Pour consulter nos archives de l'année 2001

Mars 2002

SEMAINE DU 3 - 10 - 17 -


Dimanche 3 mars 2002


PREMIÈRE HEURE : 12 h 15

Le sol-emblème du Québec ?
La chronique Histoire des Années lumière


Envisat: l'œil sur la planète

La nouvelle série des Années lumière: La prévention

L'auteur de la semaine : Nayla Farouki


Si la science vous intéresse, que vous rêvez de devenir journaliste et êtes âgés entre 18 et 30 ans, la Bourse Fernand-Séguin est pour vous.
Ne ratez pas votre chance: informez-vous dès maintenant au site de l'Association des communicateurs scientifiques. http://www.acs.qc.ca/


Première heure

Le Canada n'est pas pressé de ratifier
le protocole de Kyoto.

La ratification du protocole de Kyoto par le Canada suscite bien des débats et on a l'impression d'assister ces derniers jours à une véritable offensive des opposants au traité de Kyoto.

Au Parlement canadien, mercredi dernier, un député de l'opposition a même évoqué un scénario-catastrophe tiré d'un rapport de l'Association des Manufacturiers et Exportateurs canadiens, et qui prévoit que le Canada perdra 450 000 emplois si l'accord de Kyoto est adopté.

Mais, le Premier ministre, Jean Chrétien a rejeté ces chiffres du revers de la main, accusant leurs auteurs d'utiliser cette tactique pour effrayer les Canadiens. Le ministre de l'Environnement, David Anderson, a ajouté que les chiffres mentionnés ont été manipulés et ne correspondent pas à la réalité.

Lundi dernier, la rencontre des ministres de l'Environnement et de l'Énergie à Victoria qui devait servir à discuter des modalités d'application de l'accord n'a produit aucun résultat concret.

C'était pourtant la 3e rencontre du genre en 5 mois.

Il y a deux semaines, à Moscou, en plein milieu de la mission commerciale du Canada en Russie, le Premier ministre de l'Alberta, Ralph Klein, a pris le micro pour demander à Jean Chrétien de ne pas ratifier le traité.
Un point de vue qui est partagé par l'Ontario et la Colombie-britannique.

La controverse a continué cette semaine : après qu'on lui ait fait remarquer qu'il pourrait faire planter des arbres pour absorber le CO2, Ralph Klein a répliqué : « si nous arrêtions tous de respirer, ça diminuerait la quantité de dioxyde de carbone rejeté dans l'atmosphère »…

La ratification de l'entente de Kyoto ne sera donc pas simple et plusieurs questions se posent.

La réduction devra-t-elle se faire par secteur industriel ou par province ? Les efforts de réduction des émissions réalisés au cours des dernières années seront-elles comptabilisés ? Quels seront les coûts associés au respect du traité ?

Pauline Vanasse fait le point sur la politique environnementale canadienne.

Hyperliens pertinents

De Rio à Kyoto
Notre dossier sur les gaz à effet de serre.

Sommet de Kyoto
Site de la Conférence de Kyoto sur les changements climatiques.

Sauvegarder Kyoto
Site de Greenpeace Canada consacré au protocole de Kyoto

Le protocole de Kyoto - dernière chance...
Notre dossier sur les changements climatiques

84 pays ont signé le protocole de Kyoto; 47 l'ont ratifié
Document des Nations unies - en PDF


Les bélugas du St-Laurent
atteints de cancer
Pauline Vanasse

Plus d'un bélugas sur quatre de l'Estuaire du Saint-Laurent meurt d'un cancer.
C'est même la principale cause de décès des bélugas adultes.

Pourquoi ? À cause des HAP des alumineries du Saguenay. Des produits toxiques susceptibles de toucher également les humains.

C'est ce qui ressort d'une étude menée par Daniel Martineau, professeur en pathologie à la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal, à Saint-Hyacinthe.

Une étude publiée vendredi dernier dans la revue Environmental Health Perspective.

C'est d'autant plus étonnant, en ce qui concerne les bélugas que le cancer n'est pas très fréquent chez les bélugas comme chez les cétacés en général. L'impact est d'autant plus lourd qu'il ne reste plus beaucoup de bélugas dans le Saint-Laurent, il y en avait 5000 il y a un siècle, mais la chasse les a décimés et il n'en reste plus que 650. La chasse aux bélugas a été interdite en 1980, mais la population n'augmente pas.

Des études ont également été faites chez les travailleurs des alumineries, des études qui ont démontré que ces personnes, qui ont travaillé plusieurs années dans une aluminerie, et donc qui ont inhalé des HAP, avaient beaucoup plus de cancers de la vessie et du poumon que la population en général.

Inutile de préciser que l'étude du professeur Martineau a soulevé l'inquiétude chez les habitants du Saguenay.

Pauline Vanasse a voulu en savoir plus.

Autres hyperliens pertinents

Les bélugas du Saint-Laurent
Un site de la faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal.

Les bélugas meurent du cancer
Université de Montréal

Les bélugas terrassés par le cancer
Magazine Québec Science


Le sol-emblème du Québec
Sophie Payeur

L'iris versicolore, le bouleau jaune et le harfang des neiges ont tous quelque chose en commun : ce sont des emblèmes officiels du Québec.
D'autres de nos ressources font l'objet de pression pour obtenir ce titre. C'est le cas notamment de l'amiral blanc, le papillon candidat au titre d'insecte emblème. C'est le cas aussi de Lactococcus lactis, proposée par nos collègues de Macadam Tribus à titre de bactérie emblème du Québec.

Le fleurdelisé
Armoieries

La fleur emblématique :
L'iris versicolore

L'arbre emblématique :
le bouleau jaune

L'oiseau emblématique :
le harfang des neiges

Sol emblème du Québec

Et voilà, que l'Association québécoise des spécialistes en sciences du sol veut proposer un sol emblème québécois. Une idée, qui, en soi, n'est pas nouvelle car tous les États américains ont choisi leur sol représentatif et 15 ont été officialisés.

Au Canada, le Nouveau-Brunswick et l'Île-du-Prince-Edouard ont eux aussi leur sol emblème officiel.
La proposition fait l'objet d'un concours qui s'adresse aux étudiants du collégial et des universités.

Autour de juin prochain, le jury devra choisir, parmi les propositions, LE sol qui pourrait devenir éventuellement le sol emblème officiel du Québec.
Les étudiants ont l'embarras du choix puisqu'il y a un peu plus de 600 types de sol qui ont été identifiés au Québec.

Un reportage de Sophie payeur.

Hyperliens pertinents

Pour des informations sur le concours,
on peut visiter l'adresse Internet :
Association québécoise des spécialistes en sciences du sol

ou, appeler Luc Lamontagne à
Agriculture et Agroalimentaire Canada :
418.648.7730.


La chronique Histoire des Années lumière

Les scientifiques et la guerre
du 17e siècle à nos jours

Benjamin Franklin
Capitaine Cook

Une chronique d'Yves Gingras,
professeur au département d'histoire de l'UQAM



Deuxième heure

Envisat: l'œil sur la planète
Dominique Lapointe

Dans la nuit de jeudi une fusée européenne, Ariane 5, a livré en orbite le plus gros satellite d'observation de la Terre : Envisat.

Lancé par l'agence spatiale européenne et le Canada, ce satellite de plus de 8 mille kilos, gros comme un autobus, sera chargé de surveiller l'environnement et l'évolution des écosystèmes confrontés à la pollution.


La Terre aux soins intensifs se retrouve ainsi sous haute surveillance.
Envisat, qui veut dire environmental satellite, embarque pas moins de 10 instruments d'observation qui vont balayer les continents, les océans et même l'atmosphère.

Il possède des instruments capables d'analyser les gaz et les particules en suspension dans l'air.

À 800 kilomètres au-dessus de nous, Envisat va mettre 35 jours pour couvrir toute la planète et nous livrer des données sur l'état de l'environnement.

Dominique Lapointe
explique quels sont les objectifs d'Envisat, les technologies utilisées et la nature très ambitieuse de cette mission.

Hyperliens pertinents

Envisat : la Terre sous tous les angles
Site du CNES

Euro Space Center

Un colosse pour surveiller la Terre
Info Science

Radarsat


La nouvelle série des Années lumière
La santé des jeunes

LA PRÉVENTION
5e et dernier volet



La jeunesse est l'âge de la santé parfaite ? Pas toujours.
Plusieurs enquêtes montrent qu'à certains égards et pour différentes raisons, les jeunes sont parfois en plutôt mauvaise santé.

On pense, par exemple, aux problèmes de santé mentale et de suicide, de surpoids et même d'obésité ou encore de consommation de drogues licites et illicites.

Après le poids et l'excès de poids, (diffusé le 3 février), la consommation de drogues licites et illicites (diffusé le 10 février) la santé mentale et le suicide (diffusé le 17 février) la santé sexuelle des jeunes (diffusé le 24 février), il est question cette semaine de prévention.

Pour ce 5e et dernier volet de la série sur la santé des jeunes, c'est aux particularités et aux défis de la prévention chez les jeunes que Yanick Villedieu s'est intéressé avec ses trois invités.

- Alain Poirier, médecin à l'Institut national de santé publique de Montréal.
Pour lui, u
ne campagne de prévention qui marche est une campagne qui met en œuvre beaucoup de moyens.

- Frank Vitaro, professeur à l'École de psycho-éducation de l'Université de Montréal. Il est spécialiste de la prévention chez les jeunes et de l'évaluation des programmes de prévention.
Pour lui, il faut distinguer entre deux types de programmes, ceux qui visent large, les programmes omnibus, et ceux qui visent un objectif en particulier.

- Louise Nadeau
, psychologue et spécialiste des toxicomanies à l'Université de Montréal. Pour elle, la prévention dirigée vers les jeunes se heurte à une des réalité fondamentale; par définition, la prévention est une entreprise difficile.


Volets précédents
Pour écouter le 1er volet : Le poids et l'excès de poids
Pour écouter le 2e volet : Les jeunes et la drogue
Pour écouter le 3e volet : santé mentale, dépression et suicide
Pour écouter le 4e volet : La sexualité chez les jeunes


L'auteur de la semaine

Nayla Farouki

Notre auteure est philosophe et historienne des sciences. Nayla Farouki a publié, aux éditions Le Pommier, un livre dont elle a dirigé la rédaction et qui s'appelle « Les Progrès de la peur ».

Il est question dans ce livre de peur du nucléaire,
du clonage, des nouvelles techniques de l'information
et d'effet de serre.

Mais de quoi avons-nous peur quand nous avons peur de ces technologies ?
Yanick Villedieu
s'entretient avec Nayla Farouki.



Dimanche 10 mars 2002


PREMIÈRE HEURE : 12 h 15

Cellules souches: les nouvelles règles
Chasseur de roches
La chronique Astrophysique des Années lumière


Félix, le béluga

L'Entrevue des Années lumière: Monique Frize

L'auteur de la semaine : Anne Briand


Si la science vous intéresse, que vous rêvez de devenir journaliste et êtes âgés entre 18 et 30 ans, la Bourse Fernand-Séguin est pour vous.
Ne ratez pas votre chance: informez-vous dès maintenant au site de l'Association des communicateurs scientifiques. http://www.acs.qc.ca/


Première heure

Bébé éprouvettes

Le revers de la médaille
Yanick Villedieu

Le New England Journal of Medicine a publié, jeudi dernier, 2 articles qui suscite des inquiétuses.

Ils portent sur 2 études, l'une en Australie et l'autre aux États-Unis, qui soutiennent que les bébés nés après fécondation in vitro - les bébés éprouvettes - risquent 2 fois plus que les bébés ordinaires de souffrir de malformations congénitales importantes.


Alors que l'on trouve de telles malformations chez 4,2% des bébés conçus naturellement, on en trouve chez près de 9% des bébés conçus en clinique de fertilité.

Autre point inquiétant : les bébés éprouvette ont aussi un risque fortement plus élevé d'avoir un poids insuffisant à la naissance, ce qui est un facteur de risque bien connu pour des problèmes de santé ultérieurs.
Cette observation vaut non seulement pour les naissances multiples, très fréquentes avec les techniques de reproduction assistée, mais aussi pour les cas où naît un seul bébé.

Les deux études ne démontrent pas hors de tout doute que ce sont les techniques de procréation assistée elles-mêmes, ni les médicaments qu'on emploie pour obtenir des ovules et des grossesses, qui sont les responsables de ces malformations congénitales et de ces retards de croissance.

Elles font, tout de même, planer de très sérieux doutes sur la fécondation in vitro.

Dans un éditorial qui accompagne ces 2 articles, un médecin de l'École de santé publique de l'Université de Boston, le Dr Allen Mitchell, se montre inquiet à la lecture de tels résultats.

Bien sûr, rappelle-t-il, les parents qui choisissent la fécondation in vitro ont quand même 91% de chances d'avoir un bébé sans malformations congénitales importantes, et 94% de chances d'avoir un bébé de poids suffisant à la naissance. Mais ce qui l'inquiète, c'est que le nombre de bébés-éprouvette est fortement en hausse aux États-Unis depuis quelques années.

Cette augmentation n'est peut-être pas due uniquement au fait qu'il y a de plus en plus de couples infertiles. Elle semble aussi due au fait qu'il y a de plus en plus de cliniques de fertilité, qui emploient, selon les termes du Dr Allen Mitchell des techniques de « marketing » de plus en plus persuasives incluant « des programmes de financement attrayants ».
Un reportage de Yanick Villedieu.


La pollution des villes
liée au cancer du poumon
Pauline Vanasse

Respirer l'air pollué des grandes villes peut causer le cancer du poumon.
Une nouvelle étude publiée cette semaine dans le Journal of the American Medical Association confirme que la pollution atmosphérique peut tuer.

Les conclusions de cette étude sont difficilement contestables, puisqu'elles proviennent de la plus grande étude jamais faite sur le sujet.
Elle qui a porté sur 500 000 personnes qui vivent dans 150 villes à travers les États-Unis a duré 16 ans.

Les chercheurs ont analysé les taux de mortalité et les niveaux moyens de polluants dans l'air, tout en tenant compte des facteurs socio-économiques bien sûr, et ils ont découvert qu'une exposition pendant une longue période à des polluants, augmente le risque de mourir du cancer du poumon.


Au Canada, en 2001, il y a eu environ 21 000 nouveaux cas de cancer du poumon.
Et 18 000 Canadiens sont morts d'un cancer du poumon.

On sait que le tabac est la cause principale de ce cancer (environ 90% des cas) on apprend maintenant que les polluants qu'on respire peuvent eux aussi, dans une moindre mesure, évidemment, causer le cancer du poumon.

De quel type de polluants s'agit-il ? Les résultats de cette recherche peuvent-ils s'appliquer au Canada.
Les autorités vont-elles utiliser les résultats de cette recherche pour réévaluer leurs normes en matière de polluants ?

Pauline Vanasse a voulu le savoir.

Autres hyperliens pertinents

EPA
Agence américaine de protection de l'environnement

Prévention de la pollution
Environnement Canada

Les orientations du ministère québécois
de l'Environnement 2000-2001

Le Cancer du poumon au Canada
Site d'information de Santé Canada

Cellules souches : les nouvelles règles
Yanick Villedieu

Les Instituts canadiens de la recherche en santé ont publié, la semaine dernière à Ottawa, les nouvelles règles auxquelles devront se plier les chercheurs utilisant des cellules souches humaines.

Les cellules souches sont des cellules non spécialisées qui ont le potentiel de se transformer en toutes sortes de cellules spécialisées comme des cellules du pancréas, du muscle cardiaque, du système nerveux périphérique et même du cerveau.

Côté promesses, les chercheurs qui parlent déjà de traiter, avec des cellules souches, le diabète, les dégâts de l'infarctus sur le muscle cardiaque, la sclérose en plaques ou l'Alzheimer.

Mais il y a aussi la controverse du fait que ces recherches finissent souvent par faire appel à des cellules d'embryons humains.

Les lignes directrices des IRSC autorisent l'utilisation de tels embryons, à condition qu'ils aient moins de 14 jours. La recherche sur des embryons humains est autorisée au Canada depuis le début des années 80 mais le document publié lundi dernier balise les pratiques en la matière.
Et pour s'assurer que ces lignes directrices seront respectées à l'intérieur de nos frontières, les Instituts vont se doter de moyens de surveillance.

À souligner que ces nouvelles lignes directrices ne concernent que les recherches financées par les Instituts de recherche en santé du Canada, recherches faites dans les universités et les hôpitaux, donc en milieu public.
Le reportage de Yanick Villedieu.

Hyperliens pertinents

Instituts de recherche en santé du Canada

Les cellules souches
Biologie cellulaire : des découvertes qui se succèdent
à un rythme effréné !
Notre dossier


Chasseur de roches
Dominique Lapointe


Théoparacelsite, derrière ce nom étrange se cache un tout nouveau minéral à l'état naturel dont l'existence vient d'être reconnue par la Commission internationale des nouveaux minéraux.


Ce nom lui a été donné pour rappeler la mémoire de Paracelse, cet homme de science suisse du 16ième siècle à la fois médecin, physicien et chimiste.

Ce nouveau minéral a aussi été découvert par un suisse passionné, comme Paracelse de minéralogie, Halil Sarp conservateur de minéralogie au Muséum d'histoire naturelle de la Ville de Genève.

Dominique Lapointe l'a invité en studio à parler de sa découverte et de son métier.



La chronique Astrophysique des Années lumière

15e anniversaire de la découverte
d'une supernova visible à l'œil nu
par un astronome canadien

Une chronique de Laurent Drissen du département de physique de l'Université LAval


Deuxième heure

Félix, le béluga
Dominique Lapointe

Dans le Hall d'entrée du pavillon Président Kennedy de l'UQAM, il y a un visiteur innatendu et original ces temps-ci.
Il s'appelle Félix et a 10 000 ans.

Félix est un béluga, une petite baleine blanche dont les restes ont été trouvés l'été dernier à St-Félix de Valois au nord de Joliette au Québec.

Pourquoi et comment un vieux béluga a-t-il pu se retrouver en pleine terre agricole.


Dominique Lapointe
a rencontré Félix et ceux qui ont entrepris de prendre soin de lui.

Félix le béluga est exposé dans le Hall d'entrée du pavillon Président Kennedy de l'UQAM. jusqu'au 2 mai prochain. 201 avenue du Président Kennedy, Montréal.


L'entrevue des Années lumière

Monique Frize, ingénieure
Sophie Payeur

Depuis une trentaine d'années, les femmes ont investi les domaines scientifiques plus que jamais auparavant.
En médecine, par exemple, elles représentent aujourd'hui près de la moitié des effectifs. En génie, par contre, elles peinent encore à faire leur place.

Il faut bien le dire, les métiers d'ingénieurs ont longtemps été dominés uniquement par les hommes et beaucoup de préjugés résistent encore à l'insertion des femmes dans ces domaines.

Une femme a décidé de prendre le flambeau et de parler, en leur nom, afin que cette moitié de la biodiversité humaine puisse s'exprimer dans les métiers d'ingénieur.

Cette femme, c'est Monique Frize. Ingénieure biomédicale, chercheuse et professeure, Monique Frize partage ses semaines entre l'École d'ingénierie des technologies de l'information, à l'Université d'Ottawa, et le département d'ingénierie des systèmes et d'informatique de l'Université de Carleton.

Sophie Payeur l'a rencontré jeudi dernier, la veille de la Journée internationale des femmes.




L'auteur de la semaine

Anne Briand-Bouthiaux

Cette semaine, notre auteure s'est penchée sur un sujet à la fois complexe et controversé : les OGM. Le livre a pour titre : OGM Brevets pour l'inconnu, publié aux Éditions Faton.

L'auteure, Anne Briand-Bouthiaux, a une formation en médecine vétérinaire et un diplôme en nutrition. Dans son ouvrage, elle examine les OGM sous toutes les coutures, elle précise l'état des connaissances scientifiques sur les OGM, explique leur potentiel et les risques qu'ils posent pour la santé et pour l'environnement.

Un ouvrage encyclopédique, un inventaire complet des procédés utilisés pour la création des OGM.

Anne Briand-Bouthiaux s'est rendue au studio de Radio-France à Besançon pour répondre aux questions de Pauline Vanasse.



Dimanche 17 mars 2002

La semaine prochaine, à l'occasion du Mois de la nutrition, une émission spéciale sur notre alimentation :
Vous pourrez rendre visite l'équipe des Années Lumières puisque l'émission sera enregistrée en public, mercredi midi, à Place Ville-Marie, à Montréal.



PREMIÈRE HEURE : 12 h 15

La shigellose… ou le casse-tête des maladies infectieuses
La chronique technologie de l'information des Années lumière


Technochorégraphie :
La rencontre de la science et de l'art

L'Entrevue des Années lumière: Harvey Mead

L'auteur de la semaine : Jean-Michel Truong


Si la science vous intéresse, que vous rêvez de devenir journaliste et êtes âgés entre 18 et 30 ans, la Bourse Fernand-Séguin est pour vous.
Ne ratez pas votre chance: informez-vous dès maintenant au site de l'Association des communicateurs scientifiques. http://www.acs.qc.ca/


Première heure

Le Canada perd le Nord
Dominique Lapointe

Le Canada perd le Nord, lentement mais sûrement.
Dans 3 à 4 ans, le pôle Nord magnétique qui est actuellement dans la partie canadienne de l'océan arctique va, en quelque sorte, quitter le pays pour se retrouver en eaux internationales plus au nord.
Un phénomène naturel, inéluctable et complètement aléatoire.

Si cela fait pratiquement 2000 ans que l'homme connaît l'existence du magnétisme terrestre mais c'est beaucoup plus récemment qu'on a pu le localiser et mesurer ses déplacements.
À la commission géologique du Canada, une équipe de chercheurs canadiens est chargée de suivre les humeurs du pôle Nord.

Le pôle Nord magnétique est l'endroit précis sur Terre où une boussole pointerait vers le bas dans la verticale plutôt qu'à l'horizontale.
Même chose au pôle Sud. Là aussi convergent toutes les lignes de champs magnétiques terrestres.

Reste que ces deux pôles magnétiques ne sont pas stables, ils se déplacent de plusieurs kilomètres à chaque année et ce déplacement s'accélère même depuis qu'on a commencé à enregistrer les déplacements du pôle magnétique.

Dominique Lapointe a demandé à Benoît St-Louis, de la Commission géologique du Canada, de nous raconter comment on a découvert que le Nord magnétique bougeait.

Hyperliens pertinents

À la poursuite du pôle magnétique nord
Programme national de géomagnétisme du Canada

Déclinaison magnétique
(Pardon ? Le Nord, ce n'est pas vraiment le Nord ?)

Programme national de géomagnétisme du Canada

Où est situé le pôle Nord magnétique et pourquoi se déplace-t-il ?
Québec Sciences


Les inventeurs persistent et signent
Pauline Vanasse

Trouvée par hasard, raffinée et développée souvent pendant des années, l'« invention du siècle » trouve parfois difficilement son chemin jusqu'à nos foyers.

Pourtant qui d'entre nous ne s'est pas dit un jour : « Comment se fait-il qu'on n'ait pas encore inventé un dispositif qui rendrait nos véhicules plus sécuritaires ou qui économiserait l'énergie ou qui, tout bonnement, permettrait de tourner un œuf sans briser le jaune ? »

Ces gens qui travaillent à répondre à toutes ces questions sont les inventeurs. Ils sont peu connus mais on avait récemment une occasion unique d'en voir plusieurs réunis au même endroit.
Le Salon national de l'habitation, qui s'est tenu au début du mois à Montréal, avait un pavillon particulier ; le « Pavillon des inventeurs québécois ». On pouvait y rencontrer une trentaine d'inventeurs, qui se faisaient un plaisir de présenter leurs dernières trouvailles aux visiteurs.

Pauline Vanasse s'est rendue au Pavillon des inventeurs.

Hyperliens pertinents

Association des inventeurs du québec

Invention Québec

Les Inventions Canadiennes

La p'tite histoire de la propriété intellectuelle au Canada

Invention Europe

Chronologie des inventions
D'avant JC à 2000


La shigellose…
ou le casse-tête des maladies infectieuses

Yanick Villedieu

Shigella flexneri
Protrusion observée en microscopie électronique à balayage (après décapage de surface).
Colorisation artificielle
Photo : Institut Pasteur

Comment un microbe peut-il infecter une personne, déjouer son système immunitaire et la rendre malade au point, parfois, de la tuer ? La réponse à cette question est, encore aujourd'hui, loin d'être parfaitement connue.

Les phénomènes biologiques en cause dans les maladies infectieuses constituent souvent un fabuleux casse-tête pour les chercheurs, surtout quand ils veulent les comprendre à leur niveau le plus fondamental.

Un exemple pour illustrer ce casse-tête : celui de la shigellose, une forme de dysenterie qui tue chaque année un million d'enfants dans le monde. La maladie est causée par une bactérie qui infecte l'intestin en envahissant les cellules de sa paroi.

Cette invasion, cette guerre entre les microbes et les cellules de l'intestin, déclenche une cascade d'événements biochimiques inouïe de subtilité et de complexité.

Yanick Villedieu
s'entretient avec le Dr Philippe Sansonetti, médecin et chercheur à l'Institut Pasteur de Paris.

Autre hyperlien pertinent

Shigellose
Site de l'OMS


La chronique
Technologie de l'information

des Années lumière

La technologie informatique
au service de la musique

Une chronique de Pierre Dumouchel, vice-président Recherche
et Développement au CRIM



Deuxième heure

Technochorégraphie
La rencontre de la science et de l'art

Sophie Payeur

Edgar Degas


Réunir la science et l'art est une idée qui fait son chemin avec les technologies multimédias.
Un projet bien concret a été mis sur pied l'an dernier à l'UQAM.

Ce projet a réuni, entre autres, des chorégraphes, des danseurs, des spécialistes du mouvement et des informaticiens.




Le projet LARTech, laboratoire d'applications et de recherches en technochorégraphie à l'UQAM est né du rêve de la chorégraphe Martine Époque.

Ce laboratoire travaille notamment à concevoir et perfectionner un logiciel de traitement du geste. L'intérêt est grand à la fois pour les créateurs artistiques mais aussi pour les chercheurs qui s'intéressent au mouvement humain.

Le reportage de Sophie Payeur.

Hyperliens pertinents

LARTech

Les logiciels Digits 'n Art

Centre de Traitement en Imagerie Virtuelle


L'entrevue des Années lumière

Harvey L. Mead,
un homme remarquable

Pauline Vanasse

Harvey L. Mead, un nom que la plupart d'entre vous connaissent certainement. Il a été de toutes les luttes pour la protection de l'environnement au Québec depuis plus de vingt ans.

Président-fondateur de l'Union québécoise pour la conservation de la nature, l'UQCN, professeur de philosophie, l'homme a épousé plusieurs carrières: écologiste, philosophe, enseignant et politicien.

Homme de convictions, son engagement en faveur de l'environnement lui a valu une reconnaissance non seulement ici, mais aussi au niveau international. Il a d'ailleurs signé la préface de l'édition française du rapport Brundtland sur le développement durable. Rapport qui est devenu la bible des écologistes.

Harvey L. Mead a accepté de se raconter et de répondre aux questions de Pauline Vanasse.

Hyperlien pertinent

Union québécoise pour la conservation de la nature


L'auteur de la semaine

Jean-Michel Truong


Dans son ouvrage, Totalement inhumaine, Jean-Michel Truong raconte comment les tecnologies de l'information sont en train de perdre le contrôle de toutes les sphères de la vie, en commençant par l'économie.





Son livre, paru aux Éditions Les Empêcheurs de penser en rond, est une « réflexion choc » sur l'intelligence artificielle et le devenir des hommes.

Sophie Payeur s'est entretenue cette semaine avec Jean-Michel Truong.



 


L'émission Les Années lumière est diffusée
le dimanche de 12 h 15 à 14 h à la première
chaîne de la radio de Radio-Canada.