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Le premier ministre Paul Martin a déclaré, au cours d'une entrevue de fin d'année, que le temps est venu de lancer un débat sur les avantages de permettre aux travailleurs âgés de rester au travail plus longtemps.
«Je ne crois pas à la retraite obligatoire et les gens devraient pouvoir continuer à travailler aussi longtemps qu'ils le souhaitent », a indiqué le premier ministre à la radio de CBC. La question est soulevée, alors que la décroissance démographique et le manque de main d'oeuvre qualifiée se profilent à l'horizon. Diminuer les coûts des pensions Plusieurs experts se sont déjà prononcés en faveur d'une telle mesure, et le Fonds monétaire international, dans un rapport publié au mois de décembre, recommandait à Ottawa de relever l'âge de la retraite afin de réduire ses dépenses. La Régie des rentes du Québec étudie également la question. Une consultation publique devrait être lancée au cours des prochains mois. Actuellement, 12 % de la population québécoise est âgée de plus de 65 ans, mais cette proportion doublera d'ici une trentaine d'années. Pourtant, les Québécois ne sont pas très chauds à cette idée. Un sondage CROP réalisé pour le compte de Radio-Canada et La Presse dans le cadre du colloque Des enfants pour le Québec, révélait que 73 % des Québécois s'opposent à ce que la retraite soit reportée à 70 ans, et 90 % s'opposent à ce qu'elle soit reportée à 75 ans. Devrait-on abolir la retraite obligatoire à 65 ans? Pierre Maisonneuve reçoit Jean Carette, spécialiste en gérontologie et président du groupe Espace 50, Julie Beausoleil, professionnelle de recherche au Center for social work research, à l'Université du Texas, Diane Bellemare, vice-présidente à la recherche au Conseil du patronat du Québec, et Henri Salembier, président de l'Association de défense des droits des retraités. |
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De toute facon il va falloir abollir la retraite a 65 ans. En effet a la vitesse ou se vide les fonds de retraite des entreprises et des gouvernements, les générations ayant moins de 45 ans vont arriver a la retraite avec des coffres vides. Comme une bonne majorité de gens ne mettent pas d'argent de coté alors ces gens devront continuer à travailler pour s'offrir un niveau de vie acceptable. Voilà le résultat de 30 années de laisser faire de nos gouvernements. Voilà le résultat de 30 années de vie au dessus de nos moyens. Les générations 60/70 et 80 se sont payés des services à crédit, ils vont arriver à la retraite, vider la caisse et ceux qui suivent devront payer. Il n'y a malheureusement aucun moyen de redresser la situation aujourd'hui. Nos gouvernements gouvernent au jour le jour avec une vision d'au plus 4 ans. Oui nous allons devoir abolir l'age de la retraite pour éviter que des gens crèvent de faim, au lieu de cela ils crèveront à l'ouvrage.
Francois Cossette
Montréal
La retraite ne devrait pas être obligatoire. Les êtres humains vieillissent de diverses façons. Ceux qui sont doués d'un certain talent et qui s'organisent pour faire une vie saine, devraient avoir le choix de se retirer lorsque leur corps ne correspond plus au travail qu'ils veulent effectuer. Mère Nature devrait dicter à l'être humain lorqu'il devrait se retirer du décor. L'homme accumule des connaissances à mesure qu'il vieillit et ces connaissances-là enrichissent les autres. Yolande Taupier
Magog
Le vieillissement démographique est un phénomène que l’on ne peut contester et qui est irréversible, il faut constater qu’il est source de difficultés et qu’il aura un coût. Le scénario le plus pessimiste serait celui d’une économie dont le dynamiste serait entravé par l’insuffisance du nombre des entrées de jeunes dans la population active, où la persistance du chômage ne permettrait pas de résoudre la question des fins de carrières des travailleurs vieillissants vers la retraite. Derrière ce scénario se profile celui de la guerre des générations. Michel Arvisais
Montebello
Je suis d'accord pourvu qu'il n'y ait aucune pénalité pour ceux qui veulent la prendre à 65 ans, car la très grande majorité des gens ont planifié en fonction de cet âge. Jacques Mercier
Gatineau
Il me semblait que la retraite n'était déjà plus OBLIGATOIRE (à 65 ans). Je connais quelques conventions collectives où l'on imposait déjà la retraite à 65 ans et où la convention avait dû être amendée pour enlever le caractère obligatoire de cette retraite. Ou est-ce que ces employeurs avaient eu peur d'une possible poursuite pour discrimination ? Deux principaux facteurs devraient déterminer l'âge de retraite : - le type d'emploi effectué (physique, mental...); - l'état de santé. De plus, l'individu qui prend sa retraite doit savoir quoi faire après. Une retraite progressive me semble en cela avantageuse. Michel Gagnon
Montréal
Les retraites après 65 ans est une solution à courte terme, le problème est plus profond...la natalité! J'ai 2 enfants de moins de 4 ans, j'en voudrais d'autre, mais les politiques gouvernementale ne me permet pas financièrement d'en avoir d'autre! Réveillons-nous! nicholas vaillancourt
québec
Bonjour, Je n'ai rien contre le fait que des gens décident de continuer à travailler après l'âge de 65 ans. Ils possèdent une expérience et des connaissances appréciables. Par contre, cela ne doit pas être une contraindre pour les jeunes, qui les empêcheraient d'accéder à des postes. Personnellement, j'ai 33 ans. Je possède une maîtrise. Je travaille toujours à contrats, en attendant d'avoir un poste. Vous comprendrez alors ma hâte d'avoir une permanence quelque part, avant mes propres 65 ans. Merci G. Beaulé
Rouyn-Noranda
Personnellement, je n'aspire pas à me retirer de la vie active. J'ai la chance d'avoir un travail stimulant qui me rend créatif et il me semble contribuer à l'avancement de l'organisation qui m'emploi. Je ne crois pas qu'il en soit ainsi pour tous. Pour plusieurs, le travail exige de la vigueur et de l'endurance. Pour d'autres, les conditions sont exigeantes : cadences rapides, environnement difficiles... Je crois que nous devons encourager une certaine mobilité des gens durant leur carrière en contribuant à leur développement. La formation est essentielle. La carrière peut s'allonger si le marché du travail permet aux personnes de se développer ou de s'enrichir. Mario Toupin
Québec
Actuellement nous avons des régimes privés et des régimes publiques de pension qui sont en fait des béquilles inappropriées à la situation actuelle. Il faudrait rééqilibrer ces deux systèmes pour que les régimes publiques - provinciaux et fédéral - soient améliorés afin de devenir la source principal de revenus de retraite. Les régime privés deviendraient des régimes d'appoints. ( Qui peut encore espérer travailler 25 à 35 ans pour la même compagnie, dans le marché du travail actuel, pour avoir une retraite décente ? ) Des régimes de pensions publiques forts permettraient une plus grande mobilité de la main d'oeuvre, ce qui serait bénéfique, pour les employeurs, pour les employés et pour la société en général. Pierre Kohler
Sillery ( Québec)
LA RECONNAISSANCE J'ai 50 ans et j'en suis encore à 15 ans de ma retraite , car pour pouvoir vivre de façon convenable même si je suis à l'emploie du gouvernement , la société dans laquelle nous vivons ne nous reconnais pas tout les années de travail . J'ai débuté à 18 ans et je n'ai jamais toucher assurance emploie j'ai eu plus souvent ¨2 (Jobs ) que un seul pour joindre les 2 bouts avec 4 enfants a charge. J'aurai dont travaillé 47 ans sans arrêt pour me retrouver avec un fond de pension basé sur seulement les 32 dernières années alors ou est donc la reconnaisance de mes 15 premières années dans le monde du travail, dans le milieu criminelle on ne fait que le 1/3 de notre peine ou est donc la reconnaisance ALLARD jEAN-gUY
LONGUEUIL
Bonjour monsieur Maisonneuve, Je suis une maman d'une fille de un an. J'ai terminé mon congé parental (assurance-emploi) à la fin de novembre, date à laquelle j'ai cessé de recevoir des prestations; nous vivons avec le salaire de mon conjoint qui est suffisant mais non extraordinaire. Je bénéficie maintenant du congé parental (Loi sur les normes du travail) jusqu'au début de mai 2004, date à laquelle mon emploi ne sera plus protégé en aucune façon. Je suis à la recherche d'une garderie, mais toujours en vain. Mon premier sentiment est que j'aurais voulu rester à la maison pour fonder ma famille et élever mes enfants quelques années, disons cinq. Cependant, on se rend vite à l'évidence que sans allocations familiales, sans le fait de pouvoir cotiser à un RÉER sur les bases d'un salaire que j'aurais normalement fait si je n'étais pas devenue enceinte, etc., je peux vous dire que je suis un peu stressée par rapport à mon avenir. J'ai des études post universitaires mais en l'an 2000 je suis retournée aux études en tant que technicienne et suis revenue sur le marché du travail en octobre 2001. J'ai donc une année d'expérience dans ce dernier domaine. Heureusement, ces 2 ou 3 dernières années nous avons cotisé à des REER et ce, plus que la plupart des gens de mon âge, et utilisé le RAP pour l'achat d'un immeuble à revenus "pour nos vieux jours". Nous avons compris, je nous en félicite d'ailleurs, que nous ne pouvons compter en aucun cas sur le gouvernement entre autre sur le dossier de la retraite. Les décisions gouvernementales, autant fédérales que provinciales, ont toujours fonctionné à l'envers et se sont uniquement attardés à éteindre les feux. Je sais que la question des 65 ans concerne le fédéral. Pourquoi devons-nous repousser l'âge de la retraite pensez-vous? Parce qu'il y a un appauvrissement dans cette catégorie de travailleurs, le coût de la vie est élevée. Les gens vivent plus vieux qu'auparavant, alors le magot doit être plus gros à 65 ans. S'ils ne l'ont pas atteint, ils ne peuvent pas rencontrer les paiements. C'est simple comme bonjour mais ce n'est pas normal. De l'autre côté, il y a ceux qui veulent continuer à travailler parce qu'ils aiment leur travail, il y en a, mais moi je crois surtout que ces gens sont une minorité. La retraite devrait demeurer à 65 ans et en même temps en gardant une flexibilité pour ceux qui, sur une base volontaire veulent continuer. De l'autre côté, la décroissance démographique est alarmante et aucun des deux paliers de gouvernement ne fait quelque chose pour la renverser. Va-t-on pouvoir me verser mon montant de retraite au moment où j'en aurai besoin? Qu'on s'occupe un peu de ceux qui aimeraient avoir plusieurs enfants comme nous et bien d'autres familles; ça serait bien plus payant des bonnes politiques familiales et ainsi encourager les naissances. Merci de m'avoir lue, Marie-Hélène Gravel, Montréal Marie-Hélène Gravel
Montréal
L'accès à la retraite à 65 ans, certes il faut s'en préoccuper et avoir un œil sur m. Martin. Mais je crois qu'il faut surveiller m. Martin et les financiers de sa classe, surtout parce qu'ils ont un oeil sur nos caisses publiques de retraite. L'automne dernier m. Martin annonçait qu'il voulait donner accès à du nouveau capital de risque, aux compagnies canadiennes, et qu'il avait donc l'intention de changer la loi, pour utiliser non plus 25% mais 50% des argents des caisses publiques de retraite. Pas très rassurant quand on sait que ces dernières années des gardiens de fonds de retraite ont risqué et perdu des sommes folles et plongé des dizaines de milliers de personnes dans l'insécurité avec rien comme revenu de retraite. (ex. : dans l'affaire Enron). Quelle fâcheuse habitude nous avons de faire garder nos moutons par les loups.
Gérald Côté
Valleyfield
Quand on a travaillé entre 30 et 35 ans, je crois que nous avons droit à un repos bien mérité. Il y a autres choses que le travail dans la vie. À 60 ans et même à 50 ans la plupart de nous avons des petits enfants avec lesquels nous aimerions passé du temps. La qualité de vie d'un petit enfant ne fait que s'améliorer avec la présence des grands-parents. De plus, si l'âge de la retraite est retardé, combien de personnes (âgés) pourraient fonctionner au travail comme des employés de 20, 30 ou 40 ans? Et après à 70 ou 75 ans lorsque nous prendrons notre retraite que nous restera-t-il à faire lorsque nous serons trop fatigués et épuisés pour voyager ou prendre soins de nos petits enfants? Si M. Martin ne trouve pas mieux que de travailler jusqu'à 75 ans, bien qu'il travaille : nous ne sommes pas obligés de faire comme lui. Moi je sais qu'il y a autres choses dans la vie que '' dodo, métro, boulot ''. Si M. Martin s'entête à vouloir repousser la date de la retraite, il fait bien d'avoir de solides arguments lorsqu'il se présentera aux prochaines élections, car la majorité des Canadiens et Canadiennes rêvent à leur retraite à partir de 50 ans. Juste au cas où M. Martin mettrait en oeuvre son projet de repousser l'âge de la retraite, je ne voterai certainement pas pour lui ou son parti aux prochaines élections. Madeleine Bisson
Gatineau
Comme on peut s’y attendre, la réponse revient à celui qui tient le gros bout du bâton et elle repose sur des $ ouvrez la parenthèse. Est-ce plus économique de remplacer le ptit vieux par un plus jeune sans expérience et souvent moins rébarbatif, prêt à sauter pieds joints dans la cour d’un meneur d’idées genre feux de paille ? Un poste tablette mal définit pour le retraité en devenir, est-ce une option payante ? Qui va décider ? Peut-on penser que la balance oscillera dans le camps des plus fortunés monétairement lesquels souhaitent souvent conserver le contrôle sans plus ? Et de nous de la classe moyenne en très forte majorité et non encore atteints du cancer des $, combien sauront malgré tout reconnaître nos limites, redonner à l’argent la place qui lui revient pour retrouver le sens de la vie ? Quand l'fil se coupe on part tout seul on part tout nul. Pas bête notre Félix. Et la parenthèse demeure ouverte. Roland Bouchard
Roland Bouchard
Québec
Bonne idée pour les compagnies qui souhaiteraient conserver indéfiniment des employés qui autrement partiraient avec une expértise inestimable et beaucoup d'informations impossible à consigner dans des politiques ou des notes de services. Mauvaise idée pour tous ces jeunes qui aimeraient tasser les plus agés qui de leurs points de vue ne sont plus aussi efficace et qui légitimement aimeraient sauter dans le train de l'action et bien sûr de la consommation. De toute façon après 50 ans, lorsqu'on tente de trouver un emploi, expérience ou pas c'est très difficile de trouver des employeurs désireux de profiter justement de cette inestimable expérience de travail et de vie; alors, que la retraite soit à 65 ou 70 cà ne fait pas vraiment de différence. Louis Dumont
Varennes
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