Le combat des livres à Christiane Charette - du 26 février au 2 mars dès 10 h


Une saison dans la vie d'Emmanuel
Marie-Claire Blais
Boréal


Dans un monde hostile et froid, où la mort et la maladie sont partout présentes, où règnent la misère et l'obscurité, des enfants cherchent, à l'ombre de leur grand-mère toute-puissante, à préserver coûte que coûte le feu de leur rébellion et leur désir d'innocence.

Né par un matin d'hiver, Emmanuel réussira-t-il, au terme de sa première saison d'existence, à poursuivre cette lutte farouche pour la vie qu'ont entreprise avant lui sa sœur Héloïse, son frère le Septième, et surtout Jean Le Maigre, par la révolte, par la poésie et par l'amour?


Pour Emmanuel, la première saison est celle de l'apprentissage. Prix Médicis 1966.





Notes biographiques

Née en 1939 à Québec, Marie-Claire Blais domine depuis plus de 25 ans le paysage littéraire de son pays. Quelques-uns des romans de Marie-Claire Blais ont été adaptés pour le cinéma et la télévision, dont Une saison dans la vie d'Emmanuel, réalisé par Claude Weisz en 1968 (Prix de la Quinzaine des jeunes réalisateurs), Le sourd dans la ville, réalisé par Mireille Dansereau en 1987 (prix Mostra au Festival de Venise) et L'Océan (téléthéâtre), réalisé par Jean Faucher et produit par Radio-Canada en 1971. De plus, la réalisatrice Paule Baillargeon travaille actuellement à un projet d’adaptation cinématographique de l’oeuvre Visions d’Anna.

 

Autres titres:

La belle bête, Montréal, Éditions du Boréal, 1991.
L'insoumise, précédé de Le jour est noir, Montréal, Éditions du Boréal, 1990.
Soifs, Montréal, Éditions du Boréal,  1995.

 
  Participez au combat!

 

VampJacques Godbout
La concierge du Panthéon


La détresse et l'enchantementGabrielle Roy
La détresse et l'enchantement


BarneyMordecai Richler
Le Monde de Barney


La logeuseÉric Dupont
La logeuse




29 février, 19 h 10 - Bravo, bravo et bravo! Triple bravos, Sophie Faucher! Vous avez fait périr (entre guillemets) Serge Denoncourt là par où il a pêché (entre guillemets). La mauvaise foi attire la mauvaise foi. Vous faites une reine sublime. Serge Denoncourt n'a pas été fidéle à son choix de livre qui devrait gagner. Alors, vous avez bien fait de ne pas l'être pour le vôtre non plus. Valait mieux La logeuse que Une saison dans la vie d'Emmanuel!
Hélène Labrèche
Orléans




29 février, 13 h 05 - L'humour populaire et la satire s’expriment depuis longtemps au Québec : Joseph Quesnel, Pierre Petitclair, Isidore Mesplats (pseudonyme), Napoléon Aubin et Arthur Buies, en étaient des précurseurs. Il y eu aussi -et il y a encore- Philippe Aubert, Joseph-Charles Taché, Jacques Ferron, Antonine Maillet, Gérard Besette, Jacques Godbout, Louky Bersianik, Roger Lemelin, Yves Beauchemin, Roch Carrier, Jean Barbeau, Michel Tremblay, Réjean Ducharme …et je suis et certaine que ne connais pas tous et toutes et, en plus, que j’en oublie plusieurs parmi ceux et celles que je connais. Que on les aime ou que on ne les aime pas, il faut admettre que nous sommes face à une tradition littéraire québécoise et/ou canadienne en langue française . 
 
Je ne vois pas non plus le problème avec l’humour et pourquoi faudrait-il le confondre avec la légèreté. D’ailleurs, légèreté, en français, veut dire imprudence, inconstance, irréflexion, désinvolture, frivolité, insouciance, bêtise et caprice, mais elle veut aussi veut aisance, agilité, souplesse, dextérité, douceur, finesse, grâce, délicatesse et agrément (et surtout en parlant du ton et du style). C’est aussi le contraire de lourd, accablant, embarrassant, encombrant, fort, gros, indigeste, pesant, épais, dense, et circonspect…Pas mal pour un mot si léger, n’est-ce pas?  
 
Il faut aussi dire que dans toutes les littérature du monde, il y a des grands classiques que sont satiriques, humoristiques et légers » Je pense a l’œuvre de François Rabelais, de Jonathan Swift, à une partie de Diderot, à une autre de Voltaire, et au magnifique roman picaresque espagnol du XVII siècle. Et je pense à Molière. 
 
Soyons profonds tout en sachant rester légers! 

Cecilia Fasola
Montréal




29 février, 10 h 52 - Tout à fait d'accord avec Serge Denoncourt! Nous sommes devant une grande oeuvre et il faut le reconnaître. On dirait effectivement qu'au Québec, il n'y a place que pour le rire et la superficialité. La noirceur fait peur. On la repousse! Le pouvoir des mots de Marie-Claire Blais est immense. Félicitations pour Serge Denoncourt qui a défendu de façon convaincante cette oeuvre!
Monique Girard
Québec




29 février, 10 h 51 - Mon choix : « Une saison dans la vie d'Emmanuel » 
 
Les meilleurs combattants (deux étoiles) : Mme Faucher et M. Denoncourt
Gérald Séguin
Montréal




29 février, 10 h 48 - Je vote pour le livre de mMrie-Claire Blais. C'est une oeuvre incontournable de la littérature québécoise. Ce livre m'a ouverte à notre littérature. Je l'ai lu et relu et il ne cesse de me fasciner.
france bonneau
montréal




29 février, 10 h 38 - Une saison dans la vie d'Emmanuel, un chef d'oeuvre. La noirceur a existée et exsite encore.
Odette Thomas
Asbestos , Québec




29 février, 10 h 33 - J'avais 20 ans dans les années 60, c'était la mode de broyer du noir à cette époque, on jouait les existentialistes dans les cafés enfumés de la rue Clark, Jean Paul Sartre régnait, on lisait Baudelaire en se pâmant 
J'ai bien sûr lu 'Une saison dans la vie d'Emmanuelle' à cette époque, mais ça n'était pas révolutionnaire Monsieur Denoncourt, c'était dans l'air du temps et c'est très démodé aujourd'hui.
Denyse Fortin
Montréal




29 février, 10 h 15 - Ce livre que j'ai lu a la fin des années 60 lorsque j'avais 17ans m'a boulversé. C'est à coup sûr une grande oeuvre, mais tellement déprimant que j'ai presque regretté de l'avoir lu à cet âge. J'ose à peine le relire. J'aurais préféré La Détresse et L'enchantement pour ce qu'il raconte et j'aime beaucoup l'univers de Gabrielle Roy.
alain de Lafontaine
sherbrooke




28 février, 20 h 34 - Vous êtes souvent le plus convaincant et le moins... théâtral du groupe ! 
 
Pour défendre Marie-Claire Blais -- devant ce panel qui semble "noirophobe" -- il faut rappeler que certaines des plus grandes oeuvres de la littérature mondiale sont aussi noires, et même parfois encore plus noires, qu'Une saison dans la vie d'Emmanuel. Pensons non seulement aux drames shakespeariens, mais à Dostoïevski, Baudelaire, Kafka, Thomas Bernhard, et bien d'autres, et encore autant dans la littérature mondiale actuelle. 
 
Les écrivains sont-ils censés concurrencer les humoristes ? Quelle est cette peur devant une oeuvre qui fouillent le tréfond de l'âme humaine ? On veut être sûr de faire léger, de ne pas déranger, d'avoir les livres les plus inoffensifs possible, d'avoir une littérature propre et javellisée ?
Jacques Desrosiers
Gatineau




28 février, 17 h 29 - M. Serge Denoncourt, 
Marie-Claire Blais avec son pouvoir imaginaire, son acuité visuelle et artistique a su créer des personnages qui survivent à l'époque où ils sont nés. Ils existent. Ils sont tragiquement vrais. Je les ai déjà réellement croisés dans mon village natal et ailleurs. Tous les humains portent quelques-uns de leurs gènes. Ils sont universels. Le télé-journal nous en montre parfois quelques représentations. C'est un des grands livres humains hors temps, hors lieux. C'est noir parfois. 
Marie Bernier
Marie Bernier
Montréal




28 février, 17 h 13 - M.Serge Denoncourt, 
Marie-Claire Blais avec son pouvoir imaginaire, son acuité visuelle et artistique a su créer des personnages qui survivent à l'époque où ils sont nés. Ils existent. Ils sont tragiquement vrais. Je les ai déjà réellement croisés dans mon village natal et ailleurs. Tous les humains portent quelques-uns de leurs gènes. Ils sont universels. Le téléjournal nous en montre parfois quelques représentations. C'est un des grands livres humains, hors temps, hors lieux. C'est noir parfois. 
Marie Bernier
Marie Bernier
Montréal




28 février, 13 h 43 - Bonjour, 
 
Une saison dans la vie d'Emmanuel de Marie-Claire Blais est un grand livre. Bien écrit, il évoque une époque de misère dans laquelle une grande diversité de personnes peuvent se retrouver, s'identifier, pas tant elles mêmes dans leur vécu personnel que dans celui de leurs parents et plus encore, de leurs grands-parents. C'est un climat, un modèle de pauvreté, d'ignorance et, pour finir, de cruauté façonné par cette misère sans avenue. Et cette réalité n'est pas l'apanage du Québec profond des années 30 ou 40, mais peut tout aussi bien correspondre à la réalité canadienne de l'Ontario, des Prairies ou de régions étatsuniennes, comme le décrit fort bien Steinbeck dans Les raisins de la colère. 
 
C'est une œuvre littéraire, une fiction, mais comme beaucoup de créations littéraires, la force des personnages et la description des lieux dépassent la réalité, dépeignent mieux qu'un documentaire l'état des choses et des esprits, surtout des esprits, des mentalités. 
 
Un grand livre que j'ai plaisir à relire 40 ans après ma première lecture, lecture où il me manquait le recul, le poids de l'expérience... 
 
Voilà. 
 
Mario Laprise 
 
Québec 
 
P.S. On était 14 enfants chez-moi.
Mario Laprise
Québec




28 février, 12 h 38 - Ce livre transcende les cultures, les époques et nous amène dans les entrailles de l'ignorance joyeuse et crasseuse, sans apitoiement. Une écriture qui remue le fond de l'âme et marque. Mérite certainement de gagner le combat des livres comme Emmanuel gagne celui de la vie. Il vit. Les jeux sont faits.
Julie Verreault
Sherbrooke




28 février, 11 h 13 - Marie-Claire Blais nous offre une oeuvre universelle. Une première lecture nous laisse croire qu'il ne s'agit que de la description d'une grande noirceur, mais allons au-delà. Une lecture intelligente nous permettra de comprendre que l'auteure nous sort de l'atmosphère de la littérature du terroir où on défendait la famille, la religion, la langue, le bon agriculteur qui travaillait pour sa patrie. Peu d'auteurs, à cette époque, écrivaient sur les problèmes familiaux. C'était tabou, caché.  
De plus, malgré la dureté des thèmes abordés, Marie-Claire Blais intègre une certaine poésie qui réussit malgré tout à faire passer cette violence. Certains diront que l'auteure exagère la réalité, mais peut-être veut-elle justement nous questionner.  
Enfin, «Une Saison dans la vie d'Emmanuel» est une oeuvre qui n'a pas vieilli et qui peut toucher le coeur de tout être humain.
Louise Héon
Saint-Sauveur (Québec)




28 février, 10 h 25 - Étrange. Que le livre de Richter passe et que celui de Mme Roy soit repoussé est chose très inquiétante.  
 
Schizoprhénie collective ou individuelle?
Mario Laprise
Québec




28 février, 8 h 29 - Une saison... n'est ni tragique ni morbide; tout ce qu'il y a de noir dans ce roman, c'est l'humour. L'HUMOUR. Une saison... est une parodie des romans du terroir. M-C Blais met en scène à peu près tous les "codes" misérabilistes connus pour aussitôt les détourner, les subvertir, en faire un carnaval de la perversion de campagne.
Simon St-Onge




27 février, 17 h 40 - Une saison dans la vie d'Emmanuel est mon deuxième choix,ce livre à fait remonter à la surface beaucoup de souvenirs, ma vie de petite fille ressemble par certain coté 
à l'histoire de Jean-Le Maigre.Cette histoire décrit la misère qui existait à cette époque dans certaine famille.Marie -Claire Blais à décrit d'une façon admirable le drame de cette famille.
Annette Ménard Jodoin
ST-Bonaventure près de Drummondville




27 février, 11 h 07 - Je suis fortement déçue de constater que l'on ne discute pas des valeurs littéraires des romans. Qu'en est-il du style et de l'émotion? M. Landry nous les casse avec ses constantes réflexions politiques. Ce n'est pas une entrevue mais un débat littéraire.
marie odile cormier
montreal




26 février, 17 h 40 - Quel chemin parcouru depuis ces années où marie-Claire Blais 
préparait son premier roman à Québec.Merci d'avoir choisi ce livre.
Marie-gabrielle Pâquet
QuébecP.Q.




26 février, 14 h 41 - Des personnages plus grands que nature,immenses de poésie et de laideur dans la plus pure beauté :celle d'un enfant au nom evocateur : Emmanuel.Je l'ai longtemps fait lire à des adolescents . De prime abord choqués par le sujet et la crudité des propos ,ils se sont attachés aux personnages et ont decouvert la beauté, dans la laideur . Ils ont ,pour la plupart ,basculés dans l'unvers littéraire si aride soit-il.
Sandra Nault
Bécancour




26 février, 13 h 24 - En écoutant les panelistes, je remarque qu'on semble avoir peur ou du franc parler d'un auteur ou du caractère sombre de son oeuvre. On penche du côté d'une oeuvre et d'une auteure, remarquable sans doute, mais qui est réconfortante. Elle attire les larmes et la consolation. On penche aussi du côté d'un jeune écrivain, drôle cette fois, qui apporterait par son humour un vent de fraîcheur en nous sortant de la lourdeur des écrivains plus anciens. C'est dire qu'on va entre le dire doux et le dire amusant. 
On a peur des oeuvres plus chargées émotivement, plus lourdes avec tout ce qu'elles portent comme misère de la chair et de la sainteté. Comme vérité aussi qui vient des mots, des atmosphères qu'ils savent créer. 
«Une saison dans la vie d'Emmaluel» souffrira peut-être dans ce combat de notre peur d'affronter le passé, de le revoir en face. Peur aussi de voir une écrivaine, à même la chair des mots, aller au plus sombre de notre aventure de vivre, pour qu'elle soit dite enfin. Que voulez-vous? À notre époque, on cherche de la consolation et du divertissement. Toutes les fuites sont bonnes.
Gaudet Gérald
Trois-Rivières




26 février, 12 h 36 - Courage! M Denoncourt. La loudeur de la vie d'Emmanuel est bien présente dans notre histoire. C'est de là que jaillit notre lumière actuelle. Marie claire Blais mérite la palme pour cette mémoire. 

Claudine Ouellet
Lévis




26 février, 11 h 38 - La magie littéraire de Gabrielle Roy fait que les espoirs, les émois, les angoisses de l'auteure sont les nôtres et que nous suivons son périple comme s'il s'agissait de notre vie propre. Un livre d'apprentissage à la fois nécessaire et fabuleux qui parle de la condition humaine comme nul autre.
Josée Bouchard
Québec




26 février, 11 h 30 - J'avais de courts relevés à prendre dans une vieille salle de cuves. On ne voyait pas à dix pas à cause de l'éternelle pollution et des gaz chaud (45 degrés Celsius). On trouvait ça normal. Cela faisait 15 minutes que je respirais cette merde quand j'entendis parler deux gars qui travaillaient là tout près de moi, mais je ne les voyais pas. Je m'approchai, incrédule. Enroulées autour de leur tête, d'inefficaces guenilles leur servaient de masque protecteur. Ils travaillaient là 6 heures par jour. Quand j'ai lu "Une saison dans la vie d'Emmanuel" j'ai su qu'il m'était possible de survivre, sans toutefois guérir de mon enfance et que je n'étais pas tout seul dans le brouillard de la misère humaine. 
Merci.
Bernard Tremblay
Jonquière




25 février, 10 h 59 - C'était la première fois que je lisais du Marie Claire Blais. Ce livre n'a pas réussi à me faire oublier l'auteur, qui me laisse un goût amer de souffrance. Ceci dit je ne connais pas la vie, les livres de Mme Blais. Est-il encore nécessaire de revenir et revenir toujours sur le souffrance de notre peuple....
Johanne De Kinder
St Jean Port Joli




25 février, 10 h 48 - Un livre d'une force incommensurable qui raconte le quebec de misère par le truchement de ces personnages riches en diversité. 
Aucun d'eux ne se ressemble ou porte le même fadeau sur les épaules, la palette de situation personnelle des personnages ravie la boulimique de lecture que je suis et si difficile en matière de littérature québecoise.
Martine Petit-Homme
Laval




24 février, 8 h 49 - Il n'y a aucun doute : Marie-Claire Blais est peut-etre l'ecrivain la plus discrete, mais elle est et sera toujours la plus grande ambassadrice de la litterature Quebecoise, et ce a travers le monde. L'oeuvre de Madame Blais n'a pas de frontiere. Les lieux importent peu et son oeuvre demeure universelle. Aussi, comme pour plusieurs de ses livres, Une Saison... est "timeless" et sera toujours "contemporain.". Ce livre ne viellit pas.  
 
L'écriture de Madame Blais est très précise. Son utilisation et sa maitrise de la langue francaise revele une GRANDE virtuosite et un genie incomparable. Madame Blais merite toute notre attention et notre estime. Des ecrivains d'un si grand souffle, il y en a peu.
Sophie Painchaud
New York, NY




15 février, 22 h 24 - bon roman bien défendu par un homme de théatre.
jean hamel
cap-rouge, qc.



[Consultez le site du Combat des livres 2004 »]
[Consultez le site du Combat des livres 2005 »]
[Consultez le site du Combat des livres 2006 »]
[Consultez le site du Combat des livres 2007 »]