|
Août
3
août - 10 août - 17
août - 24 août - 31
août
Première
heure
Nouvelles
menaces pour la santé des lacs
Quel
bonheur que de passer ses vacances au bord d'un lac! Les gens sont
même de plus en plus nombreux à faire de leur chalet
leur résidence principale. Malheureusement, des études
établissent une relation directe entre l'occupation humaine
grandissante de leurs rives et leur éventuelle dégradation.
Car il n'y a pas que les pluies acides, dont on s'est plus préoccupé
ces dernières années, qui menacent la santé
des lacs.

Des
lacs trop fertiles
Les pelouses entretenues avec des engrais contribuent à surcharger
en fertilisants les eaux des lacs. Ces fertilisants surstimulent
la croissance de la végétation et de la faune aquatique.
Les lacs viennent à manquer d'oxygène et, à
long terme, peuvent mourir.
Castors
et coupes à blanc
La fertilisation à outrance découle aussi de la surpopulation
des castors. Les barrages qu'ils fabriquent sont aussi riches en
éléments nutritifs qui contribuent à l'eutrophisation.
Les coupes à blanc, massives au Québec, sont aussi
néfastes. Elles facilitent l'écoulement des eaux qui
charient une surabondance d'éléments nutritifs comme
l'azote et le phosphore.
À
l'occasion de la 7e Conférence des limnologues d'expression
française qui s'est tenue à Montréal cette
semaine, Sophie Payeur a rencontré Richard Carignan,
professeur de limnologie de l'Université de Montréal,
et Sylvie Blais, biologiste du Ministère
de l'Environnement du Québec.

Hyperliens
pertinents
Conférence
internationale des limnologues d'expression française
Site officiel
7e
Conférence internationale des limnologues d'expression française
Communiqué
et déroulement (format Word) de cette 7e édition
Site
Web sur l'eau douce
Site d'Environnement
Canada
Année
internationale de l'eau douce 2003
Site officiel
Le
mirage, illusion suprême
 |
| Source:
Université Lund |
Une
oasis dans le désert, voilà l'image typique qu'on
se fait du mirage, illusion suprême.
|
Qu'est-ce
que les mirages et comment se forment-ils?
|
Une auditrice
des Années-lumière a posé la question.
Jocelyn
Faubert, professeur titulaire en optométrie à
l'Université de Montréal, met en lumière la
véritable nature des mirages. Ceux-ci sont en fait une illusion
d'optique. Mais ils peuvent aussi naître d'une confusion entre
nos désirs et la réalité que décrypte
le cerveau.

«La
maison éclatée» au Centre des sciences
Les
objets de notre quotidien sont bien plus mystérieux qu'ils
ne le laissent paraître. Comment fonctionnent le micro-ondes
ou la toilette? C'est ce que le Centre des sciences de Montréal
a voulu démystifier pour son jeune public avec une exposition
d'été intitulée «La maison éclatée».
La
visite du 3 pièces et demi avec terrasse est ponctuée
de démonstrations et d'expériences interactives
qui permettent aux jeunes de se sensibiliser à des réalités
liées à la vie quotidienne dans une maison: la production
et la consommation d'énergie, l'impact de la réfrigération
sur les aliments, etc.
Sylvain
Bascaron a fait le tour du salon, de la salle de bain, de
la cuisine, de la chambre et s'est attardé sur la terrasse
en compagnie de Michel Groulx, responsable des contenus
scientifiques du Centre
des sciences.

|
Chronique
Nature
(reprise)
|
L'histoire
du diamant canadien
 |
| Source:
Cybersciences |
Une
chronique de Rachel Léger, chef de la division de
la Recherche scientifique du Biodôme
de Montréal

Deuxième
heure
Série
d'été: La science, c'est de famille!
Comme chaque
été, l'équipe des Années lumière
vous présente une série d'entrevues pour découvrir
la science, mais surtout les scientifiques, sous un autre jour.
Nous vous présentons cette année le scientifique dans
son environnement le plus intime : la famille. Comment des parents,
des frères, des surs ou un conjoint peuvent-ils influencer
une carrière en science?
 |
 |
| Source:
Cybersavvy |
Source:
Exploreum |
Cette semaine,
Pauline Vanasse rencontre Yves et Bruno Paris,
respectivement chef de la programmation au Biodôme
de Montréal et biologiste pour le Service
canadien de la faune, mais frères avant tout.

Hyperliens
des entrevues précédentes
La
famille Andermann
Diffusée
le 27 juillet
Jacques
et Johanne Patry
Diffusée
le 20 juillet
Les
mathématiciens François et Anne Bergeron se racontent
Diffusée
le 13 juillet
Rencontre
avec Claire et Pierre Durand
Diffusée le 6 juillet
Un
entretien avec Pierre et Louis Legendre
Diffusée
le 29 juin
Une
entrevue avec Robert Lamontagne et Céline Boisvert
Première
entrevue de la série - le 22 juin
|
La
série
L'eau, la vie
(reprise)
|
Volet
4
La
santé des Grands Lacs et du Saint-Laurent
 |
|
Les
Grands Lacs - Source: Environement Canada
|
Nous
vivons aux abords du plus important bassin d'eau douce de la planète.
Le réseau des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent représente
à lui seul 18 % des réserves mondiales d'eau
douce de surface.
Grands Lacs
: ces activités humaines qui tuent
Des milliers d'espèces animales et végétales
se côtoient dans cet immense réservoir d'eau. Sans
compter les 37 millions de personnes qui vivent à ses abords,
au Canada et aux États-Unis. Qui dit activités humaines
dit pollution
Les déchets industriels ont empoisonné
les eaux et les habitats des Grands Lacs. Les efforts concertés
depuis plusieurs années du Canada et des États-Unis
ont permis de réduire la pollution mais l'héritage
de toutes ces années d'industrialisation - ces substances
toxiques - repose toujours au fond des eaux
La santé
du fleuve Saint-Laurent
Le faible niveau du fleuve Saint-Laurent en inquiète plusieurs.
Si le niveau d'eau baisse encore, cela pourrait mettre en péril
des écosystèmes uniques comme celui du Lac Saint-Pierre,
en aval de Montréal. Par contre, le bilan de santé
du fleuve est plus positif qu'il y a quelques années. La
mise en uvre du plan Saint-Laurent Vision 2000 et l'adoption
d'une réglementation sur les rejets industriels ont porté
fruit.
Pauline Vanasse fait le bilan de santé des Grands Lacs et
du fleuve Saint-Laurent. Elle a notamment interviewé :
- Harvey Shear,
conseiller scientifique pour la région de l'Ontario à
Environnement Canada
- Suzanne
Lesage, chargée de projet en restauration des écosystèmes
aquatiques à l'Institut national de recherche sur les eaux
- Le chimiste
Chris Marvin et l'ingénieure Nathalie Ross, de l'Institut
national de recherche sur les eaux
- Benoît
Lalonde, d'Environnement Canada
- Yves de Lafontaine
et Christiane Hudon, chercheurs au Centre Saint-Laurent
- Pierre Magnan,
titulaire de la Chaire de recherche du Canada en écologie
des eaux douces à l'Université du Québec
à Trois-Rivières
- Gilbert
Cabana, du département de chimie-biologie à l'UQATR.
Hyperliens
pertinents
L'eau
- les Grands Lacs
Environnement
Canada
Institut
national de recherche sur les eaux
Centre
Saint-Laurent
Saint-Laurent
Vision 2000
Groupe
de recherche sur les écosystèmes aquatiques
Université du Québec à Trois-Rivières
Commission
mixte internationale
Commission
des Grands Lacs
«Le
botulisme s'attaque aux Grands Lacs»
Un reportage
de Robert Lamarche, diffusé aux Années-lumière
le 11 août 2002
Les auteurs de la semaine: Serge Brunier et Anne-Marie Lagrange
La
fascination du ciel ne date pas d'hier. De la lunette de Galilée
au télescope spatial Hubble, les instruments inventés
pour observer le firmament se sont succédés au gré
des rêves et des ambitions à démystifier l'univers.
Les Grands
Observatoires du monde relate l'histoire de ces machines à
remonter le temps, depuis l'observatoire Mauna Kea à Hawaii
au réseau VLA des États-Unis. On y découvre
aussi l'usage qu'on fera de ces lunettes géantes dans l'avenir.
Dominique
Lapointe a rencontré les auteurs Serge Brunier,
écrivain et journaliste scientifique, et Anne-Marie Lagrange,
astrophysicienne au Laboratoire d'astrophysique de l'Observatoire
de Grenoble.

Première
heure
Un
satellite scientifique canadien pour étudier la couche d'ozone
On
récolte ce que l'on sème. En matière de couche
d'ozone, le proverbe tardait à s'appliquer. La réduction
alarmante de cette couche protectrice avait entraîné
l'interdiction des CFC il y a quinze ans. On apprenait cette semaine
que la couche stratosphérique ralentit enfin sa course au
néant.
Lancement
d'un satellite scientifique canadien
Cette annonce coïncide avec un autre événement
important. Le lancement d'un nouveau satellite scientifique canadien
qui permettra d'évaluer les conditions d'amenuisement de
la couche d'ozone est prévu pour mardi, 12 août, à
22h. Car il n'y a pas que les CFC qui contribuent à sa dégradation.
Un
outil pour mieux comprendre la couche d'ozone
Les satellites de sciences spatiales constituent l'un des principaux
outils d'étude de l'atmosphère terrestre. Premier
satellite scientifique que conçoit le Canada depuis 1971,
le SCISAT aidera donc les scientifiques à identifier les
autres agents impliqués dans la réduction de la couche
d'ozone. Dans son périple spatial, il s'attardera particulièrement
aux conditions qu'on retrouve au-dessus du sol canadien et de l'Arctique.
Sylvain
Bascaron a discuté des attentes que suscite ce nouveau
satellite avec David Tarasik, chef par intérim de
la Division des études expérimentales à Environnement
Canada, Michèle Régimbald-Krnel scientifique
au Programme des sciences en microgravité à l'Agence
spatiale canadienne et François Châteauneuf,
ingénieur système sur le projet SCISAT.

Hyperliens
pertinents
Bouffée
d'air dans le trou d'ozone
Article de Libération - 1er août 2003
Environnement
Canada - l'ozone stratosphérique
SCISAT
- Prochaine mission d'un satellite scientifique canadien
site de l'Agence
spatiale canadienne
Bristol
Aerospace
Site de l'entreprise qui a construit le satellite (en anglais)
NASA
(National Aeronautics and Space Administration)
Partenaire de la mission (en anglais)
Nouvelle
technique d'inventaire au pays des ours noirs
Hantise
des amateurs de plein air, grand bonheur des observateurs de la
faune, les ours noirs semblent plus nombreux qu'avant en sol québécois.
Pour en avoir le cur net, la Société de la faune
et des parcs (SFPQ) procède actuellement à l'inventaire
des populations d'ours en Abitibi-Témiscamingue.

L'ADN
à la racine des poils
Une nouvelle technique d'inventaire est utilisée. Cette technique
d'inventaire est basée sur l'analyse de l'ADN de l'ours prélevé
sur les racines de ses poils. Auparavant, on dénombrait ces
bêtes en les capturant pour les marquer d'une bague jusqu'à
leur prochaine capture. La technique génétique permet
d'étudier les populations d'ours noirs sans les capturer.
300
stations d'échantillonnage
Cette technique fait l'objet d'un projet pilote qui entre dans sa
troisième phase - et sa troisième année. Après
avoir défini la méthode de collecte et les techniques
d'analyse des échantillons, les chercheurs procèdent
cet été à l'échantillonnage lui-même.
Des appâts sont donc disposés dans 300 stations d'échantillonnage
réparties sur 65 000 km carrés.
Sophie
Payeur est allée visiter l'un des sites d'échantillonnage
en Abitibi-Témiscamingue. Elle y a rencontré quelques
ours ainsi que Gilles Lamontagne biologiste responsable de
la grande faune à la Société
de la faune et des parcs du Québec, Jean-Pierre Hamel,
également biologique de la SFPQ, Réhaume Courtois,
responsable du projet-pilote de recensement des ours et France
Dufresne, professeur au Département
de biologie de l'Université du Québec à Rimouski.

Hyperlien
pertinents
«Une
nouvelle méthode d'inventaire de l'ours faisant intervenir
la génétique en Abitibi-Témiscamingue»
Communiqué de la SFPQ - 22 juillet 2003
«Ours
noir - la sécurité est de mise»
Communiqué de la SFPQ - 16 juillet 2003
Vivre
en sécurité avec l'ours noir
Guide de la SFPQ
La
faune de l'arrière-pays - L'ours noir
Dossier sur l'ours noir du Service canadien de la faune
|
Chronique
Astrophysique
(reprise)
|
Où
en est la recherche sur les neutrinos ?

La
chronique de l'astrophysicien Laurent Drissen, de
l'Université Laval

Deuxième
heure
Série
d'été: La science, c'est de famille!
Comme chaque
été, l'équipe des Années lumière
vous présente une série d'entrevues pour découvrir
la science, mais surtout les scientifiques, sous un autre jour.
Nous vous présentons cette année le scientifique dans
son environnement le plus intime : la famille. Comment des parents,
des frères, des surs ou un conjoint peuvent-ils influencer
une carrière en science?
 |
 |
| Source:
Cybersavvy |
Source:
Exploreum |
Cette semaine,
Yanick Villedieu rencontre Thomas et Jean-Marie
De Koninck, fils du philosophe Charles De Koninck qui a donné
son nom à l'un des pavillons de l'Université Laval.
Thomas est philosophe des sciences et Jean-Marie, mathématicien.

Hyperliens
des entrevues précédentes
Rencontre
avec Yves et Bruno Paris
Diffusée le 3 août
La
famille Andermann
Diffusée
le 27 juillet
Jacques
et Johanne Patry
Diffusée
le 20 juillet
Les
mathématiciens François et Anne Bergeron se racontent
Diffusée
le 13 juillet
Rencontre
avec Claire et Pierre Durand
Diffusée le 6 juillet
Un
entretien avec Pierre et Louis Legendre
Diffusée
le 29 juin
Une
entrevue avec Robert Lamontagne et Céline Boisvert
Première
entrevue de la série - le 22 juin
|
Série
La fin des mondes
(reprise)
|
Premier volet : la fin de la vie sur Terre
Dominique
Lapointe
Comprendre
l'évolution
Aux Années-lumière, il est souvent question des origines
de la vie, de l'homme et de l'univers. Regarder vers l'avenir est
un exercice difficile surtout quand on tente de savoir comment cette
grande aventure de la matière et de la vie se terminera.
Entrevoir la fin, c'est aussi tenter de comprendre l'évolution
ultime des systèmes.
Les fins
du Crétacé
Les comètes et les météorites auraient semé
la vie sur terre mais auraient aussi tenté de la reprendre.
L'histoire géologique de notre planète comprend
cinq grandes extinctions massives d'espèces animales et végétales
et ont les attribue à des impacts météoritiques.
La fin des crétacés est la plus connue. Le prochain
impact aura lieu dans 1 000, 100 000 ans ou dans 100 millions
d'années. Malgré tout, la vie devrait triompher.
L'action
de l'homme
Les armes et la pollution représentent d'autres
causes qui peuvent entraîner la fin de notre terre, mais il
y a de bonnes chances qu'une partie importante des espèces
pourra survivre aux grandes agressions de l'avenir. C'est du moins
ce que croit Kim Juniper, spécialiste de la vie extrême
dans les grands fonds marins.
En perte
d'énergie
Après 5 milliards d'années d'activité, le soleil
arrive presque à la moitié de sa vie. Mais
son activité magnétique a commencé à
diminuer. D'ici quelques 500 millions d'années, son rayonnement
ne sera déjà plus le même. Mais, selon le paradoxe
des étoiles vieillissantes qui poussent de très
longs soupirs thermonucléaires, on prévoit une augmentation
des températures globales et de la luminosité sur
Terre.
Une vision
du futur
Tous ces changements se dérouleront sur des centaines de
millions d'années. Les organismes auront le temps de s'adapter
mais jusqu'à quel point? La disparition d'espèces
en favorisera d'autres
Même si toute l'eau s'est évaporée,
y aura-t-il encore de la vie?
Dominique
Lapointe a recueilli les propos de :
- Claude
Perron, planétologue au Muséum National d'Histoire
naturelle à Paris.
- Kim Juniper,
biologiste de l'université du Québec à Montréal
- Paul Charbonneau,
spécialiste, pendant 12 ans, de l'activité solaire
au National Center For Atmospheric Research au Colorado.
- Robert
Lamontagne, astronome à l'université de Montréal.
La semaine prochaine
: le deuxième volet de la série La fin des mondes:
La fin du système solaire.
Hyperliens
pertinents
Site
du Muséum national d'histoire naturelle
National
Center For Atmospheric Research
L'auteur de la semaine: Dominique Forget
Après
les triomphes de la physique et de la chimie des siècles
derniers, le 21e siècle risque d'être dominé
par la bioéthique. En effet, les progrès de la génétique
(le séquençage du génome humain) permettent
de dépister des maladies et de prolonger la vie humaine.
Mais ces possibilités soulèvent bien des questions
morales et redéfinissent notre identité profonde.
Peut-on
intervenir dans le cours naturel de la vie qui a dicté les
dernières 800 millions d'années de notre évolution?
Les entreprises pharmaceutiques qui financent souvent la recherche
ont-elles le droit de prendre des vies humaines en otages en brevetant
les gênes identifiés?
Par
ailleurs, les recherches qui mènent à ces découvertes
génétiques passent souvent par des expériences
effectuées sur des animaux de laboratoire: la fin justifie-t-elle
les moyens?
Yanick
Villedieu s'est entretenu avec Dominique Forget, auteure
d'un dossier sur la bioéthique et d'un article sur les animaux
de laboratoire, parus respectivement en mai-juin et en novembre-décembre
2002 dans la revue Découvrir.

Hyperliens
pertinents
«Quand
la science bouleverse nos valeurs»
Résumé de l'article de Dominique Forget
«Breveter
la vie»
Résumé de l'article de Dominique Forget
«La
recherche, éthiquement correcte?»
Résumé
de l'article de Dominique Forget
«Le
génome humain sauvé de la spéculation»
Article du Monde diplomatique - décembre 2002
Société
canadienne de bioéthique
Site officiel
Première
heure
La
panne d'électricité: le pire est passé, le
plus complexe reste à venir
L'électricité
est une ressource dont dépend largement l'être humain
dans ses activités quotidiennes. C'est le constat à
la fois simple et troublant que l'on fait à la suite la panne
majeure qui a paralysé l'Amérique du Nord cette semaine
sur une superficie d'environ 9 300 km carrés, incluant
notamment les villes de New York, Cleveland, Détroit, Ottawa
et Toronto.
Le réseau
électrique, un système des plus complexes
Les 50 millions de foyers touchés par cette interruption
de courant massive ont été rebranchés. Tout
est à peu près rentré dans l'ordre. Mais techniquement,
le travail compliqué ne fait que commencer car il faut relancer
le réseau d'électricité tel qu'il fonctionnait
avant la panne. Or, ce réseau est l'un des systèmes
les plus complexes de tous ceux créés par l'être
humain. Les opérateurs doivent constamment veiller à
équilibrer la consommation et la production.
La situation
aux États-Unis
Le
réseau électrique américain est divisé
en deux grands secteurs, l'un à l'ouest des Rocheuses, l'autre
à l'est, le Texas faisant bande à part. Ces deux secteurs
sont très faiblement connectés. Surchargé et
ayant très peu de réserves, le réseau de l'est
s'est écroulé. Le président américain
George Bush a déploré le caractère vétuste
des installations électriques américaines. Les experts
reconnaissent que les investissements dans l'équipement et
la recherche ont diminué énormément depuis
les années 90. La déréglementation a aussi
multiplié les contraintes, notamment en termes de gestion
du transport électrique. Enfin, le syndrome "not in
my backyark" se répand: personne ne veut d'une nouvelle
ligne de transmission dans sa cour.
Le Québec,
une société «électriquement distincte»
Le
réseau électrique québécois a davantage
intégré les nouvelles technologies. Hydro-Québec
s'est adapté à la géographie de la province
où les génératrices se trouvent très
loin des points de consommation, aspect défavorable à
la stabilité du réseau. Des compensateurs ont notamment
été intégrés afin de réduire
- électriquement parlant - la distance de ligne de 33 à
50 %. En fait, tout le système québécois
est fondé sur des lignes asynchrones qui transforment le
courant alternatif en courant continu, contrairement aux lignes
synchrones du réseau américain.
 |
L'équipe
des Années lumière consacre aujourd'hui
la première heure de l'émission à cette
fameuse panne d'électricité.
Sophie
Payeur s'est renseignée sur la situation américaine
du réseau d'électricité auprès
de Lamine Mili, spécialiste du réseau
électrique de la Virginia
Polytechnical Institute and State University.
Janic
Tremblay a discuté du cas «distinct»
d'Hydro-Québec avec Richard Marceau, doyen de
la Faculté
de génie de l'Université de Sherbrooke.
Yanick
Villedieu a fait le point en studio avec Louis Dessaint,
titulaire de la Chaire trans-énergie sur la simulation
et la commande des réseaux électriques à
l'École
de technologie supérieure, et Guy Olivier,
professeur de génie électrique à l'École
Polytechnique de Montréal.
|
|
Yanick Villedieu, notre animateur.
|
 |
|
En
studio, le professeur Guy Olivier.
|
|
|
|
L'expert
Louis Dessaint a aussi participé à l'émission.
|

Hyperliens
pertinents
Panne
majeure: à qui la faute?
La Tribune du Québec - 15 août 2003
Les
conséquences de la panne
Sans Frontières - 15 août 2003
Hydro-Ontario
Office
national de l'énergie
Site de l'organisme
fédéral canadien
North
Electric Reliability Council
Organisme nord-américain
d'auto-réglementation de l'industrie électrique
Department
of Energy
Ministère
américain de l'énergie
Deuxième
heure
Série
d'été: La science, c'est de famille!
Comme chaque
été, l'équipe des Années lumière
vous présente une série d'entrevues pour découvrir
la science, mais surtout les scientifiques, sous un autre jour.
Nous vous présentons cette année le scientifique dans
son environnement le plus intime : la famille. Comment des parents,
des frères, des surs ou un conjoint peuvent-ils influencer
une carrière en science?
 |
 |
|
Source:
Cybersavvy
|
Source:
Exploreum
|
Cette semaine,
Yanick Villedieu rencontre André Martin, chercheur
au Centre de recherche en neurobiologie de l'Université Laval,
et Martin Parent, étudiant au doctorat en neurobiologie
de l'Université Laval.

Hyperliens
des entrevues précédentes
Rencontre
avec Yves et Bruno Paris
Diffusée le 3 août
La
famille Andermann
Diffusée
le 27 juillet
Jacques
et Johanne Patry
Diffusée
le 20 juillet
Les
mathématiciens François et Anne Bergeron se racontent
Diffusée
le 13 juillet
Rencontre
avec Claire et Pierre Durand
Diffusée le 6 juillet
Un
entretien avec Pierre et Louis Legendre
Diffusée
le 29 juin
Une
entrevue avec Robert Lamontagne et Céline Boisvert
Première
entrevue de la série - le 22 juin
|
Série
La fin des mondes
(reprise)
|
Troisième
volet : la fin de l'Univers
 |
Comprendre
l'évolution
Aux Années-lumière, il est souvent question
des origines de la vie, de l'homme et de l'univers. Regarder
vers l'avenir est un exercice difficile surtout quand on tente
de savoir comment cette grande aventure de la matière
et de la vie se terminera. Entrevoir la fin, c'est aussi tenter
de comprendre l'évolution ultime des systèmes. |
Au
cours des dernières semaines, Dominique Lapointe nous a d'abord
expliqué comment se terminerait la vie sur Terre. Nous avons
ensuite assisté à la mort de notre système
solaire dans quelque cinq milliards d'années.
Dans
le troisième volet de la série La fin des mondes,
Dominique tente maintenant de savoir si la matière et le
temps, qui nous ont mis au monde, vont finir eux aussi par disparaître,
par s'arrêter.
Notre
journaliste a recueilli les propos de :
- Étienne
Klein, physicien au Commissariat à l'énergie
atomique de France et docteur en philosophie
- Paul Charbonneau,
astrophysicien à l'Université de Montréal
- Robert
Lamontagne, astronome à l'Université de Montréal
- Claude
Perron, planétologue au Muséum d'histoire naturelle
de Paris
Hyperliens
pertinents
Premier
volet de la série: la fin de la vie sur Terre
Deuxième
volet de la série: la fin du système solaire
Groupe
d'astrophysique de l'Université de Montréal
Muséum
national d'histoire naturelle
National
Center For Atmospheric Research
Commissariat
à l'énergie atomique de France
L'auteur
de la semaine: Mathieu Robert-Sauvé
Ces
dernières années, nos forêts ont été
aussi éprouvées que les illusions qu'on entretient
à propos de leur préservation. Il y a d'abord eu la
catastrophe annoncée par le film L'erreur boréale
de Richard Desjardins en 1999. On a alors cru que les choses changeraient.
Puis, le verdict doublement dévastateur de la vérificatrice
générale du Québec est tombé, en décembre
2002, lors du dépôt de son rapport: mauvais calcul
des pévisions de coupe, lacunes dans la surveillance des
travaux, absence d'une approche de développement durable.
Pour
certains biologistes, l'exploitation forestière évolue
trop rapidement dans plusieurs secteurs et menace de tout raser.
D'autres s'insurgent contre ces scénarios catastrophes et
font confiance à la résilience de la forêt boréale
qui se reboisera d'elle-même d'ici 25 à 50 ans.
Dans
un article intitulé «La coupe est pleine paru»
dans l'édition de septembre 2003 du magazine Québec-Science,
le journaliste Mathieu-Robert Sauvé fait le point
sur la gestion des forêts au Québec. Sophie Payeur
en a discuté avec lui.
Première
heure
La
robotique à l'école
Avez-vous
déjà entendu parler de la robotique pédagogique?
C'est l'étude du robot ou de l'ordinateur comme objets d'apprentissage,
notamment dans l'enseignement des sciences et des technologies.
Ce courant est né au Département de didactique de
l'Université de Montréal. Et depuis 15 ans, le Laboratoire
de robotique pédagogique conçoit toutes sortes d'outils
destinés à faciliter l'enseignement des sciences au
secondaire et au collégial.
Un enseignement
plus concret
Pierre Nonnon dirige le Laboratoire de robotique pédagogique.
À son avis, les élèves trouveraient les sciences
beaucoup plus séduisantes si elles étaient enseignées
à l'aide d'ordinateurs. Pierre Nonnon a créé
une approche, l'ExAO - l'expérimentation assistée
par ordinateur. Dans son laboratoire, les thermomètres et
les polygraphes sont transportés et manipulés à
l'écran. Les outils de Pierre Nonnon rendent concrètes
les notions scientifiques les plus abstraites.
Un congrès
international
Le septième Congrès international de robotique pédagogique
se tenait cette semaine à Montréal. Sophie Payeur
y a assisté. On y a parlé justement de l'approche
ExAO.
Les invités
de Sophie Payeur :
- Pierre Nonnon,
du Laboratoire de robotique pédagogique
- Marcel Girouard,
enseignant à la Commission scolaire Marie-Victorin - Éducation
aux adultes
- Alice Marcotte,
enseignante au collège Ahunstic à Montréal
- Érick
Sauvé, enseignant à l'école secondaire St-Maxime
à Laval

Hyperliens
pertinents
7ème
Colloque international de robotique pédagogique
«
Une "lunette cognitive" pour observer la réalité
abstraite »
Article
dans Forum - Université de Montréal - Septembre
2000
Laboratoire
de robotique pédagogique
Université de Montréal
La
mer mise à sac
Pourrons-nous nous empêcher de la vider de
ses poissons?
|
|
|
Source:
Jean Gaumy Magnum - Scientific American
|
Le constat est
atterrant : nous sommes bel et bien en train de vider les mers et
les océans de leurs poissons. Cette triste conclusion ressort
de la réunion annuelle de l'American Fisheries Society, qui
s'est tenue à Québec il y a une dizaine de jours.
Plus de 1 700 spécialistes des cinq continents ont discuté
du déclin dramatique des populations de poissons sauvages.
Les méfaits
de la surpêche
La pêche industrielle est montrée du doigt. Elle serait
responsable de la catastrophe écologique qui frappe les eaux
de la planète. Il va donc falloir diminuer considérablement
la pêche. Certains proposent la création de vastes
zones de protection marines, où la pêche serait interdite.
Yanick Villedieu
a rencontré :
- Daniel Pauly,
professeur à l'Université de la Colombie-Britannique
à Vancouver et l'auteur d'articles sur le déclin
des poissons
- Daniel Boisclair,
spécialiste de l'écologie des poissons et professeur
à l'Université de Montréal
- Martin Castonguay,
chercheur à l'Institut Maurice-Lamontagne

Hyperliens
pertinents
133e
Réunion annuelle de l'American Fisheries Society
Site
de la Société de la Faune et des Parcs du Québec
American
Fisheries Society
Site officiel
« Counting
the Last Fish »
Article paru dans Scientific American - Juillet 2003
« Déclin
universel des populations de poisson sauvage »
Communiqué
de la Société de la Faune et des Parcs du Québec
"Le
poisson disparaît de l'Atlantique Nord"
Article du
Figaro (format pdf) - 18 février 2002
L'effondrement
des stocks de poisson de fond de l'Atlantique
Rapport du Sénat
canadien - décembre 1995
The
Ocean Conservancy
Une
expédition scientifique dans la baie d'Hudson
Des chercheurs
viennent de passer une quinzaine de jours dans les eaux froides
de la baie et du détroit d'Hudson, afin d'y étudier
l'évolution des conditions climatiques.
L'équipe
était composée de scientifiques de Pêches et
Océans Canada et de plusieurs universités canadiennes.
Les chercheurs ont pour mission de déployer pour une période
d'un an des instruments très précis servant à
mesurer les courants et les propriétés de l'eau de
mer. Ils doivent aussi prendre des échantillons des éléments
nutritifs, du plancton ainsi que des poissons. Tout cela afin de
mesurer l'impact des changements climatiques sur les eaux du Nord
canadien.
Janic Tremblay
s'est entretenu avec le chef de l'équipée scientifique,
François Saucier, chercheur à l'Institut Maurice-Lamontagne.

Hyperliens
pertinents
« Étude
des conditions climatiques de la baie et du détroit d'Hudson »
Communiqué
de Pêches et Océans Canada - Juillet 2003
Institut
Maurice-Lamontagne
|
Chronique
Histoire des sciences
|
La politique
scientifique du nouveau gouvernement québécois

Une chronique
d'Yves Gingras, historien des sciences à l'UQÀM

Deuxième
heure
Les
mycorhizes, « stéroïdes » naturels
des végétaux
La science a
maintenant recours aux champignons pour lutter contre la sécheresse,
ce fléau qui ravage plusieurs pays de la planète.
On a beaucoup parlé des vertus de ces champignons, lors de
la quatrième Conférence internationale sur les mycorhizes,
qui s'est tenue il y a quelques jours à Montréal.
Les mycorhizes
sont des petits champignons qui vivent en symbiose avec les racines
des plantes. Leur présence remonterait au début de
la végétation, il y a 400 millions d'années.
Ils font partie intégrale de la biodiversité des sols.
Un phénomène
clé pour l'agriculture
Les scientifiques s'intéressent de plus en plus à
ces champignons. Les mycorhizes procurent de l'eau aux végétaux,
facilitent l'absorption d'éléments nutritifs et rendent
les plantes plus résistantes aux stress environnementaux.
On les utilise déjà en Inde pour aider les plantes
à survivre malgré la sécheresse. On les utilise
aussi comme fertilisants en horticulture et dans le jardinage. Les
chercheurs croient que ces champignons-racines pourraient aider
les plantes de culture à mieux lutter contre les maladies
et les insectes.
|
|
|
|
André
Fortin - Source: Janic Tremblay
|
Christiane
Charest - Source: Janic Tremblay
|
Les invités
de Janic Tremblay :
- André
Fortin, biologiste
- Christiane
Charest, professeure au Département de biologie de l'Université
d'Ottawa

Hyperliens
pertinents
4e
Conférence internationale sur les mycorhizes
Site du Jardin
Botanique de Montréal
Mycorhizes
Guide de ressources
agroenvironnementales pour les producteurs agricoles du Québec
Liens
vers d'autres sites sur le sujet
Tirés
du site Éducagri.fr
Dr
Valentin Furlan et la mycorhization
Université
Laval
Une
rencontre avec Pierre-Gilles de Gennes, Prix Nobel de physique
Yanick Villedieu
a rencontré à Paris le physicien et Prix Nobel Pierre-Gilles
de Gennes. Le grand scientifique venait de s'installer dans ses
nouveaux bureaux de l'Institut Curie. Il était auparavant
directeur de l'École de physique et de chimie industrielle
de la Ville de Paris.
Les travaux
remarquables du physicien - notamment sur le magnétisme,
la supraconductivité, les cristaux liquides et les polymères
- lui ont valu le Prix Nobel de physique en 1991.
Hyperliens
pertinents
Information
sur Pierre-Gilles de Gennes
École
Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles de la Ville
de Paris
« The
Nobel Prize in Physics 1991 »
Information
sur Pierre-Gilles de Gennes - Site de
Nobel e-Museum
« Notre
parrain Pierre-Gilles de Gennes »
Site
de Futura Sciences
Entretien
avec Pierre-Gilles de Gennes
Label France - Ministère français des affaires
étrangères
L'auteur
de la semaine : Gaëtan Lafrance
Gaëtan
Lafrance est fondateur du Groupe d'analyse et de modélisation
énergétique (GAME). Cet expert dans le domaine de
la prévision énergétique vient de publier aux
Éditions MultiMondes le livre La boulimie énergétique,
suicide de l'humanité ?
Au cours des vingt dernières années, l'humanité
a consommé autant de combustibles fossiles que depuis son
apparition sur Terre. La croissance démographique a bondi
elle aussi depuis le siècle dernier.
« Comment
se surprendre, dans ces conditions, de la reprise des discours alarmistes?
Où cela va-t-il s'arrêter? Sommes-nous devenus trop
énergivores? Doit-on stopper la croissance? Notre boulimie
va-t-elle causer notre perte? »-Extrait de l'avant-propos
Janic Tremblay s'entretient avec Gaëtan Lafrance.

Première
heure
Rapport
Columbia : la NASA devra refaire ses devoirs
|
|
|
Les
fissures sur l'aile gauche de Columbia.
|
Les responsables
de l'enquête sur la désintégration de la navette
Columbia ont présenté mardi dernier leur rapport final,
sept mois après l'accident dans lequel ont péri sept
astronautes. Un rapport qui n'est pas tendre envers la NASA. En
effet, les enquêteurs blâment en partie l'agence spatiale
américaine pour ce qui est arrivé.
C'est la
faute de la mousse!
Le rapport de 248 pages confirme d'abord ce qu'on savait déjà
sur la cause physique de la destruction de la navette. De la mousse
isolante recouvrant le réservoir de carburant du véhicule
s'est détachée peu après le décollage
et a endommagé l'aile gauche. Avec ce trou dans l'aile, la
navette s'est désintégrée à son retour
sur Terre.
La culture
de la NASA montrée du doigt
Le rapport est très accablant pour la NASA. Les enquêteurs
estiment que l'agence spatiale a erré à cause de problèmes
au sein de l'organisation. Il existe à la NASA une culture
du risque, disent les enquêteurs. Selon le rapport, cette
culture est dangereuse et d'autres catastrophes pourraient survenir
si on ne corrige pas le tir.
Poursuivre
les vols habités
Malgré tout, les enquêteurs croient qu'il faut poursuivre
les vols habités dans l'espace; mais à certaines conditions.
|
Parmi
les recommandations du comité :
- Mettre
en place un programme pour éliminer le détachement
de morceaux de mousse isolante du réservoir
- Obtenir
de meilleurs images du réservoir après le
décollage et durant le vol
- Prévoir
des modalités d'inspection et de réparation
du bouclier thermique alors que la navette est en vol
|
Chantal Srivastava
fait l'analyse du rapport. Elle a aussi recueilli des réactions.
Ses invités :
- Alain Dupas,
chercheur associé au Space Policy Institute de l'Université
Georges Washington, aux États-Unis
- Marc Garneau,
président de l'Agence spatiale canadienne
- Laurence
Young, ex-astronaute et professeur d'astronautique au MIT - Massachussets
Institute of Technology
- Frédéric
Villeneuve, chercheur au Georgia Institute of Technology, Université
d'Atlanta

Hyperliens
pertinents
Le
rapport du Columbia Accident Investigation Board
CAIB
Report
Site de la
NASA
« Le
président de l'Agence spatiale canadienne réagit au
Rapport d'enquête sur l'accident de la navette Columbia »
Communiqué de l'Agence spatiale canadienne
Space
Policy Institute
L'accident
de Columbia : une réflexion sur le risque technologique
Le
rapport d'enquête sur l'accident de Columbia - on l'a dit
- est très critique envers la NASA. Les enquêteurs
jettent notamment le blâme sur la culture du danger que
l'on retrouve à l'agence spatiale.
Gérer
le risque
La NASA traverse une grave crise budgétaire depuis quelques
années. À cela s'ajoutent les contraintes de temps,
de rendement et de respect du calendrier. La NASA doit gérer
le risque dans un tel contexte.
|
Comment
la Nasa gère-t-elle le risque? Est-ce une bonne idée
que d'avoir une instance autonome responsable de la sécurité,
tel que proposé par le comité d'enquête
sur l'accident?
|
Pour
mieux comprendre la situation, Yanick Villedieu s'entretient
avec Bernard Sinclair-Desgagnés, expert en gestion des
risques technologiques, attaché au CIRANO - Centre interuniversitaire
en analyse des organisations.

Hyperlien
pertinent
Centre
interuniversitaire de recherche en analyse des organisations- CIRANO
Mieux
comprendre la douleur chronique
Des
chercheurs de Québec ont réussi à mieux comprendre
les mécanismes à la base de certaines maladies neurophathiques.
L'équipe du Centre de recherche Université Laval
Robert-Giffard a publié récemment les résultats
de ses travaux sur la douleur chronique dans la revue Nature.
Les
douleurs neurophathiques viennent d'une lésion du système
nerveux. Des lésions causées par des accidents ou
des maladies comme le cancer ou la diabète. Ces douleurs
sont aussi associées à certains types de maux de
dos.
Les
dédales des signaux de la douleur
En situation normale, les signaux perçus par le corps génèrent
un influx nerveux qui se rend jusqu'à la moelle épinière
et ensuite au cerveau. Le cerveau se charge ensuite d'interpréter
ces signaux. Dans les cas de douleurs neurophathiques, la transmission
du signal douloureux fonctionne mal. Les chercheurs parlent d'une
inversion du mécanisme de contrôle. Dans les cas
extrêmes, une simple caresse est insupportable
Sophie-Andrée
Blondin s'est entretenue avec Yves de Koninck, qui a dirigé
l'équipe du Centre de recherche Université Laval
Robert-Giffard.

Hyperliens
pertinents
« Trans-synaptic
shift in anion gradient in spinal lamina I neurons as a mechanism
of neuropathic pain »
Résumé
de l'article publié dans la revue Nature - 21 août
2003
« Découverte
majeure sur la douleur chronique »
Au fil des événements - Université Laval
Centre
de recherche Université Laval Robert-Giffard
« Fermer
les yeux sur la douleur chronique »
Un reportage de Denise Faille, présenté à Dimanche
Magazine - Octobre 2002
L'observation
de Mars


Une chronique
de l'astrophysicien Laurent
Drissen, du Département de physique, de génie
civil et d'optique de l'Université Laval
Deuxième
heure
Un
nouveau télescope spatial à infrarouge
|
|
|
Le
lancement du télescope. Source: SIRTF
|
La NASA a lancé
avec succès lundi depuis Cap Canaveral, son dernier télescope,
le SIRTF - Space Infrared Telescope Facility. Le SIRTF complète
la famille des télescopes spatiaux de la NASA, dont le plus
célèbre est le Hubble.
Pourquoi
un télescope à infrarouge?
Le SIRTF servira à étudier des objets célestes
impossibles à détecter par les autres télescopes.
Les scientifiques espèrent que les données recueillies
par le SIRTF permettront de mieux comprendre la formation des étoiles,
des planètes et - pourquoi pas ? - la naissance de l'Univers.
La mission
du télescope doit durer 30 mois et elle coûtera environ
1,2 milliard de dollars.
Yanick Villedieu
vous parle de ce télescope en compagnie de l'astronome Francine
Marleau, du SIRTF Science Center à Pasadena, en Californie.

Hyperliens
pertinents
Space
Infrared Telescope Activity
« Infrared
Eyes Set to Launch »
Site
de la NASA
« Un
nouveau télescope spatial pour remonter dans le temps »
Zone Nouvelles - Radio-Canada.ca
La
biométrie envahit nos vies
On
implante des systèmes de reconnaissance de l'iris des individus
dans des guichets automatiques, des postes frontaliers et des aéroports.
Pourquoi? Pour contrôler les accès. Un collège
britannique a même installé un système semblable
dans sa cantine pour éviter que certains élèves
ne passent sans payer. La biométrie prend de plus en plus
de place dans nos vies. Elle devient une pratique courante. Pour
le meilleur ou pour le pire?
L'iris de chacun
La biométrie, c'est l'étude des caractéristiques,
des variations biologiques des humains ou d'autres espèces.
On l'utilise de plus en plus pour identifier les personnes. L'iris
ou encore les empreintes digitales sont propres à chaque individu.
L'examen de ces caractéristiques permet d'authentifier l'identité
de quelqu'un.
Au nom de
la sécurité
On utilise la biométrie au nom de la sécurité;
mais cette technologie soulève des questions fondamentales
sur la protection des renseignements personnels et la vie privée.
Sophie Payeur
a préparé un reportage sur le sujet. Ses invités
:
- Paul Krivicky,
directeur du complexe sportif Cepsum
- Marc-Antoine
Flot, président d'Axentis, une société de
services-conseils en technologies de l'information
- Gregory McConnell,
de l'entreprise Labcal
- Philippe
Lefèvre, chercheur au Laboratoire d'anatomie fonctionnelle
de l'Université Libre de Bruxelles
- Claude Francoeur,
de la Commission d'accès à l'information
- Pierrot Péladeau,
chercheur au Centre de bioéthique de l'Institut de recherche
clinique de Montréal
Hyperliens
pertinents
Centre
de bioéthique
Institut de recherche clinique de Montréal
« La
biométrie au Québec: les enjeux »
Document
d'analyse de la
Commission
d'accès à l'information du Québec
-
Format PDF
Loi
concernant le cadre juridique des technologies de l'information
Autoroute en ligne
« Pourquoi
faut-il un débat sur une carte d'identité canadienne? »
Discours
de Denis Coderre, ministre canadien de la Citoyenneté et
de l'Immigration
L'auteur
de la semaine : Bernard Schiele
Bernard
Schiele est professeur à l'Université du Québec
à Montréal et chercheur au CIRST - Centre interuniversitaire
de recherche sur la science et la technologie. Il a co-dirigé
l'ouvrage Les territoires de la culture scientifique, publié
aux Presses Universitaires de Lyon et aux Presses de l'Université
de Montréal.
Ce
livre apporte une réflexion sur l'évolution de la
culture scientifique et technologique, dans un monde bousculé
par les changements accélérés tant au niveau
culturel que social ou économique. L'ouvrage de Bernard
Schiele est issu d'un séminaire international, tenu à
Paris en décembre 2000.
Chantal
Srivastava a discuté avec l'auteur.

|
L'émission
Les Années lumière est diffusée
le dimanche de 12 h 15 à 14 h à la première
chaîne de la radio de Radio-Canada.
|
Haut
de la page
|