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Marie Laberge
Le poids des ombres

Christian Mistral
Vamp

Yann Martel
Self

Denis Thériault
L'iguane
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2 mars, 10 h 49 - Mr Frosi,Jai bien aime votre exposé de ce matin vous m'avez donne le gout de le lire Félécitation,Jacqueline Jacqueline Gauthier Simard
Mirabel


2 mars, 10 h 47 - Magnifique Robert Frosi! Je lirai D'ou viens-tu berger! Vous avez présenté la plus belle défense intelligente et généreuse! Nicole Dumoulin
Montréal


2 mars, 10 h 45 - Les livres que j'ai maintenant envie de lire : D'OU VIENS-TU BERGER ? pour le sujet LE POID DES OMBRES pour la plume de de Marie Laberge IGUANE parce que j'aime les contes Je n'aurait pas le goût d'acheter WAMP mais si on me l'offre je le lirai. Mais je n'ai aucune attirance pour : SELF ---------------------------------------- Les débatants : Biz et Frosi sont es combatabts redoutables. Lévesque, Marois sont de très bons analystes et Copps qui on le sens est plus anglophone bien que francophile apporte des arguments de qualité mais m'a surpris par son choix de lecture. Francoise LeBel
Montréal


2 mars, 10 h 29 - Le cri du coeur de M.Frosi était si intense, que je ne peux passer sans voter pour son livre. S. Binette
gatineau


2 mars, 10 h 12 - L’œuvre D’où viens-tu berger ? est beaucoup plus qu’une histoire de moutons, ou le récit d’un publiciste en rupture. C’est une plume, c’est un style. Christian Desmeules, du Devoir, décrit très bien cette force et ce talent dans son article Coup de tête poétique : « Et si on y croit, c'est avant tout grâce à la solide force du talent de Mathyas Lefebure, qui arrive à nous transmettre avec des mots justes et vivants tout le souffle de son aventure de berger illuminé. » Ces mêmes mots, soit disant trop difficiles à chercher dans le dictionnaire. Ca vole bas, très bas. Sous estimer les capacités d’un lectorat ressemble drôlement, en cette campagne électorale débutée, à négliger les capacités critiques de la populace. Ca entraine l’abstention. Drôle, drôle de voir deux politiciennes continuer le jeu de l’autruche. J’espère que cette émission, cette finale mettra plus au premier plan les talents littéraires des deux livres, et donnera victoire à D’où viens-tu berger ?
Yvon Després
Montréal


1 mars, 15 h 20 - Encore une fois, la morale triomphe au combat des livres! Ainsi, on devrait préférer "D’où viens-tu berger?" à "Vamp" parce qu’il donne plus d’espoir à notre belle jeunesse que le roman de Mistral. S’il en est ainsi, on peut dire que le lecteur de Cioran a raté son coup! Encore une fois, on gagnerait à entendre la voix de Philippe Muray qui a osé affirmer que l’utilité de la littérature est de « nous dégoûter d’un monde que l’on n’arrête pas de nous présenter comme désirable ». À en suivre la lecture de M. Frosi, plein de bonne foi, l’entreprise littéraire de Lefebure est un échec. Loin de s’opposer au monde – puisque c’est là une de ses prétentions -, "D'où viens-tu berger?" nous emmènerait plutôt à l’embrasser. On ne peut donc que souhaiter à Mathyas Lefebure une défaite. Julie Boulanger
Montréal


1 mars, 14 h 57 - Intuition vaut souvent mieux que raison. Frosi m'a aiguiché, j'ai flairé la bonne affaire, je viens de me procurer le livre, j'en suis à la page 127 (je n'ai pas que ça à faire), j'ai un immense plaisir à lire, j'éclate de rire aux pages paires et je ris jaune aux pages impairs. Lentement je comprends un peu mieux la réalité du monde dans lequel je vis. Le monde des moutons n'est ni pire ni meilleur. Il faut pouvoir être en mesure de choisir celui qui paraît nous convenir au mieux, et puis fuire en avant. Cela aide à vivre; et cela donne parfois un beau livre. Je ne perds pas mon temps. J'apprends et je crois reconnais quelques philosophes avec lesquels je me suis déjà mis en piste. En plus c'est très bien écrit, mais fort heureusement pas parfaitement bien écrit; il y a donc du style, et tout un style. Lisez-le, amusez-vous, réfléchissez et rêvez !
Pierre Vinet
Rimouski


1 mars, 13 h 21 - Ne serait-ce que pour fuir cette période éléctorale, jonchée de bannières sonnant creux, quoi de plus rafraîchissant que cette brise pastorale que, j'éspère Cher Robert Frosi, vous allez défendre corps et âme demain, soit le jour de la finale. PS : Mme Sheila Copps et Mme Pauline Marois seront d'excellentes alliées à vôtre, que dis-je, à nôtre cause, et cela pour une simple et bonne raison, il y a un lien l'auteur et elles : ils se sont tous retirés vers un faît suprême calme et serein (peu importe que ce fut volontaire ou involontaire), lui en Provence et elles en un No Man's Land politique. Voilà...Je croise les doigts. Karim El Halabi
Montréal


1 mars, 10 h 42 - La symphonie pastorale réécrite, en moins bien. Un 99F québécois de Beigbedder, rien d'original dans l'histoire. dany leclair
montreal


1 mars, 10 h 31 - Iguane et D'ou viens-tu berger ne pourraits ils pas etre deux gagnants? Et que l'émission de demain soit consacrer par la description et la critique de ces deux livres. diane deschamps
montreal


1 mars, 9 h 28 - Salut, Bon, moi je vais vous parlé de tout près. J'ai fréquenté l'école des bergers à Salon de Provence dans les Bouches du Rhône à partir de juillet 2000. De cette date à fin 2005, j'ai passé ma vie avec les bergers. J'ai rencontré Mathyas au détour d'un pré alors qu'il gardait le troupeau de Magali Maurel à Saint-André les Alpes. Et j'ai partagé de nombreux moments avec lui depuis lors. Maintenant, je suis de retour à Bruxelles où je rédige ma thèse de doctorat à propos du monde des bergers. Je peux attester, pour le coup sous couvert de mon menteau scientifique, que les faits romancés par Mathyas sont d'un réalisme troublant. Il démontre, dans un style littéraire absolument magnfique, une approche et une compréhension fine et intime des rapports qui se jouent entre bergers, entre le berger et les bêtes, et entre les bergers et le reste du monde (notamment les écologistes). Quand il place son narateur dans la tête d'un animal, il montre aussi qu'il a compris ce qui compte pour l'animal, qu'il a su créer entre lui et les bêtes, une proximité qu'on attendait pas a priori d'un agent commercial venu de Montréal. Il s'est acculturé au contact des bergers et de la Provence, mieux que le ferait n'importe quel anthropologue. Et je regarde son récit avec un désir jaloux. Pour moi le roman de Mathyas est un chef-d'oeuvre, et je pense partager cette impression avec nombre de bergers qui, en Provence, se le sont déjà envoyé. Reste à noté que je lui avait reproché de ne pas avoir abordé certains sujets incontournables quand on s'intéresse au monde des bergers. Qu'à cela ne tienne, il est déjà en train de se rattrapper par un nouveau manuscrit qui vaudra bien le premier. Et quand nous en parlions, il me disait : "Cedric, ça ne sert à rien de noyer le lecteur sous une foule d'informations pèle-mêles. J'écris des romans, pas une thèse de doctorat. Vous les sociologues n'avez aucun respect pour vos lecteurs, moi mon plaisir c'est qu'ils aient du plaisir à me lire." Il avait raison. Continue berger, je me lave d'une razade de pastis à ta santé ! Cedric Tolley. Cedric Tolley
Bruxelles


1 mars, 9 h 14 - Selon de savants calculs d’alliances et de contre alliances, D’où viens-tu berger ? et l’Iguane se retrouvent en final. Le combat sera dur, dur… Mais je souhaite voir le berger au sang chaud, plus que le reptile au sang froid, gagner ce combat. D’abord parce que le reptile à déjà plusieurs médailles au cou. Non pas qu’il n’en mérite pas d’autres. Mais le berger bipède, solide sur ses deux pattes, premier roman remarquable, nouvel auteur sur la scène littéraire québécoise, devrait gagner ce concours afin de lui permettre par ce combat coup de pouce de poursuivre cette œuvre littéraire prometteuse. Il a un cou à médailles. Et la stature pour en soutenir le poids. Et deusio, parce que, comme le mentionnait Dominique Lévesque, l’Iguane serait bon deuxième. Donnons donc la première position à D’où viens-tu berger ?, inspirant, transportant, émouvant. Sage conseil pour Robert Frosi, comme l’affirme et non le moindre Rocky 6 : l’essentiel est de savoir encaisser un maximum de coup, mais quand tu cognes ça fasse mal. Nous sommes en présence de deux poids lourds. Ding, ding, ding….
Yves Delamontagne
St-Bruno


28 février, 16 h 50 - J'ai peur que Mathyas Lefebure ne soit considéré comme un écrivain éphémère. Il faut savoir que dans l'heure, il est à préparer son second opus et qu'il est très préoccupé par sa carrière d'écrivain. Ce livre, D'où viens-tu berger, est non seulement une histoire solide - même si autobiographique - mais c'est un livre avec un soucis de l'esthétisme littéraire flagrant. Il écrit bien, ce Mathyas ! Les métaphores sont extraordinaires, les images indéniables et surtout révélatrices du paysage de la Provence, les références littéraires sont toutes légitimes, jamais gratuite ou prétentieuses. Enfin, la trame est poignante, et le chapitre du "passage du loup" est d'une force ! À ce collègue et ami, je lève mon chapeau. Une grande carrière l'attend. Véronique Marcotte
Montréal


28 février, 11 h 39 - J'ai lu 2 des livres défendus, Self que j'avais lu en anglais et que j'avais beaucoup apprécié. Livre particulier mais un univers dans lequel je reconnaissais, le monde qui m'entoure et les préoccupations d'un jeune adulte se cherchant mais aussi et surtout d'un ou une auteure face au vertige de l'écriture et de l'inspiration. Bon il est éliminé hélas, cependant j'espère qu'il n,arrivera pas la même chose à D'où viens tu berger? Mon copain qui lit très peu, mais qui est très exigeant en avait entendu parlé, et entendu l'auteur lors de sa courte semaine de promotion, il avait était à ce point intrigué et intéressé qu'il avait commandé le livre (cela paraît un détail ou une évidence mais dans son cas c'est exceptionnel). Une fois le livre reçu, il ne pouvait s'arrêter et m'en parlait tout le temps, un jour nonchalemment j'ai feuilleté les premières pages. C'était déjà trop, j'avais était trop loin, je ne pouvais plus reculer alors ne voulant pas attendre je le lisais en parallèle dès qu'il le posait, tellement ce livre, cette histoire, et surtout cette façon de la raconter, de l'écrire m'a happé. Il y a beaucoup dans ce livre et beaucoup plus que le simple récit d'un homme qui lâche tout, prend des risques et court après ses rêves, cet homme a une écriture, un style, un rapport aux mots élaborés depuis de longues années. Une façon de décrire ce qu'il vit avec humour et philosophie, qui nous a plu énormément. J'étais triste de finir ce livre et j'ai bien hâte de retrouver cet auteur. Mon copain lui depuis ne retrouve pas d'autre livre à lire et cela fait plus de 3 mois. Bonne chance et je compte sur vous pour bien le défendre. Natacha N'oubliez pas de préciser la qualité d'écriture, le style. Natacha Dufaux
Montréal


28 février, 10 h 58 - J'ajoute mon grain de sel à ce combat et j'appuie ''D'ou viens-tu berger?'' . Pourquoi? parce que pour mes 29 ans j'ai reçu le livre, j'ai surtout reçu une bonne tape sur l'épaule. Je ne suis pas berger mais cueilleurs, cueilleurs de plantes sauvages comestibles et médicinales. J'ai quité il y a trois ans le monde des communications, flushé la ville, regagner mon habitat naturel et courir après mon plein potentiel. Vive les livres vivants, vive les livres qui nous ressemblent. J-F Rousseau
St-Cyprien


28 février, 10 h 46 - Il ne s'agit pas d'une lutte entre les hommes et les femmes...j'ai 59 ans et j'adore la littérature, mais je ne supporte pas Marie Laberge. C'est long et rasant. Bravo de l'éliminer. Lorraine Séguin Goetz


28 février, 10 h 11 - Mon vote est complètement basé sur la présentation de Robert Frosi! Catherine Poirier
Montréal


28 février, 9 h 39 - Malgré toute les œuvres présentes dans ce débat des livres, même si certaines moins bonne que d’autre, je tiens à mentionner que D’où viens-tu berger ? détonne. Il ne s’agit pas uniquement d’une première œuvre littéraire pour Mathyas Lefebure, mais aussi une œuvre de réalisation de vie. Une œuvre de vie, un récit magnifique et envoûtant. Avoir réussi à jumeler récit, surréalisme, et mise à nue de l’auteur, comme le mentionne un autre commentaire, révèle une habilité de ton, de forme, et de créativité littéraire soutenue. Ce récit de vie est créatif, vivant, et plein de rebondissement. Une phrase du texte représente bien selon moi cet envol, ce culot : « L’idée de balancer pour un Ailleurs une existence assise flotte pourtant dans la tête de tous. C’est un fantasme galvaudé tant il est commun, comme l’éternité, comme la richesse, comme l’adultère. Allez….. » Page 13 Bonne chance Robert
Dalia Deschamps
Sherbrooke


27 février, 15 h 11 - En lisant le reportage << Courage, rêvons >> dans L'Actualité de janvier, qui parlait d'utopies réalisables, j'ai tout de suite pensé a Mathyas Lefébure, dont j'avais lu le livre récemment. En effet, pourquoi pas une <<premiere retraite >> dans la trentaine pour faire le point sur sa vie. Et passer a l'action, tout en encourageant chacun a aller au bout de son rêve en le racontant d'une si jolie facon imagée, drôle, tendre. A mesure qu'on avance avec lui dans sa nouvelle quête, on respire un air plus pur de chapitre en chapitre. A la fin, on doute un peu qu'il y restera a vie, mais on est heureux qu'il ait réussi. Ca m'a donné le goût de retrouver mes trente ans... Marie Lefebvre
Montréal


27 février, 10 h 55 - J'ai reçu ce bouquin de ma fille pour Noël, je ne m'y étais pas encore mise à sa lecture, mais avec les quelques échos que j'entends depuis le début du combat, j'y mords à belles dents. Pour ceux qui aiment les mots! le dépaysagement, l'autre côté de la Provence-de-carte-postale comme il se plaît à dire), belle sensibilité dans l'écriture. Très à propos pour ce nouvel auteur. Un pur délice ! Merci la vie ! Nicole Lafontaine
Thetford Mines


27 février, 10 h 53 - Marie Laberge, écrivain majeur, est encore aujourd'hui boudée par la critique «officielle» québécoise. Je l'adore. Mais mais mais, je suis irrésistiblement attirée par «D'où viens-tu berger?» que je vais lire, c'est sûr. Robert Frosi m'énerve parfois mais là, il m'épate. (Lâche la puck pis parle de livres cher Frosi;-).
Carmen Langlois
Montréal


27 février, 10 h 21 - Très bon bouquin !!! Écriture vive et sujet intéressant. Nouveau écrivain passionnant !!! Chamili Boismenu
Montréal


26 février, 23 h 51 - «D'où viens-tu, berger?» de Mathyas Lefebure. En écoutant Robert Frosi ce matin, j'ai senti que ce dernier n'était pas encore sorti de l'extase...quand ce sera chose faite, je suis sûre qu'il trouvera les mots pour partager avec les auditeurs ce moment de pur bonheur qu'est la lecture de ce livre :un témoignage autobiographique de facture romanesque, une plume alerte et originale, qui sait attendrir ou glacer d'horreur, manier l'ironie ou le clin d'oeil coquin. Un grand écrivain, un artisan dans sa vie et sa première oeuvre. Et un homme avec qui l'on voudrait faire un petit bout de transhumance! Evelyne Sabourin
Montréal


26 février, 17 h 53 - juste aujourd'hui, première journée, Robert Frosi m'a donné le goût de lire le livre de Mathyas Lefebure. C'est à suivre, merci pour ce combat. Claudine Paillé
Montréal


26 février, 15 h 21 - Ce livre porterait en exergue cette citation du poète Paul Fort (1872 - 1960) qui suffit à m'émoustiller : « Le bonheur est dans le pré, cours-y vite, cours-y vite sinon il va filer... », assertion nécessairement vraie tellement elle est simple et qu'il faut remémorer de temps à autre puisque nos vies s'étourdissent et s'étiolent à tant courir après tout et n'importe quoi alors que, on le devine bien, le bonheur est là, certainement tout près, et qu'il faut simplement oser s'en saisir. Mais ce n'est pas tout car il y aurait aussi cette première phrase du livre : « Depuis ma première rencontre avec les moutons minimalistes, je suis envahi par le songe d'un pré... » qui annonce un agréable rendez-vous poétique du rêve et de la prose à venir. C'est de bon augure. Enfin le livre est court et devrait aller à l'essentiel. Voilà de bons points; je cours donc me le procurer chez mon libraire et vous reviens bientôt avec les arguments qu'il faut. En effet, ce livre comporterait-il de surcroît d'éminentes qualités littéraires ?
Pierre Vinet
Rimouski


26 février, 11 h 55 - D’où viens-tu berger ? se lit d’un souffle. En plus de s’exprimer par la force d’un style extraordinaire, ce récit truffé d’humour, ironique, malicieux, pince sans rire, éclairant, et d’une transparence déconcertante, met en scène un monde à la fois surréaliste et à la fois terriblement réaliste. C’est par des dialogues justes et concis que ce récit dépeint des landes inconnues, mais aussi des malaises de société répandus : tous n’ayant pas pris à bras le corps la hache qui sectionnera sa propre biographie. Une intimité désarmante se crée entre le narrateur et le lecteur, qui face à ses propres limites dans ce monde inconnu, monde ou il ne réussit pas tout ce qu’il entreprend, monde des bergers, monde manuel, monde provençal, se met à nu, s’autocritique, fait de la dérision. Une intimité qui s’installe depuis la première page ou ivre mort dans un avion il décide de tout plaquer afin de réaliser son rêve : être berger. Ce récit est une douce brise, un rayon de soleil dans les temps mornes de février, qui vous cajole et vous bouscule. Ce premier roman de Mathyas Lefebure est remarquable. Camille Longchamps
Montréal


16 février, 0 h 29 - Sur des tons de pastel ce livre nous fait voyager. Il nous prouve qu'une vie meilleure existe, celle que l'on souhaite depuis toujours, parfois secrètement, même si c'est une vie rude et hors norme. Il révèle aux voyageurs endormis leur goût du voyage et les pousse à plier bagages et à aller explorer le monde. La Provence des artistes y est dépeinte autant par son côté festif(fromage et bon vin) que du côté des paysages magnifiques des Alpes. On apprend à connaître cette région de France qui nous devient familière. Il traite d'un sujet non conventionnel qui est basé sur une expérience vécue. On découvre avec l'auteur toute la difficulté de l'ancien métier qu'est celui du berger, mais aussi ses beautés. Il réussit ainsi à nous dériver de notre réalité imminente. Mathyas Lefebure joue avec les émotions de ses lecteurs et les surprend page après page.Par ailleurs, les amoureux des mots y trouveront leur compte. Et ce, grâce à la poésie omniprésente et au vocabulaire riche et diversifié employé par l'auteur à l'intérieur de son texte. Bref, celui-ci a su trouver son propre style, original et accrocheur, qui fait en sorte que le lecteur en redemande. Ce récit est empreint de douceur et il m'a fait voir la préciosité du moment présent. Douceur mais aussi violence, parfois crue, dégoûtante. Mais on y apprend que la vie est faite de tout cela. Ensuite, c'est toute une génération que l'auteur décrit dans son récit! Nous sommes indécis quant à notre avenir et nous rêvons tous d'une existence meilleure, plus proche des vraies valeurs : la communion avec la nature, le style de vie nomade, sans attaches, mais une existence remplie. Mathyas Lefebure est celui qui a eu le courage d'atteindre ses buts malgré l'image du parfait citoyen réflétée par la société contemporaine. Courage, aussi, de tout laisser derrière lui, sans aucune attache matérielle. D'ailleurs, on comprend au fil de son texte qu'il refuse la surconsommation. Il est aussi la preuve qu'il faut savoir prendre des risques pour notre accomplissement personnel. Que dire de plus de cette oeuvre sinon qu'elle mérite de gagner ce combat! Myriam Majeau
St-Charles Borromée


12 février, 12 h 46 - Vas-y Robert ! D'accord, c'est un peu juste, juste, comme argument, mais il vient du fond du coeur. Et puis tu connais l'ethnocentrisme parisien quand il s'agit de littérature. On croirait que c'est nous qui l'avons inventée. A bout de cartouches, il me reste un argument choc, digne de la presse people, que je jette en pâture aux journalistes affamés de scoupes : Sais-tu que t'as bien failli être le tonton d'une femme de berger... Lucien FROSI
Paris
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