Le combat des livres - du 26 février au 2 mars dès 9h30
Proust est :
un auteur qui a légué une réflexion majeure sur le temps;
un auteur qui aurait pu ajouter de la ponctuation à ses phrases;
un précurseur dans le domaine des questionnaires de personnalité chers aux revues féminines;
un grand utilisateur de surnoms et de pseudonymes, parmi lesquels on retiendra « Popelin Cadet », « Le Flagorneur », « L’abeille des fleurs héraldiques » et « Poney ».

Sur une île déserte, vous emporteriez avec vous :
les œuvres complètes de Victor Lévy-Beaulieu;
L’encyclopédie, de Diderot;
un ordinateur portable et une génératrice, pour faire des jeux-questionnaires en ligne;
Le hamac pour les nuls.

La motivation principale d’un auteur est de :
faire pénétrer ses lecteurs dans son imaginaire;
être choisi au Combat des livres, gagner des millions et engager quelqu’un pour écrire à sa place;
devenir écrivain;
passer ses journées dans les cafés en maudissant l’interdiction d’y fumer.

Pour atteindre le sommet des palmarès, un roman mettra en scène :
un jeune homme au tournant de la trentaine qui cherche son identité en multipliant les aventures sexuelles;
un jeune sorcier sur qui repose le futur d’un monde imaginaire où l’on boit de la bière au beurre;
un jeune entrepreneur qui essaye tant bien que mal de vendre ses « bines », mais qui est ralenti par un vieux fou qui s’ennuie;
Un poète solitaire et incompris qui vide verre sur verre dans un appartement minable en rêvant d’amour et de sensualité.

La meilleure façon de lire un livre c’est :
la nuit, sous les couvertures, avec une lampe de poche;
seul, dans le train, avec en arrière-plan le paysage qui défile à toute vitesse;
à haute voix, pour faire profiter quelqu’un de la lecture;
le matin, sur la galerie, en écoutant la radio.

Les éditeurs sont :
des gens d’affaires qui ont choisi un domaine risqué;
des passionnés de littérature qui contribuent au rayonnement de la culture;
des tyrans qui prennent plaisir à rayer des paragraphes entiers au feutre rouge;
des hédonistes compulsifs qui ont choisi ce domaine dans le seul but de passer leurs journées à renifler du papier neuf.

Le commissaire San-Antonio, héros des romans de Frédéric Dard, est :
un détective au flair sans pareil;
un policier misogyne et vantard;
un amant exceptionnel doté d’un charme légendaire;
le faire-valoir de son compagnon Bérurier, dont les attributs physiques en bas de la ceinture n’ont d’égal que son amour du bon vin.

Les librairies débordent de :
consommateurs à la recherche du meilleur ouvrage sur les antioxydants;
libraires blasés qui se cachent sous les comptoirs en prétextant une quinte de toux;
faux lecteurs qui profitent des bancs mis à leur disposition pour se limer les ongles ou roupiller un brin;
jouets pour enfants, étonnamment.

En lisant, vous buvez :
un thé à la menthe : c’est relaxant et si exotique;
du lait : vous accompagnez toujours votre lecture de sucreries;
du whisky : ça réchauffe le gosier et ça crée un point en commun avec l’écrivain;
de l’eau : vous avez bu trop de whisky et vous ne savez plus trop qui fait quoi dans cette satanée histoire!

En général, vous n’aimez pas :
les livres aux pages trop minces qui se déchirent au moindre mouvement brusque;
arrêter la lecture pour aller dormir;
parler littérature avec votre belle-mère;
les romans qui mettent plus de 20 pages à commencer.

La règle d’or, quand on emprunte un livre, c’est de :
ne pas plier les coins de pages pour indiquer où reprendre la lecture;
ne pas manger de club sandwich en le lisant;
ne pas le prêter à un ami qui part six mois en Asie;
rendre le livre une fois la lecture finie.


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