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endirect@radio-canada.ca
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Le français recule au pays |
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Le français a encore perdu du terrain au pays, y compris au Québec, selon les dernières données de Statistique Canada. Ce phénomène se produit même si, au Québec, un nombre record d'immigrants parlent la langue de Molière à la maison. Ainsi, en dépit du fait que le nombre de francophones a augmenté entre 2001 et 2006, le poids relatif de ces derniers ne représente plus que 22,1 % de la population canadienne, comparativement à 22, 9 % en 2001 et à 26,1 % en 1971. Au Québec, l'an dernier, les personnes de langue maternelle française composaient 79 % de la population. C'est la première fois, depuis 1931, que la proportion est inférieure à 80 %. Selon Statistique Canada, cette baisse s'explique par une légère hausse de la population anglophone de la province et à l'accélération de l'immigration allophone. Comment faire pour augmenter le poids relatif du français au Québec? Les invités de Pierre Maisonneuve : Guy Oddo, directeur de la région de l'est chez Statistique Canada, Claude Fradette, porte-parole du ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles, et Charles Castonguay, professeur au Département de mathématiques et de statistiques à l'Université d'Ottawa |
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Le français recule, tant au Québec qu'au Canada, pas parce qu'on ne fait plus d'enfants (la dénatalité des Anglos est comparable à la notre) mais parce qu'on ns noie sous l'immigration. Le 1 jul 2006, le Québec comptait 11,5% d'immigrants. On est rendu à 12%. C'est plus que les USA (11,7%) plus que dans 41 États américains. Le Michigan a 6% d'immigrants, la Pennsylvanie 4, l'Ohio 3, le Vermont 4, le Maine 3, la Louisiane 2. L'an passé le Maine a accueilli 1,700 immigrants, le Vermont 875 et le Québec...44,000. Cherchez l'erreur. Jacques Noel
Québec
Je me souviens de la campagne de peur de 1980, lors du référendum au Québec. On nous disait : - le prix de l'essence va exploser (c'est fait et ce n'est pas près de baisser, fédéralisme ou pas) ; - les franco-canadiens vont se faire assimiler (l'assimilation est constante malgré le bilinguisme institutionnel imposé par Trudeau au ROC) ; - l'économie du Québec va souffrir atrocement et la Belle Province s'appauvrir - nous sommes maintenant moins riche que l'Alberta, le Nouveau Brunswick, l'Ontario et la Colombie Britannique MALGRÉ le fédéralisme assymétrique, centralisée ou Suisse. Bref, Statistique Canada prouve, plus d'un quart de siècle après les engagements Libéraux de changer les choses que le Québec est toujours dans ET hors de la Constitution canadienne pour RIEN ! Les franco-canadiens s'anglicise, notre culture disparaît et nous devenons plus pauvres que jamais... Et comme si ce n'était pas assez, on HONORÉ lord Durham dernièrement !!! Steve Boudrias
Vaudreuil-Dorion
Bonjour, À qui la faute? Tout simplement la nôtre. Tout commence à la cour d'école. Quand une majorité de cancres tabassait, tabasse et tabasseront les élèves, particulirement les garçons, qui excellaient, ezcellent et excelleront à l'école surtout dans le domaine de cette belle langue qui est la nôtre, le problème demeurera entier. Ne nous y trompons pas : seul l'intelligentsia aime notre langue. La majorité en a honte et ça, les immigrants l'ont compris. Nathaniel Thorne
Montréal
Mes solutions : A) Supprimer toutes subventions aux écoles privées non francophones ou confessionnelles. B) Revitaliser les COFI afin d'enseigner rapidement aux nouveaux arrivants un français fonctionnel lié au placement garanti dans un monde du travail francophone. C) Élire un gouvernement ayant la volonté de réaliser ces objectifs. Georges LeSueur
St-Ambroise de Chicoutimi
Quel drame! Vite! la citoyenneté de Mme Marois pour nous protéger. Question aux alarmistes médiatiques, car à vous écouter, on dirait qu'il faudrait organiser un suicide collectif tout-de-suite, tellement ça va mal parout, même dans les sapins de noel! Le Joual, c'est-tu allophone,anglophone ou francophone comme langue ? Germain Larrivière
Sherbrooke
Bonjour, Pour qui a le moindrement joué avec les statistiques, une préoccupation majeure domine : Les données sont-elles fiables? Avec son corollaire : Comment peut-on vérifier cette fiabilité? De ce que j'ai entendu, j'ai des doutes... Les répondants donnent-ils une réponse pour faire plaisir à l'état? Existerait-il des pressions pour faire accroire que le statut d'une personne dépend de ses réponses? L'attente de la langue de travail est-elle justifiée? Ici, dans la région d'Ottawa, nombreux sont celles et ceux qui utilisent l'anglais au travail mais qui sont de fervents francophones et qui auraient pu parler anglais à la maison.... Par conséquent il serait bon d'avoir un minimum d'assurance que les données sont fiables.
Jean Lengellé
Embrun, Ontario
Bonjour M. Maisonneuve, Je suis francophone mais à la maison 75% du temps je parle en anglais. Pourquoi? Parce que mon mari est un anglophone du nord de l'Ontario et l'âge à laquelle il a emménagé au Québec (40 ans), il n'a pu apprendre le français suffisament pour développer une conversation. Par contre il le comprend mieux qu'au début. Vous savez ma belle-mère (Américaine) le disait bien : "Les anglophones sont paresseux. En Europe pratiquement tout le monde parle au moins 2 langues et souvent 3. Leur langue maternelle et la langue des pays environnants." On m'a souvent reproché de parler en anglais à mon mari. Toutefois je parle en français lorsque nous sommes en compagnie de francophones. Il y a des limites à faire des concessions. Suzanne Sirois
Gatineau
Monsieur Maisonneuve, Pourquoi n'avez-vous pas questionné le "maquillage linguistique" de vos deux premiers invités de Statistique Canada et du Ministère de l'immigration? C'était pourtant évident pour nous auditeurs que ces deux "experts" essayaient de présenter un visage optimiste pour le français au Québec et à Montréal. Heureusement que M. Catonguay a rectifié le tir. Aussi, pourquoi, vous aussi, dans votre présentation, avez-vous tenté de présenter les chiffres de façon optimiste? Aviez-vous des directives claires de vos patrons? Georges Le Gal
Montréal
Bonjour, Souvenez-vous, au dernier recencement, on a tronqué la question 7 de façon à cacher une réalité inquiétante : Q-7 : "Quelle est la langue que cette personne a apprise en premier lieu à la maison ... et qu'elle comprend encore?" Cette question cache le fait qu'une personne serait totalement assimilée par une autre langue, ce qui est un fait très important à mesurer. C'était si facile de bien faire en posant 2 questions distinctes. "Quelle était sa première langue?" et "La comprend-t-elle encore?" Était-ce intentionnel de confondre ces questions? merci Claude Richer
Montréal
Je trouve odieu qu'on puisse penser avec sincérité que l'indépendance du Québec engagera un appui positif aux communautés francophones canadiennes. Malheureusement, plusieurs québecois ignorent la présence du français tant dans les provinces atlantiques que dans l'ouest du pays. Je trouve ainsi hypocrite de penser que les relations entre tous les francophones du pays se renoueront lorsque le présumé Québec indépendant se sera barricader avec ses propres limites tant linguistiques que politiques. Pierre Marc Savoie
Montréal
J'ai habité les trois dernières années dans les Territoires du NORD-OUEST. Beaucoup de temps chez les organismes francophones doit être consacrer à confronter le gouvernement Canadien afin qu'il respecte lui-même ses propres lois sur le bilinguisme (affichage et services gouvernementaux en français) Donc moins de temps est disponible pour simplement ''vivre'' en français. Isabelle Lavallee
Guyenne - Abitibi
Que pourrais-je dire ou écrire de plus en français que je ne peux dire en anglais...Plus brève, aussi précise et mondiale. En plus, l'écriture de l'anglais est efficace est moins sujette aux ayatollahs de la langue française qui ont eux-mêmes suscité le mépris et le découragement. Quel dommage qu'ils s'associent à la cause indépendantiste en en faisant un courant sectaire. La langue est une partie de la culture, mais ne fait pas la culture... Je crois qu'il serait avantageux pour le peuple Québécois de se sortir de ce conflit linguistique qui est perdu d'avance. Pourquoi ne pas intégrer un programme d'anglicisation sur 25 ans et intégrer le mandarin en deuxième langue? Imaginer l'enrichissement culturel et économique que se doteraient les habitants de cette région du monde (pour ne pas dire secte Québécoise). Désolé pour les fautes (il y en aura toujours aux yeux d'un ayatollah) mais, il y a déjà longtemps que je ne consacre plus de temps à cette langue trop complexe pour rien et de plus en plus marginale. Faustina Alati
Québec
C'est évident qu'il recule. Promenez-vous à Montréal (et on sait que Montréal c'est le Québec n'est-ce pas!)et vous le constaterez de visu. Les québécois francophones apprennent et l'anglais c'est très bien, voire nécessaire, mais souvent comme un colonisé dans son imaginaire, ils négligent le français voire le considère non essentiel de nos jours. La langue de la réussite c'est l'anglais. Je suis allé Russie ces jours derniers, ils parlent l'anglais dans les milieux spécialisés par nécessité du travail, mais le reflexe est de revenir à sa langue maternelle. Avons-nous conservé ce réflexe? Comment voulez-vous convaincre les immigrants de parler le français quand nous peinons à le faire! Se respecter, voilà ce qui nous fait grandement défaut André Gamache
Québec
Messieurs Oddo et Fradette me semblent plus que jovialiste. Il sont à mon avis, atteint du virus de la rectitude politique. Maintenant, donc, au Canada, on ne peut plus parler d'assimilation «... car il y a une partie de subjectivité ...». Nous devrions plutôt dire que les francophones «choisissent de faire un transfert linguistique». Quelle belle façon de nier les statistiques, les faits et la réalité! De la musique aux oreilles de Lord Durham! Simon Robert
Montréal, QC
Messieurs Oddo et Fradette me semblent plus que jovialiste. Il sont à mon avis, atteint du virus de la rectitude politique. Maintenant, donc, au Canada, on ne peut plus parler d'assimilation «... car il y a une partie de subjectivité ...». Nous devrions plutôt dire que les francophones «choisissent de faire un transfert linguistique». Quelle belle façon de nier les statistiques, les faits et la réalité! De la musique aux oreilles de Lord Durham! Simon Robert
Montréal, QC
La seule façon de donner du poids au français au Québec est de lui donner un pouvoir économique incontestable. Cela est-il possible à l'intérieur de la confédération? Je ne crois pas. L'anglais ayant droit de cité au Québec, et l'anglais étant le grand attracteur, en Amérique du Nord, les dés sont pipés en faveur de l'anglais. Exiger de connaître l'anglais avant d'accorder un emploi au Québec, sabote l'importance que l'on prétend y accorder. Cette exigence indique très clairement que l'anglais est primordiale et que le français est secondaire, voir sans importance. Il devrait être interdit d'exiger la connaissance de l'anglais, si le poste ne l'exige pas dans les faits. C'-à-d, servir des clients anglophones, lire des instructions en anglais, être en fréquent contact avec des anglophones, etc. Tant que le français ne deviendra pas essentiel pour vivre au Québec, nous nous dirigerons vers la louisianisation de notre société. Comme le dit la chanson de Steven Faulkner, les Cajuns de l'an 2000 quelque. Serge Gingras
Aylmer (Gatineau), Québec
Tant que 90% de l'immigration au Québec se concentrera à Montréal, il y a peu de chance d'un revirement de tendance. Le gouvernement doit aujourd'hui obligé les futurs immigrants à s'installer ailleurs que Montréal, c,est-à-dire Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières par un contrat pré-arrivée sur le territoire pour une période de 10 ans à partir de leurs arrivée au Québec. Michel Vézina
Québec
Pour répondre à la question de M. Jacques Noel de Québec (Cherchez l'erreur?). Voici comment on nous présente le dilemme : Pour garder un poids démographique et politique « décent » à l'intérieur du Canada, le Québec n'a d'autre choix que de faire comme les autres et grossir. Et puisque les Québécois n'ont pas le goût de se reproduire comme des lapins (la planète est déjà assez surpeuplée), on utilise l'immigration. Mais on nous accuse de racisme quand on prend les moyens pour préserver le Français (projet de citoyenneté de P. Marois). La seule solution, écologique en plus, c'est l'indépendance, où on n'aurait pas à se multiplier comme des lapins pour garder notre poids démographique. C'est le cas de plein de pays d'Europe qui n'ont pas à faire cette course ridicule pour être reconnus et respectés à l'ONU. Pourquoi le Français? C'est pas parce que notre langue est plus belle, c'est parce qu'elle nous permet d'être différents en Amérique du Nord; une chance que n'ont pas les autres Canadiens. Claude Richer
Montréal
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