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André Boisclair
[2 juin 2005]

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Marie-France Bazzo reçoit l'ex-ministre péquiste qui a démissionné en août 2004. Depuis ce temps, André Boisclair a été fort occupé. Il a suivi une formation d'un an au Kennedy School of Government, une école d'administration publique, à l'université Harvard de Boston. «Je suis sorti de ma zone de confort. J'avais besoin de développer ma pensée», raconte l'ex-politicien. À 39 ans, André Boisclair a déjà 15 ans d'expérience politique. Il a senti le besoin de prendre un peu de distance du Québec. Avec le recul, il constate en premier lieu que le Québec ne peut ignorer le développement sans une équité intergénérationnelle. En deuxième lieu, l'économie du Québec subira «le poids fantastique des économies de pays émergents». Enfin, en matière de développement durable, l'État québécois doit soutenir l'économie sur la scène internationale. Bref, André Boisclair croit au mariage de l'État et du marché; les secteurs public et privé ne peuvent s'ignorer bien longtemps. Afin d'appliquer ses nouvelles connaissances, André Boisclair a besoin de faire une transition au secteur privé. «J'ai fait de la politique toute ma vie. J'ai besoin d'aller confronter la réalité du développement économique», dit-il. Oui, André Boisclair aime le Québec, il est content d'être de retour, mais il n'est pas prêt à consacrer toutes ses forces à la politique. «J'ai encore de belles choses à découvrir», affirme le futur conseiller de la firme torontoise McKinsey and Company.

Écoutez l'entrevue (31:07)
 Le blogue d'André Boisclair



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