drogue, l'usurfruit, etc, etc, etc... Maurice Monette
Grande Rivière
Bonjour, On le voit encore clairement :"En 2004-2005, plus d'hommes que de femmes (soit 22 % contre 10 %) laissaient leurs études avant d'avoir reçu quelque diplôme que ce soit.[...] ". Les filles semblent passer mieux au travers de l'école mais pourquoi?Au déla du discours de certaines féministes qui disent que les gars sont plus paresseux ou autres clichés de la sorte, quelqu'un a-t-il vraiment creusé cette question?Quelques petites questions et commentaires en vrac, Pourquoi plus de 8 personnes sur 10 qui prend du ritalin est un garçon?Serait-ce en raison de cours trop long qui ne font pas assez appel au physique au moment où les gars ont le plus besoin de bouger?Est-ce une si bonne idée que ça la mixité dans tout les cours?En ayant enlevé les notes et le fait de ne pas échouer une année, est-ce que cela n'enlève pas la compétition, une chose que bien des gars aiment?N'est-il pas temps d'étudier pourquoi les gars décroche plus? Frédéric Pageau
Lévis
l'école secondaire l'anti-chambre du suicide au Québec. par expérience jean Isabelle
Borssard
Si la diplômation universitaire est faible il faut se demander quel message on passe. On favorise d’abord les métiers et les techniques… au point qu’avec un bac et une maîtrise on m’a quelquefois passé la remarque « que je n’ai pas de métier »!!! Alors étudier, s’endetter et avoir de la difficulté à même avoir un emploi au salaire minimum, ça donne quoi comme message? Michel Handfield
Montréal
Bonjour, Tel que signalé dans de nombreux articles, le problème réside dans le fait que le MEQ est dirigé par des idéologues, et que ces personnes, n'ont pas de conscience de la réalité. Exemple : la prétendue réforme mal inspirée et encore plus mal réalisée. En outre on s'accorde pour donner aux parents l'entier contrôle de l'éducation alors qu'ils n'ont comme seule compétence que celle de gueuler à tort et à travers, ce qui a conduit au mépris collectif envers les enseignants. Donc, formons les enseignants avec plus de connaissances et moins de pédagogie niaiseuse. jean lengellé
Embrun Ontario
Où sont les parents dans ce débat? Ils sont les personnes les plus signifiantes pour l'enfant et jamais l'école n'exercera une influence aussi forte que la leur. Ils doivent exercer leur rôle de parent face à l'école, c'est-à-dire convaincre leur enfant, valoriser l'école, respecter les enseignants, prioriser les études sur toutes autres activités (loisirs, sports, etc.). On parle des décrocheurs même parmi les plus brillants. Cela nous ramène encore à la maison où les parents doivent enseigner à leur enfant des valeurs d'engagement, de persévérance dans l'effort et devant les difficultés. Par ailleurs, les parents sont présents dans différentes instances décisionnelles du milieu scolaire. Çà paraît bien, mais c'est une intervention ponctuelle. À la maison, c'est tous les jours que leur implication est nécessaire et cela, jusqu'à la fin des études universitaires de leur enfant. Joan Chrétien
Gatineau
Le décrochange scolaire On évalue les écoles selon le les notes moyennes des élèves les invitant à abandonner les étudiants les plus perturbants et les plus en difficulté : on les mets carrément à la porte. J'ai dû faire des pieds et des mains pour ne pas mettre mon garçon à la porte mais plutôt lui faire vivre les conséquences de ses gestes (ex : s'il manque un cours, il doit le reprendre, etc.) Il a terminé son secondaire sans être obligé d'aller à l'éducation des adultes, voie des décrocheurs proposée par l'école !!! Un problème dans nos écoles : On les évalue au rendement des élèves ce qui porte les écoles publique à faire comme les écoles privée : sélectionner les bons élèves en mettant des règlements strictes de façon à éliminer les élèves moins performant. SOLUTION : On devrait évaluer les écoles selon les défis relevés, ainsi le travail fait pour éviter le décrochage des élèves serait encouragé et valorisé. Il s'agit de trouver comment évaluer ce travail pour l'encourager. Renée Rouleau
Montréal
Pourquoi aller à l'université quand un simple DEP du secondaire te permets d'avoir une job de syndiqué blindé qui rapporte un salaire plus élevé que si tu obtiens un bacc à l'université ? Cette réalité est méconnue du grand public. Malgré mes dettes, je dois entreprendre un deuxième bacc pour avoir une chance de décrocher un emploi qui offre un salaire décent. Alors arrêtez de nous emmerder avec vos études supérieurs qui ne donnent que l'ILLUSION d'avoir la possibilité de meilleurs conditions de travail. L'ultime façon d'avoir un bon emploi au Québec, c'est d'être un syndiqué. Et on a VRAIMENT pas besoin d'un bacc pour ça. Gabriel Latraverse
Montréal
Mon fils vient de terminer son sec I, ma fille , sa 5eme année. Au primaire, ils ont subi la réforme. On leur apprenait "à apprendre", souvent par le jeu. Ma femme et moi devions les "aider" en les accompagnant dans leurs "apprentissages". Nous étions pas pédagogues. Résultats, c'était les larmes et les cris pratiquement à chaque soir, rien pour encourager les enfants à persévérer. Devant ces difficultés, les profs nous disaient d'aider les enfant "sans trop les aider, de faire des leçons un jeu". Je constate aujourd'hui que mon fils n'était pas préparé au secondaire. Habitué à s'amuser en classe, à faire des "projets" ou la perte de temps et l'éparpillement intellectuel était la norme, il n'avait pas appris à se concentrer sur des notions abstraites et arides, ni a travailler seul. L'école primaire où il allait nous recommendait fortement d'aider nos enfants dans leur leçons, ce qui est une erreur selon le psycho-éducateur qui suit maintenant mon fils. Pierre Frédérick
Laval
Le respect des aptitudes de chacuns est la clef. On ne peu pas faire un médecins de quelqu'un qui à peur du sang et que les études rebute mais on peut sûrement en faire un excellent électricien s'il a des aptitudes à cet égard. Nous aurons toujours besoins des deux de toute façon. On veux faire des gens plus grand que nature et il faut arrêter d'être utopiste. Certains personnes seront très bien se débrouiller avec un DEP alors que d'autre ne verrons l'accomplissement une fois le PHD en physique nucléaire obtenu. Ça a toujours été comme cela et ça ne changera pas. Il faut respecter les aptitudes physique et psychologique de chacun et développer des professionnels qui sewront en mesure de positionner les jeunes dans la bonne direction. Ce qu'il faut changer c'est notre atitude bourgeoise de discréditer constamment le travail manuel. Il faut de tout pour faire un monde. Même dans les meilleures des sociétés, il y a des porteurs d'eau. Guy Parenteau
Sept-Îles
C'est pourtant si simple de régler cette question de décrochage ! 1- Les études et devoirs devraient se faire à l'école et non à la maison. 2- Pas assez d'activité physique pour les jeunes du primaire et du secondaire à l'école. Il faut absolument évacuer le stress de temps en temps lors d'une journée scolaire. Les adultes le font, pourquoi pas eux. 3- La maison est un lieu de partage et de repos, et non de travail. Encore une fois, les adultes le font, pourquoi pas eux ! 4- Pour cela, il ne suffirait que de rallonger d'une heure ou deux, tout se règlera facilement, incluant les problèmes de garderies. 5- Imaginez : plus de dispute pour faire les devoirs. moins de stress pour les parents et les étudiants. moins de contrôle sur le résultat des devoirs. plus de temps à partager entre les parents et les enfants. meilleur qualité de vie dans les deux sens. Serge Langelier
Drummondville
C'est bizarre! En éducation, entre autre, on est toujours en train de se comparer aux autres pays du monde quand on a seulement les POUVOIRS et les MOYENS d'une province... Simon ROBERT
Montréal
J'ai moi-même deux bacs, mais je ne crois pas que l'accent devrait à tout prix être mis sur 'le nombre d'années de scolarité'. Oui, la réussite scolaire est très importante, mais en dénigrant le secteur professionnel au profit des études universitaires, notre société se retrouve avec un grand manque de techniciens. Le système scolaire n'est vraisemblablement pas fait pour tout le monde et c'est aussi bien comme ça. On a besoin de techniciennes en garderies, de plombiers, de mécaniciens. Ce ne sont pas des années de scolarité supplémentaires qui nous les offiront. C'est évident qu'il faut miser sur la réussite scolaire, mais ce, à tous les niveaux (le DEP et le secteur technique au cégep) et cesser de voir le passage à l'université comme étant le but à atteindre. Nathalie Émard
Montréal
Il se pourrait que le système en place ait atteint son efficience maximum? Pour les élèves qui ne s'intègrent pas à l'école pour diverses raisons, pourquoi comme cela a été invoqué, ne pas tenter sérieusement le compagnonnage. On dit que les conventions ou autres règlements du travail ne se prêtent pas à ce genre d'apprentissage, changeons-les avec le consensus des partenaires sociaux. C'est certainement plus facile à faire que d'inventer une nouvelle méthode pour motiver et apprendre. Surtout cela serait plus valorisant pour tous les acteurs (patrons, syndicats et gouvernements) en mettant la main à un tel projet collectif pour intéresser ces jeunes à jouer un rôle dans leur société. Tous les arguments entendus ce midi ont un peu de vrai. Valoriser l'avoir excessif dès l'adolescence n'est pas incitatif à s'investir dans sa formation. Il faut tout avoir et tout de suite. Si possible sans effort! Utopie... André Gamache
Québec
L'éducation n'est pas prise au sérieux par la classe politique. La preuve : on parle de réforme scolaire et maintenant de renouveau pédagogique. On entend des choses comme "il faut favoriser la réussite", "il est mauvais pour le jeune d'être évalué par une note" ou encore "je favorise l'apporche par projets". Il me semble me souvenir que l'on apprend en travaillant et qu'une note permet d'indiquer où l'on se situe par rapport à la moyenne. Cessez de dire aux jeunes qu'ils iront tous à l'université et dites-leur qu'avec une moyenne de 62 à la fin du secondaire, une carrière de médecin n'est peut-être pas une chose réaliste. Faites TRAVAILLER les jeunes à l'école, favorisez les activités d'encadrement, augmentez le nombre d'heures d'enseignement, diminuez le nombre d'élèves par groupe et imposez la DISCIPLINE afin de favoriser la réussite du plus grand nombre. Sortez les p'tits bandits des écoles et foutez-moi ça dehors! Si vous preniez l'éducation au sérieux, vous feriez tout ça. Stéphane Lupien
Montréal
Avant, les études classiques pouvaient assurer d'excellents emplois. Aujourd'hui, les formations techniques au Cégeps sont souvent d'une qualité bien supérieure aux divers baccalauréats offerts, de type philosophie ou histoire par exemple...Il ne faut pas perdre de vue que le plus important n'est pas d'étudier juste pour briller, car les baccalauréats n’apprennent aucun métier. Je crois qu'au Québec nous avons de très bonnes ressources, des écoles de métiers et Cégeps très pertinents et utiles. Aussi, notre plus grand problème, consiste au relatif désintéressement des parents face à leur progéniture. Le Québec n'est pas tolérant, mais indifférent, soit par faiblesse, soit par ignorance. Et cela se voit dans l'éducation. Le plus important est de prendre nos responsabilités et accepter courageusement de fournir des sacrifices, et accorder la première place à l'éducation. Et ceci, ce n'est pas le devoir de l'État, puisqu'il le fait bien, mais cela incombe aux parents, et à personne d'autre. Philippe Picard
Boucherville
Le féministe se retrouve aussi chez les professeurs du primaire et cela depuis au moins 40 ans. A cause du féministe, les chances de réussite des garçons par rapport aux jeunes filles deviennent plus complexes et cela perdure depuis 40 ans. Vous vous étonnez des résultats maintenant? De bons contrats de travail ne donnent pas nécessairement des professeurs responsables. Alain Maréchal
Saint-Jean-sur-Richelieu
Par expérience, je dois le dire, que le garçon trop souvent est mal venu dans nos écoles car nos écoles sont devenus des endroits pour les filles. De baux discours mais beaucoup de lâcheté de la part de certains profs. Nous avons les résultats maintenant. Alain Maréchal
Saint-Jean-sur-Richelieu
Contrairement à ce que nous a dit Mme Marois et ses successeurs; ''Faire plus avec moins'' est un mensonge. À l'école premièrement on intègre les élèves en difficulté et deuxièmement on organise l'intégration. Le non redoublement au primaire démontre aux enfants coquins (souvent les garçons) que c'est sans conséquences de ne pas réussir; alors pourquoi se forcer? Tous les jeunes du primaire passent directement en secondaireI. Alors que les écoles primaires ont des budgets spécifiques pour faire une année de mise à niveau (de maturation). Oui le Québec se foue de ses enfants! marc gendron
Alma
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