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La réforme doit-elle être reportée?
14 mars 2005 - Les enseignants du Québec demandent au gouvernement Charest de retarder d'un an la mise en place de la réforme scolaire au secondaire, qu'ils considèrent trop ambitieuse. La Fédération des syndicats de l'enseignement du Québec (FSE) croit qu'il faut d'abord évaluer les effets de l'application de la réforme sur les élèves du primaire avant d'aller de l'avant au niveau secondaire. La présidente de la FSE, Johanne Fortier, déplore la trop grande ambition de la réforme. Celle-ci modifiera notamment les politiques d'évaluation des apprentissages et la composition des programmes. La FSE réclame une année de grâce, une demande déjà rejetée l'an dernier. Mme Fortier ne cache pas que l'implantation de la réforme pourrait avoir des répercussions dans les négociations de la prochaine convention collective avec le gouvernement de Jean Charest. Mais elle souhaite traiter les deux dossiers de façon distincte. La réforme de l'éducation au secondaire Parmi les grands changements apportés: une plus grande importance accordée aux arts et au français, mais moins aux sciences. La réforme prévoit également 90 heures d'enseignement supplémentaires. De plus, afin de contrer le décrochage scolaire, on permettra, dès le deuxième cycle, aux décrocheurs d'apprendre un métier. La réforme de l'éducation au secondaire doit entrer en vigueur en septembre prochain. L'entrevue de Michel Désautels avec Johanne Fortier, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement du Québec (FSE).
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 | L'entrevue avec Johanne Fortier, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement du Québec (FSE)
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