DOIT-ON
SE
MÉFIER
DE
L'HORMONOTHÉRAPIE?
Sophie
Payeur

Le
Journal
of
the
American
Medical
Association
publie
cette
semaine
deux
études
mettent
en
cause
les
vertus
de
l'hormonothérapie.
Une
de
ces
études,
qui
s'attarde
à
l'hormonothérapie
combinée
strogène-progestérone,
a
dû
être
interrompue
trois
ans
avant
son
terme
parce
qu'on
a
décelé
une
légère
augmentation
du
cancer
du
sein
et
de
maladies
cardio-vasculaires
parmi
les
participantes.
Les
auteurs
ont
jugé
que
l'étude
montrait
clairement
que
les
risques
pour
la
santé
des
femmes
dépassaient
clairement
les
bénéfices
attendus
de
l'hormonothérapie.
L'autre
étude,
qui
portait
sur
la
prise
d'strogènes
seulement,
a
établi
que
les
femmes
qui
en
ont
pris
pendant
plus
de
dix
ans
avaient
un
risque
plus
élevé
de
contracter
le
cancer
des
ovaires
que
celles
qui
n'en
avaient
pas
pris
ou
que
celles
qui
prenaient
une
combinaison
strogène-progestérone.
Quelle
est
la
validité
de
ces
résultats?
Faut-il
remettre
en
question
la
thérapie
de
remplacement
des
hormones?
En
ce
qui
a
trait
au
risque
de
cancer
des
ovaires,
les
experts
disent
qu'il
faut
relativiser
les
résultats
de
l'étude.
Au
Canada,
le
risque
pour
une
femme
d'avoir
un
cancer
des
ovaires
est
de
1,5
%.
Pour
celles
qui
prennent
de
l'strogène,
le
risque
augmenterait
à
2,5%
selon
l'étude.
De
toute
façon,
la
thérapie
à
l'strogène
seulement
ne
touche
qu'un
petit
nombre
de
femmes,
puisque
on
prescrit
à
la
plupart
la
combinaison
des
deux
hormones.
Les
experts
recommandent
également
la
prudence
pour
l'interprétation
des
résultats
de
la
deuxième
étude.
Ils
estiment
qu'elle
n'a
pas
été
menée
correctement.
Entre
autres,
plusieurs
des
participantes
avaient
déjà
un
bilan
de
santé
assez
lourd,
ce
qui
n'en
faisait
pas,
au
départ,
de
bonnes
candidates
à
l'hormonothérapie.
|
Environ
38%
des
femmes
américaines
ménopausées
prennent
des
hormones.
En
2000,
les
ventes
de
traitements
hormonaux
de
substitution
ont
rapporté
plus
de
2
milliards
de
dollars.
|
Doit-on
se
méfier
de
l'hormonothérapie?
Sophie
Payeur
en
a
discuté
avec
André
Lemay,
clinicien-chercheur
au
département
d'obstétrique
et
gynécologie
de
l'Université
Laval.
Hyperliens
pertinents
Women's
health
initiative
Détails
de
l'étude
des
Instituts
nationaux
de
santé
qui
a
dû
être
interrompue
(en
anglais)
Augmentation
du
risque
de
cancer
des
ovaires
reliée
à
la
thérapie
d'oestrogène
Institut
national
du
Cancer
des
États-Unis
Journal
of
the
American
medical
association
En
anglais
Les
avantages
et
les
inconvénients
de
l'hormonothérapie
Réseau
canadien
pour
la
santé
des
femmes
LES
VIRUS
VOYAGEURS
Pauline
Vanasse

Le
virus
du
Nil
occidental
a
fait
son
arrivée
au
Québec.
La
semaine
dernière,
on
a
retrouvé
deux
corneilles
mortes
infectées
par
le
virus
dans
l'ouest
de
Montréal.
Le
même
jour,
un
autre
oiseau
infecté
a
été
retrouvé
au
Manitoba.
C'est
la
première
fois
qu'on
décèle
des
traces
du
virus
au
Québec
et
à
l'ouest
de
l'Ontario.
Dans
la
plupart
des
cas,
l'infection
n'entraîne
aucun
symptôme.
Toutefois,
elle
peut
provoquer
l'encéphalite
et
même
la
mort
chez
ceux
dont
le
système
immunitaire
est
affaibli.
Le
virus
du
Nil
occidental
a
été
isolé
pour
la
première
fois
en
1937
dans
la
région
du
Nil
occidental
de
l'Ouganda.
En
Amérique
du
Nord,
la
première
éclosion
du
virus
est
survenue
en
1999,
à
New
York.
Sept
personnes
en
sont
décédées.
Au
cours
des
deux
années
suivantes,
la
progression
du
virus
s'est
poursuivie
dans
plus
de
25
États
de
l'Est
américain,
du
sud
de
l'Ontario
jusqu'à
la
Floride.
|
Malgré
tout,
les
autorités
sanitaires
demandent
à
la
population
de
prendre
des
précautions.
On
recommande
d'éliminer
les
sites
d'eau
stagnante
où
les
moustiques
peuvent
se
reproduire,
d'installer
des
moustiquaires,
d'appliquer
une
crème
répulsive
sur
le
corps,
de
porter
des
vêtements
pâles
et
de
limiter
les
activités
extérieures
à
l'aube
et
au
crépuscule.
Le
ministère
de
la
Santé
et
des
Services
sociaux
intensifie
pour
sa
part
ses
activités
de
surveillance.
Il
demande
aux
hôpitaux
de
la
région
montréalaise
de
signaler
les
cas
d'encéphalite,
la
forme
la
plus
grave,
mais
très
rare,
de
la
maladie.
Le
ministère
demande
également
à
la
population
de
rapporter
la
découverte
de
carcasses
de
corneilles,
de
geais
bleus
ou
de
grands
corbeaux.
SOS-braconnage:
1
800
463
2191
Les
invités
de
Pauline
Vanasse
sont
Jean-Pierre
Bourassa,
auteur
d'un
ouvrage
sur
les
moustiques,
il
fait
partie
du
comité
spécial
sur
le
virus
du
Nil
occidental,
qui
a
été
mis
sur
pied
par
le
Ministère
de
la
Santé
du
Québec
et
l'entomologiste
Guy
Charpentier,
du
département
de
chimie-biologie
de
l'Université
du
Québec
à
Trois-Rivières.
Hyperliens
pertinents
Le
point
sur
le
virus
du
Nil
Occidental
au
Québec
Information
de
la
santé
publique
de
Montréal-Centre
Information
de
surveillance
du
virus
du
Nil
occidental
Bureau
des
maladies
infectieuses
du
ministère
de
la
Santé
du
Canada
Centre
canadien
coopératif
de
la
santé
de
la
faune
Des
maladies
animales
transmises
à
l'homme
Dossier
de
l'émission
Découverte
Larvicides
pour
contrer
la
transmission
du
virus
du
Nil
occidental
chez
les
humains
Institut
national
de
la
santé
publique
du
Québec
L'IMMENSE
POTENTIEL
DES
CELLULES
SOUCHES
Pauline
Vanasse

La
recherche
sur
les
cellules
souches
progresse
à
pas
de
géant.
Lors
du
Congrès
de
la
Société
internationale
d'hématologie,
qui
se
tenait
cette
semaine
à
Montréal,
les
experts
ont
fait
état
de
leurs
découvertes
en
la
matière.
À
la
suite
de
la
controverse
soulevée
par
l'utilisation
des
cellules
souches
embryonnaires,
les
recherches
s'orientent
maintenant
vers
des
cellules
souches
adultes.
On
a
découvert
que
certaines
de
ces
cellules,
prélevées
sur
des
êtres
humains
vivants,
pourraient
être
utilisées
afin
de
régénérer
des
tissus
et
des
organes
endommagés.
Après
les
cellules
souches
sanguines,
utilisées
pour
le
traitement
de
la
leucémie,
on
fait
maintenant
d'importantes
percées
dans
l'utilisation
des
cellules
sanguines
du
cordon
ombilical,
des
cellules
de
la
peau
et
même
celles
des
tissus
adipeux.
L'enthousiasme
est
grand
dans
la
communauté
scientifique.
On
estime
que
d'ici
quelques
années
l'utilisation
de
ces
cellules
pourrait
permettre
de
guérir
des
maladies
incurables
jusqu'à
maintenant,
comme
le
Parkinson,
ou
de
réparer
la
moelle
épinière.
Pauline
Vanasse
a
assisté
au
Congrès
de
la
Société
internationale
d'hématologie.
Elle
en
a
profité
pour
discuter
avec
Claude
Gorin,
du
service
d'hématologie
de
l'hôpital
Saint-Antoine
et
professeur
à
la
Faculté
de
médecine
de
l'Université
Paris
VI,
et
Pierre
Laneuville,
directeur
du
service
d'hématologie
de
l'Université
McGill.
Hyperliens
pertinents
Congrès
de
la
Société
internationale
d'hématologie
En
anglais
Cellules
souches,
clonage
thérapeutique
et
fontaine
de
Jouvence
Dossier
de
l'émission
Découverte
Tempête
scientifique
et
éthique
autour
des
cellules
souches
Dossier
du
magazine
Infoscience
Journal
de
la
Société
internationale
d'hématologie
En
anglais
|
«Petit
chercheur
deviendra
grand»
|
La
série
d'été
des
Années
lumière
Cette
année,
nous
consacrons
notre
série
d'été
à
des
rencontres
avec
des
scientifiques,
des
ingénieurs
ou
des
professeurs
de
science.
Ces
hommes
et
ces
femmes
ont
en
commun
d'avoir
participé
et
remporté
des
honneurs
aux
Expo-Sciences,
lorsqu'ils
étaient
au
secondaire
ou
au
collégial.
Cette
semaine,
Sophie
Payeur
a
rencontré
Alain
Labonté,
enseignant,
qui
prépare
un
manuel
scolaire
sur
le
thème
des
mathématiques
et
des
sciences
destiné
aux
élèves
du
primaire.
Durant
la
saison
estivale,
l'émission
Les
Années
lumière
commence
à
12 h 15 pour
se
terminer
à
13 h 00.
Nous
retrouverons
notre
format
habituel
de
2
heures
à
compter
du
1er
septembre.
|
VAINCRE
UN
JOUR
LA
MALADIE
D'ALZHEIMER
?
Pauline
Vanasse

La
8ième
Conférence
internationale
sur
la
maladie
d'Alzheimer
se
tenait
cette
semaine
à
Stockholm.
4 000
chercheurs
y
ont
divulgué
les
résultats
de
leurs
travaux.
Les
recherches
dans
ce
domaine
ont
avancé
à
grands
pas
depuis
quelques
années.
Parmi
les
percées
importantes
discutées
à
la
conférence
de
Stockholm
:
on
comprend
maintenant
comment
les
maladies
cardio-vasculaires
font
augmenter
le
risque
de
développer
l'Alzheimer.
Cette
maladie
a
été
décrite
pour
la
première
fois
en
1906
par
le
neurologue
allemand
Alois
Alzheimer.
Il
s'agit
d'une
affection
progressive
et
dégénérative
qui
détruit
le
cerveau.
La
perte
de
mémoire,
l'incapacité
à
reconnaître
des
choses
simples
et
des
changements
graduels
du
comportement
sont
les
premiers
symptômes
de
cette
maladie.
Cette
affection
incurable
est
la
quatrième
cause
de
décès
dans
les
pays
industrialisés.
Les
experts
estiment
qu'en
2005,
22
millions
de
personnes
dans
le
monde
seront
atteintes
de
l'Alzheimer.
Au
Canada,
300
000
personnes
souffrent
de
la
maladie. |
|
Pauline
Vanasse
s'entretient
avec
l'un
des
participants
à
la
conférence
de
Stockholm,
le
docteur
Judes
Poirier,
directeur
du
Centre
McGill
d'études
sur
le
vieillissement.
Le
docteur
Poirier
est
une
sommité
dans
le
domaine
de
la
recherche
sur
l'Alzheimer.
Il
découvrait
au
début
des
années
90
un
gène
de
prédisposition
à
la
maladie.
Il
vient
d'identifier
un
nouveau
gène
qui
joue
aussi
un
rôle
important
dans
l'apparition
de
l'Alzheimer.
Hyperliens
pertinents
Alzheimer
Research
Forum
Un
coeur
en
santé
préviendrait
l'Alzheimer
Nouvelle
de
Radio-Canada
Société
Alzheimer
Canada
La
maladie
d'Alzheimer
France
Alzheimer
ÂgeVillage
PÉNURIE
D'EAU
ET
PRODUCTION
ALIMENTAIRE
:
PÉRIL
EN
LA
DEMEURE
Sophie
Payeur
D'ici
20
ans,
8
milliards
d'humains
peupleront
la
planète
terre.
Cet
accroissement
de
la
population,
lié
à
la
rareté
de
l'eau
et
aux
pressions
sur
l'environnement
en
inquiètent
plus
d'un.
|
Dans
de
telles
conditions,
arrivera-t-on
à
produire
suffisamment
d'aliments
pour
nourrir
la
population
mondiale?
|
Mille
experts
se
sont
réunis
à
Montréal
cette
semaine
pour
réfléchir
sur
le
sujet,
dans
le
cadre
du
18ième
congrès
de
la
Commission
internationale
des
irrigations
et
du
drainage
.
L'eau,
qui
joue
un
rôle
essentiel
en
agriculture,
était
bien
sûr
au
cur
des
débats.
|
|
Les
techniques
d'irrigation
et
de
drainage
ont
permis
de
grands
progrès
en
agriculture,
notamment
dans
les
pays
en
voie
de
développement.
Cependant,
encore
aujourd'hui,
800 millions
de
personnes
souffrent
quotidiennement
de
la
faim.
La
science
peut-elle
éviter
une
catastrophe ?
Est-il
possible
d'augmenter
la
production
alimentaire
avec
de
moins
en
moins
d'eau ?
|
|
|
Le
Canada
n'échappe
pas
aux
problèmes
d'eau
et
d'irrigation.
L'ouest
canadien
connaît
des
sécheresses
importantes.
L'est
du
pays
est
aussi
touché
par
un
manque
de
précipitations.
| Comment
faire
face
aux
problèmes
de
production
alimentaire
causés
non
seulement
par
les
intempéries
mais
aussi
par
la
pollution
? |
|
Sophie
Payeur
a
analysé
ces
questions
en
compagnie
de
Daniel
Zimmer,
directeur
au
Conseil
mondial
de
l'eau,
Jean-Louis
Daigle,
directeur
au
Centre
de
conservation
des
sols
et
de
l'eau
de
l'est
du
Canada
et
Alain
Vidal,
du
Programme
international
pour
la
technologie
et
la
recherche
en
irrigation
et
drainage
(IPTRID).
Hyperliens
pertinents
Commission
internationale
des
irrigations
et
du
drainage
Institut
national
de
recherche
sur
les
eaux
Environnement
Canada
Portail
Eau
-
UNESCO
Eau
potable
à
vendre?
Dossier
de
Radio-Canada
ENCORE
AUJOURD'HUI:
LA
DÉCOUVERTE
DE
NOUVELLES
ESPÈCES
Robert
Lamarche
On
apprenait
cette
semaine
que
des
chercheurs
avaient
découvert
une
nouvelle
espèce
d'invertébré
à
Central
Park,
en
plein
cur
de
New
York.
Il
s'agit
d'un
centipède
de
12
millimètres,
qui
a
82
pattes.
Ce
n'est
pas
la
seule
découverte
dans
le
domaine
de
la
biodiversité
loin
de
là.
Samedi
dernier,
on
trouvait
un
calmar
géant
échoué
sur
une
plage
australienne.
Le
céphalopode
de
250
kilos
est
un
mystère
pour
les
scientifiques,
qui
n'ont
jamais
vu
rien
de
semblable.
Il
pourrait
s'agir
d'une
nouvelle
espèce.
En
juin
dernier,
des
chercheurs
disaient
avoir
identifié
deux
nouvelles
espèces
de
singes
dans
la
forêt
brésilienne.
Robert
Lamarche
fait
le
point
sur
ces
découvertes
qui
peuvent
paraître
surprenantes
au
21ième
siècle.
Et
puis
ces
espèces,
à
peine
identifiées,
ne
risquent-elles
pas
de
disparaître
au
train
où
va
la
dégradation
des
milieux
naturels
une
détérioration
causée
surtout
par
les
activités
humaines ?
|
Les
invités
de
Robert
Lamarche
:
John
Newby,
conseiller
principal
au
Programme
de
conservation
des
espèces
du
Fonds
mondial
pour
la
nature-International
et
François-Joseph
Lapointe,
professeur
au
département
de
sciences
biologiques
de
l'Université
de
Montréal.
Hyperliens
pertinents
A
New
Kind
of
New
Yorker,
One
With
82
Legs
Article
du
New
York
Times
New
centipede
uncovered
in
leaves
of
New
York's
Central
Park
Nouvelle
de
CBC
Étonnante
découverte
dans
Central
Park
à
New
York
Article
dans
Cyberpresse
Un
calmar
géant
intrigue
les
scientifiques
Article
dans
Cyberpresse
-
22
juillet
2002
La
biodiversité
en
péril
Dossier
de
Radio-Canada
|
«Petit
chercheur
deviendra
grand»
|
La
série
d'été
des
Années
lumière
Cette
année,
nous
consacrons
notre
série
d'été
à
des
rencontres
avec
des
scientifiques,
des
ingénieurs
ou
des
professeurs
de
science.
Ces
hommes
et
ces
femmes
ont
en
commun
d'avoir
participé
et
remporté
des
honneurs
aux
Expo-Sciences,
lorsqu'ils
étaient
au
secondaire
ou
au
collégial.

Cette
semaine,
pour
ce
cinquième
épisode
de
la
série,
Pauline
Vanasse
rencontre
Bruno
Drolet,
biologiste
et
chercheur
à
la
Faculté
de
foresterie
et
de
géomatique
de
l'Université
Laval
à
Québec.