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Les
Années
lumière vous invitent à un fabuleux voyage
hebdomadaire au pays de l'astronomie, de la biologie,
de la chimie, de l'environnement, de l'exploration spatiale,
de la génétique, du génie, de l'histoire, de la philosophie
des sciences et bien d'autres... |
Première
heure
Qu'est-ce
que la biométéorologie ?
Pauline Vanasse
L'humidité
rend les personnes aux prises avec des rhumatismes particulièrement
sensibles, mais saviez-vous que l'on peut, grâce à
la météo, prévoir des incidences plus
élevées de maladies telles que des crises cardiaques
ou des migraines ?
Il semble bien, en effet, que les conditions météorologiques
aient une influence sur la santé. Le temps ne rend
pas malade, mais il peut accentuer certains symptômes
chez des personnes qui souffrent de maladies
Depuis
plusieurs années on s'intéresse au phénomène,
surtout en Europe, et cela a donné naissance à
la biométéorologie, qui étudie les effets
des conditions du temps sur les êtres vivants, en particulier
sur les humains.
Des observations qui restent empiriques, on n'a pas encore
trouvé d'explication scientifique aux liens entre météo
et santé mais on commence à prendre au sérieux
ces liens. Des études sont menées sur certains
aspects précis de la question.
Pour en savoir plus, savoir ce qu'est au juste la biométéorologie,
savoir ce qu'est le Médiclim, et découvrir les
effets du foehn ou du chinook sur notre santé, Pauline
Vanasse a enquêté.
Hyperliens
pertinents
Le
Réseau canadien de la météorologie médicale
Biométéo
suisse
Biométéo
allemande
Science et Société
Marie-Hélène Poirier
Le
récent colloque
« Science et Société » qui
se tenait au Cégep de Limoilou à Québec
sous l'égide de
l'ACFAS a permis la rencontre de grands noms de la science
avec des jeunes.
L'idée est née il y a une dizaine d'années,
en France : il s'agissait d'organiser chaque année une
rencontre entre des scientifiques et des citoyens pour discuter
des questions importantes de l'heure.
L'initiative s'est internationalisée et, depuis l'an
2000, des centaines de jeunes de 18 à 25 ans ont participé
à des rencontres Science et Société, au
Québec, en France, en Italie, au Maroc et au Portugal.
D'ici la fin de cette nouvelle année, l'Afrique du Sud,
l'Allemagne, les États-Unis, le Japon et le Liban devraient
emboîter le pas.
Marie-Hélène
Poirier a assisté au colloque de Québec
Deuxième
heure
INTERVIEW
EXCLUSIVE
Michel
Serres, le mathématicien philosophe
Yanick Villedieu
Une
fois n'est pas coutume, toute la 2ème heure des Années
lumière est consacrée à cette
entrevue exclusive avec le mathématicien et philosophe
Michel Serres.
Depuis
plus d'une trentaine d'années, Michel Serres a publié
une impressionnante série d'essais pour analyser, expliquer
et nous faire comprendre notre monde.
Il est professeur à l'Université Stanford, en
Californie.
Michel
Serres, qui siège à l'Académie
française, vient de publier, aux Éditions Le
Pommier, un très beau livre intitulé « Hominescence »,
un mot qu'il s'est permis de forger.
«
Notre monde et nous passons par une crise d'empan multimillénaire,
ou souffrons les douleurs d'un enfantement sans équivalent
dans ce que nous appelons histoire depuis peu, nous accouchons
peut-être d'une autre humanité. » Michel
Serres
C'est à Paris que Yanick Villedieu l'a
rencontré pour cet entretien, enregistré à
la mi-décembre 2001.
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Si
la science vous intéresse, que vous rêvez
de devenir journaliste et êtes âgés
entre 18 et 30 ans, la Bourse Fernand-Séguin est
pour vous.
Ne ratez pas votre chance: informez-vous dès maintenant
au site de l'Association des communicateurs scientifiques.
http://www.acs.qc.ca/ |
Première
heure
Stephen
Hawking
souffle ses soixante chandelles
Dominique Lapointe
60
ans... C'est encore jeune pour tout individu vivant dans
un pays développé. Or pour l'astrophysicien
de réputation mondiale, Stephen Hawking, parvenir
à cet âge est un véritable pied de
nez à Dame Nature.
C'est que Hawking est atteint de la sclérose latérale
amyotrophique (SLA), une maladie qui tue 90% de ses victimes
dans les 10 années suivant le diagnostique. Le
chercheur britannique, lui, vit avec la maladie depuis
presque 40 ans!
Ce n'est pas le seul exploit de ce chercheur émérite.
On dit de lui qu'il est le plus grand physicien après
Isaac Newton. Coïncidence? Il occupe la chaire jadis
détenue il y a 300 ans par l'inventeur de la théorie
de l'attraction gravitationnelle!
Selon
Raymond Laflamme, physicien de Los Alamos et étudiant
au doctorat du professeur Hawking dans les années
80, ce dernier a contribué grandement à
l'avancement de la science quantique. Il a réconcilié
la théorie de la relativité de Einstein
et celle de Newton sur la gravité pour expliquer
la naissance et la mort possible de notre univers.
Dominique Lapointe s'est entretenu avec
Raymond Laflamme.
Hyperlien
pertinent
Le
site de Stephen Hawking
La biodiversité recule en Amérique
Chantal Srivastava

« Tant à l'échelle nord-américaine qu'à l'échelle
mondiale, l'activité économique du Canada et des États-Unis
engendre des pressions environnementales disproportionnées.
»
Le constat de la Commission de la coopération environnementale
est sévère. Cet organisme qui a été
créé en vertu de l'Accord de libre-échange
nord-américain (ALÉNA) pour dresser le tableau
environnemental du Canada, des États-Unis et du Mexique
vient de rendre public son rapport intitulé La
mosaïque nord-américaine.
Le
rapport remet en cause notre mode de développement.
Nous consommons plus de produits naturels et plus rapidement
que la capacité de la nature à se regénérer.
Nous dépensons ausi plus d'énergie: le Canada
et les États-Unis sont en fait responsables de près
du tiers des émissions de gaz à effet de serre.
Pourtant, ils ne représentent que 5 % de la population
mondiale...
Nos
politiques économiques supplantent celles qui visent
à protéger notre biodiversité. Des
répercussions qui deviennent évidentes lorsqu'on
observe les changements climatiques.
Chantal Srivastava a rencontré
Jane Barr, consultante à la CCE, et
Denis Gosselin, climatologue à Environnement
Canada.
Hyperliens
pertinents
Le
site de l'émission Découverte
Le
clonage
au Québec :
«pratiquement
impossible», dit le ministre Cliche
Le
ministre délégué à la Recherche,
à la Science et à la Technologie, David
Cliche, a tenté de rassurer les Québécois
sur la pratique du clonage humain dans la province. Les
conditions actuelles, dit-il, rendent pratiquement impossible
le clonage ou la recherche sur les cellules souches au
Québec.
Malgré tout, au cas où l'un d'entre eux
se lancerait dans la pratique illicite, le code civil
pourrait être amendé « pour faire
face à ces cas hautement hypothétiques »,
alors que le fédéral songe à
criminaliser le clonage humain.
Yanick Villedieu a rencontré le ministre.
Hyperlien
pertinent
Communiqué
du ministère de la Recherche, la Science et la
Technologie
|
La
chronique des
Années lumière
|
La
truffe ne se laisse pas déterrer facilement

La
chronique de Rachel Léger,
du Biodôme de Montréal,
sur ce champignon particulier qui est en voie
de disparition.
Deuxième
heure
Une
diplômée aveugle de la Polytechnique
Sophie Payeur
Valérie
Roy-Turcotte a rencontré son pari.
Aveugle de naissance, elle a fait un «choix objectif»
en s'orientant dans le domaine du génie informatique.
Mais pour les professeurs de la Polytechnique affiliée
à l'Université de Montréal
qui ont été confrontés à la
présence d'une élève aveugle et à
toute la logistique entourant l'adaptation de la littérature
en braille, ce choix était au départ un
défi quasi-impossible à relever.
Valérie graduera pourtant au printemps, après
six ans d'études acharnées et de travail
pour faire tomber les barrières. Elle sera la première
diplômée handicapée visuellement de
la Polytechnique.
Sophie Payeur présente un témoignage
sur son quotidien .
Quel
avenir pour
les xénotransplantations ?
Le
coeur de l'homme prépare sa voie, mais c'est au Seigneur
de conduire ses pas.
( Extrait de Le livre des proverbes)
Et
si l'homme avait le coeur d'un porc, le Seigneur lui
accorderait-il la même attention?
Dans une table ronde animée, et animée
par Yanick Villedieu,
trois invités débattent de la greffe d'organes
animaux sur l'humain, appelées xénogreffes.
Le Groupe de consultation publique sur la xénotransplantation
a publié cette semaine son rapport dont la principale
conclusion est: « Que le Canada n'autorise
pas pour l'instant la xénotransplantation sur des êtres
humains étant donné que subsistent des questions critiques
qu'il faut au préalable résoudre. »
Ce groupe de consultation nouveau genre avait été mis
sur pied par l'Association
canadienne de santé publique, à la demande du
ministre de la Santé fédéral, M. Allan Rock. Des dizaines
de Canadiens ont participé à des forums
d'une fin de semaine dans six villes du pays (Saskatoon,
Halifax, Vancouver, Toronto, Québec et Yellowknife)
pour discuter des enjeux de cette technologie médicale
avec des experts sur place. Le point de vue de la menace
pour la santé a résurgé, tout comme
la question, plus philosophique, de la nature transmutée
de l'être humain. En discutent:
Thérèse
Leroux,
professeure à la Faculté de droit et membre du Centre
de recherche en droit public de l'Université de Montréal,
membre aussi du Groupe de consultation sur la xénotransplantation.
François Pothier, professeur au département
des sciences animales de la faculté d'agriculture de
l'Université Laval, et président de TGN Biotech (TGN
pour transgénèse).
Christian Saint-Germain, philosophe à l'Université
du Québec à Montréal (UQAM), et auteur de La Technologie
médicale hors limite: le cas des xénogreffes, qui
vient de paraître aux PUQ (Presses de l'Université du
Québec).
Hyperlien
pertinent
Le
rapport du groupe de consultation
L'auteur
de la semaine
Jean-Jacques
Salomon, professeur honoraire au Conservatoire
national des Arts et Métiers à Paris, est
l'auteur de plusieurs ouvrages sur les rapports entre
la science et la société.
Dans son plus récent livre, Le scientifique
et le guerrier, l'auteur nous présente le rôle,
parfois paradoxal, que joue le scientifique dans la paix,
mais aussi, et plus souvent qu'autrement, dans la guerre.
«L'industrie scientifique contribue de très
près à l'effort de guerre», croit
celui qui fait par ailleurs une distinction nette entre
le savant et le scientifique.
Chantal Srivastava s'entretient avec l'auteur.
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Première
heure
Les
mains d'un autre
Dominique
Lapointe
2 ans après avoir reçu les deux mains
d'un autre (la première double allogreffe de
membres au monde) Denis Chatelier, peintre en bâtiment,
va très bien.
Le patient a récupéré une bonne
partie de la motricité et la sensibilité
qu'il avait perdue en 1996 lorsqu'une fusée
artisanale avait explosé dans ses mains.
Une
cinquantaine de personnes, dont 18 chirurgiens, ont
travaillé sur cette transplantation et sur
le suivi de ce patient. À la tête de
cette équipe, le chirurgien Lyonnais Jean-Michel
Dubernard.
C'était la troisième tentative d'allogreffe
de mains. Les deux greffes précédentes
en 1998 et 1999 n'ont pas très bien réussi.
Le premier greffé, par la même équipe
de Lyon en France, a fini par se faire amputer sa
nouvelle main en Grande Bretagne l'an dernier.
Ce deuxième anniversaire est très important
pour le patient et pour l'équipe médicale,
ce type d'intervention étant très controversé
à cause de la lourdeur des traitements antirejet
mais aussi du coût de ces opérations
en regard des priorités en transplantation.
Certains critiques affirment même que « les
mains ce n'est essentiel à la vie
».
Dominique Lapointe nous présente aujourd'hui
le point de vue du patient lui-même, Denis Chatelier
qu'il a joint en France.
L'Antarctique
se refroidit : et la planète ?
Pauline Vanasse
La température moyenne a augmenté
tout au long du 20ème siècle, et la tendance
s'est accentuée ces vingt dernières années.
Les modèles climatiques prévoient que
le réchauffement des températures sera
particulièrement marqué dans les régions
polaires.
Cependant,
une étude réalisée par une équipe
américaine menée par Peter Doran, de l'Université
de l'Illinois, et publiée par le magazine Nature
donne un autre son de cloche: l'Antarctique s'est refroidit
depuis 1966, particulièrement en été
et en automne.
Les chercheurs ont analysé les données
météorologiques de l'Antarctique et ont
constaté un refroidissement du continent au cours
des 35 dernières années. Ils ont étudié
plus particulièrement une région dépourvue
de glace, les vallées de McMurdo, où la
température a baissé de un degré
entre 1986 et l'an 2000.
Ce
changement majeur remet-il en question les modèles
qui sont utilisés pour prévoir l'évolution
du climat ?
Qu'est-ce que cela signifie pour le reste de la planète
?
Un
reportage de Pauline Vanasse.
Hyperliens
pertinents
Encyclopédie
de l'Antarctique
L'Antarctique
et l'homme
Dossier de Info Sciences
Commission
canadienne des affaires polaires
Antarctique,
un continent international...
Institut Français pour la Recherche et la Technologie
Polaires
Casey
Station Webcam, Antarctica (en anglais)
Du
sucre dans le cosmos
Dominique Lapointe
Des
scientifiques du Centre
de recherche Ames de la NASA en Californie
ont trouvé du sucre dans deux météorites
tombées sur Terre il y a plus de 30 ans. Celles
étudiées par les gens de la NASA s'appellent
Murchison tombée sur Terre en 1969 et la météorite
Murray qui est arrivée ici en 1950.
Cette confirmation de sucre d'origine extraterrestre
est une nouvelle importante pour cette discipline
qu'on appelle l'exobiologie et qui cherche à
dénicher la vie ailleurs que sur Terre. Cela
fait pas moins de 40 ans qu'on espère trouver
du sucre dans les météorites, celui-ci
étant un ingrédient essentiel, pense-t-on,
au développement de la vie dans l'Univers.
Un
des scénarios les plus populaires ces dernières
années veut que la vie sur Terre ait été
favorisée par le bombardement de matériaux
extraterrestres venant des comètes et des astéroïdes.
Cette découverte de molécules de sucre
dans des météorites en constitue-t-elle
une confirmation ? Sommes des extraterrestres avant
d'être des Terriens ?
Dominique Lapointe a voulu en savoir
plus sur cette découverte qui relance la question
de la vie dans l'Univers.
Hyperliens
pertinents
L'espace
est sucré
Québec Science
Sugar
in space sweetens chances of life
Site de la BBC
Sugar
in space
Science NASA
|
La
chronique Histoire
des Années lumière
|
L'importance
des congrès scientifiques de chimie
pour l'établissement des modèles
dans cette discipline.

La
chronique d'Yves Gingras
Deuxième
heure
Les
phages
Une
collection à préserver
Sophie Payeur
Les
bactéries nuisibles aux hommes et aux animaux
résistent aux antibiotiques, et elles résistent
de plus en plus.
Que faire pour venir à bout des infections
bactériennes récalcitrantes ?
Pour
tenter de répondre à cette question,
les laboratoires se tournent vers une vieille découverte,
celle d'un grand scientifique canadien, Félix
d'Hérelle qui découvrit en 1917 que
certains virus sont capables de tuer des bactéries.
Les bactériophages parasitent les bactéries
pour se reproduire. Et lorsqu'ils se sont reproduit
des centaines et des milliers de fois, les phages
provoquent la mort de leurs hôtes.
Un
microbiologiste de l'Université Laval de Québec,
Hans Wolfgang Ackermann, travaille avec acharnement
depuis 20 ans, à trouver, identifier et conserver
des bactériophages. Sa collection, qui porte
le nom de Félix d'Hérelle, constitue
aujourd'hui une ressource en or pour les chercheurs.
Sa librairie, une des plus importantes du genre à
travers le monde, comporte plus de 400 spécimens.
Le
microbiologiste, qui a pris sa retraite à l'automne
dernier, était inquiet. Sa collection risquait
de disparaître puisque personne à l'Université
n'avait manifesté son intérêt
à prendre en charge la collection après
son départ.
Aussi Faute de relève, le professeur a décidé
de céder à un organisme américain
cette collection unique au monde. Mais il semble que
des mesures seront prises pour que la collection reste
au Québec, à l'université Laval,
et qu'elle repose entre de bonnes mains.
Un
reportage de Sophie Payeur.
Hyperliens
pertinents
Les
bactériophages
Comité
Canadien sur la Résistance aux Antibiotiques
Biophage
Pharma
|
Les
belles rencontres des Années lumière
|
Claudie
Haigneré
une
spationaute passionnée
Yanick Villedieu
Les
femmes ne sont pas encore si nombreuses dans l'espace.
Elles y sont pourtant remarquées et remarquables.
Yanick Villedieu s'est entretenu avec
Claudie
Haigneré, spationaute française.
Une
entrevue qui se déroule à la fois
sur Terre, et dans l'espace.
Dans l'espace, parce que Claudie Haigneré
avait emporté, lors de son séjour
d'octobre dernier sur la Station spatiale internationale,
un petit magnétophone avec lequel elle enregistrait,
au jour le jour, ses impressions de voyage. Un magnétophone
que lui avaient prêté nos collègues
de l'émission
Interception, diffusée sur
les ondes de France-Inter.
Et sur Terre, également, avec l'interview
qu'elle a accordée à Yanick
Villedieu, dans les bureaux de l'Agence
spatiale européenne, à Paris,
à la mi-décembre dernier.
Pap
Ndiaye
Qu'ont
en commun le nylon et la bombe atomique? Des années
de travaux en chimie et surtout, la compagnie du
Pont.
Fondée aux États-Unis en 1802 par un
jeune chimiste d'origine française du nom d'Eleuthère
Irénée du Pont de Nemours, la compagnie
du Pont laisse une marque indélébile
dans l'histoire du
génie chimique, des américains et de
l'humanité.
C'est cette histoire que Pap Ndiaye, historien
et conférencier, a choisi de nous présenter
dans son livre intitulé : « Du
nylon et des bombes ».
Sophie
Payeur s'est entretenue Pap Ndiaye qui
retrace le rôle méconnu des ingénieurs
chimistes de du Pont dans l'invention du nylon
et la fabrication de la bombe atomique.

Notre
première heure est presque entièrement
consacrée à l'entrevue réalisée
cette semaine à Chicoutimi avec le « Scientifique
de l'Année de Radio-Canada »
pour 2001 , le biologiste Claude Villeneuve.
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Première
heure
LE
BIOLOGISTE CLAUDE VILLENEUVE

« SCIENTIFIQUE DE L'ANNÉE
DE RADIO-CANADA » POUR L'ANNÉE
2001

C'est
au Petit Théâtre de l'Université
du Québec à Chicoutimi, qu'a eu
lieu, mercredi dernier, la cérémonie
de remise du Prix du « Scientifique
de l'année de Radio-Canada »
pour l'année 2001.
La
cérémonie s'est tenue en présence
notamment du vice-président de la radio
française de Radio-Canada, Sylvain Lafrance,
et du recteur de l'Université du Québec
à Chicoutimi, Michel Belley
Cet
honneur, remis par notre émission pour
la 15ème année consécutive,
est revenu cette année au biologiste Claude
Villeneuve.
Il souligne notamment le rôle de M. Villeneuve
dans la création d'un programme innovateur
de formation universitaire en écologie,
ainsi que ses efforts de sensibilisation du public
aux questions d'environnement et de changements
climatiques.
Depuis 25 ans, notre lauréat partage sa
carrière entre l'enseignement, la recherche,
le travail sur le terrain, l'écriture et
les missions internationales.
Qu'est-ce que le
« Prix du Scientifique
de l'année de Radio-Canada » ?

Ce titre de « Scientifique
de l'année » est remis
à une personnalité scientifique
qui, au cours de l'année écoulée,
s'est illustrée dans sa discipline
par une découverte, une publication
ou une réalisation remarquable.
L'honneur vise également à
souligner l'implication du scientifique
dans son milieu, son engagement professionnel
et son rayonnement social.
Et en quoi consiste ce prix ?
En
une plaque que nous remettons au scientifique,
et en une entrevue qu'il nous donne à
cette occasion.
|

Professeur au cégep de Saint-Félicien,
et actuellement professeur invité au Département
des sciences fondamentales de l'Université
du Québec à Chicoutimi, Claude
Villeneuve a contribué à
implanter le programme de Diplôme d'études
supérieures en Éco-conseil, pour
la formation de futurs conseillers en environnement.

Il a aussi publié en 2001, avec la collaboration
de François Richard, un livre grand public
intitulé « Vivre
les changements climatiques : l'effet de serre
expliqué », aux Éditions
Multimondes.
Pour avoir droit au livre de Claude Villeneuve,
répondez à la question :
Selon
ce dernier, il s'est passé en 2001,
dans le domaine de l'environnement, un
événement qui a été
« une commotion politique planétaire »:
quel était cet événement
?
Par lettre, message téléphonique,
télécopie ou courriel à
nos adresses habituelles :
Téléphone
: (514) 597-6166 ou 1-800-752-9050
Télécopieur : (514) 597-3638
Courriel :
lumiere@montreal.radio-canada.ca
Courrier :
Les Années lumière
1400, boulevard René-Lévesque
est (1er étage)
Montréal
H2L 2M2
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La
chronique Médecine
des Années lumière
|
Le
tabac et les jeunes
Chronique
du Dr
Marie-Dominique Beaulieu
Hyperlien
pertinent
Info-Tabac
(Québec)
Deuxième
heure
Une
forêt sous la glace
Pauline Vanasse
Une
forêt fossilisée de 2 millions d'années
sous la glace de l'Arctique canadien !
Daniel Fortier, un étudiant en climatologie
de l'Université Laval, a découvert
cette forêt sur l'Ile Bylot, dans l'Arctique.
Daniel Fortier était sur l'Ile Bylot, l'été
dernier, pour poursuivre ses travaux de doctorat
sur le pergélisol, et c'est tout à
fait par hasard qu'il a trouvé la forêt
fossile sur cette île où il n'y a
pas d'arbres, seulement de la toundra.
L'Ile
Bylot est au Nord de l'Ile de Baffin,
à environ 72 degrés de latitude.
C'est un territoire très nordique, donc,
où le mercure peut descendre à 50
degrés sous zéro l'hiver, et monter
jusqu'à dix degrés en juillet.
Pauline Vanasse a voulu en savoir plus
sur cette forêt du passé qui pourrait
nous apprendre sur le climat futur.
Hyperlien
pertinent
Centre
d'Études Nordiques,
Université Laval
Blue
Storm, un puissant météorologue
Sophie Payeur
Quel
temps fera-t-il demain? Une question bien banale
mais pas si simple pour les météorologistes.
On se moque souvent de leurs ratés mais
on oublie aussi qu'ils doivent jongler avec
des phénomènes atmosphériques
extrêmement complexes et, par nature,
imprévisibles.
Néanmoins,
les météorologistes sont maintenant
capables de fournir des prévisions plus
précises et de le faire sur de plus longues
échéances. Pour ce faire, les
grands services météorologiques
font aujourd'hui de la prévision numérique
et les ordinateurs sont au cur de cette
méthode.
Ces ordinateurs, dans un premier temps, ont
à capter des tonnes de données
sur différents aspects de l'atmosphère
qui entoure toute la planète et ces données
sont intégrées à des modèles
numériques très sophistiqués.
Ces
ordinateurs doivent être assez puissants
pour fournir d'abord l'état initial de
l'atmosphère et créer une représentation
qui soit la plus près possible de la
réalité. Assez puissants également
pour, ensuite, simuler l'évolution de
ces conditions atmosphériques.
Les choses avancent dans ce domaine et dans
quelques mois, une machine exceptionnelle sera
livrée au Centre
européen de prévisions météorologiques
à moyen terme.
L'ordinateur, qui a été commandé
à la compagnie IBM, est surnommé
Blue
Storm. Lors de son installation finale,
en 2004, Blue Storm sera l'ordinateur le plus
puissant de la planète.
Le
reportage de Sophie Payeur..
Le
marché des gaz à effet de serre
Pauline
Vanasse
Même
si les pays développés n'ont pas
encore ratifié le protocole de Kyoto, ils
se sont déjà entendus sur les règles
et mécanismes d'application du traité,
qui vise à réduire les émissions
de gaz à effet de serre.
Et pour arriver à atteindre cet objectif,
il faudra d'une part réduire les émissions
mais on pourra d'autre part échanger des
permis d'émission de carbone. On va donc
créer un marché où les entreprises
pourront acheter ou vendre des permis d'émission
de dioxyde de carbone.
Le
Canada qui s'est engagé à émettre
6% de moins de carbone qu'en 1990, devra atteindre
cet objectif entre 2008 et 2012. Pour cet objectif,
il est en train d'élaborer la façon
dont on procédera, une tâche très
complexe.
La Table ronde nationale sur l'environnement et
l'économie tient des rencontres d'information
à ce sujet dans les principales villes
du pays.
Quels sont les avantages de ce système
et comment va-t-il fonctionner ? Pauline
Vanasse a assisté, à Montréal
il y a quelques jours, à une des rencontres
de la Table
ronde nationale sur l'environnement et l'économie.
Richard Cloutier
Si
on vous dit paléontologie, vous imaginerez
probablement un dinosaure aussi haut qu'une colline
ou menaçant comme le tyrannosaure.
Mais les dinosaures n'ont dominé la Planète
que pendant 150 millions d'années et c'est
bien peu en regard des 3 milliards et demi d'années
d'évolution de la vie sur Terre.
Bien avant les dinosaures, les poissons ont peuplé
les océans, les lacs et les rivières
pour finir par gagner la terre ferme et aboutir
à l'homme.
Le plus important site au monde de fossiles représentant
cette période du Dévonien est en
Gaspésie et il fascine les chercheurs depuis
plus d'un siècle.
« Le
parc de Miguasha : de l'eau à la terre »
est le titre du livre du paléontologue
Richard Cloutier de l'Université du Québec
à Rimouski.
Un livre remarquable tant par son contenu que
par sa facture très attrayante.
Dominique
Lapointe a invité Richard
Cloutier à nous raconter cette
histoire qui commence il y a 370 millions d'années.
|
L'émission
Les Années lumière
est diffusée
le dimanche de 12 h 15 à 14 h à
la première
chaîne de la radio de Radio-Canada.
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