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|

Pour
consulter
nos
archives
de
l'année
2001
SEMAINE
DU
3
-
10
-
17
-
|
|
Si
la
science
vous
intéresse,
que
vous
rêvez
de
devenir
journaliste
et
êtes
âgés
entre
18
et
30
ans,
la
Bourse
Fernand-Séguin
est
pour
vous.
Ne
ratez
pas
votre
chance:
informez-vous
dès
maintenant
au
site
de
l'Association
des
communicateurs
scientifiques.
http://www.acs.qc.ca/ |
Première
heure
Le
Canada
n'est
pas
pressé
de
ratifier
le
protocole
de
Kyoto.
La
ratification
du
protocole
de
Kyoto
par
le
Canada
suscite
bien
des
débats
et
on
a
l'impression
d'assister
ces
derniers
jours
à
une
véritable
offensive
des
opposants
au
traité
de
Kyoto.
Au
Parlement
canadien,
mercredi
dernier,
un
député
de
l'opposition
a
même
évoqué
un
scénario-catastrophe
tiré
d'un
rapport
de
l'Association
des
Manufacturiers
et
Exportateurs
canadiens,
et
qui
prévoit
que
le
Canada
perdra
450
000
emplois
si
l'accord
de
Kyoto
est
adopté.
Mais,
le
Premier
ministre,
Jean
Chrétien
a
rejeté
ces
chiffres
du
revers
de
la
main,
accusant
leurs
auteurs
d'utiliser
cette
tactique
pour
effrayer
les
Canadiens.
Le
ministre
de
l'Environnement,
David
Anderson,
a
ajouté
que
les
chiffres
mentionnés
ont
été
manipulés
et
ne
correspondent
pas
à
la
réalité.
Lundi
dernier,
la
rencontre
des
ministres
de
l'Environnement
et
de
l'Énergie
à
Victoria
qui
devait
servir
à
discuter
des
modalités
d'application
de
l'accord
n'a
produit
aucun
résultat
concret.
C'était
pourtant
la
3e
rencontre
du
genre
en
5
mois.
Il
y
a
deux
semaines,
à
Moscou,
en
plein
milieu
de
la
mission
commerciale
du
Canada
en
Russie,
le
Premier
ministre
de
l'Alberta,
Ralph
Klein,
a
pris
le
micro
pour
demander
à
Jean
Chrétien
de
ne
pas
ratifier
le
traité.
Un
point
de
vue
qui
est
partagé
par
l'Ontario
et
la
Colombie-britannique.
La
controverse
a
continué
cette
semaine
:
après
qu'on
lui
ait
fait
remarquer
qu'il
pourrait
faire
planter
des
arbres
pour
absorber
le
CO2,
Ralph
Klein
a
répliqué
:
« si
nous
arrêtions
tous
de
respirer,
ça
diminuerait
la
quantité
de
dioxyde
de
carbone
rejeté
dans
l'atmosphère »
La
ratification
de
l'entente
de
Kyoto
ne
sera
donc
pas
simple
et
plusieurs
questions
se
posent.
La
réduction
devra-t-elle
se
faire
par
secteur
industriel
ou
par
province ?
Les
efforts
de
réduction
des
émissions
réalisés
au
cours
des
dernières
années
seront-elles
comptabilisés ?
Quels
seront
les
coûts
associés
au
respect
du
traité ?
Pauline
Vanasse
fait
le
point
sur
la
politique
environnementale
canadienne.
Les
bélugas
du
St-Laurent
atteints
de
cancer
Pauline
Vanasse
Plus
d'un
bélugas
sur
quatre
de
l'Estuaire
du
Saint-Laurent
meurt
d'un
cancer.
C'est
même
la
principale
cause
de
décès
des
bélugas
adultes.
Pourquoi
?
À
cause
des
HAP
des
alumineries
du
Saguenay.
Des
produits
toxiques
susceptibles
de
toucher
également
les
humains.
C'est
ce
qui
ressort
d'une
étude
menée
par
Daniel
Martineau,
professeur
en
pathologie
à
la
Faculté
de
médecine
vétérinaire
de
l'Université
de
Montréal,
à
Saint-Hyacinthe.
Une
étude
publiée
vendredi
dernier
dans
la
revue
Environmental
Health
Perspective.
C'est
d'autant
plus
étonnant,
en
ce
qui
concerne
les
bélugas
que
le
cancer
n'est
pas
très
fréquent
chez
les
bélugas
comme
chez
les
cétacés
en
général.
L'impact
est
d'autant
plus
lourd
qu'il
ne
reste
plus
beaucoup
de
bélugas
dans
le
Saint-Laurent,
il
y
en
avait
5000
il
y
a
un
siècle,
mais
la
chasse
les
a
décimés
et
il
n'en
reste
plus
que
650.
La
chasse
aux
bélugas
a
été
interdite
en
1980,
mais
la
population
n'augmente
pas.
Des
études
ont
également
été
faites
chez
les
travailleurs
des
alumineries,
des
études
qui
ont
démontré
que
ces
personnes,
qui
ont
travaillé
plusieurs
années
dans
une
aluminerie,
et
donc
qui
ont
inhalé
des
HAP,
avaient
beaucoup
plus
de
cancers
de
la
vessie
et
du
poumon
que
la
population
en
général.
Inutile
de
préciser
que
l'étude
du
professeur
Martineau
a
soulevé
l'inquiétude
chez
les
habitants
du
Saguenay.
Pauline
Vanasse
a
voulu
en
savoir
plus.
Autres
hyperliens
pertinents
Les
bélugas
du
Saint-Laurent
Un
site
de
la
faculté
de
médecine
vétérinaire
de
l'Université
de
Montréal.
Les
bélugas
meurent
du
cancer
Université
de
Montréal
Les
bélugas
terrassés
par
le
cancer
Magazine
Québec
Science
Le
sol-emblème
du
Québec
Sophie
Payeur
L'iris
versicolore,
le
bouleau
jaune
et
le
harfang
des
neiges
ont
tous
quelque
chose
en
commun
:
ce
sont
des
emblèmes
officiels
du
Québec.
D'autres
de
nos
ressources
font
l'objet
de
pression
pour
obtenir
ce
titre.
C'est
le
cas
notamment
de
l'amiral
blanc,
le
papillon
candidat
au
titre
d'insecte
emblème.
C'est
le
cas
aussi
de
Lactococcus
lactis,
proposée
par
nos
collègues
de
Macadam
Tribus
à
titre
de
bactérie
emblème
du
Québec.
|
|
|
|
Le
fleurdelisé
|
Armoieries
|
|
|
|
La
fleur
emblématique
:
L'iris
versicolore
|
L'arbre
emblématique
:
le
bouleau
jaune
|
|
|
|
|
L'oiseau
emblématique
:
le
harfang
des
neiges
|
Sol
emblème
du
Québec
|
Et
voilà,
que
l'Association
québécoise
des
spécialistes
en
sciences
du
sol
veut
proposer
un
sol
emblème
québécois.
Une
idée,
qui,
en
soi,
n'est
pas
nouvelle
car
tous
les
États
américains
ont
choisi
leur
sol
représentatif
et
15
ont
été
officialisés.
Au
Canada,
le
Nouveau-Brunswick
et
l'Île-du-Prince-Edouard
ont
eux
aussi
leur
sol
emblème
officiel.
La
proposition
fait
l'objet
d'un
concours
qui
s'adresse
aux
étudiants
du
collégial
et
des
universités.
Autour
de
juin
prochain,
le
jury
devra
choisir,
parmi
les
propositions,
LE
sol
qui
pourrait
devenir
éventuellement
le
sol
emblème
officiel
du
Québec.
Les
étudiants
ont
l'embarras
du
choix
puisqu'il
y
a
un
peu
plus
de
600
types
de
sol
qui
ont
été
identifiés
au
Québec.
Un
reportage
de
Sophie
payeur.
Hyperliens
pertinents
Pour
des
informations
sur
le
concours,
on
peut
visiter
l'adresse
Internet
:
Association
québécoise
des
spécialistes
en
sciences
du
sol
ou,
appeler
Luc
Lamontagne
à
Agriculture
et
Agroalimentaire
Canada :
418.648.7730.
|
La
chronique
Histoire
des
Années
lumière
|
Les
scientifiques
et
la
guerre
du
17e
siècle
à
nos
jours
|
|
|
|
Benjamin
Franklin
|
Capitaine
Cook
|
Une
chronique
d'Yves
Gingras,
professeur
au
département
d'histoire
de
l'UQAM
Deuxième
heure
Envisat:
l'il
sur
la
planète
Dominique
Lapointe
Dans
la
nuit
de
jeudi
une
fusée
européenne,
Ariane
5,
a
livré
en
orbite
le
plus
gros
satellite
d'observation
de
la
Terre
:
Envisat.
Lancé
par
l'agence
spatiale
européenne
et
le
Canada,
ce
satellite
de
plus
de
8
mille
kilos,
gros
comme
un
autobus,
sera
chargé
de
surveiller
l'environnement
et
l'évolution
des
écosystèmes
confrontés
à
la
pollution.
La
Terre
aux
soins
intensifs
se
retrouve
ainsi
sous
haute
surveillance.
Envisat,
qui
veut
dire
environmental
satellite,
embarque
pas
moins
de
10
instruments
d'observation
qui
vont
balayer
les
continents,
les
océans
et
même
l'atmosphère.
Il
possède
des
instruments
capables
d'analyser
les
gaz
et
les
particules
en
suspension
dans
l'air.
À
800
kilomètres
au-dessus
de
nous,
Envisat
va
mettre
35
jours
pour
couvrir
toute
la
planète
et
nous
livrer
des
données
sur
l'état
de
l'environnement.
Dominique
Lapointe
explique
quels
sont
les
objectifs
d'Envisat,
les
technologies
utilisées
et
la
nature
très
ambitieuse
de
cette
mission.
Hyperliens
pertinents
Envisat
:
la
Terre
sous
tous
les
angles
Site
du
CNES
Euro
Space
Center
Un
colosse
pour
surveiller
la
Terre
Info
Science
Radarsat
|
La
nouvelle
série
des
Années
lumière
La
santé
des
jeunes
|
LA
PRÉVENTION
5e
et
dernier
volet
|

La
jeunesse
est
l'âge
de
la
santé
parfaite ?
Pas
toujours.
Plusieurs
enquêtes
montrent
qu'à
certains
égards
et
pour
différentes
raisons,
les
jeunes
sont
parfois
en
plutôt
mauvaise
santé.
On
pense,
par
exemple,
aux
problèmes
de
santé
mentale
et
de
suicide,
de
surpoids
et
même
d'obésité
ou
encore
de
consommation
de
drogues
licites
et
illicites.
Après
le
poids
et
l'excès
de
poids,
(diffusé
le
3
février),
la
consommation
de
drogues
licites
et
illicites
(diffusé
le
10
février)
la
santé
mentale
et
le
suicide
(diffusé
le
17
février)
la
santé
sexuelle
des
jeunes
(diffusé
le
24
février),
il
est
question
cette
semaine
de
prévention.
|
Pour
ce
5e
et
dernier
volet
de
la
série
sur
la
santé
des
jeunes,
c'est
aux
particularités
et
aux
défis
de
la
prévention
chez
les
jeunes
que
Yanick
Villedieu
s'est
intéressé
avec
ses
trois
invités.
-
Alain
Poirier,
médecin
à
l'Institut
national
de
santé
publique
de
Montréal.
Pour
lui,
une
campagne
de
prévention
qui
marche
est
une
campagne
qui
met
en
uvre
beaucoup
de
moyens.
-
Frank
Vitaro,
professeur
à
l'École
de
psycho-éducation
de
l'Université
de
Montréal.
Il
est
spécialiste
de
la
prévention
chez
les
jeunes
et
de
l'évaluation
des
programmes
de
prévention.
Pour
lui,
il
faut
distinguer
entre
deux
types
de
programmes,
ceux
qui
visent
large,
les
programmes
omnibus,
et
ceux
qui
visent
un
objectif
en
particulier.
-
Louise
Nadeau,
psychologue
et
spécialiste
des
toxicomanies
à
l'Université
de
Montréal.
Pour
elle,
la
prévention
dirigée
vers
les
jeunes
se
heurte
à
une
des
réalité
fondamentale;
par
définition,
la
prévention
est
une
entreprise
difficile.
Nayla
Farouki
Notre
auteure
est
philosophe
et
historienne
des
sciences.
Nayla
Farouki
a
publié,
aux
éditions
Le
Pommier,
un
livre
dont
elle
a
dirigé
la
rédaction
et
qui
s'appelle
« Les
Progrès
de
la
peur
».
Il
est
question
dans
ce
livre
de
peur
du
nucléaire,
du
clonage,
des
nouvelles
techniques
de
l'information
et
d'effet
de
serre.
Mais
de
quoi
avons-nous
peur
quand
nous
avons
peur
de
ces
technologies
?
Yanick
Villedieu
s'entretient
avec
Nayla
Farouki.
|
|
Si
la
science
vous
intéresse,
que
vous
rêvez
de
devenir
journaliste
et
êtes
âgés
entre
18
et
30
ans,
la
Bourse
Fernand-Séguin
est
pour
vous.
Ne
ratez
pas
votre
chance:
informez-vous
dès
maintenant
au
site
de
l'Association
des
communicateurs
scientifiques.
http://www.acs.qc.ca/ |
Première
heure
Bébé
éprouvettes
Le
revers
de
la
médaille
Yanick
Villedieu
Le
New
England
Journal
of
Medicine
a
publié,
jeudi
dernier,
2
articles
qui
suscite
des
inquiétuses.
Ils
portent
sur
2
études,
l'une
en
Australie
et
l'autre
aux
États-Unis,
qui
soutiennent
que
les
bébés
nés
après
fécondation
in
vitro
-
les
bébés
éprouvettes
-
risquent
2
fois
plus
que
les
bébés
ordinaires
de
souffrir
de
malformations
congénitales
importantes.
Alors
que
l'on
trouve
de
telles
malformations
chez
4,2%
des
bébés
conçus
naturellement,
on
en
trouve
chez
près
de
9%
des
bébés
conçus
en
clinique
de
fertilité.
Autre
point
inquiétant
:
les
bébés
éprouvette
ont
aussi
un
risque
fortement
plus
élevé
d'avoir
un
poids
insuffisant
à
la
naissance,
ce
qui
est
un
facteur
de
risque
bien
connu
pour
des
problèmes
de
santé
ultérieurs.
Cette
observation
vaut
non
seulement
pour
les
naissances
multiples,
très
fréquentes
avec
les
techniques
de
reproduction
assistée,
mais
aussi
pour
les
cas
où
naît
un
seul
bébé.
Les
deux
études
ne
démontrent
pas
hors
de
tout
doute
que
ce
sont
les
techniques
de
procréation
assistée
elles-mêmes,
ni
les
médicaments
qu'on
emploie
pour
obtenir
des
ovules
et
des
grossesses,
qui
sont
les
responsables
de
ces
malformations
congénitales
et
de
ces
retards
de
croissance.
Elles
font,
tout
de
même,
planer
de
très
sérieux
doutes
sur
la
fécondation
in
vitro.
Dans
un
éditorial
qui
accompagne
ces
2
articles,
un
médecin
de
l'École
de
santé
publique
de
l'Université
de
Boston,
le
Dr
Allen
Mitchell,
se
montre
inquiet
à
la
lecture
de
tels
résultats.
Bien
sûr,
rappelle-t-il,
les
parents
qui
choisissent
la
fécondation
in
vitro
ont
quand
même
91%
de
chances
d'avoir
un
bébé
sans
malformations
congénitales
importantes,
et
94%
de
chances
d'avoir
un
bébé
de
poids
suffisant
à
la
naissance.
Mais
ce
qui
l'inquiète,
c'est
que
le
nombre
de
bébés-éprouvette
est
fortement
en
hausse
aux
États-Unis
depuis
quelques
années.
Cette
augmentation
n'est
peut-être
pas
due
uniquement
au
fait
qu'il
y
a
de
plus
en
plus
de
couples
infertiles.
Elle
semble
aussi
due
au
fait
qu'il
y
a
de
plus
en
plus
de
cliniques
de
fertilité,
qui
emploient,
selon
les
termes
du
Dr
Allen
Mitchell
des
techniques
de
« marketing »
de
plus
en
plus
persuasives
incluant
« des
programmes
de
financement
attrayants ».
Un
reportage
de
Yanick
Villedieu.
La
pollution
des
villes
liée
au
cancer
du
poumon
Pauline
Vanasse
Respirer
l'air
pollué
des
grandes
villes
peut
causer
le
cancer
du
poumon.
Une
nouvelle
étude
publiée
cette
semaine
dans
le
Journal
of
the
American
Medical
Association
confirme
que
la
pollution
atmosphérique
peut
tuer.
Les
conclusions
de
cette
étude
sont
difficilement
contestables,
puisqu'elles
proviennent
de
la
plus
grande
étude
jamais
faite
sur
le
sujet.
Elle
qui
a
porté
sur
500 000
personnes
qui
vivent
dans
150
villes
à
travers
les
États-Unis
a
duré
16
ans.
Les
chercheurs
ont
analysé
les
taux
de
mortalité
et
les
niveaux
moyens
de
polluants
dans
l'air,
tout
en
tenant
compte
des
facteurs
socio-économiques
bien
sûr,
et
ils
ont
découvert
qu'une
exposition
pendant
une
longue
période
à
des
polluants,
augmente
le
risque
de
mourir
du
cancer
du
poumon.

Au
Canada,
en
2001,
il
y
a
eu
environ
21
000
nouveaux
cas
de
cancer
du
poumon.
Et
18
000
Canadiens
sont
morts
d'un
cancer
du
poumon.
|
On
sait
que
le
tabac
est
la
cause
principale
de
ce
cancer
(environ
90%
des
cas)
on
apprend
maintenant
que
les
polluants
qu'on
respire
peuvent
eux
aussi,
dans
une
moindre
mesure,
évidemment,
causer
le
cancer
du
poumon.
De
quel
type
de
polluants
s'agit-il
?
Les
résultats
de
cette
recherche
peuvent-ils
s'appliquer
au
Canada.
Les
autorités
vont-elles
utiliser
les
résultats
de
cette
recherche
pour
réévaluer
leurs
normes
en
matière
de
polluants
?
Pauline
Vanasse
a
voulu
le
savoir.
Autres
hyperliens
pertinents
EPA
Agence
américaine
de
protection
de
l'environnement
Prévention
de
la
pollution
Environnement
Canada
Les
orientations
du
ministère
québécois
de
l'Environnement
2000-2001
Le
Cancer
du
poumon
au
Canada
Site
d'information
de
Santé
Canada
Cellules
souches : les
nouvelles
règles
Yanick
Villedieu
Les
Instituts
canadiens
de
la
recherche
en
santé
ont
publié,
la
semaine
dernière
à
Ottawa,
les
nouvelles
règles
auxquelles
devront
se
plier
les
chercheurs
utilisant
des
cellules
souches
humaines.
Les
cellules
souches
sont
des
cellules
non
spécialisées
qui
ont
le
potentiel
de
se
transformer
en
toutes
sortes
de
cellules
spécialisées
comme
des
cellules
du
pancréas,
du
muscle
cardiaque,
du
système
nerveux
périphérique
et
même
du
cerveau.
Côté
promesses,
les
chercheurs
qui
parlent
déjà
de
traiter,
avec
des
cellules
souches,
le
diabète,
les
dégâts
de
l'infarctus
sur
le
muscle
cardiaque,
la
sclérose
en
plaques
ou
l'Alzheimer.
Mais
il
y
a
aussi
la
controverse
du
fait
que
ces
recherches
finissent
souvent
par
faire
appel
à
des
cellules
d'embryons
humains.
Les
lignes
directrices
des
IRSC
autorisent
l'utilisation
de
tels
embryons,
à
condition
qu'ils
aient
moins
de
14
jours.
La
recherche
sur
des
embryons
humains
est
autorisée
au
Canada
depuis
le
début
des
années
80
mais
le
document
publié
lundi
dernier
balise
les
pratiques
en
la
matière.
Et
pour
s'assurer
que
ces
lignes
directrices
seront
respectées
à
l'intérieur
de
nos
frontières,
les
Instituts
vont
se
doter
de
moyens
de
surveillance.
À
souligner
que
ces
nouvelles
lignes
directrices
ne
concernent
que
les
recherches
financées
par
les
Instituts
de
recherche
en
santé
du
Canada,
recherches
faites
dans
les
universités
et
les
hôpitaux,
donc
en
milieu
public.
Le
reportage
de
Yanick
Villedieu.
Hyperliens
pertinents
Instituts
de
recherche
en
santé
du
Canada
Les
cellules
souches
Biologie
cellulaire
:
des
découvertes
qui
se
succèdent
à
un
rythme
effréné
!
Notre
dossier
Chasseur
de
roches
Dominique
Lapointe

Théoparacelsite,
derrière
ce
nom
étrange
se
cache
un
tout
nouveau
minéral
à
l'état
naturel
dont
l'existence
vient
d'être
reconnue
par
la
Commission
internationale
des
nouveaux
minéraux.
Ce
nom
lui
a
été
donné
pour
rappeler
la
mémoire
de
Paracelse,
cet
homme
de
science
suisse
du
16ième
siècle
à
la
fois
médecin,
physicien
et
chimiste.
Ce
nouveau
minéral
a
aussi
été
découvert
par
un
suisse
passionné,
comme
Paracelse
de
minéralogie,
Halil
Sarp
conservateur
de
minéralogie
au
Muséum
d'histoire
naturelle
de
la
Ville
de
Genève.
Dominique
Lapointe
l'a
invité
en
studio
à
parler
de
sa
découverte
et
de
son
métier.
|
La
chronique
Astrophysique
des
Années
lumière
|
15e
anniversaire
de
la
découverte
d'une
supernova
visible
à
l'il
nu
par
un
astronome
canadien

Une
chronique
de
Laurent
Drissen
du
département
de
physique
de
l'Université
LAval
Deuxième
heure
Félix,
le
béluga
Dominique
Lapointe
Dans
le
Hall
d'entrée
du
pavillon
Président
Kennedy
de
l'UQAM,
il
y
a
un
visiteur
innatendu
et
original
ces
temps-ci.
Il
s'appelle
Félix
et
a
10 000
ans.
Félix
est
un
béluga,
une
petite
baleine
blanche
dont
les
restes
ont
été
trouvés
l'été
dernier
à
St-Félix
de
Valois
au
nord
de
Joliette
au
Québec.
Pourquoi
et
comment
un
vieux
béluga
a-t-il
pu
se
retrouver
en
pleine
terre
agricole.
Dominique
Lapointe
a
rencontré
Félix
et
ceux
qui
ont
entrepris
de
prendre
soin
de
lui.
Félix
le
béluga
est
exposé
dans
le
Hall
d'entrée
du
pavillon
Président
Kennedy
de
l'UQAM.
jusqu'au
2
mai
prochain.
201
avenue
du
Président
Kennedy,
Montréal.
|
L'entrevue
des
Années
lumière
|
Monique
Frize,
ingénieure
Sophie
Payeur
Depuis
une
trentaine
d'années,
les
femmes
ont
investi
les
domaines
scientifiques
plus
que
jamais
auparavant.
En
médecine,
par
exemple,
elles
représentent
aujourd'hui
près
de
la
moitié
des
effectifs.
En
génie,
par
contre,
elles
peinent
encore
à
faire
leur
place.
Il
faut
bien
le
dire,
les
métiers
d'ingénieurs
ont
longtemps
été
dominés
uniquement
par
les
hommes
et
beaucoup
de
préjugés
résistent
encore
à
l'insertion
des
femmes
dans
ces
domaines.
Une
femme
a
décidé
de
prendre
le
flambeau
et
de
parler,
en
leur
nom,
afin
que
cette
moitié
de
la
biodiversité
humaine
puisse
s'exprimer
dans
les
métiers
d'ingénieur.
Cette
femme,
c'est
Monique
Frize.
Ingénieure
biomédicale,
chercheuse
et
professeure,
Monique
Frize
partage
ses
semaines
entre
l'École
d'ingénierie
des
technologies
de
l'information,
à
l'Université
d'Ottawa,
et
le
département
d'ingénierie
des
systèmes
et
d'informatique
de
l'Université
de
Carleton.
Sophie
Payeur
l'a
rencontré
jeudi
dernier,
la
veille
de
la
Journée
internationale
des
femmes.
Anne
Briand-Bouthiaux
Cette
semaine,
notre
auteure
s'est
penchée
sur
un
sujet
à
la
fois
complexe
et
controversé
:
les
OGM.
Le
livre
a
pour
titre
:
OGM
Brevets
pour
l'inconnu,
publié
aux
Éditions
Faton.
L'auteure,
Anne
Briand-Bouthiaux,
a
une
formation
en
médecine
vétérinaire
et
un
diplôme
en
nutrition.
Dans
son
ouvrage,
elle
examine
les
OGM
sous
toutes
les
coutures,
elle
précise
l'état
des
connaissances
scientifiques
sur
les
OGM,
explique
leur
potentiel
et
les
risques
qu'ils
posent
pour
la
santé
et
pour
l'environnement.
Un
ouvrage
encyclopédique,
un
inventaire
complet
des
procédés
utilisés
pour
la
création
des
OGM.
Anne
Briand-Bouthiaux
s'est
rendue
au
studio
de
Radio-France
à
Besançon
pour
répondre
aux
questions
de
Pauline
Vanasse.
|
La
semaine
prochaine,
à
l'occasion
du
Mois
de
la
nutrition,
une
émission
spéciale
sur
notre
alimentation
:
Vous
pourrez
rendre
visite
l'équipe
des
Années
Lumières
puisque
l'émission
sera
enregistrée
en
public,
mercredi
midi,
à
Place
Ville-Marie,
à
Montréal.
|
|
|
Si
la
science
vous
intéresse,
que
vous
rêvez
de
devenir
journaliste
et
êtes
âgés
entre
18
et
30
ans,
la
Bourse
Fernand-Séguin
est
pour
vous.
Ne
ratez
pas
votre
chance:
informez-vous
dès
maintenant
au
site
de
l'Association
des
communicateurs
scientifiques.
http://www.acs.qc.ca/ |
Première
heure
Le
Canada
perd
le
Nord
Dominique
Lapointe
Le
Canada
perd
le
Nord,
lentement
mais
sûrement.
Dans
3
à
4
ans,
le
pôle
Nord
magnétique
qui
est
actuellement
dans
la
partie
canadienne
de
l'océan
arctique
va,
en
quelque
sorte,
quitter
le
pays
pour
se
retrouver
en
eaux
internationales
plus
au
nord.
Un
phénomène
naturel,
inéluctable
et
complètement
aléatoire.
Si
cela
fait
pratiquement
2000
ans
que
l'homme
connaît
l'existence
du
magnétisme
terrestre
mais
c'est
beaucoup
plus
récemment
qu'on
a
pu
le
localiser
et
mesurer
ses
déplacements.
À
la
commission
géologique
du
Canada,
une
équipe
de
chercheurs
canadiens
est
chargée
de
suivre
les
humeurs
du
pôle
Nord.
Le
pôle
Nord
magnétique
est
l'endroit
précis
sur
Terre
où
une
boussole
pointerait
vers
le
bas
dans
la
verticale
plutôt
qu'à
l'horizontale.
Même
chose
au
pôle
Sud.
Là
aussi
convergent
toutes
les
lignes
de
champs
magnétiques
terrestres.
Reste
que
ces
deux
pôles
magnétiques
ne
sont
pas
stables,
ils
se
déplacent
de
plusieurs
kilomètres
à
chaque
année
et
ce
déplacement
s'accélère
même
depuis
qu'on
a
commencé
à
enregistrer
les
déplacements
du
pôle
magnétique. |
Dominique
Lapointe
a
demandé
à
Benoît
St-Louis,
de
la
Commission
géologique
du
Canada,
de
nous
raconter
comment
on
a
découvert
que
le
Nord
magnétique
bougeait.
Les
inventeurs
persistent
et
signent
Pauline
Vanasse
Trouvée
par
hasard,
raffinée
et
développée
souvent
pendant
des
années,
l'« invention
du
siècle »
trouve
parfois
difficilement
son
chemin
jusqu'à
nos
foyers.
Pourtant
qui
d'entre
nous
ne
s'est
pas
dit
un
jour
:
« Comment
se
fait-il
qu'on
n'ait
pas
encore
inventé
un
dispositif
qui
rendrait
nos
véhicules
plus
sécuritaires
ou
qui
économiserait
l'énergie
ou
qui,
tout
bonnement,
permettrait
de
tourner
un
uf
sans
briser
le
jaune ? »
Ces
gens
qui
travaillent
à
répondre
à
toutes
ces
questions
sont
les
inventeurs.
Ils
sont
peu
connus
mais
on
avait
récemment
une
occasion
unique
d'en
voir
plusieurs
réunis
au
même
endroit.
Le
Salon
national
de
l'habitation,
qui
s'est
tenu
au
début
du
mois
à
Montréal,
avait
un
pavillon
particulier
;
le
« Pavillon
des
inventeurs
québécois ».
On
pouvait
y
rencontrer
une
trentaine
d'inventeurs,
qui
se
faisaient
un
plaisir
de
présenter
leurs
dernières
trouvailles
aux
visiteurs.
Pauline
Vanasse
s'est
rendue
au
Pavillon
des
inventeurs.
Hyperliens
pertinents
Association
des
inventeurs
du
québec
Invention
Québec
Les
Inventions
Canadiennes
La
p'tite
histoire
de
la
propriété
intellectuelle
au
Canada
Invention
Europe
Chronologie
des
inventions
D'avant
JC
à
2000
La
shigellose
ou
le
casse-tête
des
maladies
infectieuses
Yanick
Villedieu
|
|
Shigella
flexneri
Protrusion
observée
en
microscopie
électronique
à
balayage
(après
décapage
de
surface).
Colorisation
artificielle
Photo
:
Institut
Pasteur |
Comment
un
microbe
peut-il
infecter
une
personne,
déjouer
son
système
immunitaire
et
la
rendre
malade
au
point,
parfois,
de
la
tuer
?
La
réponse
à
cette
question
est,
encore
aujourd'hui,
loin
d'être
parfaitement
connue.
Les
phénomènes
biologiques
en
cause
dans
les
maladies
infectieuses
constituent
souvent
un
fabuleux
casse-tête
pour
les
chercheurs,
surtout
quand
ils
veulent
les
comprendre
à
leur
niveau
le
plus
fondamental.
Un
exemple
pour
illustrer
ce
casse-tête
:
celui
de
la
shigellose,
une
forme
de
dysenterie
qui
tue
chaque
année
un
million
d'enfants
dans
le
monde.
La
maladie
est
causée
par
une
bactérie
qui
infecte
l'intestin
en
envahissant
les
cellules
de
sa
paroi.
Cette
invasion,
cette
guerre
entre
les
microbes
et
les
cellules
de
l'intestin,
déclenche
une
cascade
d'événements
biochimiques
inouïe
de
subtilité
et
de
complexité.
Yanick
Villedieu
s'entretient
avec
le
Dr
Philippe
Sansonetti,
médecin
et
chercheur
à
l'Institut
Pasteur
de
Paris.
Autre
hyperlien
pertinent
Shigellose
Site
de
l'OMS
|
La
chronique
Technologie
de
l'information
des
Années
lumière
|
La
technologie
informatique
au
service
de
la
musique

Une
chronique
de
Pierre
Dumouchel,
vice-président
Recherche
et
Développement
au
CRIM
Deuxième
heure
Technochorégraphie
La
rencontre
de
la
science
et
de
l'art
Sophie
Payeur
 |
|
Edgar
Degas
|
Réunir
la
science
et
l'art
est
une
idée
qui
fait
son
chemin
avec
les
technologies
multimédias.
Un
projet
bien
concret
a
été
mis
sur
pied
l'an
dernier
à
l'UQAM.
Ce
projet
a
réuni,
entre
autres,
des
chorégraphes,
des
danseurs,
des
spécialistes
du
mouvement
et
des
informaticiens.
Le
projet
LARTech,
laboratoire
d'applications
et
de
recherches
en
technochorégraphie
à
l'UQAM
est
né
du
rêve
de
la
chorégraphe
Martine
Époque.
Ce
laboratoire
travaille
notamment
à
concevoir
et
perfectionner
un
logiciel
de
traitement
du
geste.
L'intérêt
est
grand
à
la
fois
pour
les
créateurs
artistiques
mais
aussi
pour
les
chercheurs
qui
s'intéressent
au
mouvement
humain.
Le
reportage
de
Sophie
Payeur.
Hyperliens
pertinents
LARTech
Les
logiciels
Digits
'n
Art
Centre
de
Traitement
en
Imagerie
Virtuelle
|
L'entrevue
des
Années
lumière
|
Harvey
L.
Mead,
un
homme
remarquable
Pauline
Vanasse
Harvey
L.
Mead,
un
nom
que
la
plupart
d'entre
vous
connaissent
certainement.
Il
a
été
de
toutes
les
luttes
pour
la
protection
de
l'environnement
au
Québec
depuis
plus
de
vingt
ans.
Président-fondateur
de
l'Union
québécoise
pour
la
conservation
de
la
nature,
l'UQCN,
professeur
de
philosophie,
l'homme
a
épousé
plusieurs
carrières:
écologiste,
philosophe,
enseignant
et
politicien.
Homme
de
convictions,
son
engagement
en
faveur
de
l'environnement
lui
a
valu
une
reconnaissance
non
seulement
ici,
mais
aussi
au
niveau
international.
Il
a
d'ailleurs
signé
la
préface
de
l'édition
française
du
rapport
Brundtland
sur
le
développement
durable.
Rapport
qui
est
devenu
la
bible
des
écologistes.
Harvey
L.
Mead
a
accepté
de
se
raconter
et
de
répondre
aux
questions
de
Pauline
Vanasse.
Hyperlien
pertinent
Union
québécoise
pour
la
conservation
de
la
nature
Jean-Michel
Truong

Dans
son
ouvrage,
Totalement
inhumaine,
Jean-Michel
Truong
raconte
comment
les
tecnologies
de
l'information
sont
en
train
de
perdre
le
contrôle
de
toutes
les
sphères
de
la
vie,
en
commençant
par
l'économie.

Son
livre,
paru
aux
Éditions
Les
Empêcheurs
de
penser
en
rond,
est
une
« réflexion
choc »
sur
l'intelligence
artificielle
et
le
devenir
des
hommes.
Sophie
Payeur
s'est
entretenue
cette
semaine
avec
Jean-Michel
Truong.
|
L'émission
Les
Années
lumière
est
diffusée
le
dimanche
de
12
h
15
à
14
h
à
la
première
chaîne
de
la
radio
de
Radio-Canada.
|
|
|