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Marie Laberge
Le poids des ombres

Mathias Lefebure
D'où viens-tu berger?

Yann Martel
Self

Denis Thériault
L'iguane
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2 mars, 10 h 23 - Bonjour Biz, Juste un petit mot en passant pour te dire que ton amour des mots est contagieux. J'ai ecouté tous les débats et je trouve que tu as très bien défendu Vamp et que selon moi, c'est toi qui avais les argements les plus forts et les plus percutant. C'est pour cette raison que je crois que le livre de Christian Mistral aurait du gagner. Excellente défense Maître BIZ Merci. Marion Beauchamp
St-Jérôme


2 mars, 9 h 46 - Peu importe que Mistral ait une meilleure plume que Marie Laberge ou que n'importe quel autre auteur en compétition, ça n'autorise pas Mister Biz à être aussi agressif. Le ton avec lequel il a lancé à Sheila Copps : « il faut écouter quand on parle » était tout à fait déplacé. Youhou, Biz, c'est un jeu, hein, ne l'oublie pas! Vincent Couture
Lévis


1 mars, 23 h 44 - Je n'ai pas lu Vamp, mais c'est sûr , je ne lirai pas Marie Laberge. J'ai essayé, mais tu l'as bien dit Biz,des phrases de trois mots, je ne suis pas capables et ma compagne, grande lectrice encore bien moins. Il y a tant de plus grands livres à lire que du Laberge! jean ménétrier
québec


1 mars, 23 h 44 - Je n'ai pas lu Vamp, mais c'est sûr , je ne lirai pas Marie Laberge. J'ai essayé, mais tu l'as bien dit Biz,des phrases de trois mots, je ne suis pas capables et ma compagne, grande lectrice encore bien moins. Il y a tant de plus grands livres à lire que du Laberge! jean ménétrier
québec


1 mars, 21 h 03 - Je préfère de beaucoup les analyses et défenses des livres que les débats sur les stratégies... On écoute ce combat pour avoir le gout de lire, pas pour connaitre les alliances et les tactiques de chacun! SVP que tout le mponde se concentre sur la littérature... Sur laquelle pour ma part je trouve que la mise à mort de "Vamp" n'est pas justifiée, c'était le livre le plus fort des cinq. Pierre Foucher
Cap Pelé Nouveau-Brunswick


1 mars, 20 h 38 - Les gens qui conaissent un peu la littérature et qui quand même blastent Mistral doivent le faire par envie. J'ai juste lu Vautour et le dyptique "anti-roman" Carton pâte/papier mâché que j'ai beaucoup apprécié de par sa forme plus post-moderne et éclatée. Même si la saga de Mistral dont Vamp fait parti (Vortex Violet) fait le portrait d'une époque déjà révolue ce sont des livres qui vieillissent bien à cause du style exceptionnel de l'auteur. La langue qu'il utilise est particulièrement riche et pleine de rythmes harmonieux. Malgré cette charge esthétique et poétique propre à l'auteur le côté "Québécois" n'est pas du tout évacué. Un coktail efficace et délirant qui nous laisse haletant. Quant à la place des femmes... c'est rare qu'un auteur intello dans le genre de Mistral démontre également un côté "machiste" mais encore là rien ne m'apparait déplacé... Ce qui est déplacé c'est la tendance de la femme québécoise à faire de l'homme son tapis domestiqué et de ne pas admettre ses propres zones d'ombre. Ne jouons pas à la sainteté... J'aimerais surtout que Mistral après ce combat trouve quelques raison valable de nous offrir un nouvel opus révolutionnaire et ne soit pas une étoile filante dans le ciel de la littérature Québécoise.
Mélissa LeBlanc
Sherbrooke


1 mars, 15 h 46 - Bravo Biz. Voilà une défaite qui ressemble à une... Belle initiative cet exercice littéraire. La radio d'état à son meilleur. Le talent littéraire rare, unique, jubilatoire de Mistral en est un essentiel pour moi. Je peux cependant reconnaître la charge imposante que peut représenter Vamp pour le "lecteur moyen". Il serait dommage de vous priver d'un tel talent littéraire, de ce poids lourd de la littérature québecoise, sur le sentiment d'une charge appréhendée en présence de Vamp. Permettez-moi de vous aiguiller vers Vautour, roman frôlant la perfection de Mistral. Vous hésitez devant Vamp? Eh bien lisez Vautour : un grand roman. Bonne lecture et bravo aux auteurs et combattants.
Dalia Holson
Montreal


1 mars, 15 h 21 - Au commencement il y a eu le verbe, ensuite la politique et la psychologie s'en mêlèrent pour trucider le verbe ; tous y prirent moyens et dons, mais le verbe a souffert de la pauvreté des autres et votre faconde n'y put rien. Et le silence vint. Vous avez denfendu, cher Biz : il n'y a plus rien à gagner d'autre que la tribune que vous avez offerte au lettres véritables et dont vous êtes un des apôtres et un des tribuns. Ma main,
Kevin Vigneau
Montréal


1 mars, 14 h 50 - Ne dites pas pour quel livre vous votez avant de faire les débats, ça vend la mèche, ça vole le punch, ça enlève le plaisir, spoiler alert! Ceci dit, Vamp attise grandement ma curiosité contrairement aux autres livres. J'aurais voté pour lui. Julie Dion
Sorel


1 mars, 14 h 38 - re-bonjour j'ai pris qques minutes pour lire les commentaires et ai bien apprécié les arguments de défense de vamp surtout celle de la gente féminine, mon seul point de discorde avec ceux qui en générale le trouve génial(ce qu'il deviendra probablement un jour)est qu'il serait au dire de certains le PREMIER roman urbain du québec et les réfererai au livre "le cassé" ecrit en 1964 par jacques renaud et paru a L'hexagone dans une collection dirigée par entre autres gaston miron et gérald godin que j'ai decouvert ± en 1990 j'avais 29 ans et ce roman m'est rentrer dedans comme un camion frappe une mouche sur l'autoroute chu encore étamper dans son pare brise. benoit chevarie
Saint-Marc-sur-Richelieu


1 mars, 11 h 23 - Merci à Biz pour la lecture de ce matin. Cet extrait m'a vraiment donné le goût d'aller le lire. Je pense que même si certains croient qu'il ne correspond plus à la jeunesse d'aujourd'hui (pourtant, la jeunesse semble hétérogène, de fortement engagée à je-m'en-fous-complètement), il peut rejoindre cette catégorie de lecteurs. Sinon, c'est dire que tous les livres qui se passent à une autre époque ou dans un autre contexte ne peuvent nous plaire... ?!? Bref, j'ai hâte de lire Vamp ! Stéphanie Fortin
Fabre, Témiscamingue


1 mars, 11 h 09 - Bonjour Biz! J'ai eu 17 ans, il n'y a pas longtemps et tu m'as vraiment donné envie de lire Vamp! Je crois que c'est pas parce que un livre est dur à lire qu'il ne peut pas toucher les gens.Il demande peut etre un peu plus de temps et de recherche.Mais l'important ce n'est pas d'apprendre quand on lit? À 17 ans j'ai lu et adoré ,roméo et juliette ,dom juan ,le libraire, le souffle de l'harmattan ,Boris Vian et antigone de sophocle!! pis jsuis une fille bien ordinaire de rouyn ...Si on aime la lecture tout est accessible! Bref y faut pas sous estimer le peuple! Catherine Guillemette
Rouyn -Noranda


1 mars, 10 h 54 - Tellement d'accord avec toi Biz. Le Combat des livres a complètement dérivé cette année. On ne parle plus de littérature; on parle de morale, d'oestrogène vs testostérone et de toutes sortes d'autres sujets qui n'ont rien à voir avec la qualité d'une écriture romanesque. Katerine Desgroseilliers
Montréal


1 mars, 10 h 49 - Le livre comme espace de rêves, le livre comme miroir de soi, de l'autre. Le livre comme un moment des autres. Le défendeur comme vendeur de char...on veut y croire oui mais... si l'objectif du combat est le goût de lire, je pense que l'espace à me conquérir se retrouve dans l'univers de VAMP...je le lirai... charles prud'homme
ste-julie


1 mars, 10 h 46 - Une dernière chose, ce roman ne semble pas politically correct... Mais c'est parfait! Il faut sortir de son confort des fois...
Audrey Laflamme
Sainte-Adèle


1 mars, 10 h 40 - Je vous écoute tout les cinqs depuis le début. J'adore la littérature, mais malheureusement je n'ai pas lu les livres en compétition. J'aimerais tout de même exprimer quelque chose, je veux voter pour Vamp. Voici pourquoi : premièrement c'est le livre duquel vous avez parlé le plus depuis le début du débat. C'est celui qui a soulevé les passions, qui a fait réagir. Mesdames Marois et Copps, cessons de rester dans la facilité avec des livres tel que le Poids des ombres. Marie Laberge écrit des livres semblable aux films d'Hollywood. Un divertissement facile ne faisant pas trop réfléchir. Voilà qui explique sa poularité; je crois. En terminant, je ne suis pas d'accord avec l'argumentation de Madame Marois hier, au sujet de la représentation des femmes de le livre de Christian Mistral. Je suis désolée, mais dans la société, tout le monde n'est pas beau et gentil.... La littérature se veut une représentation du monde, il est donc normal qu'il y aie tout un éventail de personnages, même les plus choquant. Mon prochain achat en librairie, je vais me procurer Vamp.... Bon combat! Audrey Laflamme
Sainte-Adèle


1 mars, 10 h 34 - Aux panélistes : SVP discutez un peu plus des livres et un peu moins de vos stratégies et de vos votes. Jouez le jeu au lieu d'en jaser. Evlyn M
Montréal


1 mars, 10 h 26 - Je trouve que la rigueur intellectuelle de certains «combattants» laisse à désirer. Si Proust, Céline et les roman-fleuves de certains auteurs de renom ont traversé l'histoire, ce n'est pas nécessairement parce qu'ils sont «grand public». Je trouve petit de ne jurer que par "l'accessibilité" et la lecture "agréable" et qui "passe bien". C'est un peu comme considérer que notre «époque littéraire» ne peut pas accoter les grands moments du passé. AbEL x
Montréal


1 mars, 10 h 22 - continu ton bon travail ,lache pas une génération est derrière toi,tes arguments sont canons,faut dire que les choix des autres te facilite la job ,pour les lire tous je n'ai pas renouveler ma prescription d'antidépresseur.ps chu pas étonné de l'incompréhension afficher par mme copps face a mistral ils ne sont tout simplement pas dans la même galaxie. benoit chevarie
Saint-Marc-sur-Richelieu


1 mars, 9 h 27 - Leçons de lecture. Laissez-moi vous faire ch... en jouant au prof. 1. Normalement, une oeuvre de fiction doit être lue de façon amorale. 1b. Quand on lit, l'auteur est intéressant dans la mesure où il a écrit un livre. C'est tout. 2. Sortez de votre nombril (votre sexe, votre génération, votre milieu social, etc.). 3. Faites un effort. Tourner trois pages de dictionnaire est peut-être plus difficile qu'en tourner trois cents d'un best-sellère. Mais faites un petit effort. Rejeter un livre parce que certains mots sont inusités c'est niveler par le bas. 4. Après avoir fait suivi ces règles. Vous pouvez rejeter le livre. Vous pouvez le faire n'importe quand aussi : tout est permis. * Au-delà des mots, et à bien y penser, en partie par les mots et en partie par le souffle qui les porte (vous avez lu à haute voix ?), l'écriture de Vamp est incarnée, il y a quelqu'un derrière (par ailleurs, vous avez lu le titre du livre I ? l'auteur est bien conscient de ce qu'il fait). Si ce n'était qu'un prétentieux plogueur de mots rares, on n'en parlerait pas aujourd'hui. Heille, ç'a presque vingt ans ce livre ! Ouf c'est vieux ! François Rioux
Entre Montréal et Rimouski


1 mars, 9 h 13 - Bravo Biz! J'étais un peu frustré mardi qu'on commence la discussion en "éliminant" tout de go, Self et Vamp! J'ai reçu cela comme une gifle, heureusement qu'on a remis les pendules à l'heure mercredi. Vive la vrai CRÉATION! Qu'on sorte des sentiers battus... Lâche Pas! Rodrigue Tremblay
Montréal


1 mars, 1 h 59 - Dany, te souviens-tu de (notez que j'utilise Dany parce que je le connais mais que ç'aurait bien pu être n'importe qui; je vous en assure, même vous Mme Beaulieu) ce débat qu'on avait eu; en classe, sur les blogues ou je ne sais où; on disait que la forme c'était une affaire de littéraire, une affaire d'élite et que ça ne rejoignait pas le peuple. Moi, tu vois, je m'objectais; je disais : que non! Le peuple demande qu'à l'apprécier, il est capable d'en prendre; on a qu'à le prendre par la main et à lui montrer : regardez, c'est le fun; comme avec Dompierre et son Petit pas pour l'homme; c'est du postmodernisme à fond mais tellement le fun...!! Bon, peu importe. Le point est que : oui l'écriture est difficile mais ce n'est pas mal, le vrai lecteur; celui qui s'y connaît, celui qui n'est pas de mauvaise foi, comprendra que l'intérêt est dans le mouvement. L'illetré sympathique dont je parle dans mon autre commentaire, tu vois, l'avait bien saisi lui; il me disait : je comprends rien à ce qu'il raconte mais je m'en fous! C'est super! Il dit tout ce que je voudrais dire, ça se sent juste par les mots! Tu vois? Et si je te dis que le Schtroumph a schtroumphé la schtroumphette; l'intérêt réside justement à savoir qu'est-ce que le Schtroumph a fait à la S-c-h-t-roum-phette? C'est ça qui est intéressant; c'est le vide du signifiant au profit du signifié; c'est au lecteur de donner un signifié; comme c'est au lecteur de se poser des questions sur le rôle de la femme. Ce qui est intéressant, voyez, c'est cet exercice de lecture que pose Vamp; est-ce qu'un autre roman en liste en fait autant? Moi je trouve ça sympa de le voir là; j'espère qu'il va kicker Lefébure solide et qu'il va se ramasser avec L'Iguane; bon dernier dont jamais personne a jamais entendu parler. Au final moi ce que je retiens c'est que c'est Vamp qui a gagné; peu importe le petit bandeau «défendu par Biz au combat des livres 2007!»; au moins on en aura parlé deux fois de suite à radio; signe que c'est probablement celui qui porte le plus de la gang; le plus «dangereux». Ça me fait penser à ce que disait, heu, Mistral justement; sur le blogue à Dompierre (note : je ne donne pas l'adresse, je suis conforme à la Nétiquette; il s'agit là d'un lieu d'énonciation et blablabla) : « En gros, Lucie [Laurier] t'a mieux servi [Dompierre] en t'attaquant qu'en se portant à [ta] défense!» Même affaire! Avec le combat des livres Vamp devient un must! Il rattrape la génération des 25-30 ans qu'il avait «manqué», les prend par derrière et les assome solide avant de passer le fil d'arrivée; il replace la vingtaine sur le tapis, propose un retour, un questionnement sur les préoccupations de l'époque; évite l'approche superficielle (d'un Dompierre par exemple) et les assome par le contre-exemple : «tous ces personnages sont devenus des chefs d'entreprise» (Robert Frozy?) Dans un cas comme dans l'autre le lecteur se retrouve cloué au tapis; bravo Biz, bon choix! Je lève mon drink énergétique à ta santé et m'empresse de me précipiter vers ton album (question de constater qu'est-ce que c'est que cette chanson que vous lui dédiée à ce Mistral...) P.S. : Notez, féministes frustrées et probablement lesbiennes (on jase là!) que Mistral vous aura servi en vous replaçant justement sur le tapis vous aussi ;-) + + Dites donc! on va-tu en parler du Plateau oui ou merde!? Bastien Leboeuf
Monstréal


28 février, 18 h 16 - a Biz, les arguments contre le style Mistral m'obligent à réagir, c'est spontané et ça vient me chercher, je ne peux y rester muet du clavier. Je voulais te l'envoyer plus tôt, mais enfin... Voici donc mes conseils pour ceux qui voudraient pouvoir apprécier. Cessez de vous soucier du sens et savourez le son. L'histoire est un prétexte, les mots sont des tremplins, il vous est interdit d'atterrir sous peine de triste sort. Picasso, une fumiste imposture? Les expressionnistes, d'étourdissants vomitifs? Cessez de lire ce Mistral, laissez-le vous emporter. Politiciennes pragmatiques, sportif suant et hypocondriaque de la culture, vous ne vous noierez pas dans le déluge. Le texte est dense, les mots lourds, mais votre âme sait y flotter. Libérés, laissez vous porter par le courant. L'expérience n'est plus uniquement humaine, elle est Art. Le témoin n'est plus voyeur, il est Oeuvre. Et qu'on ne s'y trompe, le style est poétique, mais le genre est roman. Voilà, c'est ma réaction. On a besoin de la richesse de tels écrits, ne serait-ce que pour démontrer que les mots peuvent former plus que de simples histoires. Ce Mistral est à lire d'une oreille musicale, il est toile, ballet, Art. Il est Oeuvre au-delà d'un domaine artistique. Bon j'arrête, sinon c'est sans fin. Merci mon grand.
steeve lebrasseur
quebec


28 février, 15 h 57 - Comme Marie-eve Lalancette, je crois aussi qu'il est déplorable de transformer ce combat de livres en combat des sexes. Mais puisqu'il s'agit bien d'un combat de sexes (grace au vote des panélistes masculins) je voterais de bien gré contre VAMP. De toute maniere, ce livre ne me rejoins pas en tant que lectrice; Donc À bas VAMP et Vive Le poids des ombres. Hibo d'ottawa
Ottawa


28 février, 14 h 40 - Marie Laberge écrit comme Nana Mouskouri chante : dans les deux cas, c'ets bien beau, mais que ça peut être plate! Jean Boisjoli
Gatineau


28 février, 14 h 26 - Je n’ai encore lu aucun des livres faisant l’objet du combat des livres 2007. Je dis d’emblée que j’aime bien apprendre de nouveaux mots quand je lis un roman. Je suis même déçue quand cela n’arrive pas. Mais, il me semble que vos arguments minimisant le problème du style déclamatoire ou -devrais-je dire- ampoulé du roman que vous défendez (je me fis aux courts extraits entendus) jette une drôle de lumière sur ce que devrait être le plaisir de la lecture. Je vous ai entendu dire lundi que le génie du romancier reposait sur le fait qu’on peut quand même saisir ce qu’il dit sans comprendre les mots utilisés et que la fouille du dictionnaire est facultative. Faire lire sans faire lire les mots, pourtant choisis avec soin et précision , relève plus de la dérision que du génie. Alors, pourquoi les mots? Étrangement, quand j’ai entendu votre argument, les Schtroumpfs me sont venus en tête! Crierons-nous au génie quand un auteur arrivera à nous faire comprendre tout ce qu’il a à dire en utilisant le minimum de mots? Au génie? Peut-être! Au génie littéraire? J’en doute! Quoi qu’il en soi, il n’est pas plaisant quand on lit –pour vrai- d’être arrêté trop souvent par des mots inusités que l’auteur ne connaissait probablement pas lui-même avant d’écrire et dont il aura probablement oublié la définition quelques temps après la parution du livre. Je lis un livre pour l'histoire et le style qui doit la servir, pas pour des pirouettes visant à faire l'éloge d'une quelconque érudition de l'auteur. Mireille Beaulieu
Québec


28 février, 14 h 26 - Je n’ai encore lu aucun des livres faisant l’objet du combat des livres 2007. Je dis d’emblée que j’aime bien apprendre de nouveaux mots quand je lis un roman. Je suis même déçue quand cela n’arrive pas. Mais, il me semble que vos arguments minimisant le problème du style déclamatoire ou -devrais-je dire- ampoulé du roman que vous défendez (je me fis aux courts extraits entendus) jette une drôle de lumière sur ce que devrait être le plaisir de la lecture. Je vous ai entendu dire lundi que le génie du romancier reposait sur le fait qu’on peut quand même saisir ce qu’il dit sans comprendre les mots utilisés et que la fouille du dictionnaire est facultative. Faire lire sans faire lire les mots, pourtant choisis avec soin et précision , relève plus de la dérision que du génie. Alors, pourquoi les mots? Étrangement, quand j’ai entendu votre argument, les Schtroumpfs me sont venus en tête! Crierons-nous au génie quand un auteur arrivera à nous faire comprendre tout ce qu’il a à dire en utilisant le minimum de mots? Au génie? Peut-être! Au génie littéraire? J’en doute! Quoi qu’il en soi, il n’est pas plaisant quand on lit –pour vrai- d’être arrêté trop souvent par des mots inusités que l’auteur ne connaissait probablement pas lui-même avant d’écrire et dont il aura probablement oublié la définition quelques temps après la parution du livre. Je lis un livre pour l'histoire et le style qui doit la servir, pas pour des pirouettes visant à faire l'éloge d'une quelconque érudition de l'auteur. Mireille Beaulieu
Québec


28 février, 14 h 13 - J'ai lu ce roman l'été dernier et j'ai trouvé Mistral magistral. Ouf! Écrire un tel roman à 20 ans, cela me décourage de vouloir me commettre. Julie Houle
Montréal


28 février, 14 h 12 - Chapeau Biz! Suave Putscheur va! Suis complètement hilare. Non mais. La Céline Dion de la littérature sur l'arrière train, éliminée. Ça peut créer un...vide, diaphragme que tu me blesses. Vous ai trouvé tout de même dur, Biz, pour la 20 et son utilité, que ma vessie m'épargne, Frosi, Lévesque : ne vous verrai plus du même oeil. D'ailleurs, vos bouquins sont forts jolis, méritoires. Copps : nous avoue ne pas comprendre. Quelqu'un pour lui dire qu'elle est dans un studio de radio, à Montréal, au Canada, sur la planète Terre, please? Quest-ce que ce tremblement? Sûrement le plateau Mont-Royal s'enfonçant du rire homérique de Mistral. Une dernière, sans rancune : l'élément singulier du travail de Laberge? La mèche blonde. Une première : mon scotch pour célébrer. Allez! VIVE LA LITTÉRATURE! Saint citron de pattes de gazelle. Jean Demers
Montréal


28 février, 13 h 22 - Bonjour Biz! Il s'agit d'un commentaire général plutôt que d'un argument en faveur de Vamp, puisque, dois-je avouer, je ne l'ai pas encore lu. Contrairement à ce que croit Sheila Copps, le sexe d'un individu n'a rien à voir avec son appréciation d'un livre. La preuve : je suis une femme; pourtant, je suis incapable de lire Marie Laberge. Je crois qu'il faut juger d'une oeuvre en fonction de sa qualité littéraire, et non parce qu'elle s'adresse à un large public. Ce n'est pas une question d'élitisme, comme le prétend Madame Copps, mais bien de connaissance. Par là, je ne veux pas dire qu'il faut avoir étudié la littérature, mais qu'il faut avoir lu et avoir été en mesure d'apprécier la saveur et la teneur de chaque livre. Je suis persuadée qu'un auteur comme Christian Bobin, par exemple, aurait réussi à vous toucher en abordant les mêmes thèmes que Marie Laberge, même si vous êtes un homme et que vous avez 34 ans. Par ailleurs, je respecte l'opinion de Madame Marois. Celle-ci en parle d'un point de vue personnel. Elle a été touchée par ce livre, et elle le défend avec émotion et honnêteté. Ce qu'elle a ressenti, personne ne peut lui enlever ou le contredire. N'est-ce pas, d'ailleurs, le but de la lecture? Entrer dans un livre pour en ressortir transformé? Même si Le poids des ombres n'est pas dénué d'intérêt et qu'il rejoint un large public, il y a tellement de livres magnifiques à découvrir que je passe volontiers mon tour. À vous, maintenant, de me convaincre de lire Vamp!
Chantal Turcotte
Outaouais


28 février, 13 h 21 - Bravo Biz pour votre sortie contre ''Le poids des ombres''. Je suis parfaitement d'accord avec vous. Le style de Marie Laberge est assez banal à mon goût aussi. Ce n'est pas facile de dire ça d'une auteure si populaire, il existe un tabou quand un auteur vend beaucoup. J'aime beaucoup les auteurs qui jouent avec la langue comme le fait Mistral, qui la travaille comme l'argile un céramiste. Je n'aime pas Vamp pour autant à cause du sujet qui me laisse de glace. Idéalement, il me faut les 2 : style personnel et sujet captivant. Je dois avouer que ''Self'' était mon préféré! Désolé! Je dois vous avouer aussi que je suis une femme. Donc, toutes les femmes n'aiment pas M.L. Bonne chance quand même. Céline Rousseau
Montréal


28 février, 12 h 55 - Je me suis procuré ce roman il y a près de dix ans et malgré que je m'y suis repris à deux fois, je n'ai jamais pu le terminer... Vous m'avez presque convaincu de m'y remettre, après tout, "Cent fois sur le métier remet ton ouvrage"... et j'ai bon espoir que vous me convaincrez pleinement d'ici à son élimination (pcq l'échéance semble maintenant proche, un vote en plus de celui des soeurs politiciennes et c'en est fait!) de reprendre la lecture de ce roman. ET ET
Calgary


28 février, 12 h 37 - Mistral comme Biz sont des laboureurs de certitudes. De fins et brillants ciseleurs de ce matériau duquel nous nous fabriquons : la langue française. Au delà du combat des livres, il est intéressant de voir le débat sur la littérature qui s'en dégage. Si c'est difficile à lire, je zappe. Tout comme la poésie, VAMP est exigeant et parfois on ne comprend pas tout de suite. Mais quel plaisir que de ne pas comprendre car, dès ce moment, si on accepte de laisser tomber ses repères, lire devient une expérience organique. Les mots s'introduisent en nous et viennent ébranler nos repères quotidiens. Et nous offrent une occasion de construire autrement nos vies. N'est-ce pas ça le but premier de la poésie ? Mistral et Biz : un duo enivrant et décapant. Je saoule de vos mots.
Sylvain Perreault
Saint-Basile-le-Grand


28 février, 12 h 35 - Mme Charette, nous sommes étonnées, en tant que femmes, qu'un gars évolué et intelligent comme Biz (que nous aimons par ailleurs) ne perçoive pas dans Vamp une image dégradante et vulgaire de la femme, et surtout, qu'il ne s'élève pas contre cette complaisance. Un homme comme lui ne peut pas ne pas voir cela qui est si évident : c'est tellement gros! Pour celui qui fréquente beaucoup les oeuvres littéraires, ça saute aux yeux assez vite, ce qui est à l'oeuvre là-dedans. Il me semble que ces dernières années, ce sont tous ces clichés de la femme hypersexualisée et violente, voire bestiale, qui est en train de nous empoisonner comme société. Femme disponible pour la baise à volonté. Machisme, cynisme ou provocation de la part de M. Mistral? Chose certaine, comparer ce dernier à Rimbaud ou à Nelligan, c'est un peu fort de café. Mme Charette, je vous en conjure, en notre nom, demandez à Biz si c'est dans un tel univers qu'il souhaite vivre dans les prochaines années, si c'est d'un tel monde qu'il rêve pour lui et pour ceux qu'il aime? La réponse n'est pas si simple. Merci! Claudine claudine gaudreau
MONTRÉAL, QUÉBEC


28 février, 11 h 20 - Ah! merci ! Marie Laberge, on n'a pas à la défendre ; elle se vend. Christian Mistral, lui, il se vente ! Je lui envoie donc un grand bol d'air de par chez nous, avec mes salutations distinguées, et m'en retourne à ma lessive... Comprendre : ben oui, y'a aussi des bonnefemmes ordinaires pour aimer les délinquants extraordinaires. Hélène Bard
Kamouraska


28 février, 11 h 04 - Pourquoi qualifier un livre que vous jugez mal écrit de "livre pour les femmes"? Est-ce à dire que les femmes ne savent pas reconnaître la "bonne" littérature? Pour ma part qu'il s'agisse de "Vamp" ou du "Poids des ombres", ces deux romans souffrent également de la même lacune... une incapacité à passer du personnel à l'universel. Le premier parce qu'il ne cherche pas à faire oeuvre de communication et la seconde parce qu'elle en abuse. Jo Tessier
Brome


28 février, 10 h 41 - dommage que le débat soit polarisé autour d'une guerre des sexes ou des générations... peut-on voler plus haut et atteindre ce qu'est la littérature ou ce qu'elle devrait être; création unique, parfois violente, parfois charnelle... pitié sortez des typologies des personnages, les filles sont des pas fines, des saloppes et les hommes sont des crottés ! on lit un livre pour qu'il nous dérange...pas pour se curer le nez ! marie-eve lalancette
quebec


28 février, 10 h 39 - Quand il sort son stylet, cet écrivain aux dardantes mains peut vous empêcher de crever vivant. Ce qui est déjà beaucoup. Delphine N
Montréal


28 février, 10 h 33 - Je veux simplement dire un immense merci à Biz pour son jugement lapidaire et ô combien véridique sur le "non-style" de Marie Laberge. Je suis une femme et je confesse avec délectation que je déteste ses romans que je trouve mièvres et convenus, sans aucune substance ni profondeur. Quand j'entends dire que ML est une géante de la littérature québécosie, j'ai la nausée, c'est une véritable insulte aux écrivains authentiques. C'est du roman de gare, assaissonné à la psycho de cuisine, bourré de clichés. Ces romans n'ont aucun intérêt, je ne comprends même pas comme ils peuvent faire partie du combat des livres. encore merci à Biz d'avoir exprimé avec une telle justesse une vérité si bien ressentie par d'autres... Valérie Leclercq
Gaineau (Québec)


28 février, 10 h 28 - Il était prévisible qu'on accuse la jeunesse invincible de ce roman furieux, ce verbe recréant dans chacun de ses mouvements intérieurs un monde qui dévore le précédent, car aujourd'hui on voudrait bien que la jeunesse soit prometteuse, qu'elle s'exprime clairement, qu'elle ne se paie que de bons mots. Mistral est malheureusement irrécupérable. Maxime Catellier
Montréal


28 février, 0 h 19 - J'ai lu Vamp lorsque j'avais 20 ans. C'était il y a un an. La génération Vamp n'existe plus, cette confiance en notre pouvoir n'est plus là. Pourtant, j'ai senti dans Vamp cet espoir, cette importance que les jeunes s'accordaient. C'est un livre inspirant, qui redonne espoir, malgré une certaine tristesse omniprésente. Cette langue qui ose, qui crée, cette langue inspire et montre que cette jeunesse révolue n'est pas si loin, qu'elle peut encore revivre, que nous pouvons la recréer. Mistral nous donne un témoignagne de son temps, de son génie, avec un orgueil démesuré, un orgueil, comme dit Biz, propre à cette jeunesse, verbeuse et fougueuse. J'ai prêté mon Vamp à une amie, j'aurais aimé m'y replonger pour revivre ce monde, cette époque, ce talent. Vamp est un livre clé dans une littérature québécoise contemporaine souvent terne, souvent en retard sur le monde. Mistral a ouvert une nouvelle voie qui a inspiré des générations. Ce livre m'est cher, je voudrais le relire encore et encore, aucun autre roman ne parvient à cet achèvement. Je souhaite que les gens osent s'y plonger, s'y perdre, sans préjugé, seulement pour vivre quelque chose d'unique. Mathieu Poulin-Lamarre
Québec


28 février, 0 h 05 - Salut! Curieux de voir réunis ici Monsieur Bizz, Madame Marois et Monsieur Dany Leclair (voir les commentaires); curieux; le premier lui ayant demandé où étaient les salles de bain au Marathon d'écriture; la seconde l'ayant félicitée pour son beau discour à la remise des diplômes de Valleyfield; le dernier m'ayant fait découvrir Mistral au Cégep (de Valleyfield). Curieux, donc, comme situation. Curieux d'autant plus que vous, Monsieur Bizz, avez abordé la question du mythe. C'est un sujet intéressant; ça fait longtemps que j'essayais de mettre un doigt sur les mythèmes dominants du mythe de Mistral; vous m'avez éclairé, merci. Curieux d'autant plus que cette semaine je croisais dans le métro une sorte de bump, l'air cultivé, culotte d'armé; sorte d'illettré sympathique qu'on aurait pu voir quêtant le trente sous sortie Berri-UQAM. Lisait Sylvia; me disait que c'était son premier, que c'était bien; lui ai demandé ce que c'était que cette histoire de lire Mistral; m'a raconté qu'il aimait "la défonce Bukowskienne"; voyez? C'est intéressant parce que, voyez, j'aurais pas eu cette réponse; ai lu Vamp, au Cégep, donc, après que Dany me l'ait présenté; pendant un assez quelconque cours sur Nelly Arcan, je crois; Nelly que j'aimais bien et en qui je repérais une sorte de double intellectuel, critique, littéraire; ai pas aimé Vamp, mais c'est pas là le topo. Le topo, voyez, et ce qui est intéressant; c'est que Vamp m'est resté marqué pour d'autres raisons; ai aimé la narration, pour sûr; à preuve que je la reprenne; m'a tapé sur les nerfs, cependant, pour (ce que tout le monde sait) le côté verbeux et les mots inventés. Ai découvert par là la notion de mouvement dans l'écriture; i.e. que ce n'était pas nécessaire d'avoir un sens; tant qu'il y avait les mots pour le faire, le sens; par pour le renvoyer à. C'est dire que l'écriture est un mouvement, sans évacuer tout à fait le référent, sans le considérer tout à fait; c'est intéressant. Cela dit, donc, Mistral m'aura marqué pour les images fortes de son roman; les gens exposés dans le métro (initiation à l'art postmoderne); le hasch sur le toit (initiation au hasch); Montréal (initiation à l'urbanité); c'était pas mal. Me souviens lui avoir dit, en conférence, que ça m'avait complètement tapé sur les nerfs, que c'était pas à jour, que je m'y reconnaissais pas; m'a dit que c'était probablement un roman qui vieillissait mal; et un mauvais roman (mais un bon livre); je crois, quelque chose comme ça. A raison, un objet littéraire; qui vieillit mal; mais qui pose des questions. C'est l'intérêt, voyez, parce qu'à travers ces images; il y avait toute la question de cette révolte bukowskienne dont parlait ce type dans le métro. Avais-je l'intention de me défoncer? Avais-je l'intention d'aller à Montréal? Avais-je l'intention de m'enfoncer dans ce mythème (on jase là)? Non non et non; avais pas l'intention. Et l'histoire l'aura prouvé, d'ailleurs. Fait à peine une session et demi que je passe à l'UQAM; me défonce pas outre-mesure; fais des travaux qui défoncent; suis pas le chemin de Mistral, malgré qu'on soit amis; m'aura fait me poser la question à l'avance, m'aura présenté les dangers; lui aurai répliqué, direct, continue à le faire; i le respecte très bien et i m'encourage. C'est un type sympa ce Mistral; un type brillant. Son roman c'est un roman de la connaissance; il expose les problèmes de la vie en ville, en montre les dangers et, ultérieurement, propose des solutions; c'est intéressant. À travers son mythe, il expose les contradictions inhérentes à tout problème; il crée l'ironie nécessaire à toute distance nécessaire à toute connaissance; c'est sympa, c'est quelque chose, c'est un excellent roman de la connaissance. Bon de là à dire roman par exemple; c'est vrai qu'il faut nuancer. C'est pas nécessairement un bon roman; la trame diégétique floue, le style qui tape sur les nerfs; un livre plutôt qu'un roman; voir un objet littéraire. Un bon objet littéraire, efficace quoiqu'on en dise; qu'on vienne pas me dire qu'il tape sur les nerfs! Pour sûr mais l'intérêt réside dans une lecture de l'immersion; dans l'immersion dans l'univers dans l'univers comme approche du réel; dans l'approche du réel comme dans l'approche de la connaissance. C'est un roman super; à tout le moins un roman sympa. Même si c'est pas un roman et même s'il est pas sympa. Je pense que ça fait le tour de la question; la forme, le fond, le sens évacué au profit du mouvement; le mouvement comme créateur de sens. Le roman de la connaissance, le questionnement, les jeunes, la drogue; questionner les jeunes par rapport à la drogue par rapport à la littérature et leur proposer la littérature comme drogue; proposer au raté sympathique un livre de défonce qui défonce mais qui fait pas que ça et qui enseigne et qui force à créer/donner du sens; c'est intéressant c'est dire que la lecture peut se connecter au réel et se déconnecter du littéraire pour se reconnecter dans la réalité, lui proposer une transformation et la transformer; qu'on le veuille ou non, sur des questions auxquelles on voudrait penser ou non; avec des solutions qui sont peut-être pas celles qu'on voudrait mais qui sont valables et qui sont là et qui posent des questions. Au final ça m'apparaît d'autant plus intéressant parce que, voyez, hier il y avait une discussion sur le blogue à Dompierre; discussion à savoir s'il y avait une littérature de la connaissance et une littérature du plaisir. On en est venus à la conclusion que si il y avait une; qu'elle s'opposait à une littérature éthique, esthétisante; c'est donc dire qu'à la différence des autres Vamp semble proposer une réflexion autrement plus, heu, utile, disons-le, que les autres. Mais j'avoue ne pas avoir lu le Yann Martel, ni les autres, d'ailleurs; mais j'ai toujours une petite gêne face à la littérature esthétisante; j'ai souvent l'impression qu'elle mène plus à aimer les mamans qu'à leur prouver qu'elles n'ont pas raison; que la littérature gagnerait à être plus critique, à être placée au coeur du discours social, à placer l'intellectuel au coeur de la question médiatique; à amener des idées, les développer, les transférer dans la sphère du politique; mais j'aime Hermann Broch, je doute que ce soit au goût du jour; je doute qu'on aime vraiment le lire encore aujourd'hui; je doute comprendre qu'on légitime le travail d'une Marie Laberge (littérature esthétisante), d'un Mathias Lefebure (littérature du Plateau), d'un Yann Martel (littérature), limite d'un Mistral (littérature pour jeunes). Allez, salut. Xx Bastien Leboeuf
Monstréal


27 février, 18 h 12 - Si en plus de lire faut réfléchir : quelle est cette idée d'utiliser des mots en littérature, nom de Dieu. VLB, Ferron, Miron, Hamelin, Trudel, Nelligan, etc. : en voilà d'autres insensés... Ben oui! Mistral est un peu tannant : vous fera la lecture mais ne vous prendre pas par la main, savez. Y'a de ces propos, en littérature, naviguant mal dans le Jello . Ben oui! Allez lecteurs! ON LÈVE LES GENOUX!
Robert Dawson
MOntreal


27 février, 16 h 45 - Bonjour Biz. Encore en vie pour un passage de plus. Fiou! Serait indécent d'en demander davantage. Mistral sera donc tassé demain, mercredi. C'est le seul livre au programme offrant à la littérature un regard unique, nouveau. Inaccessible? Difficile? Malcommode? Faut crèrre, peuchère. Tassé? Tant pis. Un seul nouveau lecteur de Mistral c'est l'abondance. Yep!
Jean Demers
MOntreal


27 février, 13 h 46 - C’est à Biz qu’a échu cette année le siège de Pierre Lebeau dans le rôle du défenseur d’une œuvre plus exigeante et, peut-être, de la littérature elle-même. Je considère qu’il défend intelligemment Vamp et je tiens à ajouter ma voix à la sienne. Tout d’abord, la lecture confuse et précipitée d’extraits de Vamp qu’en ont fait ses adversaires ce mardi matin ne semblait avoir pour but que cacher les qualités du style de Mistral. C’était comparable à essayer de convaincre quelqu’un qu’une toile de grand maître est une croûte en la faisant passer devant lui, suspendue à un camion roulant à 100 km/h sur un chemin de terre au printemps. Franchement, pas fort comme contre-attaque. Biz a tout à fait raison de comparer le style de Vamp au rap et c’est une excellente façon de rendre justice à son rythme et à sa beauté. Les arguments contre Vamp se sont concentrés ce matin sur la forme et j’aurais été d’accord avec eux si Vamp n’avait été qu’un étalage de mots rares. Autant lire le dictionnaire. Mais voilà, le style n’est pas gratuit : il répond ici à la révolte et à l’idéalisme de ces jeunes qui aspirent à quelque chose de plus beau que ce que leur offre le monde. Bien sûr que ce livre exige du travail de la part du lecteur (et heureusement que tous les auteurs n’écrivent pas de cette façon : nos neurones surchaufferaient). Mais c’est ce type de livre qui laisse les traces les plus profondes, les plus persistantes, qui transforme le lecteur. Comme Biz, j’affirme qu’on ne lit pas Vamp dans le métro. On devrait peut-être d’abord le lire comme on lit de la poésie : en lire quelques pages et laisser décanter; lire à voix haute pour en sentir tout le rythme; relire; en apprendre des passages par cœur. Ensuite, si on veut, on le lit d’une traite, avec l’urgence et l’intensité de la jeunesse, pour s’étourdir, pour soulager le mal de vivre. Bien sûr, Mistral joue de la langue en virtuose. Doit-on lui reprocher? Son style est très certainement le fruit de beaucoup de lecture et de travail et ça ne peut qu’avoir laissé des traces dans son écriture (par exemple, le thème n’est pas neuf). Pour apprécier pleinement ces traces, j’estime que le lecteur doit aussi avoir beaucoup lu, afin que ces traces fassent résonner à leur tour ses propres expériences de vie et de lecture. Une faible proportion des livres publiés peut se vanter de provoquer cet effet. Et on y entend une voix, La voix de Mistral. C’est ce qui fait la grande qualité de Vamp.
Jean-Jacques Rondeau
Saint-Lambert


27 février, 11 h 09 - Mr. Biz, À l'écoute des débats de ce matin, j'ai pensé vous communiquer cette réflexion : Comment peut-on mettre en doute les qualités artistiques d'une oeuvre parce que sa lecture exige un peu d'effort ? Si c'était le cas, "À la recherche du temps perdu" serait un navet et non pas un chef d'oeuvre incontesté. S'il est vrai que Proust fait ici figure de cliché, la lecture de l'oeuvre de James Joyce est peut-être un meilleur exemple. Non seulement le dictionnaire est-il souvent nécessaire mais, dans bien des cas, inutile puisque James Joyce invente un langage bien à lui mais pourtant si imagé. Plutôt que de comprendre le sens précis des mots, il est parfois plus utile à la compréhension du récit de se laisser porter par leur musicalité, par leur couleur. Je n'ai jamais lu Christian Mistral mais vous m'avez convaincu de le faire. P.S. Ai-je bien entendu ? Mme Copps se demandait-elle vraiment si Orlando pouvait être une oeuvre plus récente que le livre de Yan Martel ? Oui, ça doit être ça ! Virginia Woolf a dû s'inspirer de Self pour écrire Orlando !!! ;-) Bon cambat Julie Poliquin
Lévis


27 février, 10 h 49 - De nos jours, on dirait que tout doit être accessible, mais on ne peut pas se nourrir toujours de fast-food! Simon Boivin
Lévis


27 février, 10 h 47 - Vamp. Complètement pompeux! Anouk Boies
québec


27 février, 10 h 44 - Je crois que les panélistes sont peut-être trop vieux pour comprendre la musique fascinante des mots, la beauté des mots, les mots pour les mots, ce que en effet, le rap et le hip hop tentent de faire. Ne retirez pas ce livre magnifique!
Marie-Pierre Blanchatte
Montréal


27 février, 10 h 42 - Biz a bien raison. Ceux qui ne peuvent pas apprécier une oeuvre d'art, qu'elle soit littéraire, picturale ou architecturale, peuvent toujours se contenter du commun : Marie Laberge pour la masse et, pour Robert Frosi, le catalogue de Sports Experts. Bonne lecture! Richard Blouin
Montreal


27 février, 10 h 42 - Ce livre serait la dernière à la lire sur la planète dévastée, je m'en servirais pour me rechauffé dans sa flamme... Denis-André Desjardins
Montréal


27 février, 10 h 40 - C'est Claude Gauvreau, c'est plus que Rimbaud! Simon Labrecque
Québec


27 février, 10 h 39 - le vocabulaire... trop compliqué ? voyons, la littérature ne doit-elle pas nous amener ailleurs, nous pousser plus loin, nous faire sortir des sentiers battus ? c'est un livre sur la richesse de l'imaginaire, sur les possibilités des mots... il faut que ce soit "verbeux"... dany leclair
montreal


27 février, 8 h 35 - Bonjour Biz ! Bon début de combat hier mais méfies de Frozzzzzzi !! Les italiens ont parfois, et je dis ça sans méchanceté, ont donc parfois des façons de faire qui leurs sont propes même si n'est pas toujours le cas. Héhé !!! Allez bonne chance pour aujourd'hui un premier livre va partir, mais pas le tien. Serge serge mouchet
beauharnois


26 février, 21 h 55 - Mistral, c'est Rimbaud à sa façon. Il n'est pas compris aujourd'hui il le sera demain (peut-être?). Notre époque ne sait pas plus reconnaître ses génies, pas plus qu'autrefois on les reconnaisait. Mistral dérange, surprend, dépasse. Mieux que Réjean Ducharme et un peu comme Hubert Aquin. C'est un autre suicide. À sa façon. Totalement désengagée et totalement engagée. En lui-même et au-delà. Après avoir lu Mistral, on voit mieux et loin. Il est vrai. Et c'est beaucoup... Il faut le lire à tout prix. gauthier serge
La Malbaie


26 février, 16 h 01 - Bonjour Biz. S'agit des livres, bien sûr, et ceux-ci sortiront gagnants d'un tel jeu, mais faut faire surtout avec l'auditoire et les présentateurs. Qui sont les alliés potientiels? Là est la question. Marois, Lévesque, Frosi semblent branchés autrement littérature cependant que Copps n'a probablement pas trouvé une traduction anglophone de Vamp pour pleinement apprécier la bête. Auront-ils le courage de tasser Mistral rapidement? Fort probable. Conseil? Voilà : faut, Biz, prendre pour acquis que le cher Mistral est plutôt dans un mauvais «casting» et qu'il serait sage, rapidement, de courtiser le goût du fruit défendu littéraire de madame 450, bcbg,l'amener à croire à l'édifiante conquête d'un amant improbable, atypique, mais désiré : lui lancer le défi d'une infidèlité littéraire. Ce forum radiophonique semble tout à fait désigné pour inciter certaines à une petite décadence littéraire. Jean Demers
Montreal


26 février, 11 h 08 - Le titre est accrocheur et le sujet est bien de son temps. Je crois que le sujet saurait accrocher une clientèle de lecteurs assez large, car, selon moi, les questions sur l'état du monde sont universelles et savent traverser le temps. Geneviève Quevillon
Montréal


25 février, 9 h 03 - Un livre puissant, qui dégage une image profondément envoûtante et séduisante de Montréal, image qui m'a jadis donné le goût de découvrir cette ville pour venir la hanter à mon tour. Et la langue, quelle langue ! Un vocabulaire riche et précis, des descriptions mordantes et une volonté de repousser les limites du langage. Un livre culte pour toute une génération, que les autres devraient s'empresser de découvrir. Les quatre autres oeuvres en lice, manifestement, ne font pas le poids. Dany Leclair
montreal


20 février, 5 h 45 - Défendre un livre ! En plus défendre un livre sur le chemin de devenir un classique, s'il ne l'est pas déjà. Pas une mince affaire. Descendre un livre c'est facile, sans qu'il soit nécessaire de sombrer dans la subjectivité du "j'ai ou j'ai pas aimé" ou en faisant étalage des lacunes de son vocabulaire. Qu'est-ce que ça prend pour une auto-fiction qui présente les travers de la génération de l'auteur, qui s'impose d'en être le représentant ? Un ego fort, un dédain impérial des critiques, un sens de l'observation (et de la manipulation) clair et dur comme le diamant, une intelligence au dessus de celles observées. Un génie. Un vampire génial, qui déploie la séduction innée aux vampires, celle qui subjugue les vierges pour leur faire tendre le cou. Qui viole l'esprit pour instiller ce qui rendra dépendant. Qui suce les 'fluides' de ceux qu'il côtoie pour les transmuter en gloire et transformer leurs vies en chant. Ca prend du génie pour écrire un livre comme Vamp, et il suinte entre les lignes. De même que l'impudeur du narrateur et son mépris pour les jugements des autres. Que vous ayez aimé ou haï Vamp n'importe pas, ce qui est essentiel c'est qu'il ne vous laisse pas indiffèrent. Que vous ayez aimé ou haï Christian Mistral n'importe pas, ce qui est essentiel est que vous sachiez qu'ils existent, lui et sa génération. Défendre Vamp ? Vaine entreprise. Mais je me rends compte que c'est plus facile que ce que je pensais en commençant mon commentaire. Il vous faut l'avoir lu, ou le lire, pour vous faire votre opinion; vous savez bien que celle des autres n'est énoncée qu'au profit des brebis, et que les loups se font la leur. Chose your camp, right now! [Hors sujet, mais à propos quand même : Si Laura Lemieux n'existait pas, Christian Mistral (auto) aurait dû l'inventer (fiction) pour enclencher la discussion. Vous n'êtes certains de l'origine que de votre commentaire ;-) Ne vous privez pas de cette pépite de vérité.] Evita SM Ngakeu
Nantes


19 février, 14 h 17 - Je reconnais dans ce choix de livre le grand amoureux de la langue que vous êtes. Parce que de la langue, Christian Mistral et son Vamp nous en mets plein la gueule. Mais justement, trop c'est trop... Vamp s'en retourne dans ma bibliothèque pour l'instant avec le signet à la page 120. J'en étais à passé par dessus des pages de descriptions qui franchement finissaient par m'ennuyer profondément. Je lis pratiquement un roman par semaine, rarement je les rejette avant de les terminer mais celui là vraiment trop verbeux et statique pour moi. Désolé, j'aurais bien aimé vous fournir des munitions afin que vous puissiez affronter de pied ferme Mme. Copps… Pierre Masson
Montreal


18 février, 18 h 03 - En passant, petit message au webmestre, je pense que Laura Lemieux a oublié la consigne "...offrez des munitions à nos panélistes pour défendre ce livre"! Son commentaire laisse des munitions plutôt à ses détracteurs! Christian Hubert
Rimouski


12 février, 20 h - TOUT est dans "J'aimais Montréal, j'en étais fou"..., qui ouvre le premier chapitre de 27 pages d'une déclaration d'amour à sa ville au rythme haletant d'une vraie ville, et dans un vocabulaire métissé de français correct et d'expressions dignes des "Précieuses". Écrit à l'âge des tsé-veu-dire et autres ya-rien-là, c'est ce que j'appelle du génie, mais ce n'est pas la seule raison. Vamp a été notre premier vrai roman urbain écrit par "un de ses enfants les plus turbulents" (p.25). Si le Québec n'était pas qu'un gros village pris dans le corset du politically correct, les histoires de battage de femme de Mistral n'auraient jamais pris le pas sur ses indéniables et incommensurables talents d'écrivain. P.S. Je n'écoute pas la radio et je viens tout juste de prendre connaissance de ce combat par pur hasard. Ginette Bertrand
Gatineau (secteur Hull)


10 février, 20 h 15 - C’est un grand livre ! La première fois que j'ai ouvert un volume de Umberto Eco, «L'île du jour d'avant», je me suis retrouvée essoufflée devant le lexique. Je me serais privée de tant de choses et de l'oeuvre d'un grand écrivain si les moyens choisis par l'auteur m'avaient rebutée au point de le bannir de ma table de chevet. Il y a de l'esbroufe langagière dans «Vamp», mais elle sert selon ma lecture l'expression des multiples facettes d'un désarroi complexe, l'explosion d'un moi qui, justement, est mis en scène. En venir à jeter le bébé et l'eau du bain et le dictionnaire, me semble peu convenir pour un livre qui est une fête du langage et de l'inventivité. C'est mon commentaire et je m'y mets en scène, je parle de moi, de ce que je pense et si j'avais la plume, j'enflerais le tout pour y mettre du style, façon Mistral.
Solange Logan
Montréal


8 février, 16 h 45 - Ben là, franchement, je veux bien croire que c'est pas au goût de tout le monde, Laura Lemieux de Mtl, et il y a toujours un roman de Marie Laberge en lice pour les constitutions délicates, mais si vous tenez à «connaître les pourquoi de ceux qui ont aimé ou pas», je suis forcée de me fâcher! Vamp est une oeuvre-charnière de la littérature Québécoise, en plus d'éclipser presque tous les romans "dompés" de France qui lui sont contemporains. Oui, on doit parfois avoir recours au dictionnaire, mais ça n'a jamais tué personne! Suzie Michaud
Paris


7 février, 15 h 14 - Oh la la.... Bonne chance, Biz, pour défendre ce livre parce que, moi, je l'ai haï profondément. Je l'ai lu à ses tous débuts, alors qu'on encensait cet auteur, supposément révélation littéraire et futur écrivain de génie. Malgré mes difficultés à y prendre plaisir, je me suis donc forcée à le lire jusqu'à la denière phrase, mais même après le dernier point, l'intérêt ne s'était pas infiltré et j'ai refermé le bouquin avec soulagement. C'en était fini pour moi. Je n'ai plus jamais lu un seul Mistral par la suite. Ce que j'en retiens : verbeux et prétentieux. Ce n'est pas qu'il soit sans aucune qualité littéraire. J'avoue que, par moments, malgré son gargarisme je-me-moi, je réussissais à m'imprégner du récit, mais tout à coup... pouf... il se croyait obligé de nous vomir à nouveau tout son vocabulaire... et je décrochais tout à fait. Si on appelle ça «du style», eh bien ce n'est pas le mien. Cela dit, j'ai bien hâte de savoir ce que vous en direz au combat et de connaître les pourquoi de ceux qui auront aimé ou pas. Ce n'est pas une vraie compétition et je continue de penser que c'est une belle façon de parler de la littérature. Bons débats à tous! Laura Lemieux
mtl
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