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| Un voyage dans le temps avec le violoncelle de Carlo Tononi. Le voyage en musique Le Bois qui chante souligne le 300e anniversaire du violoncelle d'Antonio Lysy, avec des œuvres qui retracent en quelque sorte le parcours de cet instrument. D'Italie à la Russie, puis à Paris, aux États-Unis et enfin à Montréal. Une œuvre commandée Pour l'occasion, le musicien a demandé au compositeur canadien Brian Cherney de composer une œuvre de 300 secondes intitulée également Le Bois qui chante. Au programme vous entendrez aussi des extraits : «… j'ai joué deux notes sur cordes ouvertes et j'ai su immédiatement que j'avais là un instrument fantastique qui alliait puissance et qualité, couleur et rondeur.» Antonio Lysy Pour l'amour de la musique de chambre Antonio Lysy est un musicien de renommée internationale. Il est le fils d'Alberto Lysy, fondateur de l'ensemble Camerata Lysy Gstaad. Le violoncelliste a joué en tant que soliste avec les plus grands orchestres et sur les scènes les plus prestigieuses. Il a travaillé entre autres avec Yehudi Menuhin et Charles Dutoit. Il a joué en trio avec Chantal Juillet et Pascal Rogé. Les auditeurs de la Chaîne culturelle ont pu l'entendre lors d'un concert avec l'ensemble de tango Romulo Larrea. Jusqu'à cette année, il était professeur agrégé à l'Université McGill de Montréal. Il vient d'accepter un poste à la célèbre Université de Californie à Los Angeles (UCLA). Il est le fondateur et directeur artistique du festival Incontri in Terra di Siena, en Italie, consacré à la musique de chambre. Ce festival en est à sa 15e édition. Pianiste et comédien Jean Marchand a collaboré avec Antonio Lysy en tant qu'accompagnateur-répétiteur de l'Université McGill. Il a participé aux festivals de musique de chambre de Montréal et d'Ottawa ainsi qu'aux festivals internationaux de Lanaudière et du Domaine Forget. Dans Le Bois qui chante, il joue du piano et du clavecin et fait la narration du très beau texte de Marie José Thériault. Une belle histoire Ce concert raconte l'histoire du violoncelle fabriqué par Carlo Tononi vers 1700. Marie José Thériault, conteuse, romancière, poète, chroniqueuse littéraire et traductrice a imaginé les différentes vies de cet instrument qui a appartenu au violoncelliste attitré de la musique des tzars, à une comtesse parisienne et au grand violoncelliste George Neikrug, qui s'en est départi à regret… Discographie Voici quelques suggestions de disques : Référence Frédéric Trudel, «300 ans dans la vie d'un violoncelle», La Scena musicale, vol. 9.1, Septembre 2003. Un reportage de Danielle Foucart |