10 juin 2004 - Les citoyens de 89 anciennes municipalités du Québec se prononceront le 20 juin prochain sur leur appartenance aux nouvelles villes. À Montréal, les habitants de 22 des 28 arrondissements sont appelés aux urnes.
Rappelons que, le 20 juin, les défusionnistes devront non seulement obtenir la majorité des voix, mais ils devront aussi représenter 35 % de l'ensemble des électeurs inscrits.
Les défusionnistes n'en démordent pas: les fusions forcées sont un affront à la démocratie municipale. Ils en veulent au Parti québécois de ne pas les avoir consultés avant d'aller de l'avant avec les fusions. De plus, ils disent avoir perdu leur souveraineté et leur identité en se fondant dans la grande ville.
Les opposants à la défusion estiment qu'il est absurde de vouloir défaire les villes fusionnées avant même de voir si elles fonctionnent.
Michel Désautels s'entretient avec Marc Van Audenrode, professeur de science économique à l'Université Laval, et avec André Braën, professeur de droit à l'Université d'Ottawa.