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Alors que les préparatifs de la Fête-Dieu de l’école
des Saints-Anges vont bon train, trois fillettes inséparables
se butent à l’hostilité de la cruelle directrice,
la mère Benoîte-des-Anges. Second tome des Chroniques
du Plateau Mont-Royal, l’action de Thérèse
et Pierrette à l’école des Saints-Anges se
déroule en 1942, dans un Montréal prolétaire.
- Prix France-Québec, 1981
Né à Montréal en 1942, Michel Tremblay
est l’un des plus importants dramaturges de langue française.
D’une grande intensité dramatique, son œuvre
compte une quarantaine d’ouvrages – pièces
de théâtre, romans et récits. Michel Tremblay
fait entendre la voix des déshérités et
des marginaux.
L'auteur de Thérèse et Pierrette à l'école des Saints-Anges parle du contexte dans lequel il a écrit ce roman, paru en 1980. Après avoir commencé La grosse femme d'à côté est enceinte, Michel Tremblay s'est rapidement rendu compte qu'il escamotait l'enfance des personnages. Il avait peu parlé du pouvoir de la religion sur les enfants. Michel Tremblay tenait à rectifier le tir dans Thérèse et Pierrette à l'école des Saints-Anges.
[Écoutez l'extrait audio »]

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16 mars, 9 h 21 - Thérèse et Pierrette, c'est le roman que j'ai besoin de relire régulièrement. Je l'ai lu une première fois au secondaire, l'ai relu il y a quelques années quand j'ai déménagé sur la rue Marquette près de Gilford et me dépêche de finir le livre que je lis ces temps-ci pour y replonger. Thérèse et Pierrette, c'est un trésor dont on découvre les richesses au fur et à mesure qu'on change. Julie Chandler
Montreal


14 mars, 15 h 41 - Michel Tremblay est au roman ce que Gilles Vigneault est à la poésie au Québec, un incontournable! J'ai lu tous les romans de MT et vu toutes ses pièces de théâtre au cours des années, vous devinerez mon âge à quelques années près! Moi aussi j'appuie Monique Simard, la palme revient à Michel Tremblay, pour l'ensemble de son «œuvre» à la Zola. Monique Vardy
Ottawa


14 mars, 11 h 59 - J'ai lu ce livre il y a à peu près 10 ans. J'ai adoré... mais ce qui m'a marqué le plus, c'est que je riais fort, ce qui ne m'était jamais arrivé en lecture... et je me rappelle avoir ri aux éclats quand la fille choisie pour faire la Ste Vierge s'inquiète parce qu'elle a les dents cariées ou quelque chose de semblable, et sa mère lui dit pour la rassurer : «Tu n'auras qu'à pas sourire, as-tu déjà vu la Sainte Vierge, la gueule fendue jusqu'aux oreilles toi?» Cette réplique, je ne l'ai jamais oubliée! Quel génie! Fleur-Ange Sirard
Le Gardeur, Québec


14 mars, 11 h 56 - J'ai lu et relu et relu les Chroniques du Plateau Mont-Royal de Michel Tremblay, les appréciant d'autant plus que j'ai passé mon enfance dans ce quartier et que j'ai fréquenté l'école des Saints-Anges (à une époque plus récente que dans le livre – quelque vingt ans plus tard – mais où les «bonnes soeurs» géraient toujours l'institution de main de maître)... Et ce dont je me souviens, entre autres, c'est que la lecture de Thérèse et Pierrette à l'école des Saints-Anges m'a fait comprendre ce que l'anglais avait d'insidieux pour la langue française au Québec. Si l'on m'avait demandé, avant d'avoir lu ce livre, si l'anglais avait joué un rôle quelconque dans mon enfance, j'aurais probablement répondu non. Car ce n'est qu'en lisant Tremblay, que j'ai compris que «Radis, radis, go!» aurait dû se prononcer «Ready, ready, go!» ou que, dans nos comptines d'enfants, «botte, émail, chou» était notre façon de prononcer «button my shoe» tout comme «chat dehors» équivalait à «shut the door»... Chez nous, nous avions un «cygne» au lieu d'un évier ou d'un lavabo et nous étions convaincus qu'il s'agissait là d'un mot bien français. J'avais atteint l'âge adulte depuis un bon moment quand j'ai réalisé que le «cygne» de mon enfance était un «sink»... Le livre a été l'occasion d'une prise de conscience pour moi à différents niveaux. Mais cette prise de conscience ne s'est pas faite sur un mode aride. Au contraire, quel livre délicieux, savoureux, épicé, plein de petites touches colorées... Suzanne Chabot
Montréal


12 mars, 0 h 50 - Comment ne pas voter pour Thérèse et Pierrette à l'école des Saints-Anges. C'est toute mon enfance que Michel Tremblay raconte là. Ce n'est pas tous les jours qu'on lit un livre en se demandant : «Mais comment se fait-il qu'il sache ça???» Je voterais pour ce livre rien que pour le discours servi à la Mère Supérieure par une mère en colère qui défend sa progéniture. Jubilatoire! J'aurais tellement voulu qu'une mère, n'importe laquelle, s'adresse aux Soeurs comme ça. Jubilatoire je vous dis. Marguerite Renaud
Montréal


9 mars, 17 h 18 - Je viens tout juste d'avoir 60 ans et j'ai vécu mon enfance à l'époque de Thérèse et Pierrette. Ce livre de Michel Tremblay reste parmi mes plus beaux souvenirs de lecture!!! J'ai adoré tout particulièrement les descriptions que l'auteur y faisait, les crêpages de chignon, les dialogues de fillettes et de religieuses bonnes ou mesquines et je me demande encore comment un «homme» peut avoir décrit avec tant de précision ce monde de petites filles à l'école avec les religieuses. Ça se passait vraiment de cette façon. Prenons comme exemple la procession de la Fête Dieu. Je lisais et c'est comme si je revivais ma petite enfance, espérant toujours être choisie comme ange pour le reposoir et étant à chaque année déçue. Bref, ce fut un pur bonheur et je crois fermement que ce livre doit gagner. Ghislaine Lefebvre
Sillery


3 mars, 7 h 31 - À mon humble avis, Michel Tremblay est l'un des plus grands écrivains québécois dont la prose nous amène directement au coeur de Montréal dans les quartiers populaires du Plateau Mont-Royal, de la Main et des bars underground. Un des rares écrivains québécois qui aborde le thème de l'homosexualité avec humour et réalisme. J'aime beaucoup cet écrivain parce qu'il m'amène à redécouvrir des facettes d'un passé oublié, et qu'il le fait de façon originale avec un langage bien à lui. Les personnages sont attachants, l'humour décapant et l'histoire est toujours bien ficelé. Un grand écrivain de chez nous qui gagne a être connu et reconnu. Anne Charbonneau
Montréal


1 mars, 11 h 51 - Thérèse et Pierrette, c'est pour moi le chef-d’œuvre de Michel Tremblay! Il a su mieux que quiconque me faire voir la fête Dieu, tant de fois racontée par ma mère... Ce roman passionnant est aussi un témoin de notre mémoire collective. Fabuleux! Ariane Deblois
Montréal


22 février, 15 h 39 - J'ai adoré ce roman pour deux raisons. La première est l'écriture même de Michel Tremblay, qui va droit au but et qui décrit la réalité du Montréal des années 1940 en utilisant des expressions et un vocabulaire justes, tout en étant d'une richesse incomparable. La description de Mère Benoîte des Anges, au début du roman, en est un parfait exemple : juste en la lisant, on voit tout de suite à quoi ressemblait la «Mère Dragon-du-yable» de l'École des Saints-Anges. La seconde raison est la description des réalités de l'époque, et ce roman m'a apporté beaucoup de réponses sur la manière dont vivaient et pensaient les Canadiens-français des quartiers populaires de Montréal avant la Révolution tranquille. Des enfants qui ne pouvaient pas payer deux dollars pour s'abonner au journal de leur école parce que les parents étaient trop pauvres, les guéguerres et les mesquineries à l'intérieur des congrégations religieuses, les familles qui luttent avec dignité pour joindre les deux bouts, le petit catéchisme qu'il fallait apprendre par cœur… Tout cela est décrit avec tant de chaleur par Michel Tremblay que ce roman reste l'un de ceux qui m'a le plus marqués. Marie-Hélène Leclerc
St-Jean-sur-Richelieu


21 février, 10 h 52 - Je viens de relire ce merveilleux roman et j'y ai autant pris plasir qu'à la première lecture. La fraîcheur de ses dialogues et la beauté de la vie qui s'en dégage donne à cet ouvrage une couleur joyeuse et vraie de la vie à Montréal. On aime les personnages, on s'attache au quartier... On se hâte de lire pour arriver à la fin et en avoir dégusté chaque ligne! Annie Hébert
Brossard
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