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La Conférence de Bonn
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Rona Ambrose, qui a succédé à Stéphane Dion à la tête du ministère de l'Environnement, souffre d'un manque de crédibilité à la présidence de la Conférence de Bonn sur les changements climatiques. Après des mois de négociations intenses par son prédécesseur, les délégués s'étonnent de la nouvelle direction prise par le gouvernement canadien en matière d'environnement. La présidence de la conférence est néanmoins rentable et c'est pourquoi le Canada ne compte pas se récuser. L'atteinte des objectifs de Kyoto, prévue pour 2008, n'est pas assurée. Les États-Unis s'opposent toujours à des réductions nettes de leurs émissions de gaz à effet de serre. Des pays émergents tels le Brésil et l'Inde renvoient la balle aux puissances occidentales. La Chine, dont les émissions dépasseront celles des États-Unis, dépend de technologies dépassées. Les pays de la conférence cherchent à savoir s'il serait possible de transférer gratuitement ces technologies aux pays en voie de développement.
 » Louis-Gilles Francoeur



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