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Courrier :
MAISONNEUVE EN DIRECT
Société Radio-Canada
1400 René-Lévesque Est,
bureau A67-7
Montréal (Québec)
H2L 2M2

Courrier électronique :
endirect@radio-canada.ca


Le 5 avril 2006

Vers une retraite progressive?

Avec le vieillissement de la population et la diminution de la population active, le Québec aura à relever d'importants défis en matière d'emploi. Des pénuries de main-d'oeuvre s'annoncent dans plusieurs secteurs. 
 
Les employeurs auraient ainsi avantage à garder le plus longtemps possible leurs travailleurs. Une des solutions pourrait être de leur offrir une retraite progressive. 
 
Mais, actuellement, en vertu de la Loi de l'impôt sur le revenu, il est impossible de contribuer à un régime à prestations définies et de recevoir à la fois des prestations. 
 
Selon des informations obtenues par La Presse, le gouvernement Charest souhaite obtenir à cet effet des modifications à la loi fédérale sur l'impôt, afin de permettre à des salariés de prendre progressivement leur retraite. 
 
Ainsi, un travailleur de 60 ans, ou ayant cumulé 30 ans de service, pourrait toucher son salaire à temps partiel et des prestations de son régime complémentaire de retraite. Un salarié pourrait par exemple réduire son horaire à trois jours, et puiser dans la caisse de retraite de son employeur pour compléter son salaire. 
 
Êtes-vous intéressé par une retraite à temps partiel combinée à un travail à temps partiel? 
 
Les invités de la tribune : Michelle Courchesne, députée de Fabre et ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Carette, président du groupe Espace 50 + et spécialiste en gérontologie, et Louis Ascah, professeur d'économie à l'Université de Sherbrooke, expert-conseil et spécialiste en régimes de retraite. 



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Idéalament, pour un gestionnaire de fond de pension, un travailleur continue de travailler jusqu' a 65 ans et meure le lendemain de sa mise à la retraite. 

Alain Gaudet
Les Côteaux


Terminer sa carrière professionnelle en limitant les jours travaillés pour une période limitée est une solution fort valable. À ma dernière année, j'ai choisi la semaine de quatre jours avec les vacances accumulées.  
 
Au bureau, plusieurs autres ont trouvé l'idée bonne et l'ont imitée.  
 
Mais la retraite à temps partiel complétée par un travail à temps partiel risque de se prolonger, ce qui est peu souhaitable. 

Georges LeSueur
St-Ambroise


Bonjour M. Maisonneuve, 
 
Cette proposition me laisse pantois. Pendant qu'un futur retraité fera une semaine de deux ou 3 jours, il pourrait toucher une fraction de sa retraite. En supposant que cela soit possible et qu'on me propose par exemple de prendre les 2 ou 3 jours restants, qui comblera mon salaire ? Qui paiera pour les jours manquants ? Devrais-je alors me chercher un emploi à temps partiel pour combler le manque à gagner ? Cette proposition est plutôt vicieuse car de plus en plus, les employés à temps partiel, ne touchent plus d'avantages sociaux. Que chacun fasse son temps ! 
 
Décidément, les BB-boomers auront tout eu. 
 
Je vous souhaite malgré tout une bonne journée. 

Carl Castonguay
Saint-Rédempteur


Je crois que c'est une bonne idée. Ce serait un bon moyen de réduire l'impact du départ des baby boomers. Notre espérance de vie augmente de plus en plus, je pencherais donc même pour augmenter l'âge de la retraite en fonction de l'espérance de vie. Je penses que ceux qui sont des bourreaux de travail qui ne profite pas de la vie de tout les jours en rêvant à la retraite complète à 55 ans font fausse route. Mieux vaut un travail que l'on aime avec des horaires que l'on aime qui font de nous des gens heureux pendant 45 ans qu'un travail stressant avec des horaires de fous pour arriver à la retraite le plus vite possible.
Véronique Leblanc
Montréal


Bonjour, 
 
Bien beau pour les gens qui ont un fond de retraite. Mais que fait-on avec ceux qui n'en ont pas et qui avaient un salaire trop bas pour se ramasser des REER. 
 
D'accord avec ce nouveau système mais à condition que ça soit un choix et non pas une obligation..... 
 
Une bonne façon de favoriser ça serait que les salaires ganés durant ce ''temps partiel'' soit imposé à moindre pourcentage...... 

Denis Roux
Rouyn-Noranda


Les baby boomers auront tout eu...laissez-moi rire ! J'ai 48 ans, la retraite n'est pas pour demain, mais question de faire une douce transition entre le travail et la retraite, pour former ou parrainer de nouveaux employés, pour planifier concrètement les lendemains trop vides d'une retraite prise subitement, cette solution me sourit. Pas pour éternité mais pour une courte période de temps, un an ou 2 par exemple.  
 
Si les baby-boomers auront tout eu comme l'affirment certains petits prétentieux, c'est qu'ils auront payé plus que leur juste part des institutions et des services publics. En plus, plusieurs retraités continuent, à ce que je sache, à payer des impôts. 

Jules Bergeron
Trois-Rivières


Pourquoi pas? Le fait qu'une personne puisse continuer de travailler à un rythme adapté à son vieillissement peut avoir plusieurs effets bénéfiques. Par exemple, l'employeur peut bénéficier plus longtemps des services d'un employé d'expérience et l'employé peut quant à lui éviter une retraite trop brutale en gardant un lien valorisant avec le milieu du travail. 
 
Un autre aspect que j'aimerais soulever c'est que la retraite d'un travailleur âgé se termine souvent par l'abolition du poste en question. Il en résulte en un emploi de moins pour les jeunes. Comme il n'y a pas de congédiement comme tel, cette façon de faire laisse indifférents la plupart des gens y compris les syndicats. 

Stéphane Bourque
Gracefield


Ce projet est peut-être une bonne idée pour ceux qui veulent continuer de travailler. 
 
Pour ma part, je préfère devancer ma retraite et gagner moins en profitant de la vie.  
 
De toute façon, l'impôt vient rechercher près de 50 % de mon salaire... 
 
Je travaille pour le gouvernement et je n'ai pas l'intention de prolonger au-delà de 60 ans. Au contraire, les conditions difficiles vécues dans mon milieu me font plutôt opter pour partir à 57 ans. 
 
Et ce n'est pas en alignant les dollars (qu'ils n'ont pas) que je changerai d'avis. 
 
Je pense même à prendre une pré-retraite à 52 ans, car les conditions de travail sont vraiment épuisantes. 
 
En fait, si je retravaille; ce sera au privé et non pour le gouvernement! 

Jean-François Pignon
Montréal


J'ai enseigné durant 33 ans, de 1970 à 2003. Durant la seconde moitié de ma dernière année, j'ai pris une tâche à 80%. Au printemps, je suis allé à la CARRA pour savoir quelle serait ma rente si je prenais ma retraite. À mon retour à l'école, j'ai demandé au comptable à quel niveau de tâche je devais travailler pour obtenir le même revenu que ma retraite. J'ai été stupéfait d'apprendre qu'il m'aurait fallu prendre 97% d'une tâche. La décision n'as pas été difficile à prendre à partir de ce moment. Quelques jours plus tard, j'annonçais à mon patron que je ne serais pas de retour en septembre. Pourtant j'aurais aimé continuer à enseigner à 60 ou 70% d'une tâche même si cela aurait signifié continuer d'aller à l'école à tous les jours. Je pense que j'aurais pu être encore utile. J'aurais fait un début de place pour un plus jeune que j'aurais pu accompagner le temps qu'il acquiert de l'expérience.
Pierre Auger
Trois-Rivières


Je viens d'entendre M. Maisonneuve dire : des avantages pécuniers !!! 
 
On écrit pécuniaire. Je suis sure que M. Maisonneuve le sait mais je ne pouvais pas ne pas le dire.  
 
Merci
Michele Barriere
Montreal


Je trouve cette idée plutôt intéressante. Elle a l'avantage de proposer une solution à l'inévitable futur problème de pénurie de main-d'oeuvre dans plusieurs secteurs d'activités. Elle offre également une alternative à ceux qui abordent avec appréhension l'idée de devenir inactif du jour au lendemain. Cette idée me semble plus valable que toutes les propositions de repousser graduellement l'âge de la retraite à 67, 70 ou 75 ans. 
 
Pour que cette proposition demeure intéressante elle doit cependant demeurer un choix volontaire du travailleur. Si une personne occupe un emploi valorisant et qu'elle veut et peut continuer à travailler après l'âge normal de la retraite, je ne vois pas pourquoi on priverait cette personne de ce plaisir. Ceux qui désirent prendre leur retraite à 65 ans devraient cependant toujours pouvoir le faire. Imaginez le pauvre travailleur épuisé qui voit l'âge de la retraite repoussé à chaque fois qu'il est sur le point de l'atteindre. 

Paolo Mitriou
Lac-Mégantic


L'un de vos invités, M. Carette, professeur à la retraite de l'UQAM et qui touche annuellement en guise de pension environ 70% du salaire qu'il avait à son départ, n'a pas mentionné qu'il enlevait la possibilité à des personnes chargées de cours de gagner leur vie lorsqu'il décide de postuler une charge de cours à l'UQAM. 
 
Malheureusement, trop de personnes retraitées viennent carrément enlever la pitance aux personnes plus jeunes qui elles essaient de joindre les deux bouts, lorsque ces retraités choisissent de retourner, même à temps partiel, sur le marché du travail. À l'UQAM, plusieurs personnes chargées de cours sont obligées de recourir à l'Assurance-emploi parce que des retraitées viennent chiper leur job pour arrondir leur fin de mois! 

J. François Tremblay
Montreal


Bonjour, 
 
Même si la tendance indique une éventuelle pénurie de main-d'oeuvre en raison du départ à la la retraîte des Baby Boomers, la croissance économique du Canada risque de causer la fermeture de nombreuses entreprises manufacturières. 
 
Il se serait préferable de laisser partir les gens à la retraite et cesser de subventionner des secteurs d'activités moribon tel que celui de l'industrie forestière.  
 
Mettons l'emphase sur le transfert des compétences des travailleurs vers d'autres secteur d'activités en croissance ou vers les nombreux postes laissés vacant par les nombreux départ à la retraîte. Un renouvellement de la main-d'oeuvre est une bonne chose pour l'économie... 

Richard Asselin
Dunham


Bonjour M.Maisonneuve, 
 
L'idée de la retraite progressive est sûrement celle d'un fonctionnaire tanné de son travail où il se rend de reculon depuis déjà plusieurs années. 
 
Quand on travaille à petit salaire et 15 heures par semaine, qu'on paie de l'assurance chômage sans jamais y avoir droit, faute d'avoir assez d'heures pour y être éligible, il est du domaine du rêve d'avoir de l'argent de côté de quelque façon que ce soit pour envisager ce genre de retraite. 
 
Mais moi au moins, chaque matin je suis contente d'aller travailler ! 
 
 
 

Sylvie Gagné
Matane


Encore la precarité pour les X, vive les Boomer.
Pinet Alain
Montreal


Les X devraient faire comme les Boomers : se retrousser les manches et faire quelque chose au lieu de chialer. Quelle génétation de prétentieux qui veulent tout avoir sans rien faire! 

Hélène Paulette
Inverness


Je suis pour une retraite à t.partiel mais sur une base volontaire qu'on donne le choix à la personne et non appliqué une loi qui obligerais les travailleurs à se faire imposé un t-elle régime. 
 
J'ai 51 ans et après 25 ans de service dans le domaine des services sociaux (DPJ) je penses réellement partir au plus vite sans avoir de pénalité. Mais je dois attendre encore 3 ans pour peut-être quitté.Si non encore 6 ans pour une pleine pension. 
Les policiers et les pompiers sont plus avantagé après 25 ans de service ils peuvent facilement quitté et faire carrière ailleur avec pleine pension alors?????
Normand Bernier
Montréal


 


Vers une retraite progressive?
 
[Écoutez l'extrait>>>]
 


 
Retraite progressive
Développement social Canada - Un détail des dispositions législatives sur la retraite

 
La retraite progressive : une idée qui fait son chemin
Développement social Canada

 
Retraite progressive et retraite anticipée
Régie des rentes du Québec



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